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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Compléments alimentaires, allégations thérapeutiques, santé

14 Novembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Alimentation, nutrition, diététique

Les français sont de plus en plus nombreux à préférer les thérapeutiques préventives naturelles et à prendre conscience de la nécessité d'une alimentation plus saine pour préserver santé et longévité.

Par ailleurs, les autorités nationales de maladie (prétenduement santé...) publique cherchent à réduire la déficit de la sécurité sociale en responsabilisant les citoyens dans la prise en charge de leur santé.

Depuis 2003, les études attestent que les vagues régulières de déremboursement de médicaments boostent les ventes de compléments alimentaires. C'est un marché en pleine expension à mettre en parallèle avec par exemple, la création, en 2005 dans le Nord-Pas-de-Calais, du pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité regroupant des entreprises de l'agroalimentaire, de biotechnologies et des instituts de recherche en biologie-santé.

Pour autant, qu'y a-t-il derrière l'appellation "complément alimentaire" ?

Depuis 2002, une définition claire a été élaborée et une réglementation pour, "officiellement", garantir la sécurité du consommateur. Cette "avancée" doit toutefois être fortement nuancée, car, comme toute législation, elle pourra avoir des effets pervers (voulus ou non).

Au jeu du regroupement des laboratoires, certains petits fabricants avouent craindre pour leur survie.

Si au final, le consommateur pourrait être gagnant (ce qui reste à démontrer...), le patient lui, risque de l'être beaucoup moins, car encore plus exposé à une médecine à deux vitesses : les compléments alimentaires ont un coût et ne sont pas remboursés.

Le lecteur attentif aura remarqué que dans la dernière phrase ci-dessus, une notion dorénavant "interdite" a été (volontairement) évoquée : la mise en parallèle de la MEDECINE et des compléments alimentaires.

Voyons d'un peu plus près les enjeux financiers avec quelques chiffres :

- En 2009, UN français sur DEUX a pris un complément alimentaire !

- Ce marché est estimé en 2008 à UN MILLIARD D'EUROS selon une étude Xerfi en 2009).

- Depuis 5 ans, il présente une progression annuelle de 5%.

- Sachant qu'il y avait 37% de consommateurs en 2008 et seulement 17% en 2004 à en prendre, on se représente un peu mieux l'engouement pour ces jus, extraits de plantes, vitamines et autres minéraux qui favorisent le bien-être.

- Selon l'étude du Syndicat de la diététique et des compléments alimentaires (SYNADIET) en 2009, 87% des utilisateurs en prennent pour leur bien-être, et 55,5% déclarent les utiliser dans une démarche de préservation de leur capital santé.

- D'après l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à acheter ces produits et elles en consomment d'autant plus que leur niveau d'études (donc, on peut aussi supposer leurs revenus) est élevé.

Pareille aubaine financière ne peut pas être négligée !

Les canaux de distribution actuels sont multiples, magasins de diététique et d'alimentation bio, grandes surfaces, Internet, mais aussi pharmacies et parapharmacies, ainsi que par le marketing direct (par réunions de présentation), etc... .

Autant de réponses à "....l'automédicatioon qui se retrouve aujourd'hui propulsée sur le devant de la scène dans un contexte de fort ralentissement du marché du médicament remboursable..." évalue le cabinet d'analyses économiques Xerfi.

- En 2006, les prescriptions de médicaments ont baissé de 61%, et la part d'automédication a augmenté de 31% selon un rapport du Sénat du 11.06.2008.

Dans un contexte plus global de vieillissement démographique, de recrudescence des maladies chroniques, de laboratoires pharmaceutiques en panne d'innovation thérapeutique, à la recherche de stratégies de diversification...., le marché des compléments alimentaires représente une aubaine pour de nombreux acteurs de la santé, de la maladie, et du bien-être.

Et la guerre entre petits et gros laboratoires surfant sur cette vague financière, ne fait que commencer.

Ainsi, SANOFI-AVENTIS "leader international de la maladie chimique (pardon ! de la santé...)", a racheté en octobre 2009 le premier laboratoire français de compléments alimentaires OENOBIOL.

QUID des allégations thérapeutiques ?

Nous avons vu que la "concurrence" entre les produits chimiques de la pharmacopée classique qui bénéficient de l'appelation "médicaments" d'un côté, et les aliments et extraits végétaux qui sont classés (arbitrairement) dans la catégorie des compléments alimentaires est une concurrence clairement établie, mais dorénavant interdite.

En effet, de plus en plus de chercheurs, et ce depuis des décennies, OSENT dire que l'alimentation est UNE médecine (parmi d'autres), et elle se trouve être en fait la BASE incontournable de notre équilibre métabolique.

L'un de ces chercheurs les plus connus, le Professeur Jean SEIGNALET dans son livre "L'alimentation ou la 3ème Médecine" (sous-entendu : la première, la chimique - il ne pouvait que la laisser en tête s'il ne voulait pas se faire radier illico de l'Ordre des Médecins- , puis la seconde, l'homéopathie et les plantes, et la troisième donc, l'alimentation).

