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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Patchs et "protections" anti-ondes : réalité ou arnaque ?

1 Février 2015 , Rédigé par motarcs

Je n’avais pas jusqu’ici l’intention de me positionner comme arbitre entre les "pour" et les "contre".

Pourtant, devant la masse d’informations et de publicité qui circulent, il m’apparaît nécessaire de faire un "tri", et ce, sur un plan purement technique, et en laissant toute idée préconçue de côté.

Pour avoir une idée un peu plus précise du fonctionnement de ces protections, voyons tout d’abord sur quel principe elles sont sensées fonctionner selon leurs fabricants, en "dépouillant" leurs publicités des propos ésotériques propres à "noyer le poisson".

La majorité de patchs, ceux que l’on colle, le plus souvent à un endroit très précis par rapport à son modèle de téléphone, au dos de l’appareil, est sensée au moins "protéger" l’utilisateur des ondes néfastes circulant autour de l’appareil, voire pour certains de "fabriquer" ni plus ni moins, à partir de ces ondes néfastes, des ondes "bénéfiques". Je vous fais grâce des vocables ésotériques employés par certains, pour tenter de faire "sérieux", il suffit de consulter leurs innombrables publicités.

Alors, qu’est-ce qu’une onde, et pourquoi peut-elle être néfaste (ou bénéfique) ?

Pour plus de détails techniques sur ce que nous savons aujourd’hui, des ondes électromagnétiques qui nous entourent, je vous convie à lire l'article spécifique que j'y ai consacré, puis de continuer la lecture ici même.

Une onde est donc le résultat d’un courant (exprimé en ampères) circulant dans un conducteur avec une certaine tension (exprimée en volts), et produisant une certaine puissance (exprimée en Watts).

Dans les cas qui nous intéressent ici, ce courant n’est pas continu (comme celui d’une pile ou d’une batterie de voiture par exemple), mais il change continuellement de sens, comme le courant dit alternatif à 50 hertz de notre secteur électrique.

Et c’est là que les "ennuis" commencent …

Car lorsque le courant est alternatif, il se produit autour des conducteurs des champs électriques et magnétiques, dont l’intensité est proportionnelle aux courants et tensions mises en jeu. Autrement dit, plus la puissance (en Watts) résultant du courant (en Ampères) et de la tension (en Volts) sera élevée, plus le champ magnétique sera puissant.

Dans le cas de nos téléphones portables, cette notion est exprimée par le D.A.S (Débit d’Absorption Spécifique) qui fait l’objet d’une norme et qui doit rester en-dessous d’un certain seuil.

Avant d’aborder de plus près nos téléphones et autres smartphones, Wi-Fi, Bluetooth et autres, voyons d’abord un point qui est systématiquement ignoré et passé sous silence, même par les associations qui prétendent lutter contre la prolifération des réémetteurs de téléphonie mobile. C’est le cas des émetteurs de télévision, surtout depuis qu’ils ont tous passé à la TNT (Télévision Numérique Terrestre).

Pour pouvoir capter si possible en tout lieu les quelque 25 chaînes de la télévision actuelle, le territoire est "couvert" par un maillage de réémetteurs régionaux, puis dans les zones difficiles (montagneuses), par de petits réémetteurs locaux. Le satellite venant combler les derniers endroits non couverts, et du coup ajouter un rayonnement supplémentaire...

Lorsque l’on regarde d’un peu plus près la liste officielle des émetteurs terrestres nationaux, on se rend compte que les puissances mises en jeu par nos téléphones relèvent du gadget de foire par rapport à celles émises EN CONTINU 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 par la TNT.

Parmi les plus puissants on trouve :

CHARLEVILLE-MEZIERES émetteur de Sury, La Pointe : 282 100 Watts (282,1 kW)

TROYES émetteur Les Riceys : 365 900 Watts (365,9 kW)

MARSEILLE émetteur Grande Etoile : 244 800 Watts (244,8 kW)

BREST émetteur Roc Tredudon : 736 000 Watts (736 kW)

MULHOUSE émetteur du Belvédère : 100 000 Watts (100 kW)

LYON émetteur du Mont Pilat : 126 000 Watts (126 kW)

PARIS émetteur de la Tour Eiffel ; 257 400 Watts (257,4 kW)

Les tout "petits" réémetteurs locaux, eux font des puissances le plus souvent inférieures au Watt (1 W, soit 0,001 kW), car ils ne sont destinés à couvrir qu’une toute petite zone géographique comme un fond de vallée.

Tous ces émetteurs fonctionnent dans la gamme des ondes UHF (ultra hautes fréquences) soit en gros entre 400 000 000 Hertz (400 MHz) et 800 000 000 Hertz (800 MHz)

Ces quelques exemples nous montrent que les puissances rayonnées ici sont des millions de fois plus fortes que celles émises par nos engins modernes....

