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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Les coulisses des traitements du cancer

8 Janvier 2016 , Rédigé par motarcs Publié dans #Medecines, #Recherches, #Ethique, #Cancer, #Sida, #maladies diverses

Depuis les années 1940, aux débuts de la chimiothérapie, et jusque vers les années 1990, les molécules employées étaient "cytotoxiques" (destinées à détruire les cellules). Pour ce faire elles visent à arrêter la division cellulaire devenue anarchique dans le processus tumoral. Sauf que …. ces molécules ne font pas de différence entre les cellules cancéreuses et celles restées saines, c’est à dire celles du tube digestif, celles qui sont à l’origine des cheveux et des poils, de la reproduction ou de la moelle osseuse qui fabrique les globules rouges, blancs et les plaquettes notamment.

Ces effets destructeurs aveugles n’ont pas empêché l’essor de cette "thérapie", alors que dès les années 1980, les essais cliniques ne montraient que peu d’efficacité sur les tumeurs solides.

On a ensuite orienté la chimiothérapie vers des "cibles" spécifiques dans les traitements de nouvelle génération, comme les facteurs de croissance, des protéines spécifiques, des inducteurs de l’angiogénèse (formation de vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur).

Cette recherche, au départ financée (chichement) par les gouvernements est passée complètement sous le contrôle des laboratoires pharmaceutiques.

Parmi les traitements ciblés, l’un des premiers médicaments fut le Glivec (mésylate d’imatinib), développé par Novartis qui inhibe l’activité d’une enzyme, la tyrosine kinase, nécessaire au développement des globules blancs cancéreux. L’Avastin (bevacizumab) de Roche et Genentech, bloque la croissance des vaisseaux sanguins alimentant la tumeur. Cette molécule présente de nombreux effets secondaires très fréquents, comme toxicité cardiaque, pulmonaire, digestive, ainsi que des risques thrombo-emboliques. 80% des thérapies ciblées présenteraient une toxicité cutanée notoire très handicapante pour les patients.

Or, si l’on persiste à maintenir une thérapie aussi toxique, il faudrait au moins qu’elle apporte un réel bénéfice aux patients.

On estime en oncologie qu’un patient peu entrer dans les statistiques de "guérison" s’il n’est pas décédé dans les cinq ans. Or on entretient pour le public un "flou" entre les notions de guérison et de rémission. La Ligue contre le cancer n’hésite pas à déclarer un taux de guérison actuel de 60% ! En réalité il s’agit d’un taux de rémission moyen à 5 ans après le diagnostic initial.

Un étude australienne a suivi 72964 patients en Australie et 154971 aux Etats-Unis, répertoriant 22 types de cancers et concluait que la chimiothérapie, seule, n’aurait permis la survie à 5 ans que pour 2,3% des patients australiens et 2,1% des patients américains. Étude bien entendu remise en question par France Cancer site réservé aux professionnels de santé et soutenu par Chugai Pharma, firme fusionnée avec Roche, leader mondial sur le marché des anticancéreux en 2002.

En 2012 en France, 148000 personnes sont décédées de cancers, avec une augmentation de la mortalité de 11% chez les hommes et de 20% chez les femmes depuis 1980.

Les marqueurs des thérapies ciblées ne sont pas forcément présentes chez tous les patients, ce qui rend leur utilisation très délicate.

L’Avastin est accusé d’accroître le risque de mortalité selon une étude du Dr Vishal Rampura du Stony Brook University Medical Center à New-York. Ce qui n’a pas empêché cette molécule d’afficher une vente de près de 7 milliards de $ en 2010. Au point que l’éditorial du Journal of the American Medical Association) se pose la question de savoir si cette molécule apporte de réels bénéfices dans le traitement de certains cancers.

La FDA (Food ans Drug Administration) américaine avait annéncé fin 2011 le début du processus de trait du marché de l’Avastin dans le traitement du cancer du sein en raison des risques et de son inefficacité.

En France, c’est encore le numéro UN des prescriptions d’anticancéreux (21% des prescriptions en chimiothérapie). Et ce, malgré que le laboratoire Roche s’est vu épingler par la revue Prescrireen novembre 2012 : "Une inspection de routine menée pour le compte de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a révélé que la firme Roche n’avait pas analysé ni transmis aux agences du médicament plus de 80 000 cas suspectés d’effets indésirables, dont plus de 15 000 chez des patients décédés."

Cerise sur ce vilain gâteau, une étude publiée en octobre 2014 et menée sur 19 882 patient entre 1953 et 2003, dénonce le risque élevé de cancer du pancréas après le traitement du lymphome de Hodgkin par chimiothérapie ou radiothérapie. Tout comme l’augmentation des risques de cancer du poumon chez les personnes traitées pour ce type de lymphome.

Le comble, une étude de 2012 du Fred Hutchinson Cancer Research Center de Seattle a démontré que la chimiothérapie peut favoriser la croissance des tumeurs ! En endommageant les cellules aines, elle induit la production de la protéine WNT16B par ces cellules saines qui active la survie et la croissance des cellules tumorales. Cette même protéine permet à la cellule cancéreuse de devenir résistante à tout traitement ultérieur en modulant la réponse immunitaire.

