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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

La qualité de l'eau de robinet en France

16 Décembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Alimentation, nutrition, diététique

Suite à la diffusion le 17 mai du film de Sophie Le Gall "DU POISON DANS L'EAU DU ROBINET", ce documentaire a été retiré de Dailymotion...... Il semblerait qu'il ait réussi à faire des.... vagues dans le landerneau des "magnats" de l'industrie de l'eau.... et donc des politiques...

 

D'un côté de plus en plus d'analyses effectuées par des laboratoires indépendants des gouvernements et des fournisseurs d'eau nous mettent en alerte, car on y trouve non seulement des nitrates et des bactéries, mais aussi toutes sortes de résidus comme des médicaments de toutes sortes, des quantités anormales d'aluminium et de fluor, etc. etc.

 

De l'autre côté, le gouvernement censure ces informations, en tentant de nous rassurer, en mettant en avant les milliers de contrôle effectués tout au long de l'année, et que chaque citoyen peut consulter sur sa facture ou depuis internet, la qualité de l'eau fournie par sa  commune.....

Oui, tout cela serait très bien.... sauf que l'on nous parle toujours seulement de ce que l'on veut bien.... mais pas des sujets qui fâchent (aluminium et fluor notemment).

 

Pays de la liberté, la France est passée maîtresse dans l'art de la langue de bois, et lorsque cela ne suffit plus, de la censure.


Nous en avons eu de nombreux exemples dans le passé, commis par les gouvernements de tous bords. Lorsque nous consultons notre facture d'eau, nous avons droit à une analyse de notre source, qui nous indique généralement la teneur en nitrates et une ou deux bactéries "courantes". Avec un peu de chance on a droit aussi au niveau de turbidité, et généralement ça s'arrête là.

 

On évite surtout soigneusement les sujets qui pourraient fâcher : à savoir "tout le reste", et pour les principaux :

- résidus médicamenteux comme les antibiotiques et chimiothérapies éliminés par les "patients" concernées, les hormones éliminées par ces dames qui prennent la pilule, et en général tous les médicaments chimiques que l'organisme des utilisateurs rejette du mieux qu'il peut, ainsi que le fluorure de sodium rajouté pour "blanchir les dents de nos enfants" (voir à ce sujet l'article en deux parties qui y est consacré ici-même) et les sels d'aluminium (article en cours de rédaction).


- teneur en pesticides agricoles autres que les nitrates. Il est de notoriété publique que dans certaines régions "spécialisées" dans des productions agricoles spécifiques on va retrouver des polluants différents. Ce ne seront pas les mêmes pesticides en Bretagne ou en Normandie que dans des régions viticoles comme la Champagne, l'Alsace, Bourgogne, Beaujolais et autres Provence, Roussillon, etc.

 

Pour tenter d'y voir un peu plus clair, voici un peu ce que nous dit ce film :

 

Documentaire diffusé lundi 17 mai 2010 à 20h35 sur France 3

Du poison dans l’eau du robinet

Un film de Sophie Le Gall


L’eau du robinet est-elle potable ?

Sans en avoir conscience, des millions de Français boivent une eau avec une tenuer trop importante en aluminium, nitrates, pesticides, médicaments et en radioactivité.


Dans certains cas, l’eau est même non-conforme aux normes sanitaires.

Ce danger invisible menace les foyers et la santé de tous les Français.

Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités.

 

Elle les a si bien interpellés que son documentaire se trouve censuré sur Dailymotion et de nombreux autres sites ou l'on pouvait le visionner (y compris FR3 bien sûr).

 

Quels sont les résultats de son enquête ?

Dans le Centre et en Ile-de-France, l’eau du robinet regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques sont soupçonnés d’être à l’origine de cancers.

Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui permettent de distribuer une eau qui dépasse les normes en pesticides ou nitrates.

Dans des villages d’Auvergne et à Saint Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium, substance fortement soupçonnée d'être responsable de la maladie d’Alzheimer.

Les doses dépassent allègrement  le seuil de risque fixé par certains scientifiques mais les autorités ignorent les dangers de ce neurotoxique.


La réglementation fait aussi l’impasse sur le radon, gaz hautement radioactif, présent dans l’eau potable de plusieurs villages du Limousin, par exemple.

Résultat, des habitants boivent une eau chargée en radon sans en être informés.

 

france_radon.jpeg


Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces toxiques qui coulent de nos robinets.

Partout en France, l’eau potable charrie désormais des résidus médicamenteux : antiépileptiques, aspirine, antidiabétique.

Nul ne connait l’impact sur la santé des populations exposées.

Pour décontaminer l’eau potable des Français, il faudrait bâtir de nouvelles usines pour éliminer nitrates et pesticides, investir pour filtrer les molécules de médicaments, protéger les réserves d’eau des pollutions…

 

Mais ni les communes ni les grandes compagnies de distribution de l’eau ne souhaitent que de nouvelles contraintes viennent compromettre leurs affaires. Tant pis pour la santé des français !