Qui s’en soucie ? PERSONNE !

Aucune étude d’impact sanitaire n’a jamais été faite sur le sujet, pas question de toucher à la sacro-sainte télé !!!

Petit rappel historique et technique : du temps de la télévision analogique, et jusqu’à la fin du siècle dernier, ces mêmes émetteurs avaient besoin, pour couvrir un rayon d’environ 50 kms en terrain peu accidenté autour de l’antenne, d’une puissance d’environ 50 000 Watts (50 kW). Le passage à la TNT a obligé d’augmenter ces puissances dans des proportions très importantes le plus souvent, car un signal numérique est beaucoup plus fragile et nécessite un niveau de réception du signal largement supérieur qu'un signal analogique.

Lorsque l'on ajoute à cette "soupe" télévisuelle les émetteurs de radio FM et autres, les télécommunications civiles et militaires, les radars d’aéroports, etc. on se rend compte que la téléphonie mobile ne représente qu’UN maillon de cette chaîne polluante.

Voyons d’un peu plus près ce sujet "brûlant".

Tout d’abord les gammes de fréquences dans lesquelles les téléphones sans fil fonctionnent.

La toute première génération 1G fonctionnait sur un mode analogique, utilisé principalement aux USA d’abord sous l’acronyme AMPS puis en Europe avec le TACS et l’ETACS.

La deuxième génération 2G, c’était celle des premiers appareils dits "GSM" fonctionnaient dans la gammes des 900 MHz, soit juste au-dessus de la limite supérieure des UHF dédiées à la télévision !

Puis elle a été étendue, (DCS pour Digital Communication System) et a occupé la gamme des 1800 MHz en Europe et 1900 Mhz aux USA. Jusque là, ces systèmes ne permettaient de transporter que de la "voix". Ils ont ensuite été étendus à la transmission de données dite par "paquets" avec les extensions GPRS (General Packet Radio Services) et EDGE (Enhanced Data rates for GSM Evolution).

La troisième génération 3G permet de transférer des débits de plus en plus importants (plus de 144 kbps) en fonction de la zone de couverture et était compatible avec les générations précédentes. Cette norme utilise des bandes de fréquences de 1885-2025 MHz et 2110-2200 MHz.

En Europe, la principale norme 3G utilisée s’appelle UMTS (Universal Mobile Telecommunications System). Les données internet et conversations téléphoniques sont séparées. Différentes technologies permettent d’atteindre des débits de l’ordre de 8 à 10 MHz.

La quatrième génération 4G nouvelle norme en cours de déploiement réunit dans un même canal l’ensemble des données, voix et internet. Les débits vont de 100 Mb/s à 1 Giga/seconde, ce qui la situe à un débit nettement supérieur à la fibre optique ! A titre de comparaison, l’ADSL plafonne autour de 20 MHz !

En France, la norme 4G utilisée est le LTE (Long Terme Evolution) et utilise les bandes de fréquences des 2600 Mhz et 800 Mhz.

Voici un petit récapitulatif :

GSM 2G

Permet le transfert de voix ou de données numériques de faible volume. 9,6 kpbs

GPRS 2.5G

Permet le transfert de voix ou de données numériques de volume modéré. 21,4-171,2 kpbs

EDGE 2.75G Permet le transfert simultanés de voix et de données numériques. 43,2-345,6 kbps

UMTS 3G Permet le transfert simultanés de voix et de données numériques à haut débit.

0.144-2 Mbps

LTE 4G Permet le transfert simultanés de voix et de données numériques à haut débit.

10-300 Mbps

A noter que certaines des fréquences utilisées sont proches de celles du micro-ondes (appareil que nous aborderons aussi dans un sujet ultérieur).

Revenons à nos patchs "protecteurs".

Et précisons tout d’abord que, pour fonctionner correctement, quelle que soit la norme et la fréquence utilisée, il est évident que le téléphone mobile doit rester en permanence en "contact" avec l’antenne relais la plus proche. Pour cela l’appareil émet à intervalles réguliers des "trains d’ondes" qui permettent de maintenir actifs les canaux utilisés (toujours deux canaux, l’un montant et l’autre descendant).

