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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Nocivité des radiations nucléaires : il est urgent de revoir les "seuils"...

24 Janvier 2016 , Rédigé par motarcs Publié dans #pollutions, #Environnement, #climat

J'ai rajouté une seconde fois des liens qui me semblent importants en fin d'article.

Si j'ai encore d'autres développement sur le sujet, c'est promis, je commence un nouveau chapitre.

Voir plus bas les précisions ajoutées après la première publication de l'article.

Je viens de lire deux ouvrages traitant du sujet de la pollution radio-active, à savoir tout ce qui est radiations, qu'elles soient naturelles (environnement du sous-sol - radon - ou atmosphère - radiations qui "passent" plus ou moins les "barrières" naturelles) ou surtout "non naturelles" c'est à dire produites par l'homme . Ce qui, pour ces dernières, recense entre autres et pour les plus importants, les conséquences immédiates et à plus long terme des deux bombes américaines sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, puis dans la foulée, les essais nucléaires de toutes les grandes puissances, d'abord atmosphériques, puis souterraines et sous marines, et plus récemment, en 1986, l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, et enfin celle de Fukushima au Japon. Ces deux ouvrages sont aux antipodes l'un par rapport à l'autre.

Le premier ouvrage, DE HIROSHIMA A FUKUSHIMA de Marc PETITJEAN relate le vécu du Docteur Shuntaro HIDA, médecin présent en 1945 à Hiroshima dans les heures qui ont suivi l'explosion de la première bombe atomique. Ce livre décrit ce qu'il a vu et vécu, et le combat qu'il a mené en tant que médecin, pour faire reconnaître par les instances officielles la réalité des "dégâts" humains de cette bombe, puis de celle de Nagasaki.

Le cinéaste Marc Petitjean l'avait déjà suivi en 2005 pour son film "Blessures atomiques", et est retourné le voir en 2012.

Bien que le Dr HIDA fasse presque entièrement l'impasse sur les raisons qui ont poussé les USA à "forcer" la capitulation des Japonais, celui-ci relate l'ampleur du mensonge atomique, depuis Hiroshima - les victimes utilisées comme des cobayes, le secret-défense opposé à toute investigation .... - et ce, jusqu'à Fukushima : les seuils d'alerte manipulés, les déchets radio-actifs disséminés .... les mensonges de Tepco, l'exploitant de la Centrale de Fukushima...

Ce qui permet de "classifier" ce livre dans le "camp" des "anti nucléaires".

Le deuxième ouvrage, TCHERNOBYL, UN "NUAGE PASSE" de Bernard LEROUGE avec le concours de Yvon GRALL et Pierre SCHMITT se trouverait plutôt à l'opposé, car tout au long de ses pages le lecteur a l'impression que son auteur cherche à minimiser les effets des radiations.

Cette position s'explique quelque peu lorsqu'on voit que Bernard LEROUGE est un ancien physicien des réacteurs nucléaires au CEA (Commissariat à l'Energie Atomique), en poste à l'Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN) en 1986, et qu'il s'est occupé en particulier de l'aide aux pays de l'Est en matière de sécurité nucléaire. Il serait donc très étonnant que celui-ci soit opposé à l'industrie du nucléaire.....

Le Professeur Yvon GRALL, est ancien chef de service de médecine nucléaire à l'hôpital Lariboisière. En liaison étroite avec le groupe de Recherche en Radiotoxicologie et l'Académie nationale de médecine.

Enfin, Pierre SCHMITT est ancien directeur de la centrale nucléaire de Crey-Malville (Superphénix), dans une région donc qui a été exposée aux retombées radioactives du "nuage" de Tchernobyl.

Le "pedigree" des auteurs de ce livre (indiqué en dernière page de couverture) peut laisser à priori, craindre tout au moins une certaine "indulgence" vis-à-vis de l'industrie nucléaire, puisqu'il en ont vécu et fait carrière, au pis une tentative de "réhabilitation" d'un secteur qui, faute de transparence dès le début (et pour cause, puisqu'il s'agissait d'applications on ne peut plus militaires) à induit une méfiance grandissante dans le public, que les événements cités dans ces deux livres n'ont évidemment pas levée. On se trouve là dans le cas typique de conflit d'intérêt que ces personnes essaient de noyer dans le fait qu'elles seraient seules qualifiées pour parler nucléaire. Combien de "dérapages" avons-nous vu dans ces "études" biaisées pour ne pas dire fausses de A à Z, et ce dans tous les domaines. Et à lire attentivement ce livre, on n'échappe pas à cette règle.

