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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Défiance de plus en plus avérée envers la vaccination

29 Mars 2015 , Rédigé par motarcs Publié dans #Vaccinations

Une fois n'est pas coutume, je vous livre en entier le dernier article paru dans le Journal International de la Médecine (JIM) paru sur ce sujet "brûlant", après que Le Figaro Santé en ait lui aussi "remis une couche" (voir mon article précédent).

Il est significatif de l'aveuglement de certains "spécialistes", conditionnés et "formatés" par les laboratoires vendant et fabriquant ces produits.

Je vous fais grâce de l'énumération de toutes les "perles" qui émaillent cet article, que vous relèverez vous-mêmes.

Je note, que, non contents de lancer les insultes habituelles envers les médecins, professeurs et autres spécialistes qui n'entonnent pas le refrain officiel, il ignorent (ou le feignent superbement) totalement pour quelle raison on assiste à une recrudescence de l'incidence de cas de rougeole, non plus chez les enfants en bas âge comme c'était le cas lorsqu'elle était contractée naturellement, mais chez des adolescents voire des adultes.

C'est bel et bien la vaccination de masse pratiquée depuis des années qui a en fait déplacé l'âge de déclaration de la maladie, ce qui la rend d'autant plus dangereuse.

Pour sa culture personnelle, je conseille vivement à la rédactrice de cet article, Aurélie Haroche de lire (et d'essayer de les comprendre) les ouvrages du Professeur de Biologie Michel GEORGET :

VACCINATIONS, les vérités indésirables

L'APPORT DES VACCINATIONS A LA SANTE PUBLIQUE

Voir aussi mes anciens articles sur le sujet

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Article du JIM Publié le 24/03/2015

Exclusif : les professionnels de santé ont bien constaté une défiance croissante vis-à-vis de la vaccination

Paris, le mardi 24 mars 2015 – Retour de la rougeole dans plusieurs pays riches, dont les Etats-Unis et l’Allemagne, procédures judiciaires mettant en cause la question de l’obligation vaccinale, sur-exposition des cas présentés présentés, souvent sans fondement médical ou épidémiologique, comme des complications à une vaccination : vu des médias, la progression de la défiance à l’égard de la vaccination est plus qu’actée. Mais ne s’agit-il pas d’épiphénomènes qui ne traduisent pas la réalité des convictions des Français ? Sans doute pas si l’on en croit les professionnels de santé interrogés sur notre site du 10 février au 9 mars : sur 743 répondeurs, ils sont en effet 84 % à affirmer avoir constaté une progression de la défiance vis-à-vis des vaccinations, tandis qu’ils ne sont que 10 % à ne pas avoir observé une telle tendance. 5 % d'entre eux, peut-être parce qu’ils sont en accord avec ce mouvement de rejet ou parce qu’ils jugent qu’il est contrasté (ne concernant spécifiquement que quelques vaccins) ont préféré ne pas se prononcer.

Des soi-disant lanceurs d’alertes

Ces résultats sont confortés par plusieurs messages diffusés ces derniers jours. Ainsi, le coordinateur du réseau d’information sur les vaccinations Infovac, le docteur Robert Cohen affirme : « On voit de plus en plus de parents qui arrivent en disant qu’ils ne veulent aucun vaccin ou alors seulement certains », explique-t-il. De son côté, l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) rappelle que la proportion de personnes déclarant nourrir une certaine méfiance concernant les vaccins est passée de 10 % à 40 % entre 2005 et 2010. Enfin, hier, ce fut au tour du Haut conseil de la Santé publique (HCSP) de tirer la sonnette d’alarme. « Il y a en France une baisse assez inquiétante de la vaccination, en particulier sur des pathologies qui risquent d’être graves », a ainsi déploré le professeur Roger Salomon, président du Haut Conseil de la Santé publique (HCSP). Ce dernier a fustigé la responsabilité de « soi-disant lanceurs d’alertes », jugeant que certains sont « extrêmement dangereux (…) parce qu’ils font perdre confiance aux gens ». Le professeur Salomon a à cet égard cité parmi les détracteurs des vaccins le professeur Henri Joyeux, qui est invité régulièrement par les médias grand public pour évoquer des questions de santé et dont le discours à l’égard des vaccinations est emprunt de la plus grande méfiance.