Pour tout esprit tout simplement LUCIDE, cet ordre aurait dû être inversé : à savoir que si l'on veut éviter d'être malade, une alimentation SAINE est indispensable, TOUTES LES MEDECINES, qu'elle soient naturelles ou chimiques seraient donc utiles SEULEMENT dans les RARES CAS où cet équilibre serait rompu. Mais ça, les instances officielles ne sont pas près de l'accepter, car contraire à leurs intérêts financiers et politiques (les deux étant de tous temps étroitement imbriqués).

Pourquoi des compléments alimentaires ?

Je pense que tout le monde comprendra aisément qu'avec notre alimentation dite "moderne" actuelle, c'est à dire, la plupart du temps, industrielle, transformée, polluée avec de nombreux additifs, truffée de pesticides, les cultures bio (bien que "moins pires") ne sont pas à l'abri non plus d'être arrosées avec des eaux polluées, dans un sol appauvri, ces aliments ont perdu la plus grande part de leurs principes nutritifs VIVANTS.

Ce sont des aliments MORTS..... dont nous voudrions extraire NOTRE VIE ???!!!

On comprendra donc aisément, que de vouloir "compenser" autant que faire se peut les carences de ces aliments par des compléments devient une nécessité VITALE.

Et que ces compélments, DE FAIT, participent à notre équilbre de santé , donc à contrario, s'ils améliorent notre santé, ils réduisent d'autant les possibles symptômes de "maladies" dont nous pouvons souffrir.

Et c'est précisément à ce point que vient se greffer la notion d'allégations thérapeutiques, mises sur pieds depuis très longtemps, et qui trouve son origine dans la Commission du Codex Alimentarius (créée en 1963) et qui tente de définir les règles de production et de commercialisation de TOUT CE QUI N'EST PAS MEDICAMENT. Donc tous les produits, chimiques ou non, qui bénéficient d'une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) ne sont pas concernés par ce Codex.

L'objectif "officiel" est d'apporter au consommateur une information de qualité et de le PROTEGER contre d'éventuelles informations abusives de bénéfices pour la santé.

Deux classes d'allégations sont répertoriées :

- les génériques (source de..., riche en..., teneur réduite en...) qui doivent être compréhensibles pour le consommateur -c'est bien la moindre des choses- et REPOSER SUR DES PREUVES SCIENTIFIQUES !

- les allégations de santé relatives à la réduction d'un risque de maladie (exemple : le calcium contribue à renforcer les os) pour lesquels un niveau de preuve plus élevé est requis.

Le PDG de SUPERDIET, Ronan BLANCHARD, fabricant de compléments alimentaires bio précise : "L'inquiétude des professionnels des compléments alimentaires vient de ce que l'EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) fixe les mêmes standards de preuves pour les deux types d'allégations. Prenons l'Harpagophytum. Même si ses vertus MEDICINALES sont reconnues depuis toujours pour le bien-être articulaire, il sera désormais interdit de le mentionner sur l'emballage. A MOINS DE FAIRE UN TEST CLINIQUE PROUVANT CE BENEFICE. Or, seuls les géants pharmaceutiques pourront consentir l'effort financier demandé pour faire ces tests, dont le ticket d'entrée est de 300 000 Euros. A terme, on peut donc craindre que les exigences de l'EFSA aboutisse à une médicalisation des compléments alimentaires".

Et donc à la mort des petits laboratoires qui utilisent les plantes médicinales dont les vertus sont connues et admises, mais sans les preuves avérées selon la "science chimique".

Or, là où les vertus d'une plante dans son ensemble, qu'elle soit entière, ou qu'il s'agisse de la feuille, de la fleur, de la racine ou du bourgeon, etc...., ne se limite dans tous les cas pas à la vertu d'une seule molécule. C'est la synergie de l'ensemble qui importe (l'aloé-véra qui comporte plus de 200 éléments identifiés en est un parfait exemple).

Avec l'approche "mécaniste" de la "science" chimique préconisée par l'EFSA, ce ne sera de toutes façons pas le test de la molécule isolée qui pourra apporter une preuve de l'effet bénéfique GLOBAL de la plante.

Enfin, je rappelle que depuis 2008, TOUTES les préparations à base de plantes (homéopathie, phytothérapie, gemmothérapie, aromathérapie, etc. etc.) doivent être chauffées à 131 degrés centigrades pour "éliminer les bactéries qui pourraient s'y trouver".

Ce qui revient à dire que de TOUTES façons le BUT RECHERCHE PAR L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE CHIMIQUE EST D'ELIMINER ET DE DETRUIRE PAR TOUS LES MOYENS TOUTE AUTRE MEDICATION QUE CELLE QU'ELLE PEUT BREVETER ET QU'ELLE VEND.

A NOUS DE RESISTER....

 

 

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Fitovita 07/05/2014 14:08

C'est vraiment un article très utile et clair, de plus les informations sont vraiment complètes et bien rédigés! Bonne continuation.

Compléments alimentaires 20/03/2013 19:05

C'est toujours un plaisir d'échanger avec les internautes les différentes informations qui peuvent leurs être utiles.

motarcs 21/03/2013 11:54



Tout comme c'est un très grand plaisir de participer, même modestement à une information la plus complète possible des personnes assez curieuses et ouvertes, prêtes à entendre "un autre son de
cloche".


Merci pour votre message, qui confirme si besoin était la nécessité d'Informer (sans à priori, car il n'est pas question de remplacer un dogme par un autre !).