Commentaires relevés dans la presse :

 TELERAMA : "Assez aride dans son traitement et ardue dans ses démonstrations, cette précieuse enquête d’utilité publique brocarde avec rigueur l’absurdité d’une chaîne de responsabilités où chaque maillon agit isolément".


 LE NOUVEL OBSERVATEUR : "Alors que, le 28 avril dernier, nous visionnions « Du poison dans l’eau du robinet », cet ahurissant documentaire réalisé par Sophie Le Gall démontrant comment et pourquoi l’eau de nos robinets nous empoisonne, l’Assemblée nationale publiait un rapport mettant en garde contre une diminution « trop brutale » de l’emploi des pesticides en France."


 Colette Mainguy qui signe cette critique pour LE NOUVEL OBSERVATEUR poursuit :

"Sophie Le Gall, c’est plutôt le style à ouvrir sa valise pleine de documents et de preuves.


Comme face au chef du labo de Véolia. Il dirige l’unité chargée de contrôler les pesticides.

Sous les questions de plus en plus précises de la réalisatrice, l’homme, à bout d’arguments, en vient à quitter la pièce. Il rejoint le staff et l’attachée de presse de l’entreprise.

L'échange qui a suivi est révélateur :  

« Elle me pose des questions sur l’atrazine... [un puissant herbicide] Tu n’as pas donné de noms ? - Elle cherche la vérité... »

Eclats de rire, puis : « Si vous, et nous, la com, nous commençons à parler de vérité, on est dans la merde. »

 

Et les consommateurs d'eau alors ???

 

Pour mémoire, l’eau contaminée à l’atrazine est interdite aux femmes enceintes.

Les sols de la Beauce en sont pleins ? Qu’à cela ne tienne, la Ddass biaise l’intitulé abscons des barèmes fixés par l’Europe et l’on déclare aux normes la qualité de cette eau" [...]  

 

"Si Paris n’utilise plus d’aluminium pour clarifier son eau, la majorité des autres villes et villages de France s’y emploient allègrement.

Et qu’en disent les grands manitous de l’Afssa ? Ils s’énervent : « Bon.... Je demande que l’on cesse l’émission... Arrêtez de tourner... », enrage Marie Favreau, responsable sanitaire". [...]  

 

"Stupeur et visages blêmes aussi quand, en présence des services de distribution d’eau de la Saur, Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire à la Criirad, sort hébété de l’aire de captage des eaux de Saint-Sylvestre, dans le Limousin : « 255 000 becquerels par mètre cube !!! Ne restez pas là, je n’ai jamais vu ça en dix-sept ans de carrière. »

 

Mais encore ? Cette eau est une bombe dont les radiations sont mortelles. Aucun service sanitaire en France n’a jamais prévu de réglementer la mesure de radon dans ses eaux. Rappelons que trop de radon dans le corps fait muter nos cellules. L’heure est grave".

Droit de réponse

Voici le communiqué de Suez Environnement qui souhaite réagir suite à la diffusion de ce documentaire : "France 3 a diffusé lundi 17 mai, dans le cadre de l’émission Hors série animée par Marie Drucker un reportage intitulé « du poison dans l’eau du robinet » qui met en doute la qualité de l’eau, les contrôles de potabilité et l’information aux consommateurs.

Autant de questions légitimes mais complexes qui méritent des informations détaillées et multiples...

 

La gestion et le traitement de l’eau nécessitent la mise en oeuvre de technologies et de savoir-faire spécifiques pour garantir la qualité de l’eau distribuée, mais aussi la gestion durable de la ressource en eau et la préservation de l’environnement... Autant d’actions préventives de long terme pour limiter la pollution des milieux aquatiques.


Tous les résultats d’analyse sur la qualité de l’eau du robinet que boivent les français sont publics et consultables auprès de leur mairie ou de leur distributeur d’eau et sur Internet.


Quand un dépassement des limites définies par la réglementation est enregistré, les autorités sanitaires sont immédiatement averties afin qu’elles définissent si ce dépassement implique ou non un risque pour la santé publique. S’il n’y a pas de risque, elles peuvent délivrer une dérogation. S’il existe un risque, elles imposent une restriction d’usage adaptée. Dans les deux cas, la collectivité concernée doit s’engager dans un plan d’actions permettant le retour à la conformité dans les meilleurs délais. Les clients-consommateurs peuvent également contacter leur distributeur d’eau à tout moment en composant le numéro qui figure en haut à gauche de sa facture".

 
 Pour en savoir plus sur la qualité de l’eau dans votre région cliquer ici

Réaction du WWF

"Le documentaire "Du poison dans l’eau du robinet", qui sera diffusé ce soir sur France 3 ne constitue pas une grande surprise pour une association de protection de l’environnement", précise le WWF dans un communiqué de presse.

Le WWF précise :"Voilà 30 ans, depuis le rapport Hénin (1980), que l’on sait que l’agriculture industrielle est responsable d’une forte dégradation des eaux brutes si bien, qu’aujourd’hui, leur contamination par les nitrates et les pesticides est généralisée.

