Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

De l'Art de guérir à l'Art de Vivre

4 Septembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Medecines, Recherches, Ethique

Ne t’inquiète pas de la récolte, mais seulement de tes propres semailles.

Stearns Eliot, prix Nobel


Nous sommes actuellement à une croisée des chemins, et de nombreux signes sont là pour provoquer notre réflexion. Les scientistes, ceux pour qui seule la matière existe et seuls les faits observables sont réels, viennent d’être mis en déroute, dans une complète déconfiture. La matière n’existe pas en tant que telle ! La physique nous dit qu’elle se résout en énergie et qu’elle est régie, au niveau subatomique, par des lois dont la principale est le principe d’indétermination et d’incertitude : il est impossible de connaître à la fois la  vitesse d’une particule et sa position. Kastler, dans son livre Cette étrange matière, nous dit que la perception du monde physique ne doit plus,   comme par le passé, reposer uniquement sur le corpuscule, mais aussi sur l’onde qui l’accompagne. Autrement dit, la réalité est “onduscule”, et il est étrange de constater que la fonction psi des physiciens est aussi indéterminée et vague que le psi des parapsychologues.


Les physiciens lancent des appels aux biologistes afin que ceux-ci cessent de ne considérer qu’un aspect des phénomènes qu’ils observent (Kastler, Charon, les Gnostiques, etc.).

Actuellement, de nombreux ouvrages remettent en cause les conceptions scientifiques du siècle dernier. Ils tendent à placer l’homme d’aujourd’hui devant une seule alternative : ou poursuivre une monumentale erreur d’anthropomorphisme béat, ou faire face à une révision, peut-être déchirante, d’un certain confort intellectuel qui nous montrait l’homme parvenu au faîte de la connaissance.


Dans le premier cas, l’homme se croit la seule créature élue de l’univers, le point oméga de la création, se permettant de tout asservir, de tout polluer, de tout détruire pour s’assurer la suprématie et se hisser à la hauteur de la situation qu’il convoite, ceci en marchant sur les cadavres de toutes les espèces qu’il a asservies et exploitées, sans aucun respect ni de la vie, ni de l’harmonie de la nature, et sans se demander si les êtres qu’il écrase, exploite ou asservit, n’ont pas comme lui le simple droit à la vie, et oubliant qu’ils ne sont pas au service de cet animal dégénéré qu’est devenu l’homme, utilisant son “intellect dépravé au service de la bête” (Troward).


Tout à fait comme si, à l’intérieur d’un organisme, les cellules nerveuses pensaient qu’après tout elles sont d’une essence supérieure et décidaient de l’extermination des cellules rénales ou hépatiques... L’homme ne se demande pas plus, en se faisant simple observateur, comment il se fait que l’animal n’ait jamais détruit ni pollué la Terre alors que lui-même, dernier-né de cette évolution, doué de “raison” dont il tire tant d’orgueil, occupant de la dernière minute, est en train de se précipiter la tête la première dans l’abîme d’absurdité qu’il a lui même creusé.


Les cris d’alarme de tous les sages, de toutes les époques, qui sont entendus un instant, mobilisant quelque énergie, comme Carrel dans “L’homme, cet inconnu”, sont vite oubliés tant notre société est régie par des impératifs financiers ou des désirs de domination physique ou intellectuelle.

La science devenue matérialiste relègue les faits qui ne peuvent s’insérer dans son système et passe aussi à côté d’une conception du monde plus humaine et où l’individu pourrait se retrouver sans angoisse.


Certains scientifiques parlent d’instinct chez l’animal pour expliquer ce qui pour eux est inexplicable, et de suggestion ou d’auto-suggestion dans les cas où ils veulent bien reconnaître que le psychisme d’un individu a pu le rendre malade et donc peut le guérir. Il suffit de savoir que parmi les guérisons “miraculeuses” reconnues à Lourdes, on écarte rigoureusement les cas où il n’y a pas de lésion organique matériellement reconnue, et on appelle cela une attitude scientifique.

Il semble donc que Dieu n’ait le droit d’intervenir dans sa création que dans certaines conditions bien définies par nos “têtes bien pensantes”. Malheureusement pour eux, de plus en plus de faits refusent de se plier aux observations dites scientifiques, et la déroute des matérialistes et complète. Il n’est qu’à lire le livre de Ruyer, La Gnose de Princeton, le livre du physicien Charon, L’Esprit, cet inconnu, ou encore La Conscience Energie, structure de l’homme et de l’univers du Dr Brosse pour en  être persuadés.


