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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Allergie ou Intolérance ?

11 Avril 2013 , Rédigé par motarcs Publié dans #Alimentation, nutrition, diététique

Introduction :

Etant donné le mode d’action d’une allergie ou d’une intolérance, qui font toutes les deux intervenir, entre autres, divers éléments constitutifs du système immunitaire, il convient, avant d’entrer dans les détails de la « mécanique » de ces affections, de préciser certains points qui permettront d’expliquer quelque peu les origines de ce problème qui, de nos jours, touche une partie de plus en plus importante de la population.


Notre système immunitaire propre se construit dès notre naissance, sur la base des différentes « informations » que l’organisme du nouveau-né aura reçu pendant sa gestation et surtout va recevoir, une fois le cordon ombilical coupé, d’une part via le colostrum tout d’abord, puis, idéalement, par le lait maternel pendant au moins 6 mois. Ensuite, il continuera à se développer lorsque son alimentation passera progressivement au « solide ». Pendant tout ce temps, l’air qu’il respirera participera lui aussi à cette construction. Pendant tout cet « apprentissage » il va apprendre à discerner ce qui fait partie intégrante de son organisme et ce dont il a besoin pour se développer et maintenir son équilibre, chimique et énergétique, c’est-à-dire le « moi », et ce qui lui est étranger, inutile, voire nocif et dangereux, le « non-moi ».

Deux cas se présentent déjà ici qui détermineront la base de la « qualité » du système immunitaire et plus largement l’équilibre général de l’organisme du nouveau-né, et de l’adulte à venir :

  1. l’allaitement maternel, qui devrait toujours être l’option choisie, sauf les rares cas d’empêchement absolument incontournables,
  2. l’allaitement « au biberon », avec du lait animal, « maternisé » ou non.

Dans le premier cas, la qualité plus ou moins « bonne » du système immunitaire de la maman sera le modèle sur lequel sera « copié-collé » celui de son enfant. Selon qu’elle a un mode de vie sain, ou qu’elle s’adonne à diverses drogues, tabac et/ou alcool et autres, le nouveau-né en « bénéficiera », dans un sens ou dans l’autre.

Dans le second cas de l’allaitement au biberon, le modèle de base qui servira de référence au système immunitaire en construction sera celle du lait animal…… généralement de vache. Première erreur de « départ », car les informations contenues dans ce lait ne correspondent EN RIEN aux besoins du nouveau-né humain. Voir les détails ici :  Le lait de vache est fait pour faire des veaux et non pas des humains.


Deuxième erreur de départ, pendant cette période d’allaitement, surviennent une quantité abominable d’agressions de ce système immunitaire en construction par des « programmes vaccinaux » insensés, qu’ils soient recommandés ou obligatoires.


Contrairement aux affirmations du lobby vaccinal, la vaccination est une totale hérésie, qui, au lieu de « stimuler » le système immunitaire, le « leurre », en ce sens que les réponses immunitaires induites par les produits injectés ne correspondront JAMAIS exactement à ceux nécessaires pour faire face à la maladie contractée naturellement. De plus, le « cocktail » vaccinal comporte des composants comme l’aluminium, le mercure, des résidus de formol, des résidus de cellules de culture animale (les cellules sur lesquelles sont cultivées les souches vaccinales) qui vont provoquer des réactions de rejet spécifiques qui n’ont pas lieu d’être. Enfin, certains composants des vaccins, vont par leur ressemblance avec certaines cellules ou autres du corps humain, provoquer une réaction « croisée » qui fera le lit des maladies auto-immunes de plus en plus fréquentes aujourd’hui. Voir ici les divers articles qui détaillent les folies de ce dogme vaccinal.


Viennent ensuite, tous les polluants auxquels nous sommes tous confrontés dans notre mode de vie moderne : la liste est très longue, et parmi les plus importants, l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons (même quand elle est considérée comme potable par nos chères autorités), l’alimentation (industrielle, mais la bio, bien que moins polluée directement que l’industrielle est très loin d’être parfaite, étant donné l’environnement où elle est cultivée, tels que l’air, l’eau …. Et les cultures OGM qui sont devenues quasi inévitables, au moins par « contamination », et notre mode de vie en général.

Ces « erreurs » étant malheureusement subies pour celles qui nous sont imposées, et faites par celles que nous « choisissons », on en arrive aux « effets » néfastes qu’une partie de plus en plus importante de la population a le malheur d’expérimenter.

Pour se protéger de tout « intrus » (par définition indésirable), l’organisme dispose de toute une « batterie » de processus qui permettront normalement de neutraliser et si possible, évacuer l’intrus. En fonction de la nature de cet intrus, divers moyens peuvent être mis en œuvre, soit séparément, soit l’un après l’autre ou simultanément si nécessaire.


Distinguer l’allergie de l’intolérance

Selon les auteurs, deux formulations parfois extrêmes, parfois plus nuancées, et à première vue opposées sont utilisées. Les uns avancent que :

  1. L’intolérance est une allergie (ou une forme d’allergie), c’est à dire une réaction inappropriée du système immunitaire.

La différence principale entre l’allergie pure et l’intolérance, est le temps de réaction et la force de la réaction. 

La réaction est immédiate pour l’allergie (dite aussi allergie de type I) et parfois forte (œdème de Quincke et choc anaphylactique notamment), souvent locale, au niveau de l’exposition à l’allergène. Il est donc relativement facile d’identifier le « coupable » et de prendre des mesures adéquates.

La réaction est différée dans le temps (plusieurs heures à plusieurs jours, voire plus) pour l’intolérance (appelée aussi allergie de type IV par certains), plus subtile, et ne se matérialisant pas forcément au lieu de l’exposition. L’intolérance alimentaire peut être assimilée à une allergie de type IV.


Les autres, au contraire, disent que :

  1. L’intolérance au gluten est une maladie auto-immune et n’est donc pas une allergie. C’est notamment la position prise par l’AFDIAG.

Après avoir étudié les positions des uns et des autres, il en ressortirait que les deux ont partiellement raison.


Je m’explique :

Dans les deux cas, allergie et intolérance, les immunoglobulines IgA sont mobilisées.