Comment croire que l’on pourra indéfiniment produire, à un coût acceptable par la société, une eau potable à partir d’une eau brute fortement dégradée ?"

 

Isabelle Laudon, Responsable des Politiques européennes au WWF-France explique :  

 

"Qu’en 2008, 75% des restrictions à la consommation d’eau potable, sur le seul critère des pesticides, se concentrent dans les deux départements qui arrivent en tête pour la production intensive de grande culture céréalière – Eure-et-Loire et Seine-et-Marne – n’a rien de surprenant.

En plus, ces céréaliers, les mêmes qui sont venus manifester dans Paris, sont les grands bénéficiaires de la PAC. Sans subvention, leur mode de production serait intenable en raison du coût des intrants (pesticides, nitrates notamment) dont ils ont massivement besoin. On peut dire que c’est à l’aide de l’argent du contribuable que les eaux de ces deux départements sont contaminées puis… décontaminées.

L’Etat ne joue pas son rôle de garant des deniers publics !".


Le WWF continue : "Les rapports s’accumulent depuis 30 ans et sont unanimes pour constater la contamination généralisée des eaux, désigner l’agriculture intensive comme principale responsable, appeler à un changement des pratiques agricoles et épingler la carence de l’Etat.

Ce qui a valu à celui-ci plusieurs condamnations aux niveaux européen et national, la dernière étant dans l’affaire des algues vertes. Et il n’est pas impossible que la France soit condamnée de nouveau, avant la fin de l’année, pour non respect de la directive Nitrates". Pour Jean-Stéphane Devisse, Directeur des Programmes du WWF-France, "la responsabilité des gouvernements successifs est lourde, celle du syndicat majoritaire et du secteur de l’agro-chimie aussi. Comme pour l’amiante, il y a une volonté de nier la gravité du problème et de ne pas s’attaquer à sa cause première : l’agriculture industrielle".


L’ONG rappelle que la Cour des Comptes vient de nouveau de dénoncer dans son dernier rapport : "l’insuffisante volonté de l’Etat de remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l’encouragement au productivisme et le choix d’une agriculture intensive". A plusieurs reprises, elle a souligné que, en contradiction avec le principe du pollueur-payeur, ce sont les ménages qui paient la facture. Et cette facture est lourde, précise le WWF : "plus de 200 millions d’euros pour régler le problème de l’eau potable dans le seul département de l’Eure-et-Loir". Pour le Panda, "les récents propos de M. Le Métayer selon lesquels « la pause environnementale ne coûte pas d’argent » sont tout aussi mensongers qu’irresponsables". Pourtant d’autres modèles agricoles existent, ils sont bénéfiques pour l’environnement, le revenu des agriculteurs et l’emploi et sont pratiqués par des dizaines de milliers de paysans en France. "La position de la France pour la prochaine réforme de la PAC, et la place qui y sera donnée à l’environnement, aura valeur de test. Elle montrera la volonté – ou non - du gouvernement de mettre fin à l’incohérence entre les politiques publiques de l’eau et celle de l’agriculture ainsi qu’à 30 ans de scandale d’Etat" conclut Serge Orru, Directeur-Général du WWF-France.


Dossier d’information du WWF-France : "Un long scandale d’Etat". Ce dossier donne des éléments sur la dégradation de la qualité des eaux en France au regard des nitrates et pesticides, avec un focus sur l’Eure-et-Loir et la Seine-et-Marne. Il rappelle les nombreux rapports officiels qui depuis 30 ans ont alerté sur la dégradation de la qualité des eaux due à l’agriculture intensive et souligne la responsabilité des pouvoirs publics. Se fondant sur les rapports de la Cour des Comptes, il rappelle aussi le coût faramineux de cette incohérence entre politique de l’eau et politique agricole, coût supporté par les ménages. Ce dossier est consultable ici

L’eau du robinet en débat

La diffusion sur France 3 de ce documentaire consacré à l’eau du robinet interpelle de nombreux lecteurs (lire le forum ci-dessous). Pour alimenter votre réflexion et le débat, je vous invite à relire sur CDURABLE.info :


 "L’eau potable et le cancer : les recommandations de consommation du WWF et du médecin David Servan-Schreiber rouvrent le débat" publié en juillet 2009.

Si l’ONG admet que l’eau du robinet est en général de bonne qualité en France si l’on prend comme critères d’évaluation les normes réglementaires, elle se demande si elle est suffisante pour les personnes malades du cancer ou qui sont passées par la maladie. Selon le WWF, de nombreuses études établissent des liens entre cancer et polluants de l’eau. Une campagne qui fait déjà grand bruit, ce qui amènent les associations Agir pour l’environnement, l’ACME et France Nature Environnement à réagir aux préconisations proposées par le panda et d’inviter "les citoyens à solliciter massivement les pouvoirs publics locaux et nationaux pour que l’eau du robinet, publique et jusqu’à 100 fois moins chère que l’eau en bouteille, soit de bonne qualité partout en France". Voici la suite de cet article :

 

L’eau potable et le cancer : les recommandations de consommation du WWF et du médecin David Servan-Schreiber rouvrent le débat

 

Le WWF, en association avec le médecin David Servan-Schreiber, vient de lancer une campagne sur la nocivité de l’eau du robinet avec la publication de recommandations de consommation.