Il faut toutefois relever que ce livre constitue un excellent rappel des "couacs" de communication des autorités au lendemain de Tchernobyl, mais qu'il essaie aussi de trouver des "excuses" au Professeur Pierre Pellerin, l'un des principaux "accusés" de l'époque.

S'il est forcément très délicat de, je cite, "manipuler l'opinion", (je rajoute dans le sens voulu), ce livre peut constituer aussi une tentative supplémentaire de manipulation par ses prises de position partiales et ses lacunes.

En effet, celui-ci discrédite totalement ce qu'il appelle dédaigneusement les "écolos" et "opposants au nucléaire" avec des caricatures dignes d'un dessin animé. Je suis pour ma part tout à fait d'accord que l'écologisme politique ne vaut pas mieux que la politique tout court....Mais dans toute démocratie (ou prétendue telle) qui se respecte, (pour autant que ça puisseexister ?!...) une contestation doit pouvoir s'exprimer librement, sans que l'une des parties en présence s'échine à vouloir discréditer l'autre, quitte à utiliser n'importe quel moyen. Ce qui de nos jours est de plus en plus fréquent...

Non seulement les médias mais aussi les "opposants" au nucléaire sont accusés d'exagérer les informations et les chiffres des victimes. Ce qui est certainement vrai dans une grande mesure. Mais de là à les dénigrer totalement ... comme le fait l'auteur .....

Le public s'est donc trouvé devant une quasi absence d'information du côté des officiels et en tous cas en contradiction totale avec les pays environnants, et de l'autre, d'un catastrophisme (probablement) exagéré du côté des "antis", amplifié à souhait par les médias, on le sait, toujours avides de scoop et de sensationnel.

Dans tout le livre, il n'est question que de manipulation de statistiques, où il est question de limite d'exposition en-dessous de laquelle il n'y aurait pas de danger à une exposition inférieure au niveau des "nomes" officiellement admises. Pour les auteurs, on balaie la question des faibles expositions d'un revers de main dédaigneux : pas de statistiques à disposition, donc pas de problème. Les statistiques disponibles ne montreraient aucun effet aux faibles doses.

Au point de prétendre qu'une part des quelques cancers de la thyroïde admis seraient dus à la peur des retombées, et à un dépistage plus efficace..... Sans nier que ces deux facteurs peuvent (et doivent) être pris en compte par quiconque veut rester crédible, il faut pour autant aussi prendre en compte celui d'une exposition à faible dose, mais de longue durée.

Il est clair aussi que les conséquences (dans tous les domaines) qui ne se manifestent pas immédiatement après la cause, sont extrêmement délicates à interpréter. C'est la même difficulté dans les conséquences attribuables aux vaccins et médicaments.

Ignorer l'un ou l'autre relève de la mauvaise foi la plus évidente.

Ensuite prendre pour "référence" absolue les seuils d'exposition officiels, c'est certainement un peu "léger" et facile. Car ces seuils sont établis en fonction des connaissances et de la technologie du moment, mais aussi et surtout des besoins industriels, économiques et militaires.Et ils sont toujours basés sur le fait de : "pas de symptôme apparent de préférence plus ou moins immédiat = pas de problème"..... ce qui n'est pas sans introduire de nombreux "biais" dans les études....

Car pour ce qui est des cancers, il faut bien admettre que cette maladie est le plus souvent à évolution lente, voire très lente. Combien de gens sont morts "de leur belle mort", en tout cas pour toute autre raison que le cancer ... dont ils étaient porteurs depuis longtemps et qu'on a seulement détecté lors de l'autopsie par exemple ....

Ce qui rend très difficile de faire un lien de cause à effet, que ce soit dans le domaine du nucléaire ou du chimique. Ce qui ne veut en aucun dire que ce lien n'existe pas.

