Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Vacances, soleil, bronzette, crèmes solaires et nano-particules.

30 Juillet 2014 , Rédigé par motarcs Publié dans #Environnement, pollutions, climat, #Cancer, Sida, maladies diverses

En cette période estivale, il se trouve une question incontournable, celle de l’exposition au soleil, dont on nous vante alternativement les bienfaits et les dangers.

Essayons d’y voir un peu plus clair.

Pour ce qui est des bienfaits, il est évident que le soleil est absolument indispensable au corps humain, au même titre que l’eau.

Avec le sur-battage médiatique autour de la vitamine D, l’on sait aussi que cette quasi hormone est un élément indispensable à notre organisme et tout particulièrement à notre système immunitaire, tout en participant au bon équilibre des minéraux et oligoéléments de notre organisme.

Pour ce qui est des dangers, l’on sait aussi qu’une surexposition peut aboutir selon le cas, soit à des brûlures plus ou moins graves lors de réactions immédiates, soit à diverses formes de cancers.

Pour se prémunir, rien de plus facile en apparence : se "tartiner" régulièrement avec des crèmes protectrices, et, pour les plus prudents, éviter les heures de grosse chaleur, lorsque le soleil est le plus intense... A voir la fréquentation des plages en été, on est très loin d’un suivi général de cette dernière recommandation....

Mais pour se rassurer, les séances de tartinage des crèmes solaires sont elles, particulièrement bien respectées.... ! Mais combien de personnes se demandent quelle est la composition réelle du (ou des) produit(s) dont ils s’enduisent si consciencieusement, et à plus forte raison, qu’en advient-il dans nos organismes, et aussi dans l’environnement …. sachant que le sel marin (ou le chlore de nos si chères piscines) est abrasif, et qu’il y aura donc forcément une réaction chimique à ce niveau.

Il faut savoir tout d’abord que les crèmes solaires contiennent généralement trois types de protection solaire : les filtres chimiques, les écrans minéraux et les écrans organiques.

  • les filtres chimiques absorbent les rayons UV. Comme ils ont un spectre d’absorption étroit il faut en additionner plusieurs pour obtenir une protection qui pourra être jugée suffisante. Mais comme ils sont instables et toxiques, leur utilisation n’est pas sans risques.

  • Les écrans minéraux sont destinés à réfléchir et diffuser les UVA et UVB et sont constitués de poudres microscopiques opaques comme l’oxyde de zinc (ZnO) et le dioxyde de titane (TiO2). Ces écrans sont difficiles à étaler et laissent des traces blanches lorsqu’ils sont de taille macroscopique, alors qu’à une taille nanométrique, les particules sont plus transparentes, adhèrent mieux à la peau, s’étalent plus facilement et ont une meilleure action contre les UVA. Le "hic" c’est que le "devenir" de toute nano-particule dans l’organisme est très vivement controversé et au final très mal connu ....

  • les écrans organiques eux, agissent à la fois comme les deux précédents. A ce jour le seul utilisé, le Tinosorb M est une nano-particule chimique insoluble dans l’eau et dans l’huile, doté d’un large spectre d’absorption, une bonne photo-stabilité et est facile d’emploi. Aucune étude à ce jour non plus n’en a démontré et garanti l’innocuité.

Avant d’aller plus loin, de quoi parle-t-on quand on parle de nano-particules ?

Depuis que l’étiquetage des nanomatériaux est devenu obligatoire en Europe pour les cosmétiques depuis début 2014, nous voyons apparaître sur les emballages la mention -nano ….

Une particule entre dans la catégorie des nano-particules à partir du moment où elle est d’une dimension (diamètre) inférieure à 100 nm (nanomètres) (norme ISO -TS/27687). D’ici la fin de l’année 2014 toute particule qui répond à ce critère et intégrée dans un produit alimentaire devra donc être déclarée...

Ces nano-particules se situent donc entre la matière macroscopique, et l’échelle atomique ou moléculaire qui possède des propriétés bien spécifiques, puisque les plus petites d’entre elles relèvent à la fois de la physique classique mais aussi de la physique quantique. Or la limite "légale" fixée à 100 nm n’est pas précise au nanomètre près, en ce sens que des particules dont la taille est légèrement supérieure à 100 nm conservent leurs propriétés de nanomatériaux, alors que l’évaluation de leurs risques n’est plus que soumise à celle des matériaux macroscopiques "classiques".

S’il existe bien des nanoparticules d’origine naturelle, comme celles que l’on a identifiées suite à des éruptions volcaniques ou des feux de forêt, la part la plus importante est due d’une part, à l’activité humaine, comme les rejets des moteurs diesel ou des incinérateurs, la fumée du tabac, des cheminées, de l’usure des plaquettes de freins par exemple, et surtout celles qui sont produites intentionnellement, et il faut bien l’admettre sous prétexte d’un "bond technologique" sous-tendu par des intérêts financiers considérables. Roger Lenglet a étudié le sujet de très près, et constate dans son livre qui vient de paraître que nous en mangeons quotidiennement sans le savoir, puisque sous le sigle E171, se cache en fait du dioxyde de titane que l’on retrouve dans des produits aussi basiques que le chocolat ou des bonbons ou le E551, dioxyde de silicium dans le ketchup, ou des salades lavées avec des solutions au nanoargent. Selon R. Lenglet on répertorie ainsi plus de 300 nano-aliments glissés dans notre nourriture à notre insu, ce qui représentait en 2003 (il y a plus de 10 ans!!!) la bagatelle de 2,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires, plus du double en 2005 et 20 milliards en 2010 !

Déjà en 2009, des chercheurs avaient estimé que les recherches nécessaires pour évaluer les risques liés aux nanomatériaux existants à une fourchette 250 millions de dollars et 1,8 milliards de dollars en fonction du degré de précaution recherché, et entre 34 et 53 ans d’études.