Mais dans une allergie quelconque, c’est en tout premier lieu ces immunoglobulines IgA qui sont mobilisées, tandis que dans la maladie coeliaque, bien que les IgA soient mobilisées, elles ne sont dirigées contre l’allergène que lorsque cet allergène, la gliadine par exemple (pour le blé) aura traversé la barrière intestinale à cause de sa trop grande perméabilité. Il y a donc des parties de « mécanismes » communes aux deux affections, ce qui permet aux uns et aux autres d’avoir à la fois raison et tort, car dans le cas de la maladie coeliaque le processus exact n’est à ce jour (2013) pas entièrement connu.


La définition officielle de la médecine de la maladie cœliaque est :

« La MC est une entéropathie inflammatoire chronique auto-immune provoquée par un antigène alimentaire, la gliadine du gluten. Elle affecte principalement le tractus gastro-intestinal. Elle se caractérise par une inflammation chronique de la muqueuse du petit intestin pouvant conduire à une atrophie des villosités intestinales, une malabsorption et d’autres manifestations cliniques. Ces manifestations cliniques peuvent débuter aussi bien pendant l’enfance qu’à l’âge adulte. 

La MC est caractérisée par une réponse immunitaire anormale à l’égard de la gliadine du gluten. Un schéma pathogénique intégrant la liaison génétique aux molécules HLA et l’enzyme-cible des autoanticorps, la transglutaminase, fait jouer un rôle central aux lymphocytes T CD4+ du chorion, qui répondent à certains peptides de la gliadine présentés par les molécules HLA-DQ2/8 après désamination de la transglutaminase. La production des autoanticorps serait secondaire à la reconnaissance par le système immunitaire de la transglutaminase complexée à la gliadine et/ou modifiée par sa liaison à

la gliadine.

Le mécanisme de l’hyperplasie lymphoïde intraépithéliale caractéristique de la MC n’est pas élucidé. »

 

A noter dans cette définition, que les anticorps dans le cas de la maladie coeliaque ne sont pas produits et dirigés directement contre la gliadine, (comme ce devrait être le cas s’il s’agissait d’une allergie pure à la gliadine), mais contre certains peptides de la gliadine présentés par les molécules HLA.DQ2/8 après désamination de la transglutaminase. L’implication des gènes fait entrer cette pathologie dans la catégorie des maladies génétiques, ce qui est compréhensible, le fait que ce soit une maladie auto-immune est un peu moins clair, en ce sens que la destruction des villosités est la conséquence de l’inflammation chronique de la muqueuse intestinale. Or, dans les tests pratiqués pour contrôler le suivi du régime sans gluten, on trouve diverses recherches d’anticorps :

 

 

Définitions :

Une première distinction entre les deux met d’un côté le fait que dans toute allergie, quelle qu’en soit la cause, provoque toujours une réaction IMMEDIATE et parfois violente due aux immunoglobulines IgA.


 

IgG

IgA

IgM

IgE

IgD

Localisation

sang

muqueuses
sécrétions

Lymphocyte B
sang

basophiles
mastocytes

Lymphocyte B

Proportion

70 % à 75 %

15 % à 20 % des
anticorps sériques

10 %

moins de 1 %

moins de 1 %

Valence1

2

2 à 4

2 à 10

2

2

Rôles

neutralisation des toxines, bactéries et virus

agglutination,
neutralisation des bactéries, virus

agglutination,
voie classique du complément

allergies,
neutralisation de parasites

activation du lymphocyte B

                          Propriétés des différents isotypes d'immunoglobulines.


L'IgG est le principal type d'anticorps trouvé dans le sang et dans le liquide interstitiel. Il permet de contrôler les infections des tissus du corps. Il se lie à divers types de pathogènes – incluant les virus, bactéries, et les mycètes – et protège le corps contre ces éléments en utilisant de nombreux mécanismes immunitaires : par exemple agglutination et immobilisation, activation du complément (voie classique), opsonisation pour la phagocytose, et la neutralisation des toxines.

Il joue aussi un rôle important dans la médiation cellulaire de la cytotoxicité dépendante de l'anticorps (ADCC) et de la protéolyse intracellulaire médiée par l'anticorps, dans laquelle il se lie à TRIM21 (le récepteur avec la plus grande affinité à l'IgG chez les humains) ce qui entraîne le marquage des virions vers le protéasome dans le cytosol1. L'IgG est aussi associé avec l'hypersensibilité de type II et de type III.

Il existe quatre sous-classes d'IgG , IgG 1, IgG2, IgG3 et IgG4 ayant des propriétés différentes : fixation du complément, passage placentaire...


L’IgA est un isotype d'anticorps majoritairement produit (par le système immunitaire des muqueuses) au niveau des muqueuses, où elle constitue une première ligne de défense immunitaire contre les toxines et les agents infectieux présents dans l'environnement. Dans l'intestin, la production d'IgA est fortement induite au cours de la colonisation des nouveau-nés par la flore intestinale, acquise au cours de l'accouchement et dans les heures qui suivent1. Le lait maternel contient également des IgA, qui sont ainsi transmises passivement au nouveau-né par l'allaitement.


L'IgE est une classe d'anticorps (isotype) présente uniquement chez les mammifères.

Certaines personnes, lors de leur premier contact avec un allergène, produisent des IgE, spécifiques à l'allergène en question (pollen, protéines alimentaires, acariens...) grâce à l'activation de lymphocytes T et B. Cette phase (phase initiatrice) de sensibilisation est cliniquement silencieuse.

Lors de contacts répétés avec le même allergène (phase effectrice), les IgE vont être produits en grande quantité par les lymphocytes B. Les IgE se fixent alors sur les granulocytes basophiles, éosinophiles et les mastocytes, entraînant des réactions inflammatoires. Cette cascade de réactions inflammatoires va libérer de l'histamine (médiateur préformé) et d'autres médiateurs de la réaction allergique dans le sang (médiateurs néoformés, le plus souvent dérivés de l'acide arachidonique : majoritairement les leucotriènes et les prostaglandines). Cette phase n'est plus cliniquement silencieuse. Elle peut conduire à un choc anaphylactique. Les conséquences de l'allergie sont la vasodilatation (causant des oedèmes), la bronchoconstriction et la production de mucus, dues à la stimulation des récepteurs H1 à l'histamine (les autres médiateurs, leucotriènes et prostaglandines, produisent les mêmes effets, plus tardivement mais prolongés et plus intenses).