Penser autrement

Malheureusement aussi, l’histoire se répète et l’homme n’a pas tiré du passé l’expérience de ses erreurs, ce qui explique peut-être le silence des gnostiques. Toutes les grandes découvertes n’ont été reconnues que tardivement, et les grands découvreurs ont été persécutés et traités de fous, tant il est dans la nature de l’homme de reléguer au rang de la pathologie tout ce qu’il ne peut, dans son monstrueux orgueil, ramener à son niveau. Charon nous dit : “les scientifiques actuels sont incapables de penser métaphysique, car il leur manque cette dimension” et leur manque de modestie leur fait déclarer que tout ce qu’ils ne peuvent voir, concevoir ou comprendre, n’existe pas.  


Cette attitude, commode pour leur amour-propre, leur permet de continuer à se taper la poitrine en disant : “nous sommes les plus grands, les plus intelligents et les plus forts”. Charon vient tempérer leur enthousiasme en leur disant que l’esprit seul fait son expérience et que le constructeur restera toujours supérieur à la machine construite; et qu’au fond, l’homme se comporte comme un ordinateur qui aurait décidé de vivre sa vie, piètre comparaison pour ce Dieu de l’univers que se croit l’homme !  


Charon montre aussi que la nature n’est pas avare et qu’elle tente des essais dans de nombreuses directions, abandonnant ce qui ne lui semble plus valable, sans regret et construisant ailleurs. Il n’est qu’à voir les espèces disparues au cours des âges. L’homme devrait penser qu’il n’est là que depuis peu de temps et que si la nature est capable de créer des milliers de glands pour un seul chêne, il est possible que des milliers de planètes fassent actuellement l’expérience de l’homme et que notre civilisation soit parmi les “déchets de cette gestation”.  


Voici notre orgueil ramené à des plus justes proportions. Au moment où l’homme, debout sur son tas de fumier, s’apprête à pousser un joyeux cocorico, la nature le confronte à des situations inextricables. Le “Dieu du cosmos” est impuissant devant un ouragan, un cyclone, une tempête de neige, mieux encore : une défaillance de sa technologie. Voici alors le Dieu déconfit, malgré sa science, ramené à de plus justes proportions face aux énergies déchaînées dont il ne pourra jamais se rendre maître par la voie matérielle, et dont les initiés et les sages de tous les temps nous ont dit qu’il pourra en triompher par la reconnaissance du règne de l’esprit et du respect de la création.


Il faut donc choisir : ou l’homme est un animal amélioré — et on peut encore se demander où est l’amélioration — et son manque de sagesse le fait courir à sa perte, ou bien il se reconnaît à la fois comme esprit et matière et, dans ce cas, il accepte de donner une part à l’esprit, ce qui lui permettra de s’ouvrir à une nouvelle dimension. Sa conscience ira en s’élargissant et il finira par comprendre et croire ce que lui disent les sages : “qu’il fait partie de l’univers, qu’il est un avec tout ce qui vit, que lorsqu’il souille, exploite, salit et torture, c’est lui-même qu’il traite ainsi”.


L’homme : matière et esprit

A la lumière de ceci, nous pouvons retourner la proposition du titre et en faire “de l’Art de vivre à l’Art de guérir”.

A la lumière des dernières découvertes scientifiques — et il est inutile de s’étendre, il suffit de consulter les ouvrages cités —, l’art de guérir découle de la nécessité d’harmoniser l’esprit et le corps, l’art médical reposant depuis trop longtemps sur le seul corps et sur la seule chimie, fut-elle biologique. Il a surtout consisté à étouffer les cris de l’individualité, qu’on veut à tout prix faire entrer dans un système pour lequel elle n’est pas faite.

La preuve en est que certaines maladies sont appelées “maladies de la civilisation”, et au lieu de tirer sagement la leçon de ces faits, l’homme met son intelligence au service de l’envers et veut adapter l’homme, par essence supérieur, à la civilisation. C’est ainsi que l’homme “vit à l’envers d’un monde à l’envers”, et gare à qui veut le remettre à l’endroit : l’auto-hypnose l’en empêchera, aussi longtemps que l’ensemble de nos têtes bien pensantes seront au pouvoir, prisonniers de “Maya” l’illusion.


La recherche scientifique n’échappe pas à cette hypnose collective et ne fait qu’enfoncer l’humanité dans l’erreur, ne sachant tirer aucune leçon de ce qu’elle observe.


Qu’on en juge :

Au lieu de chercher pourquoi l’humain est mal dans sa peau et se drogue en fumant, le scientifique utilise des animaux en les faisant fumer et il constate qu’ils présentent les mêmes troubles que les fumeurs ! Divine science...  

On sait depuis longtemps que les ulcères sont provoqués par des angoisses et une inadaptation au stress de l’existence. Que font les scientifiques ? Ils contraignent des rats à l’immobilité complète pendant de nombreux jours et, encore miracle, constatent que ces rats développent des ulcères, c.q.f.d.  