Ce qui n’a quasiment pas été fait pour les substances chimiques ne le sera pas non plus pour les nanomatériaux.

C’est donc sans plus de précautions que l’on introduit depuis les années 1990 de l’oxyde de titane et de l’oxyde de zinc dans les crèmes solaires.

Croyant bien faire, on les badigeonne largement en frottant bien fort sur chaque centimètre-carré de peau, même si la peau est fragilisée voire lésée par un "coup de soleil" naissant sinon avéré.

Nous serions, en France le pays le plus équipé en piscine privées après les États-Unis.

Les nanoparticules de dioxyde de titane contenues dans les crèmes solaires ont un enrobage qui empêche notamment la formation de différents radicaux libres générés lorsqu’elles sont exposées à un rayonnement UV. Une étude de 2012 a révélé que l’eau chlorée des piscines élimine cet enrobage ce qui entraîne la formation de radicaux hydroxyles, les plus dangereux des radicaux libres. Comme cette étude n’a porté que sur l’hydroxyde d’aluminium, d’autres études seront nécessaires pour déterminer si d’autres revêtements (polymères et hydroxydes de silicium, de magnésium et de zirconium) se dégradent dans les mêmes circonstances. Les autres composants de l’eau de piscine (calcaire, phosphate, etc.) pourraient aussi, selon ces chercheurs, contribuer à cette dégradation.

L’Agence Nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande de ne pas utiliser de produits cosmétiques, notamment les produits de protection solaire contenant du dioxyde de titane (TIO²) sous forme de nano-particule sur une peau lésée par un coup de soleil par exemple, ainsi que sous forme de spray sur le visage dans les locaux fermés (inhalation).

L’incohérence est que c’est justement les filtres les plus utilisés à base de nanoparticules qui sont recommandés, notamment par les dermatologues pour les peaux lésées, la peau de l’enfant et les peaux atopiques, car le TIO² est considéré depuis longtemps comme le filtre le mieux toléré …. quand il n’était pas à l’état nano-particulaire !

Une autre agence, l’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, dresse une liste peu rassurante des effets mis en évidence sur des modèles expérimentaux : "persistance de nanomatériaux dans les organismes vivants animaux ou végétaux, retards de croissance, anomalies ou malformations dans le développement ou la reproduction, passage de certaines barrières physiologiques (hématoplacentaire, testiculaire, intestinale, cutanée, alvéocapillaire), effets génotoxiques et cancérogènes de certains nanomatériaux, effets sur le système nerveux central chez l’animal, phénomènes d’immunosuppression et réactions h’hypersensibilité et d’allergie".

Les nano-particules peuvent aussi absorber à leur surface des molécules de polluants présents dans l’environnement et passer ainsi dans l’appareil digestif et respiratoire...

On estime actuellement qu’environ 5000 tonnes de résidus de protection solaire sont relargués par les nageurs du monde entier chaque année, et malgré les milliards de lotions vendues chaque année, les cancers de la peau continuent de progresser. A cela différentes causes sont avancées. L’indice de protection est régulièrement surévalué (voir les tests des associations de consommateurs), car les fabricants prennent comme critère l’apparition de rougeurs. Or certains, pour retarder l’apparition de ces rougeurs n’hésitent pas à incorporer des anti-inflammatoires...

Croyant être protégée, la population s’expose plus longtemps, et de plus à des heures où elles devrait rester à l’ombre.

Du fait de la dégradation des filtres chimiques, on recommande de renouveler l’application de crèmes solaires toutes les deux heures, ce qui ne peut qu’augmenter le risque cumulatif dans l’organisme.

Un exemple "type" des précautions à prendre avant de "valider" une étude ou non :

Diverses études ont mis en évidence que le cancer de la peau (mélanome) touche plus fréquemment le citadin travaillant à l’intérieur que l’agriculteur ou les marins. A priori l’exposition solaire pourrait être mise ainsi hors de cause. Sauf que … les citadins travaillant à l’intérieur auront forcément une peau plus fragile lorsqu’ils iront pendant une, deux, ou trois semaines faire les sardines à longueur de journées sur les plages. Ce qui est en totale contradiction avec ce que l’on essaie de démontrer.

Ensuite, il faut bien se rendre compte que le fait de se "tartiner" n’importe quel produit (que ce soit une crème solaire ou toute autre crème ou liquide), ce produit sera absorbé par la peau et pénétrera dans TOUT l’organisme via la micro-circulation sanguine. Et il en est ainsi de TOUS les produits de beauté, Mesdames !

La prudence la plus élémentaire consisterait donc à se poser la question de savoir QUELLE est la nature de ce que j’étale si soigneusement sur mon visage ou tout mon corps, et quels peuvent en être les conséquences, à plus ou moins court ou long terme ???

Les nanoparticules, de plus en plus utilisées, non seulement dans nos crèmes solaires, mais aussi dans notre alimentation, pourraient dans un avenir plus ou moins proche, représenter un nouveau scandale comme celui de l'amiante...

Sachant donc qu’AUCUN de ces produits n’est parfaitement "innocent", la conséquence directe de ce qui précède est que le choix de s’exposer pendant toute une journée sur la plage, avec ou sans crème solaire, est une absolue hérésie. Mais ça, c’est remettre en cause tout un mode de vie, que tout un chacun ne sera vraisemblablement pas prêt à effectuer …

C'est bien connu : les "problèmes", c'est toujours pour les autres, et s'il m'en tombe dessus, c'est la faute "à pas de chance", mais jamais ma propre faute ...

Bonne vacances, et comme le disait quelqu’un il y a quelques années : "marche à l’ombre" !!!

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article