Classification 

  • Les allergènes sont issus :
    • Des acariens (poussières de maison)
    • Des squames d'animaux (peau, poils)
    • Des pollens (arbres, graminées, herbes)
    • Des moisissures
    • Des aliments
    • Des médicaments : pénicilline, vitamine B 1, vaccin, antigènes employés pour la désensibilisation, aspirine, anti-inflammatoires, produit de contraste iodé utilisé pour effectuer une radiographie avec préparation
    • Des colorants alimentaires (tartrazine)
    • Des venins d'insecte (guêpes, abeilles)
  • Symptômes :
    • Contraction des muscles bronchiques entraînant le symptôme du sifflement dans l'asthme
    • Eruption de type allergique ou urticarienne accompagnée de démangeaisons
    • Ecoulement nasal
    • Obstruction nasale
    • Eternuements
    • Conjonctivite
    • Larmoiement
    • Toux
    • Rhume des foins
    • Diarrhée
    • Oedème de Quincke (gonflement des paupières, des lèvres, de la langue, de la gorge)
    • Choc anaphylactique dans les cas les plus graves (malaise, gène respiratoire, frissons, etc...)

L'allergie est donc une réaction inappropriée, ou plus exactement exagérée, se manifestant par un type d'hypersensibilité. Il existe plusieurs types d'hypersensibilité :


L'hypersensibilité de type 1, appelée également hypersensibilité immédiate, est la plus fréquente.

  • Causes : Ce type de réaction allergique s'explique par la réponse des anticorps (immunoglobulines IgA) élaborés à la suite de la pénétration d'un allergène dans l'organisme.

Ces anticorps se fixent sur les mastocytes (variété de globules blancs) situés dans la peau et les muqueuses (couche de cellules protectrices des organes creux en contact avec l'extérieur).


Ce type de globules blancs contient de l'histamine (médiateur = messager chimique) à l'origine des symptômes apparaissant lors des réactions allergiques. 


Allergènes : ce sont souvent des antigènes complexes, plus rarement des haptènes. Ceux qui sont présents dans l'air sont des aéro-allergènes comme les acariens (Dermatophagoïdes farinae et Dematophagoïdes pteronyssimus), les poussières (squames animales ou humaines) ou des moisissures. des pollens (principalement de graminées, d'arbres ou d'herbacées). Les allergènes peuvent aussi être d'origine alimentaire (trophoallergènes) : toutes protéines animales peut être allergènes mais certaines sont plus souvent incriminées (ovoprotéines, lactoprotéines ou protéines de poisson). D'autres allergènes peuvent aussi être injectés : c'est le cas pour des piqûres ou morsures d'insectes. Enfin, un certain nombre de médicaments peuvent être à l'origine de réaction d'hypersensibilité de type I.


L'hypersensibilité de type 2, moins fréquente que la précédente, souvent localisée

L'hypersensibilité de type 2 est aussi appelée cytotoxique. Elle démarre 4 à 6 heures après le contact avec l’allergène. Elle s’observe quand un anticorps (immunoglobuline G) circulant réagit avec un antigène adsorbé sur une membrane cellulaire ou avec un de ses constituants naturels. Cette rencontre entraîne la destruction de la cellule (cytopénie) par activation du complément et par phénomène d’ADCC (antibody dependent cellular cytotoxicity = immunité innée).

Exemples d'hypersensibilité de type 2

  • Due à des allo-anticorps (Ac produits au cours de la réponse immunitaire)
  • Due à des auto-anticorps
    • Cytopénie auto-immune
    • Maladie de Goodpasture : des Ac se fixent sur la membrane basale des glomérules, entraînant un dysfonctionnement du rein.
    • Pemphigus : altération des jonctions entre les cellules qui conduit à un décollement de la peau et des muqueuses.
  • Due à des médicaments (Cytopénies médicamenteuses)
    • Thrombopénies induites par héparine : quand l’héparine se lie au facteur K plaquettaire, il y a parfois induction d'anticorps anti-plaquette.
    • Anémie : certains antibiotiques (pénicilline, céphalosporine, streptomycine) s’absorbent sur les protéines de surface des globules rouges ; Ce complexe induit la formation d’Ac.
    • Granulopathie
  • Causes : Ce type de réaction allergique fait intervenir des anticorps de type IgG et IgM. Ce type d'hypersensibilité se rencontre lors des accidents de transfusion, et de l'incompatibilité foeto- maternelle (groupes sanguins différents entre la mère et le fœtus). 
  • Conséquences :
    • Elle entraîne des anémies hémolytiques (par éclatement des globules rouges).

L'hypersensibilité de type 3 

Il s'agit d'une hypersensibilité à complexes immuns, elle est médiée par des complexes anticorps-complément et fait intervenir les polynucléaires nucléaires neutrophiles. Elle est responsable des vascularites liées aux cryoglobulines ainsi que des pneumopathies d'hypersensibilité.

  • Causes :  Ce type de réaction allergique fait intervenir les anticorps IgG
  • Symptômes :
    • Maladies rénales (glomérulonéphrites)
    • Maladies pulmonaires
    • Poumons du fermier (le foin moisi, contenant des champignons comme le thermoactinomyces vulgaris ou le micropolyspora faeni, est inhalé par le fermier)
    • Maladie des éleveurs d'oiseaux (les plumes et les protéines des déjections desséchées des oiseaux se décomposent en poussières qui sont inhalées)
    • Lupus érythémateux disséminé (maladie inflammatoire d'origine auto-immune, c'est-à-dire que le malade fabrique des anticorps contre ses propres tissus)

L'hypersensibilité de type 4 est à l'origine de réactions allergiques touchant la peau. 

