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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

A propos des médicaments génériques

2 Novembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Medecines, Recherches, Ethique

Controverse à propos des médicaments génériques.

Voici un résumé du courrier adressé par le Médecin Généraliste Julien BLAIN à la Sécurité Sociale en septembre 2008, et qui en dit long sur la "politique de santé" de nos gouvernements, tous bords politiques confondus.

Préambule :

Il convient d'apprécier à sa juste valeur le contenu de cette lettre. Ce médecin, au demeurant fort courageux, pour ne pas dire suicidaire...., émet des doutes, fort justifiés et argumentés, sur la "qualité" des produits chimiques présentés comme des médicaments génériques, à la place d'autre produits chimiques, eux aussi, mais de marque, sensés tous être des médicaments.

Le tout, pour le plus grand bénéfice de l'industrie de la maladie organisée, puisque, comme le Docteur Blain le dit si bien, il ne pense connaître qu'une toute petite partie de l'iceberg.

On peut dévoiler une autre partie de cet iceberg, explicité dans tous les sens dans différents articles de ce blog, sur l'INCAPACITE REELLE de tous ces produits chimiques, synthétisés le plus souvent, faut-il le rappeler, ou l'apprendre à ceux qui l'ignorent, à partir de molécules issues de l'industrie pétro-chimique (!!!), à GUERIR REELLEMENT les maux pour lesquels ils sont prescrits (!), puisque dans le meilleur des cas, ils n'arriveront qu'à "étouffer" des symptômes, sans pour autant faire disparaître la (ou les) cause(s) première(s) de ces symptômes.

Une petite question subsidiaire m'est venue à l'esprit à la lecture de cette lettre : il serait intéressant de connaître l'origine des fonds qui ont permis la création de cette quarantaine de laboratoires de fabrication de produits génériques (en 2008).

Sont-ils réellement totalement indépendants des grands laboratoires (SANOFI, GSK, PFITZER, etc, etc,), ou bien est-ce que ces derniers ont réinvesti dans ce secteur pour conserver leur main-mise totale sur le marche de la maladie ???

Voici un résumé des points importants de ce courrier :

Le Docteur Blain répondait à son confrère, le Dr Simon LORIERE des services de SS du Val d'Oise, ainsi qu'a divers courriers d'intimidation de la CPAM adressé aux assurés du Val d'Oise auxquels le pharmacien n'a pas délivré le générique de certains médicaments. (Comme si les malades pouvaient être tenus responsables de la délivrance ou non de génériques.....).

Il résume dans son courrier que les 3 arguments des Autorités pour inciter à prescrire des génériques, et les patients de les accepter, sont de dire qu'ils sont :

-         AUSSI EFFICACES que les médicaments de marque

-         AUSSI SÛRS

-         MOINS CHERS.

Voici les observations du Dr BLAIN sur ces 3 points :

-         ILS SONT "AUSSI EFFICACES" : NON, C'EST UN PREMIER MENSONGE. Contenir le même principe actif ne veut pas dire, forcément, "aussi efficace". Un générique, a, légalement, le droit d'être 20% moins efficace que le médicament de marque. Or, le seul son de cloche que tout le monde entend, c'est que "Le générique est identique au médicament de marque" (ou princeps). 1er mensonge !

Les excipients peuvent aussi LEGALEMENT être différents. Suivent des détails sur différents exemples relevant de la pratique du médecin, concernant des différences notables qu'il a relevé dans l'utilisation pratique (dissolution, ou consistance lorsqu'on les casse pour les diviser ....) concernant les génériques de ROCEPHINE, LEXOMIL, ALDACTAZINE, qui prouvent donc leur différence de composition.

-         AUSSI SÛRS : DEUXIEME MENSONGE.