Si l’ONG admet que l’eau du robinet est en général de bonne qualité en France si l’on prend comme critères d’évaluation les normes réglementaires, elle se demande si est suffisante pour les personnes malades du cancer ou qui sont passées par la maladie.


Selon le WWF, de nombreuses études établissent des liens entre cancer et polluants de l’eau. Une campagne qui fait déjà grand bruit, ce qui amène les associations Agir pour l’environnement, l’ACME et France Nature Environnement à réagir aux préconisations proposées par le panda. Le débat est lancé.


En résumé : Le WWF invite à prendre des précautions

Le Comité scientifique [1] réuni par le WWF signe un texte aux conclusions simples : tout comme on doit faire attention à l’eau qu’on donne à un nourrisson, il faut faire attention à l’eau qu’on donne à une personne dont la santé est fragilisée par une maladie comme le cancer.

Le comité observe que "la qualité de l’eau en France varie selon les régions et selon les périodes de l’année, en raison de l’activité agricole. De fait, des personnes fragilisées peuvent être exposées sans le savoir à des taux de nitrates et de pesticides supérieurs aux normes. De plus, les normes de qualité n’ont pas évolué malgré les nouvelles connaissances sur des polluants à effet hormonal (certains pesticides, certaines hormones, le bisphénol A...) ou sur la présence de dérivés médicamenteux".


Face à ces constats le Comité scientifique poursuit : "Il convient donc de prendre des précautions. Nous conseillons aux personnes malades du cancer ou qui sont passées par la maladie de ne boire quotidiennement de l’eau du robinet que si elles sont sûres de sa qualité, et sinon de s’équiper d’un filtre de qualité ou de boire de l’eau en bouteille. Ce sont des solutions de court terme qui demandent à être appliquées de façon précise : il faut respecter le mode d’emploi pour les filtres et recycler les bouteilles.

Par ailleurs, il est important que chacun agisse, à son niveau, pour améliorer la qualité des eaux des rivières et de nappes phréatiques de notre pays afin que l’eau du robinet soit un jour de très bonne qualité de façon constante et partout en France".

 

Voici ci-dessous le résumé des connaissances actuelles réalisé par le WWF et son Comité scientifique.

Impacts des eaux polluées sur la santé relevés par le WWF

Il existe plusieurs contaminants possibles des eaux de boisson quelle que soit leur origine. Les pesticides (produits phytosanitaires) sont principalement utilisés dans le cadre de l’agriculture, mais aussi dans les usages domestiques ou pour l’entretien des espaces verts.

Ce sont des insecticides, raticides, fongicides, et herbicides (désherbants).

La norme est fixée à 0,1μg/L (microgramme par litre) pour chaque type de pesticide et la totalité de ces produits ne doit pas dépasser 0,5μg/L.

 

Des publications scientifiques récentes ont mis en évidence des liens entre une exposition professionnelle ou domestique aux pesticides et le développement de certains cancers (prostate chez l’homme, lymphomes non hodgkiniens et leucémie chez l’enfant).

 

De plus, la combinaison de plusieurs pesticides dans l’eau (« effet cocktail ») a des effets toxiques même lorsque chaque composé est individuellement au seuil toléré par les autorités. Enfin, plusieurs pesticides ont des actions hormonales démontrées (changement de sexe des têtards ou féminisation des poissons dans les rivières).

Comme ils ne sont pas tous éliminés par les unités de traitement de l’eau, des dépassements sont constatés. Il est possible que l’eau contaminée agisse de façon délétère sur les personnes porteuses de cancers sensibles aux hormones (sein, ovaire, utérus, prostate, cerveau, par exemple).


Les apports en pesticides liés à l’eau représentent 10% des apports totaux par ingestion selon l’Organisation Mondiale de la Santé. La consommation quotidienne d’eau contaminée doit être prise en considération pour les personnes fragilisées et dont les conditions médicales peuvent être sensibles à un effet de seuil.


Les nitrates sont des résidus de la vie végétale naturellement présents dans le sol. Ils sont surtout concentrés et en forte proportion dans les lisiers (déjections animales) et la plupart des engrais agricoles. Lorsque ces derniers sont répandus en excès, ils peuvent contaminer les eaux de surface par ruissellement et les eaux souterraines par infiltration. La norme européenne est fixée à 50 mg/L (l’OMS recommande 25 mg/L) pour prévenir certaines pathologies des jeunes enfants, notamment de la méthémoglobinémie. Même si les résultats ne sont pas toujours consistants d’une étude à l’autre, la présence de nitrates en excès dans l’eau potable a été associée dans plusieurs études au développement de certains cancers (notamment la vessie, mais aussi dans certaines populations aux cancers de la prostate et de l’estomac). Dans les études où il est détecté, le risque associé n’est pas négligeable. Il est de la même magnitude que celui associé aux hormones substitutives de la ménopause en matière de cancer du sein.