Hypersensibilité dite "retardée" médiée par les lymphocytes T. La dermatite de contact (eczéma) ainsi que certaines toxidermies en font partie.

  • Causes : contact avec des produits comme :
    • Le nickel
    • Le caoutchouc
    • Les détergents
    • Les produits cosmétiques
    • On la retrouve également dans le phénomène de rejet de greffe.
    • Les intolérances alimentaires relèvent également de cette classe d’hypersensibilité de type 4.

L’intolérance au lactose

  • Il ne s’agit pas exactement d’une réaction immunitaire, mais plutôt le manque (total ou partiel) d’une enzyme digestive, la lactase, qui empêche la bonne digestion des produits laitiers et cause des problèmes digestifs dans les 20 mn à 2 jours après l’ingestion. On retrouve souvent des problèmes de Ballonnement ; Diarrhée (ou constipation !) ; Douleurs et crampes abdominales ; Vomissement chez l’enfant ; mais aussi fatigue chronique, tendance dépressive, membres douloureux, maux de tête, troubles de la concentration.
  • La carence de lactase toucherait 60% de la population française. Si la carence est légère, on peut digérer une petite quantité de produits laitiers, par exemple on peut boire un verre de lait sans problème et ressentir des effets après deux verres. Dans certains cas, la carence est totale. Voir l’article : Intolérance et allergie au lait. En cas d’intolérance légère, il est possible de prendre des produits faibles en lactose (comme les fromages à pâte dure et les produits laitiers fermentés comme les yaourts,...) et d’éviter les produits riches en lactase (lait, fromages à pâte molle, crus, crème, beurre,...). Il est aussi possible de prendre l’enzyme manquante au moment du repas (chez des amis par exemple), pour digérer les produits laitiers.
  • A noter que le lait maternel humain contient quantitativement plus de lactose que le lait animal, et tout particulièrement celui de la vache. Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas la quantité de lactase qui pose problème, mais son origine animale, étant donné que tous les autres composants du lait animal sont inadaptés aux besoins de l’organisme humain.

Les maladies liées aux intolérances

        La maladie de Crohn, maladie inflammatoire chronique du système digestif, évoluant crises. Elle se caractérise principalement par des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, durant de plusieurs semaines à plusieurs mois. Fatigue, perte de poids et même dénutrition peuvent survenir si aucun traitement n’est entrepris. Dans certains cas, des symptômes non digestifs, qui touchent la peau, les articulations ou les yeux peuvent être associés à la maladie.

 

       Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est aussi nommé syndrome du côlon irritable. En France, on utilise également le terme « colopathie fonctionnelle ». Il s’agit d’un trouble digestif qui se caractérise par des malaises ou des sensations douloureuses au ventre avec diarrhée et/ou constipation, mais sans inflammation des intestins.

 

Les intolérances aux produits laitiers et au gluten

Les produits laitiers et le gluten sont très présents dans notre alimentation. Il est très facile d’avoir plus de 6 sources différentes de lait et de gluten quotidiennement, tous les jours de la semaine. La répétition excessive d’un aliment augmentant les chances d’intolérance, il n’est pas étonnant de retrouver fréquemment des intolérances à ces produits.

Ils sont souvent liés, au niveau de la sphère digestive, à des problèmes digestifs comme les ballonnements, des douleurs intestinales (dont la position peut orienter vers l’une ou l’autre), des intestins irritables, des selles molles... Mais il peut y avoir des effets à distance comme les autres intolérances, comme les maux de tête, fatigue chronique, irritabilité, douleurs articulaires. Certaines substances résultant de la digestion de ces produits sont des dérivés opioïdes expliquant la dépendance à certains à ces aliments. Il faut alors mettre en place un traitement visant à briser cette dépendance avant d’arrêter totalement le produit incriminé.

Le thérapeute reconnait souvent ces dépendances (et donc les abus) à la phrase : « je ne peux pas me passer de... fromage par exemple » (ce n’est qu’un indice, pas forcément une preuve de dépendance ou d’intolérance).

Il est à noter que pour le lait, vous pouvez mal digérer les laitages sans pour autant être intolérants. Beaucoup d’adultes manquent de l’enzyme lactase qui digère le sucre du lait, le lactose, causant ainsi des problèmes digestifs similaires sans que le système immunitaire soit en cause. Toutefois, la solution est aussi l’éviction. Sachant qu’en ce qui concerne le lait, ce n’est pas seulement le manque de lactase qui est en cause, les protéines du lait, surtout la caséine pouvant aussi poser de gros problèmes. Sans compter les hormones naturelles destinées à faire un veau, et non un être humain, auxquelles s’ajoutent les hormones de synthèse destinées à stimuler la production laitière et les antibiotiques qui leur sont administrés toute leur vie pour tenter de juguler les mammites et autres infections que leurs conditions d’élevage leur inflige. Il vaut mieux donc dans tous les cas stopper définitivement la consommation de TOUS les produits laitiers.

Plusieurs formes de MC peuvent être décrites en fonction des manifestations cliniques. La forme classique ou symptomatique correspond aux patients présentant les symptômes classiques de la MC : diarrhée chronique, distension et douleur abdominale, fatigue et parfois malabsorption.

Les manifestations cliniques révélant la maladie ont changé de profil au cours de ces vingt dernières années, faisant apparaître la forme atypique de la MC. Contrairement à la forme classique, dans la forme atypique les symptômes gastro-intestinaux peuvent être absents ou moins prononcés, et les symptômes extradigestifs occupent le devant de la scène : anémie, ostéoporose, petite taille, neuropathie et stérilité.

Dans les formes asymptomatique ou silencieuse de la MC, les patients présentent une atrophie des villosités intestinales sans les symptômes de la MC classique ou atypique.

Cette forme de MC peut être découverte lors d’une biopsie de l’intestin grêle pour une autre raison que la MC ou lors d’un dépistage sérologique.

La fréquence des formes atypiques représentant jusqu’à 50 % des cas diagnostiqués, la MC n’est plus considérée uniquement comme affection gastro-intestinale.