Par exemple, chez les irradiés de Hiroshima, combien de personnes qui ont développé un cancer relativement vite après l'exposition aux radiations, en auraient de toutes façons développé un, naturellement si j'ose dire, donc sans les effets de la bombe, mais beaucoup plus tard ??? Combien de personnes en ont développé un par la terreur induite par l'horreur de l'explosiion ? Personne, moi non plus, ne peut répondre avec certitude à ces questions, qui pourtant doivent être posées. Et une réponse serait à même de changer les statistiques.

On voit donc qu'il est extrêmement délicat de se baser sur des statistiques, et qu'il convient de rester extrêmement prudent dans leur interprétation. Mais faute de pouvoir établir un lien direct de cause à effet, étant donné le décalage dans le temps entre les deux, il n'existe pas d'autre moyen pour tenter de faire un lien, ou tout au moins de le soupçonner, en attendant des données plus précises.

A propos d'étude, il en est une, mentionnée dans le premier livre de Marc Petitjean et totalement occultée dans celui de Bernard Lerouge, c'est celle que l'on appelle l'EFFET PETKAU. 

Cette étude, d'Abram Petkau de l'Institut de recherche nucléaire de Whiteshell au Canada en 1972 (!!!) a mis en évidence l'action des radiations sur des membranes cellulaires artificielles (en fait des membranes de phospholipides ayant les mêmes caractéristiques que les membranes cellulaires vivantes).

Il a découvert qu'avec 26 rads/minute (flux rapide), il fallait une dose totale de 3500 rads pour détruire une membrane cellulaire. Par contre, avec 0.001 rad/minute (flux lent), il ne fallait plus qu'un dose totale de 0.7 rad pour détruire une membrane cellulaire !!! ( 5000 fois moins !!!). Le mécanisme qui s'enclenche avec les faibles doses est la production de radicaux libres d'oxygène (O² avec une charge électrique négative) par les effets ionisants des radiations. Les radicaux libres peu concentrés produits par les flux lents de faibles doses ont une meilleure probabilité d'atteindre et de réagir avec la membrane cellulaire que les radicaux libres très concentrés produits par des flux rapides de doses qui se recombinent rapidement. Par ailleurs, la faible charge de la membrane attire les radicaux libres au début de la réaction. En conclusion plus la dose est faible et dans la durée, plus elle est nocive pour les cellules. Voir L'Effet Petkau, de Ralph GRAEUB, Editions d'en bas, 1986.

Cette étude mettrait définitivement par terre les théories de non nocivité des faibles doses.... brandies continuellement et avec insistance par les "pro-nucléaires".

A quand une étude similaire pour les pollutions chimiques ?????

Le "hic" concernant l'effet Petkau, c'est que en 1972, on avait déjà partout lancé des grands programmes de constructions de centrales nucléaires, chose qui n'a été possible que "grâce" à la bombe atomique, et au fait de minimiser les risques inhérents à cette technologie..

La bombe de Nagasaki contenait 6,2 kg de plutonium soit l'équivalent de 23 000 tonnes de TNT.

Et pour fabriquer du plutonium ..... rien de plus simple, l'usine de retraitement des déchets des centrales nucléaires de La Hague en fabrique en permanence. Même si le plutonium issu d'un réacteur nucléaire n'est pas aussi pur que celui nécessaire (selon les militaires) à une bombe atomique, il n'empêche que cela fonctionne....

On voit donc que les centrales nucléaires ont en quelque sorte servi d'alibi pour faire passer dans l'opinion la "pilule" de la bombe....puisqu'elle permettent de fabriquer en toute discrétion les "ingrédients" nécessaires à ladite bombe.

A ce jour, je n'ai pas trouvé d'autres études qui infirmeraient celle de Petkau. Pas plus de contestation d'ailleurs ...

Si l'on considère donc que celle-ci est exacte, on est bel et bien obligé de revoir complètement les théories officielles actuelles. Connaissant l'inertie et la résistance habituellement opposée par les "autorités" à tout changement de paradigme, la prise de conscience risque d'être longue et douloureuse.....

