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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Contraception sans hormones & Pilule et libido

7 Mars 2011 , Rédigé par motarcs Publié dans #Medecines, Recherches, Ethique

Ce ne sont pas celles que médecins et gynécologues proposent d'emblée, et pourtant ces alternatives ont fait leurs preuves.

Le stérilet au cuivre

On dira "c'est dépassé, le stérilet à la progestérone c'est meiux", ou "le stérilet ne se pose pas si la femme n'a jamais accouché" (femmes dites nullipares), et aussi "ça rend stérile".

En réalité, le stérilet n'est pas réservé uniquement aux femmes qui ont déjà eu des enfants. Il existe des modèles dits "shorts", spécialement conçus pour les jeunes filles. L'OMS depuis longtemps, et la Haute Autorité de santé dans ses recommandations officielles de 2004 soulignent tout l'intérêt de cette méthode contraceptive, y compris comme premier moyen de contraception.

Sur le terrain, ce n'est pas si simple : force est de constater que beaucoup de praticiens refusent de le poser aux nullipares. Le mieux est de contacter le planning familial ou le service IVG de l'hôpital. Ils ont souvent les coordonnées de médecins "ouverts" aux nouvelles recommandations et formés à la pose.

Il faut savoir aussi que le dispositif intra-utérin peut se poser comme contraception d'urgence jusqu'à 5 jours avant la date présumée des règles. Ce qui laisse un peu plus de temps qu'avec la pilule du lendemain.

Méthode sympto-thermique

Inutile d'en parler à votre gynéco, il ne connaît pas. De toutes façons, il n'adhère pas, et pour lui, ce n'est pas fiable. Cette méthode de contraception 100% naturelle réclame une prise en charge personnelle et un apprentissage : il s'agit de combiner la prise de température quotidienne avec un examen de la glaire cervicale et les modifications du col de l'utérus. Cette triple analyse, bien menée, permet de déterminer avec beaucoup d'exactitude la période féconde. Son taux d'échec, évalué par l'OMS, n'est que de 2%, à peu près comme la pilule. "Effectué dès l'adolescence, cet apprentissage encadré par un spécialiste permet une réelle connaissance de son corps, de sa propre fertilité, utile à bien des égards, dans une vie de femme" souligne le Dr Catherine Solano. On peut contacter une conseillère/formatrice sur www.cler.net

Préservatif

Dans le cadre de rapports épisodiques, les préservatifs sont incontournables. Rappelons qu'il s'agit du seul moyen de protection protégeant des MST. Il est possible de le coupler avec des spermicides pour pallier un incident de parcours. De l'avis d'utilisatrices averties, les spermicides sont plus faciles d'emploi sous forme de tampon que sous forme d'éponge.

Diaphragme et cape cervicale

Si leur utilisation est très marginale, il n'empêche que la cape et le diaphragme ont leurs adeptes. Le diaphragme est une membrane en latex ronde et concave tendue sur un ressort circulaire. La cape cervicale est une cupule en silicone. Ces deux dispositifs sont placés au fond du vagin avant les rapports sexuels pour couvrir le col de l'utérus. Si elles s'avèrent sans aucune contre-indication (sauf une éventuelle allergie au latex), ces méthodes sont moins efficaces. Catherine Solano estime le taux de grossesse entre 6 et 16%.... et recommande donc de leur adjoindre des spermicides.

Grossesses non désirées et contraception

Chaque contraception est évaluée en fonction de son taux d'échec théroique, lorsqu'elle est utilisée dans les règles. Les meilleurs scores sont obtenus par l'implant, le stérilet progestatif, suivi des pilules oestro-progestatives puis du stérielt au cuivre.

Dans la réalité, le nombre d'IVG en France est globalement stable (peut-être même en légère augmentation) depuis trente ans alors que la couverture contraceptive augmente.

Il faut savoir que plus des deux tiers des IVG (enquête BVA-INPES publiée en mars 2007 "Les français et la contraception") surviennent chez les femmes qui utilisent une contraception, et qu'une femme sur cinq oublie sa pilule au moins une fois par mois, selon une étude INPES parue en 2007. Ces oublis diminuent bien évidemment fortement l'efficacité théorique des contraceptions orales, et posent aussi question. On pourrait y lire un désir de grossesse inconscient ou le refus de la contraception hormonale avec laquelle les femmes ne sont pas aussi à l'aise que cela.

Selon Catherine Solano médecin sexologue, la chimie de la pilule détourne la libido naturelle. Elle nuit donc à l'épanouissement féminin.

Une étude indique que 20 à 40% des femmes présenteraient une baisse de leur libido sous pilule. (Etude "Pilule et libido", Rik HW Lunsen MD, PhD. Dep Sexology&Psychosomatic Gynecology Division Ob/Gyn, University of Amsterdam, Gynécologie pratique, 2007.)

La baisse de la testostérone explique ce phénomène nous dit Catherine Solano. La pilule provoque une diminution de la fabrication par les ovaires d'environ 50%, et augmente sans le sang une protéine, la SHBG, qui capte la testostérone et la rend inactive. Sous pilule, la femme est donc doublement privée de cette hormone qui est le moteur du désir et rend sensible à l'excitation. En sexologie, les symptômes d'une baisse de testostérone sont une perte de la réceptivité sexuelle, une diminution des fantasmes sexuels et de l'imagerie mentale, une diminution des réponses sexuelles nocturnes.... Evidemment, les effets sont variables selon les femmes.

Et concernant le plaisir ?

Il n'y a pas d'étude ! Mais en consultation, Catherine Solano a constaté qu'il pouvait y avoir un lien de causalité entre la prise de la pilule et un accès au plaisir et à l'orgasme rendu plus difficile.

On est en train de sacrifier "l'élan sexuel" de toute une génération de femmes, car les jeunes filles prennent la pilule très tôt, parfois dès 14 ou 15 ans. Elles ne se rendent pas compte que celle-ci anesthésie leurs pulsions et de fait leur vole leurs premières émotions sexuelles. Du coup, la mise en place des circuits érogènes ne se fait pas, peu, ou moins. La chimie de la pilule fausse, détourne la libido naturelle. Il n'est pas étonnant que dans ces conditions, la découverte du plaisir devienne plus problématique. Et même si elles arrêtent la pilule dix ou quinze ans plus tard, la libido peut bien sûr revenir avec beaucoup de force, mais elles ne pourront rattraper les empreintes des premières fois.

Catherine Solano dénonce l'usage de Diane pour réduire l'acné. Bien qu'il ne s'agit pas officiellement d'un contraceptif, puisqu'il n'y a pas  d'AMM (autorisation de mise sur le marché) pour cette indication, mais Diane et ses génériques (Holgyène, Lumania, Evepar, Dphne, Dianette...) sont prescrit comme tels à de nombreuses adolescentes qui ont des boutons.

Et effectivement, c'est très efficace contre l'acné, mais ces traitements sont catastrophiques sur le plan sexuel. Ils contiennent de la cyprotérone, un puissant anti-andogène, que l'on retrouve dans l'Androcure, un médicament utilisé comme castrateur chimique chez les délinquants sexuels. On peut aisément imaginer les dégâts sur la libido d'une jeune femme, qui le prend au long cours, parfois même avant d'avoir commencé sa vie sexuelle.

"C'est dramatique et malheureusement fréquent, "dit Catherine Solano, "je vois quasiment une femme par journée de consultation sous cyprotérone qui vient pour une libido en dessous de zéro, une sécheresse vaginale, de l'irritabilité, des troubles des règles...."

Articles tirés de la revue NEXUS de mars-avril 2011

 

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