Les substances médicamenteuses, qui ne sont pas mesurées de manière systématique par les autorités. Plusieurs médicaments sont aujourd’hui retrouvés dans les eaux des rivières et les nappes phréatiques, car les stations d’épuration ne sont pas suffisamment équipées pour les éliminer.

 

Il s’agit en particulier de médicaments anticancéreux, d’antibiotiques, d’hormones féminisantes, d’antidépresseurs, antiépileptiques, et analgésiques. Certaines de ces substances se retrouvent dans l’eau potable car elles sont mal éliminées par les unités de traitement avant distribution de l’eau de boisson dans le réseau publique. Il n’y a pas d’étude à ce jour associant spécifiquement la présence de ces contaminants à des maladies humaines.


Toutefois, plusieurs de ces contaminants ont un effet biologique avéré sur les poissons notamment au niveau hormonal (féminisation principalement mais aussi des effets cancérigènes et d’affaiblissement du système immunitaire).

 

Bien que la concentration dans l’eau potable de chaque médicament pris individuellement soit extrêmement faible, les mélanges de substances multiples pourraient être néfastes pour des personnes fragiles comme le foetus, les enfants en bas âge, mais aussi les personnes affectées de cancer.


Le chlore ne présente aucun risque sur le plan sanitaire mais ses dérivés, dont notamment certains trihalométhanes (THM) peuvent constituer un risque sur la santé humaine en favorisant les cancers de la vessie et en engendrant des troubles au moment de la grossesse, au-delà de 0,1 mg/L, seuil fixé par le Code de la Santé Publique.

 

Une épuration de qualité des eaux usées avant le traitement de l’eau potable limite l’apparition de ces sous-produits car les THMs se forment uniquement lorsque le chlore est en contact avec les matières organiques présentes dans l’eau. Cette épuration est efficace dans la plupart des grandes villes en France, mais pas toujours dans les plus petites communes et il est important de vérifier la présence de THMs dans l’eau de boisson.


Le plomb est rarement présent à l’état naturel : il se trouve dans les canalisations anciennes, en plomb. La présence de plomb en excès dans l’eau potable est associée à un risque accru de mortalité de toutes causes, de maladies cardiovasculaires et de troubles du développement cérébral chez l’enfant. Certains dérivés du plomb sont classés comme carcinogènes possibles chez l’homme (avérés chez l’animal) par l’OMS. Les risques microbiologiques sont actuellement bien maîtrisés, avec l’injection d’un désinfectant dans les réseaux de distribution d’eau potable, généralement le chlore, et des contrôles fréquents pour l’eau du robinet et les eaux embouteillées. Lorsque l’eau potable ne respecte pas les normes bactériologiques (rare en France), le risque est infectieux (gastroentérites par exemple).


Etat des eaux de boisson en France selon le WWF

 Eaux du robinet :  

Les eaux du robinet font l’objet de nombreux contrôles : 56 paramètres microbiologiques et physico-chimiques sont surveillés régulièrement. Toutefois, plusieurs pesticides et les résidus de médicaments ne font pas l’objet de contrôles systématiques.


Dans leur grande majorité, les grandes villes de France (Paris, Lyon, Lille, Strasbourg, Nantes, etc.) distribuent de l’eau « conforme » qui dépasse rarement les seuils de nitrates et pesticides réglementaires (dans certains cas, de l’eau « non-conforme » est distribuée sans qu’une restriction d’usage soit considérée nécessaire).

Toutefois, il existe une variabilité importante dans la fréquence des contrôles et dans la qualité des eaux selon les régions, la saison et la taille de la ville. Par exemple, on peut lire dans le rapport de la DGS 2008 qu’une « analyse de pesticides tous les 5 ans pour les plus petites UDI (unités de distribution) est réalisée ».

Le même rapport mentionne également que, dans le département de l’Eure-et-Loir, 28 % des stations de traitements distribuaient des eaux potables avec des teneurs en nitrates supérieures au seuil réglementaire de 50 mg/L en 2006, ce qui concernait 49 080 personnes.

De la même façon, les dépassements de la limite autorisée pour les pesticides dans l’eau ont concerné, en 2007, 1 398 unités de distribution d’eau.

Ainsi, pour 5,1 millions de personnes, soit 8,4 % de la population française, l’eau du robinet a été mesurée au moins une fois comme non-conforme au cours de l’année 2007.


C’est pourquoi seule une démarche auprès de sa mairie permet de connaître exactement la composition de l’eau distribuée ainsi que la fréquence des contrôles effectués (en sachant qu’une fréquence faible des contrôles, ou des contrôles qui ne correspondent pas aux saisons d’épandage, risquent de ne pas permettre de détecter localement des épisodes de non conformité alors que statistiquement on sait que ces épisodes existent).

