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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Le réchauffement climatique anthropique aurait débuté il y a au moins 180 ans, au tout début de la révolution industrielle

30 Décembre 2018 , Rédigé par motarcs Publié dans #Environnement, #Environnement, pollutions, climat, #Recherches, #climat, #pollutions, #économie

Voici un article paru sur le site du CNRS et de l’Institut National des Sciences de l’Univers. Pour ces chercheurs, le réchauffement actuel pourrait avoir commencé vers le tout début de l'ère industrielle, à savoir vers les années 1830, à l'apparition des premières usines à charbon rejetant du CO². Sauf que..... si c'était vraiment le cas, nous devrions aujourd'hui avoir un réchauffement bien plus important que celui estimé actuellement. Toute la difficulté de toutes les mesures (extrêmement rares pour ne pas dire quasi inexistantes avant le début du siècle, et voir aussi leur fiabilité !, tout comme les mesures actuelles qui sont bien trop concentrées dans l'hémisphère Nord TERRESTRE, et quasi absents ou très rares dans la partie océanique de l'hémisphère sud) et toutes les modélisations qui peinent à intégrer les "régulations" naturelles (réabsorption océanique et botanique du CO²) à un tel point qu'on peut vraiment se demander si les projections qui en résultent ont le moindre sens.

Peut-on vraiment conclure de façon indiscutable à une tendance climatique à plus ou moins court ou moyen terme sur la base de mesure de températures ponctuelles, et ô combien balbutiantes et parcellaires. D'ailleurs les fourchettes de réchauffement annoncées par le GIEC varient tellement d'un rapport à un autre, et sont d'une telle ampleur, que pour un esprit critique elles finissent par ne plus vouloir dire grand'chose....

Puisque si on considère ce que l'on peut déduire du climat dans le passé plus ou moins lointain, on est forcé de constater que ce climat n'a JAMAIS été stable, il a donc varié BIEN AVANT que l'homme puisse avoir une quelconque influence, sauf à penser que les premiers feux allumés au silex par les hommes préhistoriques pour cuire le produit de leur chasse ou pêche aient pu contribuer à l'effet de serre, et être responsables des premiers maximas constatés...

Mais alors quelle serait la cause des minimas glaciaires, et ce, encore au Moyen-âge pour le dernier ??? 

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S’appuyant sur une synthèse unique de données paléoclimatiques, un groupe international de chercheurs vient de montrer que le réchauffement climatique dû aux activités humaines aurait débuté il y a près de deux siècles, soit au début de la révolution industrielle. En outre, ce réchauffement n’aurait pas débuté de manière synchrone et ne se serait pas déployé au même rythme sur l’ensemble de la planète. Réalisés dans le cadre du programme international "Past Global Changes 2k", auquel participent des chercheurs du Laboratoire d’océanographie et du climat : expérimentations et approches numériques (LOCEAN/IPSL, UPMC / CNRS / MNHN / IRD) et du Centre européen de recherche et d’enseignement de géosciences de l’environnement (CEREGE/PYTHÉAS, CNRS / Université Aix-Marseille / IRD / Collège de France), ces travaux révèlent l’extrême sensibilité du climat aux perturbations anthropiques.

Trop rares et incertaines avant 1900, les mesures directes de température ne permettent pas d’estimer la température de la planète avant cette date. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le changement climatique anthropique est généralement considéré comme un phénomène du XXe siècle. En revanche, le réchauffement imputable à l’homme depuis 1900 a pu être estimé : il a été en moyenne de l’ordre de 1°C.


                                           http://www.insu.cnrs.fr/files/imagecache/largeur-200/gastineau_nantyglo_1820.jpg                                     

Image par Henry Gastineau de ferronneries au Pays de Galles du Sud pendant la révolution industrielle, vers 1820. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gastineau_Nantyglo_1820.jpg

Une équipe de 25 scientifiques provenant d'Australie, des États-Unis, d’Europe et d’Asie et travaillant ensemble dans le consortium "Past Global Changes 2000 years (PAGES 2K)" a réalisé une synthèse de diverses reconstructions de la température à la surface de la planète ayant donné lieu à publication et couvrant les 5 derniers siècles. Ces estimations de températures ont été principalement obtenues à partir de l’analyse de coraux et de sédiments marins pour les températures océaniques et de cernes d’arbres, de spéléothèmes et de carottes de glace pour les températures de l’atmosphère à la surface des continents.
Bien que surprenants, les résultats obtenus par les chercheurs sont clairs : le réchauffement climatique auquel nous assistons a commencé au tout début de la révolution industrielle, il y a environ 180 ans. Cette étude met donc en évidence un réchauffement plus précoce que les scientifiques ne l’avaient envisagé jusqu’à présent.

De plus, cette synthèse unique de données à l’échelle globale montre que le réchauffement actuel n’a pas débuté de manière synchrone sur l’ensemble de la planète. En effet, le réchauffement a d’abord touché la région Arctique et les océans tropicaux, et ce dès les années 1830, avant d’atteindre les autres régions de l’hémisphère nord. Dans l’hémisphère sud, comme en Australie ou en Amérique du Sud, le réchauffement n’est détectable dans les archives paléoclimatiques que près d’un siècle plus tard.

Il apparaît également que la région arctique s’est réchauffée à un rythme de 1°C par siècle depuis le début du XIXème siècle, donc deux fois plus vite que les continents de l’hémisphère nord et que les océans Indien et Atlantique. Dans l’hémisphère sud, le réchauffement a atteint au mieux 0,2°C par siècle durant la même période.

Ces données ont également permis de dater précisément le moment où le climat a dévié de son état naturel. Il s’avère ainsi que même si les températures ont augmenté dès le début du XIXe siècle, l’amplitude du réchauffement n’a excédé celle des fluctuations naturelles des températures qu’un siècle plus tard.

Seules les données paléoclimatiques permettent de détecter des changements de températures aussi ténus que ceux rapportés dans cette étude pour la période 1830-1900. L’incertitude sur l’estimation de ces changements découle principalement de la calibration de chaque proxy à la base des reconstructions paléoclimatiques. Le fait de sélectionner un grand nombre de reconstructions paléoclimatiques issues de proxys et d’archives différents sur la base de critères de qualité définis par le groupe a permis aux chercheurs de tester et de valider, région par région, leur robustesse.

Enfin, les simulations réalisées avec les modèles climatiques prenant en compte les forçages solaires, volcaniques et anthropiques confirment, sauf pour l’Antarctique, ce que révèlent les données paléoclimatiques, tant sur la précocité que sur l’asymétrie du réchauffement lié à l’homme.

En montrant que l’incidence des gaz à effet de serre sur les températures est détectable même à leurs faibles niveaux du début de l’ère industrielle, ce travail illustre l’extrême sensibilité du climat à de telles perturbations anthropiques.

Pour en savoir plus: 

Sur le site de PAGES

Source(s): 

Abram, N. J., H. V. McGregor, J. E. Tierney, M. N. Evans, N. P. McKay, D. S. Kaufman, & the PAGES2k Consortium (K. J. Anchukaitis, K. Thirumalai, B. Martrat, H. Goosse, S. J. Phipps, E. J. Steig, K. H. Kilbourne, C. P. Saenger, J. Zinke, G. Leduc, J. A. Addison, P. G. Mortyn, M.-S. Seidenkrantz, M.-A. Sicre, K. Selvaraj, H. L. Filipsson, R. Neukom, J. Gergis, M. A. J. Curran, V. Trouet and L. von Gunten): Early onset of industrial-era warming across the oceans and continents, Nature, 25 août 2016

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L'article original est consultable ici

 

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