La CPAM du Val d'Oise écrit aux patients que "les génériques sont soumis aux mêmes contrôles". Comme les laboratoires qui les fabriquent sont autorisés à les sous-doser, à modifier les excipients, à changer les formes orales, cela remet en cause des années de recherche et de mise au point des médicaments de marque. Le VIDAL 2008 précise, page 1, section rouge : "les spécialités génériques sont dispensées de fournir les études toxicologiques, pharmacologiques et cliniques habituellement demandées pour l'obtention de l'AMM (Art R.512-29, 2°c du CSP)".

D'autre part, il existe bel et bien DEUX TYPES de génériques :

1) Ceux identiques aux médicaments de marque, car fabriqués par les mêmes laboratoires, sur les mêmes chaînes de fabrication ;

2) Et ceux fabriqués par les nouveaux venus sur le marché du médicament, les laboratoires qui ne fabriquent QUE du générique (ils seraient plus d'une quarantaine d'après le VIDAL 2008).

Souvent ces laboratoires n'ont qu'une adresse postale en France, un siège social dans un paradis fiscal, un site de fabrication dans les pays de l'Est, en Chine, en Inde, au Pakistan. Ils ne s'approvisionnent qu'en matières premières les moins chères, qui peuvent donc contenir des impuretés, tout cela dans l'objectif unique d'un profit maximum.

Exemples concrets :

-le laboratoire BIOGARAN [ndlr: quelle belle trouvaille que ce nom !] donne une adresse en France (à Colombes), mais fabrique un générique de pilule en Hongrie.

-Le récent scandale du LOVENOX [voir en bas de page*], contaminé par des matières premières frelatées en provenance de Chine et qui avait fait plusieurs décès... alors qu'il ne s'agissait dans ce cas précis PAS d'un générique, mais d'un princeps fabriqué par SANOFI, devrait faire réfléchir....

En pratique : c'est que très souvent, sinon toujours, le médecin ignore quel type exact de générique il prescrit, et de plus lequel sera délivré au patient par le pharmacien ! Si bien que le médecin n'a plus aucune maîtrise sur les différents médicaments qu'il prescrit.

Les génériques doivent être considérés comme des médicaments différents de ceux qu'ils sont censés copier.

-         MOINS CHERS : FAUX PROBLEME.

En France, ce n'est pas comme aux Etats-Unis, ce ne sont pas les laboratoires pharmaceutiques qui fixent le prix des médicaments, mais le CEPS (Comité Economique des Produits de Santé), autrement dit : l'ETAT, qui impose un prix fabricant pour tous les médicaments remboursés (principes ET génériques). Si ce comité considère qu'un médicament princeps est trop élevé, la logique voudrait donc qu'il le baisse, voire mieux, qu'il aligne le prix des princeps sur celui des génériques, moins chers. Au lieu de cela, il laisse le princeps dans le commerce au prix qu'il a lui-même fixé, mais qu'il trouve maintenant excessif, et applique au générique un prix inférieur et demande qu'on choisisse ce dernier.... [ndlr : Il faut bien continuer à vendre les plus chers pour leur donner une chance d'amortir leurs brevets...]

Le même principe du bonus-malus automobile qui autorise la vente de voitures dégageant du CO² au-delà de la valeur qu'il a fixée et pénalise l'acheteur de cette voiture trop polluante.... .

Si le gouvernement était crédible, pourquoi le prix public de certains génériques est-il supérieur, quelques centimes d'euro suffisent, à celui de leurs principes ?

Si le gouvernement était crédible, pourquoi accepte-t-il, sans limites, une telle profusion de génériques du même médicament de marque : 15 pour le SECTRAL, 17 pour le ZOVIRAX, 19 pour le CELECTOL, 23 pour le DIANTALVIC, jusqu'à 27 pour le MOPRAL, selon le VIDAL 2008.

Pourquoi prescrire, sinon accepter que le pharmacien délivre un générique, si je sais qu'il est exactement au même prix public que son princeps ?