Il faut aussi encourager les mairies à obtenir des mesures des substances potentiellement nocives de plus en plus présentes dans l’eau et qui ne font pas partie des contrôles réglementaires, et à publier ces résultats.

 

Filtres à eaux : Les filtres à eaux peuvent être utiles pour enlever des odeurs ou des goûts désagréables de l’eau potable. Différents systèmes agissent sur différents contaminants possibles.


Il suffit de laisser l’eau du robinet dans une carafe pendant une heure pour éliminer le chlore et les dérivés chlorés (THMs) par évaporation. Les carafes filtrantes et les filtres sur robinet, grâce au charbon actif en poudre, éliminent le chlore et dérivés chlorés et certains pesticides non solubles dans l’eau comme le lindane et l’atrazine, ainsi que certains résidus médicamenteux.

 

Certaines carafes éliminent en plus les nitrates si elles possèdent une résine échangeuse d’ions.

 

Il faut par contre faire attention aux risques de relargage des contaminants contenus dans la cartouche au-delà de la date d’expiration du filtre et donc respecter scrupuleusement les instructions d’utilisation.


Quant aux filtres plus sophistiqués avec un mécanisme d’osmose inverse, qui s’installent sous l’évier ou sur le plan de travail, ils filtrent 97% des nitrates, 98% des pesticides, 99% du plomb ainsi que certains la plupart des résidus de médicaments. Ce sont les filtres les plus efficaces mais aussi les plus onéreux.

 

 Eaux en bouteilles : Les eaux minérales naturelles et les eaux de source ont une origine souterraine, elles sont microbiologiquement saines et ne subissent pas de traitements.

Les contrôles fréquents garantissent que les contaminants mesurés ne dépassent pas les seuils tolérés pour les eaux potables tout au long de l’année.

Pour les plus grandes marques, les zones de captage sont protégées (par l’agriculture biologique notamment). Les eaux minérales bénéficient aussi de la filtration naturelle à travers les couches géologiques pendant plusieurs années avant l’extraction pour la consommation humaine.

Les eaux minérales peuvent contenir des nitrates d’origine naturelle dus à la biologie des plantes et du sol mais au-delà de 20mg/l, les nitrates seraient considérés comme un indicateur de pollution.

De plus, pour les eaux destinées aux bébés, la réglementation leur impose une limite stricte de 10mg/l.

 

Certaines eaux minérales sont très chargées en minéraux et sont impropres à une consommation quotidienne, particulièrement par des personnes ayant des troubles rénaux ou sujettes à la déshydratation.

Une eau minérale naturelle a une composition constante, tandis que ce critère n’est pas obligatoire pour les eaux de sources. En ce qui concerne les matières plastiques des bouteilles d’emballage :


Le PET (polyéthylène téréphtalate) est le matériau utilisé pour la fabrication des bouteilles d’eau et également de jus de fruits ou sodas.

Le PET peut être repéré par le chiffre 1 dans un triangle dans le fond de la bouteille.

Le PET ne contient pas de bisphénol A (un perturbateur endocrinien notable) mais certains résidus du plastique ayant une activité de perturbateur endocrinien peuvent être libérés lors du chauffage de certaines bouteilles (exposition au soleil dans une voiture par exemple).

Le PET est recyclable mais malheureusement en France certaines villes ne recyclent pas plus de 2% des emballages des eaux en bouteilles.
Certains PVCs (polychlorure de vinyle), un plastique dur, très résistant, et le polycarbonate qui contiennent du bisphénol A ne sont pas utilisés dans les bouteilles d’emballage d’eau. Ils sont utilisés, par contre, dans les bonbonnes réutilisables.

 

Réaction des associations Agir pour l’environnement, l’ACME et France Nature Environnement

Agir pour l’environnement, l’ACME et France Nature Environnement estiment dans un communiqué de presse commun (mercredi 24 juin 2009) :  

La campagne lancée par le WWF et David Servan-Schreiber insiste sur la présence de polluants comme les résidus de pesticides et de nitrates dans les nappes phréatiques, qui se retrouvent dans l’eau du robinet et menacent la santé.

Or si ces polluants sont en effet relevés dans l’eau du robinet, il est à noter que l’eau de source en bouteille est le plus souvent prélevée dans les mêmes nappes phréatiques, et peut elle aussi contenir un certain nombre de polluants.

Deux études scientifiques de mars 2006 [2] et de novembre 2008 [3] soulèvent également la question de la migration du plastique de la bouteille vers l’eau, de substances nocives comme l’antimoine (un métal toxique retrouvé à des concentrations 95 à 165 fois plus élevées que dans l’eau du robinet) ou de perturbateurs endocriniens.

 

Par ailleurs, la composition précise de l’emballage alimentaire de l’eau en bouteille n’est pas connue du fait du secret industriel : ni les consommateurs, ni l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments qui autorise pourtant la mise sur le marché des produits, n’ont l’information requise pour une consommation en toute transparence.