Pour Bernard Lerouge, Tchernobyl aurait fait plus de dégâts "psychologiques", peur du nucléaire, stress, délocalisation, désorganisation sociale que de dégâts effectifs.

c'est vrai que les chiffres avancés par les médias immédiatement après l'explosion de Tchernobyl étaient excessivement alarmistes. Nous sommes tous conscients qu'il faut du sensationnel et du "sang" pour faire de l'audience dans les médias.... c'est lamentable, mais c'est comme ça....

Mais essayer "d'endormir" les gens avec des propos excessivement rassurants est tout aussi condamnable. Car quoi qu'en dire Mr Lerouge, les déchets nucléaires SONT UN PROBLÈME incontournable, et A CE JOUR NON RÉSOLU. A moins qu'il ne prétende vouloir construire sa maison sur le site de la centrale de Fessenheim par exemple si un jour on arrive à la démanteler complètement ??? On a bien vu des dirigeants de TEPCO boire de l'eau "larguée" après l'explosion de Fukushima.... pour essayer de faire croire qu'elle est "propre".

Ensuite, ce démantèlement des centrales arrivées en fin de vie est un problème à la fois technique (stockage et "recyclage" des "débris"), et financier, car ils n'ont JAMAIS ÉTÉ PRIS EN COMPTE DANS L'ESTIMATION DU COÛT DU kiloWATT NUCLÉAIRE.

Ce qui veut dire, que de toutes façons, ce coût du kiloWatt augmentera dans des proportions très importantes dans les prochains temps. Car il faudra bien un jour stopper Fessenheim, Brennilis, Cattenom, et les suivantes sur la liste de toutes celles qui ont déjà été plusieurs fois prolongées pour éluder la question du démembrement, avant qu'elles ne nous sautent à la figure, comme de celle de la mise en place d'énergies de remplacement, "propres"....

Mais rassurez-vous braves gens, si l'on en croit Mr Lerouge, il n'y a rien de bien grave à l'explosion d'une centrale nucléaire.

Dormez tranquilles, le CEA (et le gouvernement) ainsi que tous les organismes (ir-)responsables veillent sur vous !

Quelques précisions utiles pour mieux comprendre :

Comme indiqué en début d'article, il existe deux sortes de sources de radiations, qui TOUTES les DEUX, peuvent être nocives.

1 - les radiations naturelles, qui proviennent essentiellement du Soleil et de l'espace cosmique. Ces radiations doublent en gros d'intensité chaque fois que l'on s'élève de 1000 mètres environ.

- Il y a aussi les radiations issues du sol qui prend sa source dans les roches et minéraux radioactifs. Globalement les sols granitiques présentent une charge d'irradiation plus élevée.

2 - les radiations artificielles qui elles, sont dues aux activités humaines. Il s'agit principalement des centrales nucléaires et de tout ce qui tourne autour, depuis l'extraction de l'uranium jusqu'au retraitement et stockage des "déchets" et leur transport, en passant bien sûr par le fonctionnement de la centrale, et le démantèlement de celles arrivées en fin de vie.

Dans cette catégorie il convient de ne pas oublier les essais de bombes nucléaires faits depuis des décennies et en principe arrêtés aujourd'hui, qui eux, contrairement aux centrales qui, sauf accidents n'émettent qu'une dose relativement faible de radiations, (fuites en tous genres), par rapport à l'émission massive lors de l'explosion d'une bombe atomique, comme celles de Hiroshima et Nagasaki.

Il faut être conscient que dans une centrale nucléaire se produisent les mêmes réactions que dans une bombe atomique. Dans les centrales ces produits de fission restent en grande partie dans les barres de combustible et les installations de filtrage, mais il subsiste toujours le "problème" des déchets (et de leur transport, retraitement, et stockage).

Les points faibles des centrales qui présentent des fuites incontournables, sont d'une part les fumées qui s'échappent des cheminées, qui sont composées majoritairement de vapeur d'eau mais dans laquelle on va forcément trouver des radionucléides artificiels, ainsi que dans les eaux usées, et comme c'est déjà arrivé, par la machinerie et les systèmes d'aération.