Puisque l'Etat (donc la Sécu) sont adeptes de la politique du "Tout générique", pourquoi les médicaments de marque, le plus souvent plus chers (mais pas toujours) que leurs génériques, sont-ils toujours dans le commerce ?

En plus des problèmes d'intolérance, d'efficacité et de risque de confusion, l'existence des génériques crée un autre sujet de discorde, en rapport avec le prix des médicaments, celui de la substitution par le pharmacien.

Est-il normal que le médecin doive écrire "non substituable" sur l'ordonnance, si lui ou le patient ne veulent pas de génériques, sans quoi le pharmacien délivre automatiquement le générique, ou, depuis peu, ne pratique plus le tiers payant, si le patient refuse le générique ?

CONCLUSION : Il est donc évident que la question des génériques est plus complexe qu'il n'y paraît, et surtout, est entachée de zones d'ombre, bien absentes des discours officiels rassurants, et couvertes par une omerta d'Etat relayée à tous les niveaux de la pyramide politique, économique et sociale. S'agissant de la santé, l'inquiétude est de mise.

La seule légitimité d'exister des génériques est la libre concurrence, dès lors que le brevet est tombé dans le domaine public. Mais de là :

1°) à apporter la moindre modification pharmaceutique au générique par rapport au médicament de marque (un générique doit en tous points être strictement identique au princeps);

2°) à alléger les contrôles de fabrication des génériques;

3°) et à forcer la main aux médecins et aux patients, ce n'est pas acceptable.

Sans compter la traçabilité plus que douteuse de certains laboratoires, qui ferait penser à une certaine forme de mafia.... .

Le but réel de la raison d'être des génériques est de culpabiliser le médecin, et le patient de les refuser, et de les rendre responsables de la disparition de la sécurité sociale actuelle, alors qu'en haut lieu, la décision est déjà prise depuis longtemps de la privatiser TOTALEMENT, au même titre que n'importe quelle assurance automobile ou habitation.

 L'intégralité du courrier peut être visualisé ici : 

http://www.alliance-pour-la-sante.com/lettre-du-dc-julien-blain.html    

Le Docteur Blain a envoyé un premier Dossier pour prévenir des risques sanitaires et humains :

-       - au Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy (2008)

-       - au défunt Président de la cour des comptes, Monsieur Philippe Seguin (2008)

-       - à la Commission des comptes de la Sécurité Sociale (2008)

-       - à la Radio RTL (2008)

-       - au journal Le Parisien (2008)

Personne, à ce jour, n’a daigné lui répondre, aucun journaliste n’a souhaité publier le moindre article sur ce sujet de santé publique, traité par l’ignorance, le docteur Blain se bat pour informer le citoyen Français sur le problème des Génériques.

Nous vivons une époque formidable...

*LOVENOX : En France, l’interdiction de ce produit remonte au 15 mai 2008. Après diverses expertises réalisées par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, l’AFSSAPS, «la présence anormale de chondroïtine persulfatée, dans des lots de matière première servant à la fabrication d’héparine sodique et d’HBPM», sera prouvée.

«Parmi les lots de Lovenox, avec une présence anormale de chondroïtine persulfatée, doivent être retirés 11 lots qui présentent les concentrations les plus élevées, bien que demeurant très inférieures à celles relevées dans les cas d'effets indésirables graves américains et allemands, avec des héparines sodiques utilisées par voie intraveineuse», peut-on lire dans un communiqué de l’AFSSPS.

Des investigations démontrent que le médicament peut entraîner de graves dommages pour certains patients. Il aurait même causé plusieurs décès. Ainsi, Sanofi Aventis procédera, en accord avec l’AFSSAPS, au «rappel de 11 lots d’Enoxaparine (Lovenox)». La série de retraits — dont le premier a eu lieu en mai — devait être clôturée en août 2008.

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Faculté des Sciences de la Terre, de la Géographie et de l'Aménagement du Territoire 11/01/2015 10:48

merci pour la présentation et l'explication