Sondage réalisé sur notre site du 10 février au 9 mars 2015

Des "classes moyennes" cibles numéro un

Outre ceux qui s’autoproclament "lanceurs d’alertes" et qui auréolés de leur titre de professeur, de docteur en médecine ou de pharmacien n’hésitent pas, en s’appuyant sur un discours pseudo scientifique, à nier l’efficacité des vaccins et à accréditer les thèses non vérifiées de leur dangerosité multiple (au-delà des risques bien identifiés, principalement allergiques), les responsables de cette défiance que tous constatent sont bien connus. Internet en particulier est un puissant vecteur des allégations contre les vaccins. C’est notamment grâce à lui que des études, dont le caractère falsifié est pourtant avéré, continuent à faire parler d’elles et à influencer le choix des familles : et notamment les fameux travaux suggérant un lien entre vaccination par le ROR et risque d’autisme ! C’est en se référant à cette étude retirée de la publication où elle avait été acceptée que beaucoup aujourd’hui en Allemagne, aux Etats-Unis et même en France continuent à refuser cette protection. Soulignons que ce type d’outils fonctionnent particulièrement bien au sein des classes moyennes, disposant de diplômes d’études supérieures, qui considèrent qu’elles sont capables de maîtriser des données qu’elles interprètent en réalité le plus souvent de manière erronée.

Jusqu’ici tout va bien ?

Cette constatation inquiétante tirée de notre sondage doit nous forcer à nous interroger sur la manière de lutter contre cette vague de défiance. Quelle implication attendre des pouvoirs publics et dans quel cadre ? Quel rôle doivent jouer les professionnels de santé et quelle attitude avoir avec ceux qui favorisent la diffusion des idées "dangereuses" ? Autant de questions, qui parallèlement à celle concernant la pertinence de maintenir certaines vaccinations obligatoires, méritent des réponses claires et rapides. Néanmoins, pour nuancer cependant le péril que semblent mettre en évidence les conclusions de notre enquête et les différentes alertes des institutions (ainsi que celles suggérées par les médias et notamment les épidémies de rougeole recensées dans plusieurs pays), on soulignera que jusqu’à très récemment, on ne constatait pas d’impact réel de ces discours sur la couverture vaccinale. Les derniers chiffres disponibles concernant la couverture vaccinale s’ils ne traduisent pas d’amélioration sensible ne sont cependant pas évocateurs d’un "abandon" de la vaccination. Ainsi, présentés en novembre dernier, l’analyse des données vaccinales des enfants nés en 2012 indiquait que la couverture vaccinale contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (vaccinations obligatoires) atteignait 91 %, soit un taux inférieur à l’objectif de 95 %, mais qui demeurait semblable aux résultats concernant les enfants nés en 2008 à l’âge de deux ans. Ces chiffres publiés par l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé signalaient également une progression de la vaccination contre l’hépatite B qui concerne désormais 78 % des enfants âgés de deux ans (contre 47 % pour ceux nés en 2008). Les chiffres les plus alarmants visent la couverture vaccinale contre la rougeole, les oreillons et la rubéole qui ne dépassait pas 72 % chez les enfants âgés de deux ans nés en 2012, mais là encore, la tendance est plutôt à la progression par rapport à 2008.

(Qu’on nous permette de préciser à ceux qui auraient tôt fait de voir dans ces chiffres une preuve de l’inefficacité du vaccin [puisque des épidémies de rougeole surviennent] que c’est l’absence de vaccination des adolescents et des jeunes adultes qui est à l’origine des épisodes que nous connaissons actuellement).

Enfin, ce sondage qui souligne une évolution des esprits inquiétante pour l'avenir (au pays de Pasteur), ne devrait-il pas conduire les autorités de tutelle à concentrer leurs efforts sur leur mission de protection de la santé publique à laquelle presque tous les professionnels de santé adhérent, plutôt que sur le tiers payant généralisé dont l'impact positif sur la santé de nos concitoyens est plus qu' incertain et que les médecins rejettent dans leur grande majorité.

Aurélie Haroche

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