Il y a donc, lors d’une conversation vocale ou lors d’une connexion internet des "paquets" d’ondes qui quittent notre mobile pour aller vers l’antenne-relais (le train "montant") et qui contiennent par exemple notre voix captée par le microphone du téléphone ou notre requête de recherche sur internet, et d’autres paquets d’ondes qui nous viennent de l’antenne relais et qui entrent dans notre mobile. Comme la numérisation ne peut fonctionner qu’avec deux "états" qui correspondent aux niveaux digitaux 1 et 0, on se retrouve donc avec une fréquence dite porteuse, par exemple dans la gamme des 1800 MHz et qui est "modulée" au rythme du signal que cette porteuse doit transmettre. Ce qui engendre des paquets d’ondes successifs qui comporteront des composantes à des fréquences bien plus basses, pouvant aller jusqu’aux ELF (Extrem Low Frequency), avoisinant les fréquences de résonance de nos organes, de l’ordre de 5 à 20 Hertz. Quel sera l’effet superficiel ou profond à court ou long terme de cette mise en résonance ? Mystère ! A part un effet thermique constaté, et des suppositions plus ou moins précises en découlant, on sait très peu de choses sur ce point. Mais comme en télévision, on continue d’augmenter l’exposition, autant par la multiplication des antennes-relais que des téléphones portables, que de la puissance de ces antennes relais.

Comme dans bien d’autres domaines touchant la santé humaine, les arguments économiques passent d’abord !

Que prétendent donc faire nos "patchs" ?

Ils partent d’un principe bien connu de tout électronicien, c’est celui du déphasage, et plus particulièrement celui de l’opposition de phase.

Autrement dit, ces patchs sont sensés pouvoir, à partir d’une onde quelconque, la décaler dans le temps de façon à ce que l’on trouve une onde déphasée de 180° superposée à l’onde initiale. Une pointe d’onde positive se trouvera donc au même instant opposée à une pointe d’onde identique, mais de valeur négative cette fois. La résultante obtenue sera nulle. En d’autre termes l’onde d’origine sera tout simplement annulée.

Bien joli en théorie, sauf que, si cela fonctionnait réellement ainsi, autant pour l’onde émise que pour celle reçue par notre téléphone, plus rien n’entrerait ni ne sortirait de notre téléphone. Donc celui-ci serait totalement inopérant.

Il reste donc forcément autour de notre téléphone suffisamment d’ondes pour que celui-ci puisse continuer à fonctionner.

On peut, dans le meilleur des cas, et à supposer que les dimensions du patch soient accordées avec les fréquences en jeu, que juste derrière le patch (soit très précisément à la surface de celui-ci) que les ondes en présence à ce point précis soient effectivement à peu près en opposition de phase donc plus ou moins annulées. Mais comme la paume de la main fait environ 2 à 4 cm d’épaisseur pour une longueur d’environ 10 à 17 centimètres, en fonction de l’âge, tout le volume représenté par cette main ne sera pas protégée. Supposons donc, pour être gentil avec les fabricants de patchs que la main de l’usager soit protégée, mais on ne peut nier que ce patch se trouve A L’ARRIERE du téléphone …. quid de la face avant du téléphone, en contact avec l’oreille ???. L’électronique et les éléments internes du téléphone faisant forcément écran entre le patch supposé protecteur et l’oreille de l’usager....

De plus, on retrouve cette mention dans beaucoup de manuels de téléphones, que le fait de masquer avec la main la partie arrière du téléphone masque les antennes (émission-réception, GPS, Wi-fi, Bluetooth ….) et oblige donc le téléphone d’augmenter d’autant la puissance d’émission pour garder le contact avec l’antenne-relais. Ce qui n’est pas le top, on en conviendra ….

Même chose, si on "cache" le dit téléphone dans une pochette "anti-ondes". Il vaudrait mieux que celle-ci soit parfaitement étanche, car là le téléphone va "mettre la gomme" pour ne pas perdre le contact....

Ne serait-il pas plus simple d’arrêter le téléphone ???

Mais c'est sûr, là les vendeurs n'ont plus rien à gagner ....

Tous les tests que l’on peut trouver sur le net comportent de très nombreux biais, des imprécisions, voire de flagrantes exagérations pour tenter de prouver leur efficacité.

Appuyez n’importe quel objet INERTE contre votre oreille pendant quelques minutes, vous constaterez une élévation de température !!! Les tests qui ne se basent que sur ce phénomène sont donc tous biaisés ! Or, c’est le seul critère que l’on puisse "scientifiquement" mesurer....

Tous les autres critères, augmentation de l’incidence des lymphomes chez les "gros" usagers du mobile, sont des critères statistiques qui peuvent donc dénoter une "tendance", voire une possible relation de cause à effet. Mais là aussi, les biais possibles sont très nombreux et doivent être pris avec la plus extrême prudence. Autant ceux "alarmistes" que les autres qui auraient tendance à "rassurer"...

Il semble donc nécessaire de faire preuve de la plus extrême prudence, et ceci semble ne plus être à l’ordre du jour, car les enjeux économiques sont à ce point énormes que la santé des usagers n’a quasi plus aucune valeur. Il en est ainsi dans bien d’autres domaines, celui-ci ne fait hélas pas exception.