Aucune personnalité scientifique ne s’élèvera-t-elle contre un tel gâchis et un tel manque d’imagination ?  


Pourquoi utiliser tout le matériel pensant et monétaire de l’humanité au service d’une telle gabegie et ne pas vouloir comprendre qu’il ne faut pas soigner l’homme pour le faire entrer dans un système “dingue” mais qu’il faut changer le système ? Combien de médecins au fond d’eux-mêmes voudraient pouvoir dire à leurs malades : “changez de vie” et à défaut de pouvoir dire cela sont obligés, souvent contre leur gré, de leur prescrire les sacro saintes pilules tranquillisantes.  


Combien de nous font la constatation de l’horreur de cette société contraignante et aliénante dans laquelle tout ce qu’on propose à l’homme est une pilule contre la fatigue, une pilule pour dormir, une pilule pour se réveiller, une pilule pour supporter sa belle-mère ou son chef de bureau, une pilule pour permettre de manger, une pilule pour maigrir, une pour ne pas grossir, une pour se reproduire quand il faut, une pour avoir la peau sèche ou bronzée... J’oubliais : une pilule pour naître quand il faut, c’est-à-dire pendant les heures de bureau, et une pilule pour mourir dans les règles, le plus tard possible, afin de profiter au maximum de toutes les pilules disponibles.

Nous ne croyons pas avoir exagéré le tableau. Nous avons torturé et torturons des milliers d’animaux sans en avoir tiré la moindre leçon de sagesse. Cette dernière nous aurait permis de nous contenter d’observer ces mêmes animaux, dans leur milieu naturel, et nous aurait permis d’admirer l’harmonie parfaite de la nature respectant les règles d’une vie de bon sens et de mesure.  


Au lieu de cela, nous voulons à tout prix inoculer à ces malheureux les maladies résultant de nos dépravations, pour pouvoir continuer impunément à manquer de mesure. C’est une attitude suicidaire en regard des lois cosmiques.  


A la lumière de tous ces faits et de bien d’autres que nous ne pouvons développer ici, le nouvel art de guérir doit s’inscrire en droite ligne de l’art de guérir des anciens qui savaient harmoniser le physique au mental et à l’esprit, sans éliminer par ignorance ou par incompétence l’une ou l’autres des parties. “Je le pansais, Dieu le guérit”.  

Le médecin doit redevenir, à côté du scientifique technicien, un sage, un confident, un harmonisateur entre le corps et l’esprit, un conseiller dans l’art de vivre, en rendant à l’homme ses responsabilités et sa mesure et en liant de façon indissociable l’art de guérir à l’art de vivre.


 L’homme a acquis la maîtrise du monde matériel avant de se connaître lui-même. La société moderne s’est donc construite au hasard des découvertes scientifiques et selon le caprice des idéologies, sans aucun égard pour les lois de notre corps et de notre âme. Nous avons été les victimes d’une illusion désastreuse, l’illusion que nous pouvons vivre selon notre fantaisie et nous émanciper des lois naturelles. Nous avons oublié que la Nature ne pardonne jamais. 


Dr Alexis Carrel  


Les nouveaux Gnostiques de Princeton et Pasadena ont gardé de l’ancienne philosophie l’idée que ce que nous nommons Esprit est  indissociable de tous les phénomènes auxquels l’Univers nous donne à assister, qu’ils soient physiques ou psychiques. On doit donc, au moins en principe, être capable d’avoir une  connaissance “scientifique” de l’Esprit, c’est-à-dire en fournir une description en termes scientifiques, quitte à renouveler si nécessaire le langage scientifique luimême. Mais, précisément pour permettre à l’Esprit d’accéder au rang de phénomène “scientifique”, les néo-gnostiques refusent dès le départ de mettre l’Homme au centre du phénomène pensant : quand l’Homme affirme “je pense”, soulignent-ils, il devrait plus correctement dire “il pense”, ou “il règne une pensée dans l’espace”, au même titre que le physicien dit “il règne un champ magnétique dans l’espace”, ou que l’homme de la rue annonce “il pleut”.


En d’autres termes, il existe une réalité profonde, partout présente dans l’Univers, qui est capable de faire “naître” la pensée dans l’espace, dans le même sens qu’un électron est capable de faire naître autour de lui un champ électrique dans l’espace. Dès lors, la pensée est partout présente, aussi bien dans le minéral, le végétal ou l’animal que dans l’Homme. C’est elle, notamment, qui transparaît derrière le comportement des organismes vivants, même s’il ne s’agit que d’une simple bactérie.


J. Charon  

  Extrait du livre de Jacqueline BOUSQUET AU COEUR DU VIVANT

 



 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

anna 30/01/2014 16:51

Je découvre enfin des "pensants" comme moi... Merci cela fait du bien...