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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

La puce à l'oreille

4 Avril 2013 , Rédigé par motarcs Publié dans #Géopolitique, économie, manipulations

Non seulement l’industrie agro-alimentaire tente de nous faire avaler n’importe quoi, n’importe comment et à n’importe quel prix, quitte à nous étrangler dans tous les sens du terme, mais, sous des prétextes fallacieux, elle entend industrialiser tous les éleveurs, même les plus respectueux (et respectables) d’entre eux.

Etienne et Irène sont certifiés bio depuis 26 ans et n’ont jamais eu de soucis. Sauf que, lors du dernier contrôle qu’ils ont subi, ils ont eu la mauvaise surprise d’entendre qu’ils ne sont plus en conformité. Aïe ! Et pour quel motif ? Tout bonnement parce qu’ils ont eu l’outrecuidance de refuser le puçage électronique de leur cheptel ovin.

Eh oui, nos génies du marketing, non contents de visser, qui un téléphone portable, qui une tablette numérique et autres baladeurs, dans les mains et les oreilles des mammifères bipèdes, voudraient imposer à la filière bio, ce qui existe déjà dans la filière d’élevage industrielle, à savoir une puce électronique qui doit être fixée à l’oreille de chaque brebis, à la place de la boucle d’oreille ou du tatouage.

Ceci, officiellement, pour « faciliter » la traçabilité. Argument plutôt comique, quand on songe que n’importe steack haché industriel est formé par de la viande qui provient en moyenne de douze vaches différentes.

Quel est le « bédouin » qui a inventé cette ânerie ? Je vous le donne en mille ….. : l’Europe souhaite harmoniser l’identification des petits ruminants, en laissant toutefois aux pays membres le choix « d’informatiser » leur cheptel ou non, à condition que la traçabilité soit effective. Et là, surprise, la France fait du zèle ! Une loi instaure l’obligation d’équiper toutes leurs bêtes avant juillet 2013.

Un petit calcul très rapide démontre le marché juteux pour les promoteurs, que représente cette obligation pour les éleveurs. Un Euro la puce (renouvelable pour chaque bête bien évidemment), plus le prix des émetteurs, récepteurs, ordinateurs et logiciels représente une jolie tirelire permanente.

Bien sûr, ce sera subventionné au départ (dans quelles poches cherchera-t-on l’argent ????), mais ensuite ??? Et, cerise sur le gâteau : l’entreprise qui fabrique ce matériel est française, Cocorico, et, re-cocorico, elle est en train de s’emparer du marché mondial de l’identification animale.

Concrètement, on se retrouve une fois de plus devant un cas de lobbying du genre de celui auquel les « bipèdes » ont échappé de justesse, je veux parler de l’escroquerie des ballons alcotests obligatoires pour les automobilistes.

En dehors de cette question disons, d’éthique, pourquoi diable refuser le puçage ?

Parce que, nous disent Etienne et Irène, ce sera la fin de l’élevage traditionnel. On ira droit vers une industrialisation totale de l’élevage. Cette puce peut, en plus de la traçabilité, apporter bien d’autres choses que l’identification des animaux : la distribution automatique des rations alimentaires, l’ouverture automatique des portes des élevages au passage des bêtes, le repérage des animaux par GPS. Tout ce qui est déjà présent chez les producteurs de viande.

Et la sanction en cas de « désobéissance » ?

Très cher : la pénalité est de l’ordre de 8000€ sur un revenu de 11000€ pour 60 brebis.

Les éleveurs qui auront « oublié » d’obtempérer, et qui, malgré tout, partiront en transhumance, et qui auront le malheur de « tomber sur un contrôle » (en somme, comme les bipèdes à roulettes se font flasher au radar) se verront tout bonnement dépossédés de leur bien : leur troupeau sera saisi !

Derrière cette obligation, il y en a d’autres qui se pointent, encore bien plus graves, ce qu’on appelle le « génotypage » des béliers. Le but, c’est d’éviter une maladie, la tremblante du mouton. Cette maladie existe…. depuis que le mouton existe (elle est connue depuis 1732) et de surcroit n’est pas contagieuse. On pense avoir découvert les gênes responsables, au point qu’on en est déjà au recensement des types génétiques « à risque », de façon à ne travailler qu’avec des types « sûrs ».

Encore une application complètement « à côté de la plaque » du « joujou génétique » de généticiens auto-proclamés qui n’ont hélas pour eux, rien compris à la réalité de l’ADN. Car les super-lumières du joujou génétique sont toujours persuadés que ce sont les gènes qui sont responsables d'une maladie, mais ne se sont jamais posé la question de savoir si la modification des gènes constatée n'était pas la conséquence de la maladie. Ce qui ficherait par terre toute leurs belles théories.....Mais ceci est une autre histoire.

Comme pour les OGM, il y a eu des faucheurs volontaires pour réagir. Il commence à se former chez les éleveurs des collectifs locaux, départementaux et régionaux. Un film superbe a été tourné par Antoine Costa et Florian Pourchi intitulé MOUTON 2.0, LA PUCE A L’OREILLE.

Info à faire passer, comme est passée celle pour les alcotests de la société Contralco.

 

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