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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

ITER, EPR et autres centrales nucléaires franco-françaises : gouffres à milliards

9 Novembre 2018 , Rédigé par motarcs Publié dans #Environnement, #Environnement, pollutions, climat, #Géopolitique, économie, manipulations, #Medecines, Recherches, Ethique, #climat, #manipulations, #pollutions

 Je viens de visiter le site du CEA de Cadarache et le chantier d'ITER.

Ce qui m'amène à quelques réflexions sur ce sujet on ne peut plus brûlant.

 

CEA : Centre de recherche Atomique

ITER : en latin veut dire "le chemin".

C'est une machine destinée à faire fusionner des atomes dans un plasma dont le cœur se trouverait aux alentours de 150 MILLIONS de degrés, soit un peu plus de 10 fois celle au centre de notre soleil ! Et qui (en théorie) devrait permettre de créer de l'énergie...

 

Bernard BIGOT, après avoir été administrateur général du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) depuis 2009 a été nommé Directeur Général d’Ier organisation. C’est le troisième directeur après le japonais Osamu Motojima.

 

L’ancien patron du CEA a présenté en mai 2016 le nouveau coût du projet ITER et un nouveau calendrier.

Le coût est à présent évalué à 20 milliards d’euros ! ce n’est plus 3 fois mais 4 fois le montant initial !

Et le premier plasma est renvoyé à 2025, soit 9 ans de retard sur le calendrier.

Chaque jour de retard coûte très cher, environ un million d'euros !

Le calendrier initial était « irréaliste », un « calendrier d’annonce politique » affirme Monsieur Bigot. Cette fois, c’est un « calendrier ambitieux mais crédible » assure-t-il. On peut bigrement en douter.

Cette date de 2025 suppose qu’aucun imprévu ne vienne provoquer un nouveau retard. Cela tiendrait du miracle !

L'ampleur des nouveaux délais et surcoûts a surpris les 7 pays partenaires du projet (Union européenne, Russie, Japon, États-Unis, Chine, Inde, Corée du Sud) mais le Conseil ITER a tout de même validé ce plan le 16 juin 2016.

Les pays partenaires vont donc rajouter 4 milliards d'euros durant les dix années à venir, uniquement pour la construction et l’assemblage de la machine.

Ils devront rajouter encore 600 millions d'euros pour aller jusqu'en 2035 a précisé Mr Bigot. Soit une rallonge budgétaire de 4,6 milliards d’euros d’argent public. Pour l'Europe, cela représente un surcoût de 2 milliards d'euros. Ce qui fait 400 millions € pour la France, pays hôte, qui doit y participer à hauteur de 20%.

La participation des collectivités territoriales (conseil général des départements limitrophes et conseil régional PACA) était jusque-là de 470 millions d'euros, dont 152 pour la région PACA. En septembre 2016, Christian Estrosi, président de la région PACA, a signé une rallonge de 43 millions d'euros. Ce qui porte à 200 millions la participation de la région. Il a rappelé son « indéfectible soutien à la filière nucléaire ».

 

Lors du débat public (2006) la date des premières expériences de fusion était prévue pour 2016. C’est aujourd’hui repoussé à fin 2025, soit 9 ans de retard.

Plus de 200 convois exceptionnels de Berre à Cadarache (104km) sont prévus pour amener les pièces de la machine réalisées par les différents partenaires internationaux

Seuls 15 convois ont parcouru la route à ce jour.

Les bâtiments prévus pour accueillir les pièces ne sont pas prêts, ce qui pose de sérieux problèmes.

Alors, pour gérer les arrivages en amont, Iter Organisation a signé avec l’équipementier Daher le 1eroctobre 2016, un bail pour la location de deux cellules de 6 000 m², 3 500 m² de stockage en extérieur, et une option pour 12 000 m² supplémentaires sur la zone de Distriport, à Fos-sur-mer.

D’importants travaux sont en cours pour renforcer la dalle, construire un portique capable de soulever et manutentionner les charges, agrandir la porte pour faire passer les gros colis, jusqu’à 20 mètres de haut, 5 mètres de large et pouvant peser 30 tonnes.

 

Mais depuis 1 an environ « ITER avance » claironne B. Bigot pour redonner confiance aux partenaires du projet.

C’est vrai que de gigantesques bâtiments s’élèvent à présent sur la plate-forme de 42 hectares qui a remplacé la forêt domaniale :

Le Bâtiment d'assemblage (6 000 m²) où seront préassemblés les principaux éléments de la machine, est en cours d’équipement.