Il faut reconnaître que des progrès notables restent à faire dans certaines localités françaises, pour que l’eau potable (et pas seulement l’eau du robinet) soit d’une qualité irréprochable. Toutefois, le problème doit être vu dans son ensemble : l’eau en bouteille, loin d’offrir une alternative acceptable à l’eau du robinet, engendre 6 milliards de déchets de bouteilles plastiques dont la moitié, par défaut de recyclage, est brûlée dans des incinérateurs qui rejettent des substances polluantes dans l’atmosphère comme les dioxines.

 

« Les citoyens ne doivent pas avoir à choisir entre pollution de l’eau et pollution de l’air et des sols : en croyant se préserver de toute pollution avec l’eau en bouteille, ils risquent d’engendrer une pollution pérenne liée aux déchets des bouteilles qui impactera également leur santé. », affirme Clara Osadtchy, coordinatrice des campagnes d’Agir pour l’environnement. « En matière de polluant, on ne trouve que ce que l’on cherche.

Dans ce contexte, il importe de ne pas sur-marchandiser l’eau en incitant à consommer de l’eau et des emballages et de se battre pour améliorer la qualité des eaux.

Si plus personne ne buvait l’eau de distribution publique, on pourrait craindre le pire pour la préservation de la qualité de la ressource » affirme Bruno Genty, vice-président de France Nature Environnement.

Les associations invitent donc les citoyens à solliciter massivement les pouvoirs publics locaux et nationaux pour que l’eau du robinet, publique et jusqu’à 100 fois moins chère que l’eau en bouteille, soit de bonne qualité partout en France.

 

[1] Comité Scientifique

 Pr David Servan-Schreiber, Médecin, Docteur en Neurosciences Cognitives, Président de GUERIR.FR, Auteur de GUERIR et de ANTICANCER
 Bernard Cressens, Directeur Scientifique du WWF-France
 Pr Jean-Claude Lefeuvre, Professeur émérite au Muséum National d’Histoire Naturelle et Ancien Président de l’Institut Français de la Biodiversité, Rapporteur sur l’évaluation de la qualité des eaux brutes françaises destinées à l’alimentation en eau potable : 1981, 2000 et 2005
 Pr Luc Montagnier, Médecin, Chercheur, Prix Nobel de Médecine
 Pr Jean-Marie Pelt, Agrégé de Pharmacie, Professeur de Biologie, Président de l’Institut Européen d’Ecologie, Membre du comité scientifique de l’agence de l’Eau Rhin-Meuse
 Pr Gilles-Eric Séralini, Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN, Co-Directeur du Pôle Risques – MRSH, Université de Caen
 Jean-Pierre Cravedi, Docteur en Biologie, Directeur de Recherche INRA au sein du laboratoire des xénobiotiques, Expert à l’Agence Européenne de Sécurité Sanitaire des Aliments.
 Benoit Roig, Enseignant chercheur à l’école des mines d’Alès- Coordinateur du projet européen KNAPPE sur les produits pharmaceutiques dans les eaux (Knowledge and Assessment on Pharmaceutical Products in Environmental Waters)
 Gauthier Chapelle, Ingénieur Agronome, Docteur en Biologie, ancien Officier Scientifique de l’International Polar Fondation
 Philippe Desbrosses, Agriculteur, Docteur en Sciences de l’Environnement, Expert consultant auprès de l’Union Européenne, Chargé de Mission pour le Grenelle de l’Environnement
 Pr Lucien Israël, Professeur émérite d’Oncologie Médicale, Membre de l’Institut
 Pr Franco Berrino, Directeur du Département de Médecine Préventive et Prédictive de l’Institut National du Cancer, Milan, Italie
 Dr Annie Sasco, Médecin, Docteur en Epidémiologie, Directrice de l’Equipe d’Epidémiologie pour la Prévention du Cancer – INSERM, Université Victor Segalen Bordeaux 2
 Pr Devra Lee Davis, Docteur en Epidémiologie, Directrice du Département de Cancérologie Environnementale, Université de Pittsburgh, Etats-Unis
 Dr Thierry Dorval, Oncologue Médical, Institut Curie, Paris
 Dr Jean-Loup Mouysset, Oncologue Médical, Diplômé en Sciences de l’Environnement et Santé (DEA), Polyclinique Parc Rambot-Provencale, Aix en Provence
 Dr David Carpenter, Médecin, Docteur en Epidémiologie, Directeur de l’Institut pour la Santé et l’Environnement, Université de New York à Albany, Etats-Unis
 Dr Philippe Presles, Médecin, Diplôme Universitaire d’Ethique de la Santé, Directeur de l’Institut Moncey de Prévention Santé, Auteur de « PREVENIR »
 Dr Pierre Souvet, Cardiologue, Président de l’Association Santé-Environnement-France

[2] Shotyk, Krachler & Chen, « Contamination of Canadian and European bottled waters with antimony from PET containers » ; J.environ.Monit., 2006, 8, 288

[3] Wagner & Oehlmann, “Endocrine disruptors in bottled mineral water : total estrogenic burden and migration from plastic bottles” ; Environ.Sci.Pollut.Res., 2008, publié en ligne : mars 2009


 L’eau du robinet est-elle dangereuse pour notre santé ? publié en janvier 2008. Cette eau du robinet que nous consommons, est-elle totalement inoffensive ? Cette question est posée par un collège de scientifiques et en particulier par deux experts français : Henri Pezerat, toxicologue, directeur de recherche honoraire au CNRS et François Dartigues, l’ancien patron du laboratoire Inserm à Bordeaux . Selon Henri Pezerat, "plusieurs études épidémiologiques ont en effet conclu à une augmentation notable de l’incidence de la maladie d’Alzheimer avec une concentration anormalement élevée de l’aluminium dans l’eau".