Chez l’enfant, les manifestations cliniques classiques de la MC sont au premier plan, alors que chez l’adulte, les symptômes extradigestifs peuvent occuper le devant de la scène

 

Autres intolérances

Toutes les aliments sont potentiellement susceptibles de créer une intolérance. Vu la quantité d’aliments différents que nous mangeons régulièrement, a fortiori si l’on consomme des produits industriels, il est difficile de les distinguer par une simple enquête alimentaire... Il faut alors faire des tests sanguins précis en laboratoire.


A noter aussi que le « responsable » n’est en aucun cas l’aliment en lui-même, mais seulement et uniquement la réponse inadaptée de l’organisme à cet aliment ou l’un de ces constituants.


La maladie cœliaque est une maladie chronique de l’intestin déclenchée par la consommation de gluten, un mélange de protéines contenues dans certaines céréales (blé, orge, seigle…). La maladie se manifeste principalement (mais pas seulement) par des symptômes digestifs (diarrhée ou au contraire constipation, douleurs, ballonnements…).


Le nom de la maladie provient du grec koeliakos, « qui appartient aux intestins ». Elle est aussi appelée – le plus souvent - intolérance au gluten, ou encore entéropathie au gluten.

Chez les personnes atteintes, l’ingestion de gluten entraîne une réaction immunitaire anormale dans l’intestin grêle, qui crée une inflammation et endommage la paroi intestinale. Plus précisément, ce sont les villosités intestinales qui sont détruites. Ce sont de petites structures en forme de vague qui constituent les « replis » de l’intestin et qui permettent l’absorption de la majeure partie des nutriments, des vitamines et des minéraux.

Si l’inflammation persiste, l’intestin abîmé devient incapable d’absorber certains nutriments, vitamines et minéraux. Il peut s'ensuivre une malnutrition malgré une alimentation normale. De plus les molécules non dégradées vont passer la barrière intestinale pour se retrouver dans la circulation sanguine.


D’autres symptômes d’intensité variable peuvent se manifester, comme une fatigue, une dépression et des douleurs aux articulations. Avec le temps, des problèmes de santé plus graves peuvent apparaître.


Les personnes atteintes peuvent toutefois retrouver la santé en éliminant définitivement le gluten de leur alimentation.


Bien qu’on utilise souvent l’expression « intolérance au gluten », la maladie cœliaque n’est pas réellement une intolérance alimentaire puisqu’une réaction immunitaire est en cause. Ainsi, il s’agit plutôt d’une forme d’allergie au gluten.


Néanmoins, contrairement aux allergies classiques, la réaction anormale du système immunitaire se retourne également contre l’organisme en attaquant la paroi de l’intestin grêle. La maladie cœliaque est donc une maladie auto-immune induite par l’ingestion de gluten.


Beaucoup d’aspects des causes précises de l’intolérance au gluten sont mal sinon pas connues, mais des facteurs environnementaux et génétiques semblent impliqués. Ainsi, l’intolérance au gluten semble avoir au moins une composante héréditaire. Lorsqu’un membre de la famille proche est atteint, la probabilité qu’on le soit aussi est d’environ 10 %. Les principaux gènes en cause, appelés gènes HLA sont de type DQ2 et DQ8. Ces gènes sont présents chez plus de 95 % des malades.


Pour des raisons qu’on ignore encore, il y aurait une plus grande perméabilité intestinale chez les personnes prédisposées à cette maladie. Cela permettrait à une partie du gluten de pénétrer dans la paroi de l’intestin grêle, déclenchant alors une réaction immunitaire.


Toutefois, la maladie n’apparaît pas chez toutes les personnes génétiquement prédisposées et d’autres éléments entrent en jeu, mais ils n’ont pas encore été cernés avec précision. Il semble que des facteurs environnementaux (infections intestinales, traumatisme, le stress engendré par une opération ou une grossesse...) puissent parfois être responsables du déclenchement de la maladie.


La recherche d’anticorps spécifiques de la maladie cœliaque est une étape importante du diagnostic.

L’exploration sérologique a récemment été revue par un groupe d’experts de l’HAS avec comme conséquence, des modifications du remboursement des actes de biologie.

Aujourd’hui, la recherche des anticorps d’isotype IgA anti-transglutaminase ou anti-endomysium est la seule sérologie recommandée par l’HAS pour le diagnostic et le suivi de la maladie cœliaque.

Si les IgA anti-endomysium ont une meilleure spécificitéque les IgA anti-transglutaminase, leur réalisation

requiert une expertise de lecture au microscope à fluorescence qui en limite l’utilisation dans les laboratoires.

-

Le dépistage de la MC sera donc organisé par le seul dosage des IgA anti-transglutaminase

Il est important de dépister un éventuel déficit en IgA.

Si le déficit en IgA est effectivement plus fréquemment observé au cours de la MC que dans la population générale,

l’association reste rare (≤5 % des MC). En cas d’IgA sériques <0,2 g/L le dosage des IgG anti-gliadine désaminée

ou anti-transglutaminase ou anti-endomysium sera envisagé (dans l’ordre).

-

Les dosages des IgG ou IgA anti-gliadine native ne sont pas suffisamment performants pour le diagnostic

biologique de la maladie cœliaque et il est recommandé de ne plus les utiliser .

-

En revanche les tests dosant les IgG anti-gliadine désaminée (ou dé-amidée) présentent des performances

comparables (légèrement inférieures toutefois) aux tests recherchant les Ac anti-transglutaminase ou anti-endomysium.

On proposera de les doser uniquement en cas de déficit établi en IgA

 

Biopathologie :

 

 

La production d’IgA anti-transglutaminase semble strictement dépendante de l’exposition au gluten. Elle disparaît dans les 12 à 18 mois qui suivent l’exclusion stricte du gluten de l’alimentation. Elle réapparaît en cas de non-respect du régime d’exclusion.

La cinétique d’évolution est donc intéressante en suivi, pour apprécier la bonne observance du RSG.

 

Complications possibles

Si la diète sans gluten n’est pas adoptée, l’intolérance au gluten, dans ses formes les plus graves, peut avoir plusieurs conséquences sur la santé. Les complications les plus fréquentes sont liées à la mauvaise absorption des nutriments dans l’intestin :

  • Malnutrition, en raison de la malabsorption des nutriments dans l’intestin. La malnutrition entraîne une fatigue, un amaigrissement, une faiblesse musculaire et de nombreuses carences.
  • Intolérance au lactose. En raison des dommages à la paroi intestinale, une intolérance au lactose peut survenir. Habituellement, elle disparaît quelque temps après l’adoption d’une diète sans gluten.
  • Anémie. En raison de la mauvaise absorption du fer, les réserves en fer de l’organisme viennent à s’épuiser, causant une anémie.
  • Ostéoporose. La mauvaise absorption du calcium et de la vitamine D entraîne une perte de densité osseuse pouvant mener à l’ostéoporose.
  • Calculs rénaux. Dans certains cas, la mauvaise absorption des nutriments dans l’intestin entraîne la présence anormale de certains déchets dans le sang, dont l’oxalate. Tandis que celui-ci est normalement éliminé dans les selles, il se retrouve en quantité excessive dans le sang et dans les reins. Cela peut causer des calculs rénaux.

D’autres complications, qui ne sont pas liées à l’atteinte intestinale, peuvent survenir en cas d’intolérance au gluten, sans que le lien soit toujours bien compris :

  • Neuropathie (atteinte des nerfs). L’intolérance au gluten est parfois associée à une atteinte des nerfs, provoquant le plus souvent des engourdissements dans les membres, voire des douleurs. Des migraines, des crises d’épilepsie ou d’autres troubles neurologiques sont parfois observés.
  • Infertilité. L’infertilité est plus fréquente parmi les personnes atteintes d’intolérance au gluten. Le risque serait accru d’environ 12 %. Les fausses couches sont également plus fréquentes.
  • Arthrite. Une inflammation des articulations, responsable de douleurs, survient chez certaines personnes atteintes.
  • Dermatite herpétiforme. C’est une affection de la peau qui est associée à l’intolérance au gluten dans 15 % à 25 % des cas11. Elle est caractérisée par des démangeaisons, une sensation de brûlure et l’apparition de cloques rouges, surtout sur les coudes, les genoux et les fesses.
  • Certains types de cancer. La maladie est associée à un risque augmenté de lymphome intestinal, de cancer de l’intestin et d’autres types de cancers, à long terme.

Le cas du Soja

Au chapitre des allergènes, aussi autres que le gluten et le lait, il faut noter que l’incidence du nombre d’allergies a augmenté de façon très importante au début des années 1990. A cette époque, on a introduit de façon massive en « Occident » le soja.


Les réactions allergiques tardives au soja sont moins spectaculaires que les allergies immédiates, induisant les IgE, mais encore plus courantes. Elles sont provoquées par des anticorps connus sous le nom d'immunoglobulines A, G ou M. (IgA, IgG ou IgM) et se produisent dans un délai de deux heures à quelques jours après consommation de l'aliment.


A strictement parler, les gaz et les ballonnements - réactions fréquentes au soja et à d'autres graines de haricot - ne sont pas de réelles réactions allergiques. Toutefois, ces signes peuvent alerter sur l'éventualité d'un portrait clinique plus vaste impliquant des dégâts gastro-intestinaux liés à des allergènes.


Comme l'a indiqué cette étude suédoise, aucun symptôme - même très léger - n'est apparu dans les 30 à 90 minutes après la consommation de l'aliment contenant du soja; puis les enfants ont eu une crise d'asthme fatale. TOUS avaient déjà mangé du soja sans aucune réaction indésirable jusqu'au dîner ayan^ entraîné leur mort.

L'étude suédoise n'est pas la première à avoir rapporté des "réactions fatales" liées au soja. Même si l'anaphylaxie alimentaire est le plus souvent associée à une consommation d'arachide et autres noix, de crustacés et parfois de poisson ou de lait, le soja a son propre casier judiciaire. Les réactions anaphylactiques au pain, aux pizzas ou aux saucisses allongés avec de la protéine de soja remontent au moins à 1961. Des études ultérieures ont confirmé que, bien que rare, le risque n'en était pas moins réel.

La quantité croissante de soja "caché" dans les produits alimentaires est incontestablement responsable du déclenchement de nombreuses réactions allergiques non attribuées au soja.


Le débat fait rage depuis les années vingt sur la question de savoir si les bébés sont ou non sensibilisés à des allergènes alors qu'ils se trouvent encore dans l'utérus de la mère. En 1976, des chercheurs ont découvert que le foetus était capable de produire des anticorps IgE contre la protéine de soja durant les premiers stades de la grossesse et que les nouveau-nés pouvaient être tellement sensibilisés par l'intermédiaire du lait maternel qu'ils réagissaient plus tard à des aliments qu'ils n'avaient "jamais consommés".

Les familles devant prendre le plus de précautions sont celles qui souffrent d'allergies connues à l'arachide et/ou au soja, celle dont la mère végétarienne serait tentée de consommer beaucoup d'aliments au soja pendant la grossesse ou l'allaitement et enfin les parents qui envisagent d'utiliser du lait maternisé à base de soja.


Le nombre d'enfants présentant des allergies à l'arachide étant en constante augmentation, il faut s'attendre à voir un plus grand nombre d'enfants et d'adultes souffrir de graves réactions au soja. L'arachide et le soja font partie de ta même famille botanique, celle des légumineuses à grains, et les scientifiques savent depuis des années que les gens allergiques à l'une de ces deux substances s'avèrent souvent allergiques à l'autre.

Les scientifiques ne savent pas avec certitude quels sont les composants du soja responsables des réactions allergiques. Ils ont découvert au moins 16 protéines allergènes et certains en ont même identifié 25 ou 30. Les laboratoires indiquent que le système immunitaire réagit à de multiples fractions de la protéine de soja, aucune fraction n'étant plus antigénique qu'une autre, c'est-à-dire capable de déclencher la production d'un anticorps.


Les fractions les plus allergènes semblent être les inhibiteurs de la trypsine de Kunitz et Bowman-Birk. L'industrie agro-alimentaire a tenté en vain de désactiver complètement ces protéines embarrassantes sans causer de dommages irréparables au restant de la protéine de soja. Faute d'avoir réussi, l'industrie du soja a décidé de vanter les propriétés anticancéreuses de ces "facteurs a-nutritionnels". À ce jour, les preuves de telles vertus sont minces mais les statistiques sur le cancer risquent effectivement de s'améliorer si suffisamment de gens meurent d'un choc anaphylactique avant d'avoir le temps de mourir du cancer.


Chaque fois que la paroi intestinale est détériorée ("intestin qui fuit"), les lectines de soja peuvent passer facilement dans le sang, déclenchant ainsi des réactions allergiques.  

L'intoxication à l'histamine peut s'apparenter à une réaction allergique. Chez les personnes allergiques, les mastocytes libèrent de l'histamine, déclenchant une- réaction ressemblant fortement à une allergie alimentaire. Dans le cas d'une intoxication à l'histamine, cette dernière se trouve directement dans les aliments. On l'associe le plus souvent à des réactions au fromage et au poisson mais la sauce de soja en contient également des taux élevés. Les chercheurs qui ont calculé la teneur en histamine des aliments consommés lors d'un repas oriental typique indiquent qu'elle peut facilement frôler les seuils toxiques.

La façon dont le soja est cultivé, récolté, transformé, stocké et cuisiné peut affecter son pouvoir allergène. Les graines de soja crues sont les plus allergéniques, tandis que les produits fermentes à la mode d'autrefois (miso, tempeh, natto, shoyu et tamari) sont les produits les moins allergènes. Les aliments modernes à base de protéine de soja transformés sous l'effet de la chaleur, de la pression ou de solvants chimiques perdent une partie de leur allergénicité mais pas l'intégralité. Les protéines partiellement hydrolysées et les pousses de soja, qui ne sont que rapidement ou sommairement transformées, demeurent très allergéniques.


Si la lécithine et l'huile de soja ne contenaient absolument pas de protéine de soja, elles ne provoqueraient pas de symptômes allergiques. Les différentes conditions et méthodes de transformation - sans parler des disparités d'un contrôle qualité à un autre - selon lesquelles l'industrie des huiles végétales sépare la protéine de soja de l'huile rendent la présence de traces de protéine de soja possible, voire probable. Bien que plus saines à de nombreux égards, les huiles de soja pressées à froid vendues dans les magasins de produits diététiques peuvent s'avérer mortelles pour une personne allergique. Elles sont susceptibles de présenter une teneur en protéine jusqu'à 100 fois supérieure à celle des huiles de soja très raffinées vendues en supermarché.


La margarine risque, elle aussi, de contenir de la protéine de soja. Outre les protéines égarées ayant pu subsister après la transformation de l'huile de soja, les isolats ou concentrais de protéine de soja sont fréquemment utilisés par l'industrie alimentaire pour améliorer la texture ou la tartinabilité de ces produits, notamment des allégés ou de ceux "pauvres en acides gras trans".


Pendant des années, l'industrie du soja a qualifié le lait maternisé à base de soja d'"hypoallergénique".

Au fil des ans, l'industrie du soja a encouragé ce type de désinformation dans la publicité, l'étiquetage et la littérature éducative, en ignorant les études valables au profit d'études non pertinentes basées sur des cochons d'Inde.

Aujourd'hui, l'industrie du soja a révisé sa position quant à l'hypoallergénicité du soja en y mettant un bémol. Cela s'est avéré relativement facile car personne ne semble connaître le nombre exact de personnes allergiques au soja.


Le lait maternisé à base de soja est loin d'être la meilleure solution pour les bébés allaités au biberon qui sont allergiques aux préparations lactées classiques. Les phytoestrogènes contenus dans le soja peuvent interférer sur le bon développement de la thyroïde, du cerveau et du système reproducteur du bébé. Le lait maternisé au soja ne constitue pas non plus la solution idéale à l'allergie au lait de vache.


Diarrhées, ballonnements, vomissements et éruptions cutanées disparaissent parfois lorsque le lait de vache est remplacé par du lait au soja, mais le soulagement n'est souvent que temporaire. Dans de nombreux cas, les symptômes reviennent en force une ou deux semaines plus tard.


Comme l'écrit le D' Stefano Guandalini, du Département de pédiatrie de l'Université de Chicago, "un nombre significatif d'enfants présentant une intolérance à la protéine du lait de vache développe une intolérance à la protéine de soja lorsque l'on introduit du lait au soja dans leur alimentation".


Ce qui est très intéressant, c'est que les chercheurs ont récemment détecté et identifié un composant de la protéine de soja qui réagit de façon croisée avec les caséines du lait de vache. Les réactions croisées se produisent lorsque des aliments sont chimiquement liés les uns aux autres.


Des réactions défavorables provoquées par les laits maternisés au soja surviennent chez au moins 14 à 35 pour cent des bébés allergiques au lait de vache, selon le D' Matthias Besler d'Hambourg, en Allemagne, et l'équipe internationale d'allergologues qui l'a aidé à mettre en place le site Internet informatif, http://www.food-allergens.de/contents-2000.html  
Le D" Guandalini, http://www.emedicine.com/ped/topic2128.htm, rapporte les résultats d'une étude non publiée portant sur 2108 bébés et jeunes enfants italiens, parmi lesquels 53 % des bébés de moins de trois mois ayant mal réagi au lait de vache présentaient également des réactions au lait de soja. Bien que les spécialistes attribuent généralement ce fort taux de réactivité au tube digestif immature - donc vulnérable - des bébés, cette étude a montré que 35 % des enfants de plus d'un an qui étaient allergiques à la protéine du lait de vache développaient également une allergie à la protéine de soja. En tout, 47 % ont été obligés d'arrêter le lait au soja.


Tant de bébés allergiques au lait de vache sont également allergiques au lait de soja que les chercheurs ont commencé à conseiller aux pédiatres de cesser de recommander le lait au soja et de prescrire plutôt des préparations lactées à base de caséine hydrolysée hypoallergénique ou de lactosérum.


Une étude réalisée sur 216 bébés fortement susceptibles de développer des allergies a révélé des taux comparables d'eczéma et d'asthme qu'ils boivent du lait de vache ou du lait au soja moins "allergénique".
À la lumière de cette étude, le message était clair: seul "l'allaitement exclusif au sein ou l'allaitement partiel avec un lait à base d'hydrolysat de lactosérum garantit une faible incidence de maladies atopiques et d'allergies alimentaires. C'est une approche profitable de la prévention des maladies allergiques chez les enfants".


Comme l'explique C. D. May, du NationalJe wish Hospital and Research Center à Denver, "Donner du lait au soja dès la naissance pendant 112 jours n'a pas empêché une vive réponse anticorps au lait de vache introduit ultérieurement, comparable ou supérieure à celle observée lorsque le bébé avait été nourri au lait de vache dès sa naissance".


Les gens chez qui l'on diagnostique une "colite allergique" souffrent de diarrhées sanglantes, d'ulcérations et de lésions des tissus, en particulier sur la zone sigmoïde du côlon descendant. Chez les bébés, la première cause en est une allergie au lait de vache, mais 47 à 60 % de ces bébés réagissent de façon similaire au lait au soja. Chose curieuse, des modifications inflammatoires de la muqueuse des intestins apparaissent même chez des bébés qui semblent supporter le soja: pas de diarrhée, pas d'urticaire, pas de sang dans les selles ou autre signe évident d'allergie. Une étude a montré que des réactions cliniques survenaient chez 16 % des enfants nourris au lait de soja, mais que des lésions intestinales histologiques et enzymologiques se produisaient chez 38 % de plus de ces enfants. Une observation au microscope et des analyses sanguines ont révélé que ce second groupe présentait des lésions sur les cellules et les tissus de l'intestin, indiquant des taux accrus de xylose (sucre indigérable permettant de diagnostiquer "un intestin qui fuit" et autres troubles intestinaux). Les chercheurs ont également découvert des taux insuffisants de sucrase, de lactase, maltase et de phosphatase alcaline - preuves que la faculté de digestion des bébés était compromise, que leur niveau de stress était accru et que leur système immunitaire était mis à l'épreuve.


La plupart des problèmes gastro-intestinaux liés au lait maternisé au soja impliquent des réactions immunitaires non-IgE retardées.

Toutefois, des réactions IgE locales peuvent y contribuer en entraînant la formation de complexes immuns qui altèrent la perméabilité de la muqueuse intestinale.


L'intestin grêle du bébé est particulièrement vulnérable. Une microscopie électronique à balayage et des biopsies ont révélé de graves lésions de l'intestin grêle, parmi lesquelles un aplatissement et une atrophie des projections en forme de doigts (connues sous le nom de villosités) et une hyperplasie des puits (connus sous le nom de cryptes). La réaction allergique n'est peut-être pas seule en cause ici, puisque la destruction observée concorde avec celle provoquée par les facteurs antinutritionnèls du soja connus sous le nom de lectines et saponines, les lectines jouant peut-être aussi le rôle de protéines allergiques. Les villosités sont les projections tapissant toute la surface muqueuse de l'intestin grêle où s'effectue l'absorption des nutriments. L'aplatissement et l'atrophie de ces villosités entraînent une malnutrition et un retard de croissance, avec un portrait clinique très similaire à celui observé chez les enfants et les adultes souffrant de la maladie coeliaque.

La maladie coeliaque est un grave syndrome de malabsorption, le plus souvent associé au gluten (fraction protéique présente dans le blé et quelques autres céréales) et à une intolérance au lait. Peu de personnes savent que le soja peut également être en cause. Certains adultes atteints de la maladie coeliaque souffrent de diarrhée, maux de tête, nausées et flatulences même lorsqu'ils suppriment le gluten de leur alimentation et consomment de minuscules quantités de soja. Une étude réalisée sur 98 enfants et bébés présentant de multiples allergies gastro-intestinales a révélé que 62 % étaient allergiques à la fois au soja et au lait et que 35 % étaient allergiques à la fois au soja et au gluten.


CONCLUSION (oh combien provisoire !)

Il ressort de tout cela que les recherches tournent toujours autour des « mécanismes » déclenchant une certaine quantité de symptômes, mais comme d’habitude cette recherche est incapable de définir les causes réelles qui prédisposent certains à plus ou moins d’allergies ou d’intolérances, ainsi que les facteurs qui participent à leur apparition. Hormis la « case » génétique, c’est le grand vide.

Comme mentionné en début d’article, pour un nombre de plus en plus important de chercheurs commence à articuler (du bout des lèvres pour ne pas se faire couper les vivres) que la sur-vaccination infantile pourrait chez certains individus plus que chez d’autres, « déboussoler » le système immunitaire et faire en quelque sorte le « lit » de toutes les allergies et intolérances. (J’apprécie le préfixe « sur » devant vaccination,  qui pourrait donner à sous-entendre que c’est seulement un excès de vaccins qui pourrait être en cause ….).

Il faut noter aussi que si l’on est allergique (ou intolérant) à quelque chose d’identifié (ex. gluten), le plus souvent on trouvera d’autres « allergènes », qu’ils appartiennent à la même famille ou non. Le ou les allergènes identifiés n’étant pas par eux-mêmes en cause, (le reste de la population les gère, au moins sans problème apparent) mais c’est bel et bien le terrain de la personne allergique qui fera que son organisme ne supporte pas tel ou tel ingrédient….

C’est donc uniquement en cherchant (et en admettant enfin !!!) les causes réelles de ce qui provoque un déséquilibre tel, que l’organisme en arrive à combattre ses propres cellules dans les maladies auto-immunes que la recherche avancera enfin. Et que le nombre d’allergie diminuera au lieu d’augmenter. Seul « problème » : l’industrie pharmaceutique et l’agro-alimentaire seront en toute première ligne pour changer complètement de paradigme et enfin reconnaitre que Pasteur avait tort et n’était qu’un vulgaire escroc.

Si nécessaire reprenez le début de cet article, et voyez le dossier vaccinations dans les liens qui vous y sont donnés.


Bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

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