Le bâtiment de bobinage (12 000 m²) est aussi en cours d’équipement pour la fabrication des bobines de champ poloïdal du système de confinement magnétique d'ITER.

Le complexe Tokamak (440 000 tonnes) chambre de confinement magnétique prévue pour l’expérience de fusion nucléaire, est en construction et doit être terminé en 2018.

L’usine cryogénique est en construction sur une zone de 8 000 m². Elle est prévue pour produire 12 500 litres d’hélium liquide à moins 170 degrés pour assurer le refroidissement des bobines supraconductrices et doit être prête en avril 2017.

Le bâtiment de chauffage RF Attenant au Hall d’Assemblage, ce bâtiment en cours de construction accueillera les systèmes de chauffage du plasma (micro-onde et radiofréquence).

90% des composants sont en cours de fabrication dans les différents pays partenaires et seront progressivement livrés.

 

La phase d’assemblage va bientôt commencer. Les très grandes pièces devront être assemblées sur place.

Ci-dessous rappel des dates-clés revues actuellement :

2014-2021 : Construction du Bâtiment tokamak (accès dès 2019 pour les premières opérations d'assemblage)

2010-2021 : Construction de l'installation ITER et des bâtiments auxiliaires nécessaires au Premier Plasma

2018-2025 : Assemblage

Déc. 2025 : Premières expériences de fusion

Fin 2035 : Expériences de fusion à pleine puissance

 

Le but d'ITER est de générer une puissance de 500 Mégawatts durant au moins 6 minutes avec 50 Mw injectés, soit libérer dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme. Le record actuel est détenu par le tokamak européen JET qui a dégagé une puissance de 16 Mégawatts pour 23 Mwatts injectés durant une seconde !

Les inconnues technologiques sont telles que la probabilité de réussite de cette expérience est quasiment nulle.

Trois problèmes majeurs :

- les tokamaks sont des machines foncièrement instables et il est très difficile d’y maintenir un plasma à très haute température. Des disruptions sont très probables, pouvant mener à la perte totale du plasma en quelques millisecondes et provoquer des dégâts considérables sur la machine.

- La fusion produit des neutrons de très haute énergie qui iront bombarder les parois de l'enceinte de confinement risquant fort de la détériorer et la rendre radioactive. Aucun matériau connu ne peut résister à un tel bombardement.

- Personne ne sait produire du tritium, in situ, à partir de lithium bombardé par les neutrons du réacteur, pour un fonctionnement en continu ; cette partie ne fait pas partie du projet ITER.

Une centrale qui utiliserait la fusion nucléaire aurait besoin d'au moins 50 kg de tritium par an. Le total des réserves mondiales de tritium se situe autour de 20 kg. Et le tritium, isotope de l’hydrogène, est hautement radioactif et impossible à confiner.

 

AVANT LEXPÉRIMENTATION, LE TRÈS PROBABLE CAUCHEMAR DE LASSEMBLAGE !

Une fois la laborieuse construction achevée, va commencer la phase d’assemblage, un puzzle géant qui a de fortes chances d’être un casse-tête insurmontable. Pour ne pas prendre trop de retard sur le calendrier, la construction des pièces a démarré, alors que des parties importantes étaient incomplètes au niveau de la conception du tokamak.

Et il est impossible de retoucher quoi que ce soit, même s’il y a des erreurs sur le plan initial. La fabrication des pièces ayant démarré un peu partout dans le monde, la moindre modification sur un élément de la machine a des répercussions en chaîne insurmontables.

Concernant le complexe tokamak, il faudra que sa construction soit parfaite, car pour conserver une étanchéité absolue, aucune retouche ne sera possible une fois la construction terminée. Et vu le gigantisme et la complexité de la machine nous pouvons vraiment en douter ! La fabrication des éléments répartie entre les différents partenaires ajoute encore de gros risques d’erreurs et de surprises à l’assemblage.

 

Qui peut encore croire la propagande diffusée prétendant que ITER et la fusion nucléaire puisse nous apporter « l’énergie propre et abondante de demain » !?

C'est pourtant l'argument massue martelé tout au long de la visite autant au CEA que sur le chantier d'ITER.