Les survivants à cinq ans sont-ils donc des survivants du cancer ou des survivants à la chimiothérapie ???

L’Institut National du Cancer (INCa), créé en 2004 est constitué d’un groupement qui rassemble l’État, les grandes associations de lutte contre le cancer, les caisses d’assurance maladie, les organismes de recherche et les fédérations hospitalières. Il organise les plans anticancers successifs et l’élaboration des protocoles de soins "standard". C’est donc "LA" référence absolue en ce domaine (et unique ….).

Pour autant, comme dans d’autres domaines, cette institution est très loin de pouvoir prétendre être indépendante.

Petit aperçu des DPI (Déclaration Publique d’Intérêts) des experts qui y travaillent :

  • La présidente, le Pr Agnès Buzyn depuis 2011 a également été membre du Camité consultatif des laboratoires Bristol-Myers Squibb (BMS) et Novartis de 2008 à 2011, et dont elle a perçu une rémunération, Elle a aussi réalisé des symposiums rémunérés de 2005 à 2011 sur le Glyvec pour ces deux mêmes laboratoires....

  • Le Directeur de la recherche et de l’innovation de l’INCa, le Pr François Sigaux depuis septembre 2014 est membre du conseil scientifique de la société Néovacs SA, spécialisée dans le développement de vaccins thérapeutiques (voie qui fait partie de la lutte contre le cancer).

  • Le Pr Hervé Avet-Loiseau qui est dans le groupe de travail "Cancer Info" à dstination du grand public est actuellement consultant rémunéré chez Janssen, Celgene et Onyx.

Et ainsi de suite.

Ce n’est donc pas le gouvernement ou l’INCa qui décident en matière de cancérologie, mais bel et bien les laboratoires qui rémunèrent ces personnes.

Autre question qui "fâche" : le coût de ces chimiothérapies

Etant donné que les chimiothérapies sont rarement utilisées seules, le coût total du "traitement" d’un cancer est encore bien plus important.

Pour ce qui est des chimios, les laboratoires Roche, Eli Lilly, Janssen et Sanofi commercialisent les 5 molécules les plus vendues qui représentent 72% des dépenses. Bien qu’il existe plus d’une centaines de molécules, les dix premières représentent 95% des ventes. Et ce sont les médicaments les plus chers au monde...

Par exemple, le Glivec, prescrit à vie chez les patients atteints de leucémie myéloïde chronique et qui figure dans ce top 10, coûte la bagatelle de 30 000 euros (trente mille!) par an et par patient intégralement remboursés par la Sécu. Si l’on admet 355350 nouveaux cas de cancer en 2012 (200 350 hommes et 155004 femmes selon les chiffres de l’INCa), la sécu aura remboursé plus de 1,6 milliard d’euros !

Avec l’objectif du nouveau plan anticancer 2014-2019 qui est de favoriser les diagnostics plus précoces, le dépistage est un levier majeur dans l’augmentation du nombre de traitements inutiles, notamment dans les cancers du sein et de la prostate.

Plusieurs études dont celle de l’institut Cochrane en 2013 démontrent que non seulement le dépistage systématique ne réduit pas la mortalité par cancer du sein, mais qu’il induit des traitements inutiles chez des femmes en bonne santé, sans parler du stress subi par les "faux positifs".

Le soutien le plus actif des campagnes "octobre rose" est Europa Donna, coalition européenne contre le cancer du sein, et qui reçoit des subventions de l’Union Européenne, et à également des partenaires comme els laboratoires Eli Lilly, Novartis, Pfizer, Sanofi et Roche. La présidente Nicole Zernik était d’ailleurs oratrice au Forum Santé publique organisé par Sanofi en 2013. Quand aux onze membres d’Europa Donna, ils sont très loin d’être indépendants.....

Devant un tel verrouillage politico-médico-financier, on peut se demander de quelle liberté thérapeutique disposent encore les praticiens en oncologie.

Très peu d’oncologues osent remettre en question cet "automatisme de traitement", car ils risquent de perdre tout simplement l’accréditation de la HAS en tant qu’oncologue. Voir à ce sujet la "saga" du Dr Nicole Delépine.

En France, même les traitements "complémentaires" à la trilogie dogmatique, et qui ont fait leur preuves, mais qui nuisent aux intérêts financiers des firmes pharmaceutiques sont écartés de tout protocole de traitement. Les traitements "alternatifs" (autres que chimio, radiothérapie ou chirurgie) n’ont eux aucune chance de passer "la barrière"..... surtout s’ils ont pu démontrer leur efficacité, éventuellement dans d’autres pays....

Des médecins et des chercheurs ont été destitués de leurs fonctions pour avoir osé "sortir du protocole standard officiel", alors que leurs patients montraient une amélioration de leur état....

Aujourd’hui l’exercice de la guérison en cancérologie (mais pas seulement!) est condamné, pour laisser la place à l’exercice légal du lobbying pharmaceutique.... sur le dos des patients.....

Pour lire l’intégralité de l’article d’Anne Gourvès, voir le numéro 102 de Nexus.

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