Il s'agit avant tout de produits de corrosion qui pénètrent dans l'eau du circuit primaire de refroidissement comme le cobalt 60, le manganèse 54, le chrome 51.

Après un an de durée de fonctionnement d'une centrale de 1000 MégaWatts, il existe dans les barres de combustible un inventaire radioactif de produits de fission tels qu'environ 1000 bombes atomiques de Hiroshima pourraient les produire.

L'UNSCEAR "Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des rayonnements ionisants" a défini ainsi les nuisances biologiques dues aux radiations :

"L'étude des rapports entre dose et effet au niveau de la cellule ou en dessous n'offre aucun indice de seuil de tolérance, et doit conduire à la conclusion que des nuisances biologiques après irradiation se produisent quelle que soit la faiblesse de la dose."

Par nuisances biologiques on entend :

- les atteintes somatiques qui atteignent l'homme irradié lui-même,

- les atteintes génétiques, dommages héréditaires qui peuvent apparaître ou avoir de l'effet dans de futures générations.

Ces nuisances biologiques commencent donc DES LA DOSE ZERO, contrairement à ce qui est habituellement diffusé !

Dans l'effet PETKAU résumé plus haut et qui nous démontre que les faibles doses d'irradiation de longue durée sont autant sinon plus dommageables que les fortes doses mais de courte durée, il est important de noter que cela concerne l'atteinte de la membrane de la cellule, alors que jusqu'ici on n'avait considéré que les atteintes sur le noyau de la cellule ! On croyait que la radioactivité provoquait uniquement des atteintes génétiques. Comme l'hérédité se trouve dans le noyau cellulaire (l'ADN des chromosomes), on s'est uniquement fixé sur ce noyau cellulaire.

Beaucoup de travaux scientifiques déjà dans les années 1970 - 80 montrent que cette atteinte de la membrane cellulaire par irradiation peut aussi se produire sur des systèmes biologiques, et déjà lors de très faibles doses de 10 à 100 millirads (0.1 à 1 mGy), c'est à dire dans le domaine de l'irradiation naturelle, des retombées d'essais de bombes et de l'exploitation "normale" des centrales nucléaires.

Etude de W.S. Chelack, A. Petkau et al.

Sternglass E.J. :

"Environmental Radiation and Cell Membrane Damage". Dep. of Radiology, University of Pittsburgh, PA. 28.02.1974

"Implications of Dose-Rate Dependent Cell-Membrane Damage for the Biological Effect of Medical and Environmental Radiation". Proceedings of the Symp. on Population Exposure. Knoxville, Tenn. 21.08.1974

Les conséquences générales de l'effet Petkau sont que l'irradiation endommage toute la surface cellulaire et pas seulement le petit noyau, comme on l'a cru jusqu'ici !

Non seulement on a volontairement d'abord ignoré, puis minimisé les effets des faibles doses d'irradiation, qu'elles soient naturelles ou artificielles, mais de très nombreuses études pointent du doigt cette "pollution nucléaire" dans le cycle de la mort des forêts, qui ne serait pas seulement dûe aux pollutions chimiques de l'atmosphère, mais aussi aux radiations nucléaires des centrales, ajoutées aux radiations naturelles..

Voir à ce sujet l'excellent ouvrage de Ralph GRAEUB "L'effet Petkau" aux Editions d'en bas

Il faut aussi être conscient que "l'épidémie" de cancers, mais aussi d'autres maladies dites orphelines, rares, dégénaratives, (on ne manque pas d'adjectifs...) inconnues jusqu'ici, sont, je veux bien en partie dues au fait que l'on dépiste de plus en plus, donc forcément on trouve de plus en plus de cas. Soit. Mais ça n'explique pas forcément tout.

Nos activités "industrielles" depuis la fin des années 1800, et surtout du 20ème siècle, ont très largement contribué à répandre toutes sortes de pollutions, surtout chiimiques sous forme liquide et gazeuses. Ces pollutions ont modifié notre environnement (sols, océans, atmosphère) à un point tel qu'il y a forcément des impacts sur nos conditions de vie aujourd'hui et ... Demain....