D’autres rumeurs nous disent que même arrêté, et la batterie ôtée, le téléphone continue d’émettre. Là aussi c’est une pure ânerie : pour pouvoir émettre quelque chose il n’y a que deux possibilités :

1 – soit il faut une source d’énergie interne (batterie)

2 – soit une partie du rayonnement reçu est renvoyée de façon passive. C’est le cas par exemple des badges de télépéage et des cartes bancaires dites NFC qui ne font que "réfléchir" comme un miroir une petite partie des ondes reçues. L’énergie renvoyée n’étant toujours qu’une infime fraction de celle reçue.

Dans le cas de notre téléphone dont on aura retiré la batterie, il semble évident qu’il n’est plus en mesure de rayonner par lui-même quoi que ce soit.

Pour les puristes, j’ajouterais qu’il reste à l’intérieur de chaque téléphone une petite batterie type "bouton" qui conserve les paramètres de configuration du téléphone stockés dans la mémoire "morte" de l’appareil. Je doute que le rayonnement résiduel occasionné par ce dispositif puisse être mesuré ….

Ne tombons pas non plus dans la parano.

Toujours est-il que nous jouons aux apprentis-sorciers, sans savoir à quoi nous nous exposons. Comme dans bien d’autres domaines.

Nous avons vu combien de temps il a fallu pour que le scandale de l’amiante éclate, comme celui du nucléaire éclatera forcément un jour, en espérant que nous y survivions, et comme celui des ondes de toutes sortes sera reconnu comme contribuant à nous rendre malades, en synergie avec l’agro-alimentaire et l’industrie du vaccin et de la chimie....sans oublier le pétrole...

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stéph 05/02/2017 00:21

Bonsoir,
En tant que spécialiste scientifique des ondes électromagnétiques et diagnostiqueur des ondes électromagnétiques je tiens à vous dire:

Le fazup est une belle arnaque et il ne faut pas avoir peur de le dire.

Lorsque le téléphone est collé à l'oreille on est en champ proche, il manque la mesure du champ magnétique pour avoir une idée de l'exposition réelle.


Les mesures sur la vidéo sont en densité de puissance donc W/m2 (qui est le produit du champ électrique et du champ magnétique en champ lointain puisqu'ils sont proportionnels! ) Quand le portable est collé contre l'oreille on est en champ proche donc interdit de parler de densité de puissance en champ proche, c'est scientifiquement faux on doit avoir mesure champ électrique en V/m et de champ magnétique en A/m ou en tesla. Le champ magnétique en champ proche et bien rien ne l'arrête sauf des matériaux ferromagnétiques.
J'ai effectué des mesures avec plusieurs appareils pro, avec ou sans Fazup c'est exactement pareil voire pire on 3G, vos tests ne fonctionnent qu'en labo et sont bien arrangés.
La meilleure des solutions c'est d'appeler en 3G (100 fois moins de puissance qu'en 2G), c'est de désactiver l'internet, le Wifi et companie quand on en a pas besoin..
Je connais parfaitement le fonctionnement d'un portable, plus vous empêchez les ondes de sortir plus le portable émet fort pour se faire entendre par l'antenne relais qui lui demande du coup en tempos réel d'émettre plus fort.
Montrez nous donc une vraie mesure dans un salon et publiquement avec et sans Fazup et on va bien rigoler.
En tout cas personnellement ça ne me fait pas rire de voir des gens téléphoner longtemps en se croyant protégées. Vous faîtes sans aucun doute plus de dégâts qu'autre chose.
J'ai envie avec l'association d'autres spécialistes de vous mettre publiquement à l'épreuve et de vous trainer en justice. Rien ne sert de se couvrir derrière un labo de mesure avec des résultats bien arrangées, on veut montrer dans des conditions réelles l'efficacité (99%)
Vos études bidons basées sur un ressenti (effet placébo) ça fait pas très scientifique: et d'ailleurs où est-elle cette étude?

motarcs 05/02/2017 11:58

Tout à fait d'accord. D'autres fabricants de ces gadgets qui prétendent protéger alors "qu'ils poussent au crime" ont été interdits... Pourquoi pas TOUS ????

eric 29/06/2015 17:55

Vous finissez sur "D’autres rumeurs nous disent que même arrêté, et la batterie ôtée, le téléphone continue d’émettre. Là aussi c’est une pure ânerie :..."

Pas tout à fait : c'est sans compter le temps de décharge des condensateurs électriques du téléphone, qui peut prendre encore une vingtaine de minute (variable selon les composants), une fois la batterie ôtée.

electricite paris 1 02/02/2015 11:14

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement