Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Au Coeur du Vivant

4 Septembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Medecines, Recherches, Ethique

Au cœur du Vivant

Un être humain est une partie du tout, que nous appelons “Univers”, une partie limitée par l’espace et le temps. Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparé du reste — une sorte d’illusion d’optique de la conscience. Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l’affection pour les quelques personnes vraiment proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion, pour embrasser dans leur beauté toutes les créatures vivantes et l’ensemble de la nature.

A. Einstein

 

Introduction

 

Ce livre fait suite à Science dans la Lumière, il en constitue un approfondissement. Il pose, comme le précédent, un problème de société; nous devons nous décider, vite. Il nous faut un point de repère, un modèle de restructuration, car nous sommes dans le chaos. Nos systèmes et nos sociétés sont en pleine décomposition et c’est à nous qu’il appartient d’apporter la solution.

 

Ce ouvrage est constitué par un recueil de conférences et de publications dans diverses revues au cours de ces dernières années ce qui explique quelques répétitions inévitables. Nous prions le lecteur de bien vouloir nous en excuser.

Malgré l’apparente disparité des textes, il se révèle à la lecture une profonde unité sous-jacente. Le contenu de cet ouvrage est une analyse implacable de nos échecs dans tous les domaines. Il recherche les raisons de ces échecs, les moyens d’y remédier et de se prémunir devant la catastrophe qui approche. Seuls les inconscients dansent sur le volcan.

 

Notre Terre est un être vivant; elle souffre et est en train de mourir, victime de l’égoïsme et de la folie des hommes. Ce constat peut être fait par la plupart d’entre nous, avec un immense sentiment d’impuissance. La machine est emballée, elle est folle, plus rien ne semble pouvoir l’arrêter.

 

De nombreuses voix s’élèvent bien de temps à autre pour dénoncer des scandales en ce qui concerne la pollution de l’air, de l’eau ou de la terre, mais elles sont vite étouffées au nom des énormes intérêts qui la produisent.

 

“L’humanité n’ira droit que lorsqu’elle aura tout essayé pour aller de travers”, a dit un philosophe. Les temps sont venus pour enfin aller droit, non par raison (ce sont les peuples les plus rationalistes qui font le plus preuve d’un manque de raison) mais par nécessité. Nous sommes acculés, les écosystèmes qui nous font vivre sont tous désorganisés, victimes des vues à court terme de l’homme et surtout de l’égoïsme foncier dont il fait preuve, montrant par là son incurable immaturité.

 

Tout ordre résulte d’un désordre, le chaos précède toujours un nouvel ordre. La science le découvre aujourd’hui; la Tradition l’a toujours su, elle nomme cela l’oeuvre au noir. Nous vivons cette période et le pessimisme des propos cache, en réalité, un grand optimisme.

 

“Quand vous verrez ces choses, sachez que la fin est proche” (sous-entendu la fin des tourments).

 

C’est de la décomposition des systèmes qui nous régissent que va surgir un nouvel état de choses, un monde nouveau correspondant à un nouvel état de conscience de l’espèce humaine : c’est “L’homme après l’homme” de Mère et Sri Aurobindo.

 

Il faut faire vite un choix fondamental et décisif qui va engager toute notre évolution future. Ce livre est une invitation en même temps qu’un guide facile. Il met en garde contre les exploiteurs et les faux prophètes qui, prenant le train en route, pullulent aujourd’hui.

 

Toujours prêts à faire du profit, sans scrupules, ils sont “les loups qui veulent garder les moutons” dénoncés dans les évangiles.

 

Ce livre nous invite à méditer sur ce logion de l’évangile de Thomas : “Ce sont les solitaires qui entreront dans le lieu du mariage”. Traduction : Ce sont ceux qui pensent par eux-mêmes — et qui ne sont pas régis par des esprits de groupe ou des égrégores de groupe organisés — qui parviendront à l’unité, véritable but de toute l’évolution de la Conscience qui est un jour sortie de l’unité par la faute de l’homme, et qui n’aura de cesse tant qu’elle ne l’aura pas obligé, de gré ou de force, à l’y ramener.

 

Nous vivons à l’envers d’un monde à l’envers, ont dit les Gnostiques de Princeton. Il ne faut pas aller bien loin aujourd’hui pour leur donner raison. Les moralisateurs sont ceux qui, bien souvent, ont le plus à se reprocher,

“Selon que vous serez puissants ou misérables...”. Dans le cas du drame du stade de Furiani, on a très vite démasqué les “coupables”. Nous attendons toujours les coupables du drame du sang contaminé; pourtant, ceux là sont deux fois coupables, puisqu’ils savaient.

 

Science dans la Lumière nous avait permis d’analyser les raisons de la montée de la violence dans nos sociétés.

La plupart des gens sensés, aujourd’hui, s’accorde pour reconnaître que nos maux sont dans notre tête et surtout dans notre assiette. Joël du Rosnay nous invite à un choix : changer nos habitudes alimentaires ou payer de plus en plus cher pour un état de santé très compromis. En aurons-nous toujours les moyens ?

 

Si nous acceptions de réduire, voire de supprimer notre ration de viande, de très nombreux hommes pourraient ne plus mourir de faim. Un carnivore consomme autant que dix végétariens. Un million de végétariens permettent à dix millions d’hommes de vivre plus décemment.

 

“Il faut vivre simplement afin que d’autres puissent simplement vivre”, a dit Gandhi.

Nous pourrions ainsi supprimer les élevages en batterie, honte de nos sociétés, responsables de tant de souffrances et qui, nous l’avons vu, se retrouvent dans nos assiettes avec les conséquences que nous savons, à savoir le retour à la barbarie. Les dernières affaires en cours nous donnent, hélas, raison. Ceci s’applique aussi à notre médecine de plus en plus coûteuse qui fait survivre à grands frais, souvent dans de mauvaises conditions, certains malades alors que nous laissons mourir des gens sains par manque d’une bonne gestion des ressources collectives. Il faut choisir.

 

Ce travail est le résultat d’une longue réflexion à partir de l’oeuvre d’Emile Pinel dont la profondeur et l’esprit de vérité nous avaient été révélés par ce deuxième pôle de notre être, l’intuition, à laquelle Jean Charon a redonné ses lettres de noblesse en nous démontrant que les polarités sont nécessaires à la manifestation de quoi que ce soit. Toute perte de polarité conduit à la mort.

 

C’est ainsi que plusieurs d’entre nous sont morts sans le savoir !

 

L’intuition — ainsi que son complément et antithèse, la raison — seront à la base de la construction de cet essai de synthèse qui nous entraînera à la suite de quelques chercheurs méconnus, dans des domaines aussi divers que les mathématiques, la physique, la biologie... Nous pourrions nous en tenir là, car ces sciences aujourd’hui nous ont conduits suffisamment loin pour que nous puissions retrouver les “règles du jeu de la vie”, et l’oeuvre d’Emile Pinel en est une brillante démonstration. Mais la vérité nous oblige à reconnaître que le fil conducteur, en même temps que la justification de notre approche tout au long de ces années de recherches, a été la Tradition, en particulier la Kabbale et l’ Evangile de Thomas.

 

Ces monuments de Science cachée ont nourri notre réflexion lorsque nous avons constaté que la science, même la plus avancée à laquelle il nous avait été donné de participer, ne s’est pas révélée l’outil idéal, la clé capable d’ouvrir pour nous les portes de la Connaissance pour une approche satisfaisante de la réalité. Il nous a semblé qu’en tant que biologiste il nous était impossible de comprendre les manifestations du vivant, et que la “rationalité” en usage dans la communauté internationale nous obligeait à supprimer des pans entiers de la réalité, sous le prétexte qu’il n’y en avait pas d’approche “scientifique”.

 

Ce réductionnisme engendrant une étroitesse d’esprit catastrophique, nous avons été amenés à une vue tellement fragmentaire du monde qu’elle en serait risible si nous n’en étions participants bien malgré nous. La recherche officielle étant une déception pour les esprits curieux et ouverts, il nous a fallu faire table rase de nos connaissances et repartir à zéro avec les qualités qui nous ont paru essentielles pour aborder une telle recherche : l’honnêteté et l’humilité.

 

L’honnêteté, parce qu’elle permet de reconnaître ses propres limites et d’admettre que d’autres puissent disposer d’informations auxquelles nos structures ne nous donnent pas (ou pas encore) accès. Sans pour cela s’abriter derrière l’opinion générale, nous souvenant que lorsqu’une mutation se produit, elle n’est pas le fait d’un ensemble mais de ce que l’on appelle un mutant. C’est ainsi que la marginalité n’est pas forcément un défaut; la marge est en général réservée aux corrections et donc aux maîtres !

 

La communauté scientifique est un grand corps qui, comme tout corps, est doté d’un système immunitaire qui oscille entre la tolérance et le rejet. Ainsi, elle ne peut tout tolérer sous peine de perdre son identité, puisque n’importe qui pourrait dire n’importe quoi, et elle ne peut pas davantage tout rejeter sous peine de créer la maladie auto-immune qui aboutirait au même résultat.

L’état de santé d’un individu est caractérisé par un système immunitaire dynamique fonctionnant à partir d’un organisme ouvert, c’est-à-dire capable d’assimiler des informations nouvelles susceptibles de l’enrichir — nous verrons plus loin comment — et de lui fournir un choix beaucoup plus grand de comportements. Or, le système actuel étant réductionniste il engendre perpétuellement un état de fermeture, de sclérose dans lequel toute nouvelle information va provoquer un rejet systématique, car “non signifiant” pour l’ensemble; et nous savons tous que les précurseurs sont persécutés, et qu’il ne fait pas bon être prophète en son pays.

 

“Une idée nouvelle ne triomphe jamais, ce sont ses adversaires qui finissent par mourir”...

 

Puis il y a l’humilité. Humilité devant la connaissance qu’avaient les anciens du mécanisme de l’univers; humilité devant notre faiblesse d’évolution, devant la profondeur de notre chute, ce qui a fait dire à Jésus dans l’Evangile de Thomas à propos de l’homme : “Et moi je m’étonne qu’une telle richesse ait pu se mettre dans une telle pauvreté”.

 

Humilité encore pour demander à notre intuition de nous informer et de nous conduire “hors du bocal” de l’habitude et de la limitation engendrées par notre raison.

 

Humilité enfin dans la reconnaissance de nos erreurs et dans l’acceptation du sacrifice de soi pour le Tout, avant de savoir que nous ne sommes qu’un petit aspect de ce Tout et que la perte de notre “petit moi” nous ouvre toutes grandes les portes de la Connaissance en nous redonnant notre véritable dimension, le “Sans-limite” :

“Je suis le Tout, le Tout est sorti de moi, le Tout est revenu à moi” (Evangile de Thomas, logion 77).

 

Nous allons, tout au long de cet essai, tenter de retrouver la connaissance véhiculée par la Tradition à partir des données scientifiques actuelles.

La recherche ne consiste pas à enregistrer passivement des faits en les accumulant sans critique dans l’espoir de voir se dégager d’elle-même mécaniquement la solution recherchée.

Pascal

 

Nous parlons du doux, nous parlons de l’amer, nous parlons du chaud, nous parlons du froid, nous parlons de la couleur : en réalité, il n’y a que des atomes et du vide.

Démocrite

Extrait du livre de Jacqueline Bousquet AU COEUR DU VIVANT

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article