 "Pollution : des traces de médicaments dans l’eau des rivières et de la Méditerranée" publié en décembre 2008. De récentes études démontrent que les stations d’épuration n’éliminent pas les résidus de médicaments contenus dans les eaux usagées, ce qui contribue à la pollution des rivières. Les conséquences de cette pollution sont importantes, des poissons hermaphrodites ou qui changent de sexe, des êtres humains qui résistent aux traitements antibiotiques et, vraisemblablement, d’autres retombées que l’on ne connaît pas encore.


 Eau en bouteille : le grand retour de la publicité idéologique publié en février 2010. Depuis plusieurs semaines, la société d’eau en bouteille Cristaline diffuse des jeux de 7 familles dans les packs d’eau vendus et communique par le biais de publicités dans les magazines. Cinq associations de protection de l’environnement dénoncent une nouvelle campagne publicitaire mensongère contre l’eau du robinet qui induit une nouvelle fois le consommateur en erreur.

 

Encore un domaine où l'on constate que les discours lénifiants des autorités ne reflètent pas forcément la réalité. "L'oubli", quand ce n'est pas la dissimulation semble monnaie courante : on ne présente que ce qui est "présentable", et on occulte soigneusement les reste.

Quitte à risquer des scandales sanitaires ultérieurs... mais qu'importe du moment qu'on ne sera plus au pouvoir à ce moment-là ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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aqua F 25/01/2017 15:27

merci pour ces détails sur la qualité de l'eau en France important à savoir

ARCE Pierre 03/09/2014 08:45

Merci pour cet article complet

Anne-Laure 10/02/2011 18:08


J'ai également vu le film de Coline Serreau "Solutions locales pour désordre global". Je regrette de n'avoir pas pu voir l'autre, il est peut-être sorti en DVD?

J'ai transmis l'adresse de votre blog à mes amis adhérents d'une association de Jardinage de style participatif...

En tout cas bravo pour ce blog que je vais lire avec intérêt jusqu'au bout!


motarcs 10/02/2011 18:29



Mea culpa : J'ai "mélangé" les auteurs des deux films :


Nos enfants nous accuseront était de Jean Paul JAUD. Il existe en DVD :


http://video.fnac.com/a2777564/Nos-enfants-nous-accuseront-DVD-Zone-2


Le film précédent de Coline Serreau était "La belle Verte" :


http://www.ecoloinfo.com/2010/03/31/coline-serreau-la-belle-verte-solutions-locales/


Grand merci pour votre commentaire !


Pour ne pas seulement être "négatif" dans la dénonciation des manipulations de toutes sortes, comme je suis naturopathe, je m'efforcerai d'être aussi "positif" avec la prochaine publication de
plusieurs pages consacrées au thérapies "alternatives" et surtout naturelles des grands "fléaux" actuels (cancers, et aussi comment conserver au mieux son "capital santé".... sans
vaccinations.....).


Excellente lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.


Cordialement à vous,


motarcs


 



Anne-Laure 10/02/2011 15:34


J'ai vu cette excellente émission qui mériterait d'être récompensée pour l'opiniâtreté qu'a montrée la journaliste pour aller au fond de ses investigations. J'habite en Sein-et-Marne un des 2
départements les plus pollués de France...


motarcs 10/02/2011 17:34



Oui et il existe d'autres films comme "Nos enfants nous accuseront" de Coline SERREAU. Mais hélas ces auteurs ne bénéficient pas du battage médiatique des navets qui font la une des heures de
grande écoute dans les médias.....


A force de "glisser sous le tapis" ces sujets qui remettent en cause des profits financiers énormes, ils finiront par nous "exploser" à la figure.....


L'avenir de l'humanité est en jeu : soit nous continuons au nom de la productivité à polluer toujours plus, soit nous revenons à une agriculture naturelle et des productions d'énergies non
polluantes à la place de pétrole et du nucléaire. Là aussi des solutions existent depuis très longtemps..... mais elles rmettraient en cause les intérêts des pétroliers et de la filière
nucléaire....


De plus en plus de journalistes commencent à lever le voile d'opacité qui recouvrent des sujets de ce genre et c'est tant mieux !


C'est aussi la raison d'être de ce blog : informer le plus grand nombre des réalités que l'on nous cache soigneusement ailleurs...