La fusion nucléaire est très loin de devenir une source industrielle d'énergie. C’est en tous cas impossible avec les technologies actuelles utilisées par ITER. La construction du réacteur ITER est bien plus complexe que celle d’un EPR comme celui de Flamanville, réacteur à fission nucléaire classique qui a pourtant actuellement 6 années de retard, un coût qui a plus que triplé, et n’est toujours pas achevé, sans oublier les défauts de fonderie de la cuve décelées après l’installation in situ, ainsi que des défauts de soudures dans le circuit secondaire, circuit qu'EDF est obligé de refaire complètement, et qui feront que l’on aura (probablement) le culot de démarrer cet engin malgré ces défauts volontairement minimisés par l’ASN, pour ne pas condamner à mort tout le projet EPR.

 

Le véritable coût d'ITER est impossible à définir. Ce n'est pas seulement une question de finances, mais aussi de technologie.

ITER n’est qu’un projet expérimental à l'état de recherche fondamentale, un jouet de riches.

 

Est prévu ensuite DEMO, un démonstrateur pré-industriel, pour « prouver la faisabilité industrielle de cette technologie vers 2040 et démontrer que la fusion pourrait, à l'horizon 2050, produire de l'électricité à l'échelle industrielle » ?!? Sachant que ces dates sont éminemment élastiques…. et allègrement dépassées, pour autant que tout le projet ne soit pas abandonné avant !

 

Pour DEMO la barre est placée bien plus haute que pour ITER : le réacteur devra être d'une dimension 15 % supérieur, le plasma 30 % plus dense, et produire en continu de 2000 à 4000 MW d'électricité ! (Production nette, c’est-à-dire déduite de toute l’énergie nécessaire à produire les « ingrédients » (tritium, froid, champs magnétiques, etc ainsi que le « démarrage » et l’entretien de la fusion … )

Et il reste à résoudre les problèmes laissés de côté avec ITER, comme celui indispensable pour un fonctionnement en continu, de parvenir à produire du tritium à l’intérieur de la machine et trouver les matériaux adéquats.

 

ITER est de toutes façons une vieillerie des années 50-60, périmée avant d’exister.

 

A ma question posée à la gentille conférencière, à qui je demandais comment on ferait, si entre-temps on trouvait des matériaux capables de résister (au moins un peu mieux) aux températures en jeu, et à « l’érosion neutronique » je n’ai pas entendu de réponse…… puisque tout simplement ça supposerait de tout recommencer au début, aucune modification en cours de route n’étant possible.

 

Engloutir de telles sommes dans ce genre de projet relève pour mon compte de la plus parfaite irresponsabilité des politiques qui signent les chèques.

 

Pour ceux qui désirent approfondir le sujet, voici quelques liens :

https://www.youtube.com/watch?v=ly3n8585rjE 

C’est une série de 5 vidéos.

A noter que l'auteur de ces vidéos, Jean-Pierre Petit, est astro-physicien et a donc une connaissance très précise du sujet.

https://www.jp-petit.org/NUCLEAIRE/ITER/ITER_fusion_non_controlee/Chronique_faillite_annoncee_long.pdf 

 

Et plus généralement si l’on tape dans google « jean-pierre petit iter » on trouve toute une série de liens.

https://www.google.com/search?q=JP+Petit+iter&rlz=1C1CHBF_frFR817FR818&oq=JP+Petit+iter&aq%20s=chrome..69i57j0.3326j0j8&sourceid=chrome&ie=UTF-8 

 

https://www.jp-petit.org/nouv_f/lettres_ouvertes/charpak/charpak_lettre_ouverte.htm 

Et en cherchant un peu, on en trouve beaucoup d’autres qui contredisent totalement les versions officielles qui éludent systématiquement toutes les questions qui risquent de ne jamais avoir de réponse.

 

En attendant ITER monopolise des budgets faramineux qui pourraient être investis dans d’autres axes de recherches moins surréalistes …..

 

A noter que dans le cas d’ITER on affirme sans rougir que la version définitive sera une machine dite surunitaire, puisqu’on prétend pouvoir extraire 500 MW en injectant 50MW.

 

Alors que la communauté scientifique « officielle » tire à boulets rouges sur toute autre machine sur-unitaire qui a déjà été essayée (Z-Machine, etc….) en les ridiculisant et en disant que c’est impossible.

 

Ce qui jusqu’ici est foncièrement vrai, puisque jusqu’à présent on ne sait que transformer une énergie, mais pas en créer….

 

Mais dans le cas d’ITER, on n’est pas à une contradiction près !

 

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