Et le CO² n'est de très loin pas le seul responsable, pour autant qu'il ne porte seulement une (petite) part de responsabilité. Mais comme c'est un élément facile à mesurer .... et à taxer.... on s'abrite derrière pour l'instant, ce qui permet de masquer tout le reste.

Et ce reste englobe aussi toute la filière nucléaire, depuis les bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki, jusqu'aux centrales nucléaires en service et les horreurs à venir :

l'EPR de Flamanville présente de graves défauts de cuve, mais sera quand même mis en service - voir ici - au risque qu'il nous saute à la figure.....

l'ITER de Cadarache, lui en est à un stade encore pire, car sa technologie (fusion nucléaire plasmatique) est, selon les ingénieurs et chercheurs qui ont participé aux débuts de cette folie, et qui ont quitté le navire en train de couler depuis, sa technologie donc, ne peut pas fonctionner en pratique, car trop instable, et de plus, nécessite des matériaux pour que le plasma reste "confiné" dans l'anceinte, qui restent encore à trouver pour offrir une marge de sécurité suffisante.

Mais on sait que les marges de sécurité du nucléaire sont surtout "adaptées" aux besoins des industriels, et pas du tout à la sécurité de la population.....les mensonges, omissions et statistiques manipulées sont légion dans ce secteur.

En attendant tous ces "joujoux" de fous nous coûtent des sommes folles ... en pure perte.... sauf pour ceux qui les encaissent.

Toujours est-il que d'une part nous sommes soumis à des radiations naturelles, mais que nous avons, par notre inconscience contribué à modifier, et qu'en plus, nous en fabriquons des artificielles à tour de bras qui viennent s'y ajouter.

Et toutes les études qui "tirent la sonnette d'alarme" sont consciencieusement "glissées sous le tapis", car trop dérangeantes pour les énormes intérêts en jeu.

En attendant , le taux de cancers de toutes sortes explose, ainsi que d'autres maladies dégénératives pour l'être humain. Et celui-ci ignore tout aussi superbement les études qui démontrent par exemple que les forêts autour des centrales nucléaires et sous les vents dominants sont en train de mourir. Ce qui démontre une relation certaine due au "effluents" que ces centrales rejettent en permanence, autant dans l'air que dans l'eau, les deux étant liés dans le cycle de l'évaporation.

Pendant que nos dirigeants et (ir)responsables politiques s'entêtent à faire la politique de l'autruche, et que les lobbys concernés se "remplissent les poches", la population elle, "encaisse" les pots cassés.....

Jusqu'au faudra-t-il aller pour que ladite population prenne conscience et se réveille ???

A propos du stockage des déchets voir ce lien

A propos de Fukushima et du nécléaire en général

Comprendre Fukushima en deux minutes

A propos de l'impasse de l'EPR

Un passage qui en dit long sur ce qui nous attend encore à Fukushima, et qui risque de se produire n'importe où :

Les travaux entrepris sur le site du n°4 ont permis de tester ces techniques, lourdes et coûteuses. L'urgence exigeait que ces travaux soient effectués en priorité. Autour des bâtiments 1 , 2 et 3 ce travail sera beaucoup plus difficile, car les dégagements de chaleur y sont intenses. En admettant qu'il n'y ait pas eu reprise de criticité des coeurs et que ce dégagement ne soit dû qu'à la décomposition des fragments de noyaux issus des réactions de fission, il faudra réussir à y voir clair. Pour le moment on ne peut qu'arroser ces trois sites en permanence pour empêcher la température de monter au dessus de 50°. Si on ne refroidissait pas, des gaines de zirconium, contenant les éléments combustibles, claqueraient, relâchant de dangereuses substances radioactives, à l'état gazeux qui, se mêlant à la vapeur d'eau, iraient arroser tout le territoire japonais.

Ainsi l'arrosage et in fine, le stockage dans des cuves, puis l'inévitable fuite d'eau contaminée vers le Pacifique constituent ... un moindre mal. On considère qu'il vaut mieux empoisonner le poisson que de laisser des substances radioactives empoisonner de vastes étendues du territoire Japonais ( Tokyo est à 200 km ).

 

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