Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Le mélange des genres dans les Organisations Non Gouvernementales

12 Novembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Géopolitique, économie, manipulations

C'est en 1945, sous l'égide de l'ONU que sont nées les ONG.

Elles étaient 41 en 1948, aujourd'hui en 2010 elles sont plus de 3195 qui ont un statut qui leur permet un accès aux conférences internationales.

Théoriquement elles seraient une sorte de contre-pouvoir.

Les ONG (Organisations Non Gouvernementales) ont des rapports avec l'ONU (Organisation des Nations-Unies), l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique), l'OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord), le FMI (Fonds Monétaire International) , la Banque Mondiale...

Ces organismes "supra-étatiques" proposent réellement de développer ce qui s'appelle "la gouvernance avec la société civile".

Le terme gouvernance est d'ailleurs issu du management économique.

Cette myriade d'ONG devrait donc en quelque sorte représenter la société civile.

En fait nous trouvons des associations de solidarité internationale, des syndicats, diverses associations, ainsi que les acteurs économiques qui ne sont pas représentés par les entreprises elles-mêmes, mais souvent sous la forme de syndicats patronaux comme BUSINESSEUROPE.

La forme la plus connue demeure l'ONG du domaine de la solidarité internationale à mission essentiellement humanitaire. Mais d'autres, comme IIED (International Institute for Environment and Development) et l'Aspen Institut n'ont pas réellement de rapport avec la solidarité internationale.

C'est grâce à un financement de l'Aspen Institute, think tank passé maître dans l'art des théories néolibérales, qu'en 1971 naît l'IIED, avec à sa tête l'économiste malthusienne britannique Barbara WARD et l'homme d'affaires canadien Maurice STRONG, puissant baron du pétrole.

Ce dernier siégait déjà à l'époque au Conseil d'Administration de l'Aspen Institute, devint dès 1976 le premier président de Petro-Canada (Société nationale de pétrole canadienne). C'est aussi le maître d'oeuvre du premier Sommet de la Terre en 1972 à Stockholm, qui donna naissance au PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) et abrita la publication du fameux rapport  "Halte à la croissance" du Club de Rome.

C'est quelques années plus tard, lors du premier choc pétrolier en 1973-1974, que l'IIED, avec d'autres institutions et associations, lance une campagne internationale contre l'énergie nucléaire.

Pour pouvoir poursuivre cet objectif, de généreux mécènes mettent plusieurs millions de dollars à disposition via les réseaux pétroliers de l'Atlantic Richfield Company et du Rockefeller Brothers Fund.

Une partie des fonds est allouée au WWF (World Wildlife Fund : fondation enregistrée depuis 1996 au Conseil Economique et Social de l'ONU) dont le président est alors le Prince BERNHARD des Pays-Bas, membre important et supposé co-fondateur du groupe des Bilderberg. Il laisse ensuite la place à John LOUDON, président de la Royal Dutch Shell. En parallèle, des organisations comme les Amis de la Terre reçoivent 200 000 dollars de l'Atlantic Richfield Oil.

Brice LALONDE crée en 1971 la branche française des Amis de la Terre. Lié à la richissime famille FORBES, il est aussi le partenaire parisien de Coudert Frères, cabinet juridique allié à la famille ROCKEFELLER.

Le 26 septembre 2007, le Conseil des Ministres du gouvernement SARKOZY nomme ce même Brice LALONDE au poste d'ambassadeur chargé des négociations sur le réchauffement climatique.

Alors que le ministère français de l'Ecologie participe au financement de l'IIED aux côtés de la FAO (Food and Agriculture Organisation), Banque Mondiale, etc., de fondations et d'ONG(Care Danemark, Ford Foundation, Rockefeller Foundation...), l'institut met en place des programmes "humanitaires".

Parmi ceux-ci, la fameuse GWI (Global Water Initiative), qui, dans le but de résoudre les problèmes de la faim et de l'accès à l'eau, s'appuie entre eautres sur un rapport qui encourage une réforme foncière en Afrique afin de soutenir "les investissements dans l'agriculture".

La GWI revèle en réalité un des aspects d'une vaste entreprise d'implantation d'OGM et d'agro-carburants en Afrique, à laquelle participe également le programme WEMA (Water Efficient Maize for Africa).

Ces programmes sont financés par les fondations BUFFET, Bill&Melinda GATES, etc., et mis en oeuvre avec le concours de MONSANTO et l'encadrement de l'USAID pour le WEMA.

Autre exemple : la Taxe sur les transactions financières, idée issue du sommet de Copenhage sous le doux nom de "ROBIN HOOD TAX", qui pourrait générer entre 150 et 520 millions d'euros au niveau mondial, en imposant seulement 0.05% des transactions financières. Cette idée d'origine britanique est soutenue par les Amis de la Terre, Oxfam, etc., et par des représentants de l'élite politico-économique : Nicolas SARKOZY, Georges SOROS, Warren BUFFET.

Quel que soit le bien-fondé de cette taxe et de la destination réelle des fonds qu'elle génèrerait, on ne ferait que traiter les conséquences des privatisations liées à la crise économique en dehors du cadre de l'Etat, qui est pourtant censé remplir ce rôle sous le contrôle démocratique, et non sous celui de la "société civile", qui de plus, est largement appuyée dans ce cas par le soutien de l'oligarchie politico-économique.

D'ailleurs cette dernière y trouvera nécessairement son compte lorsqu'on sait qu'une des grandes ambitions des BUFFET et autres supporters de la "Robin Hood Tax" est l'introduction d'une variété de maïs OGM résistant à la sécheresse provoquée par le réchauffement climatique en Afrique, dans le cadre du programme WEMA.

On est donc en droit de se poser la question : QUAND LE POLITIQUE, LE FINANCIER, ET L'HUMANITAIRE TRAVAILLENT ENSEMBLE...... QUELS INTERETS MENENT REELLEMENT LA DANSE ???

PlaNet Finance

Lors d'un discours à l'Aspen Institute en 1997, Jacques ATTALI lance l'idée d'une ONG qui regrouperait les organismes du microcrédit.

Un an plus tard, grâce à l'appui de Michel ROCARD, Muhamed YUNUS, autoproclamé "inventeur du microcrédit", et Massimo PONZELLINI, alors vice-président de la Banque Européenne d'Investissement, il crée l'ONG PlaNet Finace qui obtient un statut au Conseil économique et social de l'ONU.

Le Conseil d'honneur de ce nouvel organisme abrite une liste impressionnate de personnalités : Boutros BOUTROS-GHALI, F.ROHATYN (ex président de la branche américaine de la banque Lazard, GUILLAUME SARKOZY, Bernard KOUCHNER, Paul HERMELIN (directeur général de Cap Gémini, une société mise sur pied par Lazard), Michel David-Weill le grand patron de Lazard, Rachida DATI (qui avait officié à la BERD avec Attali), Jacques DELORS, etc.....

Les ONG, censées représenter la société civile prennent part à des pratiques contestables, encensées et recevant le soutien des sphères publiques et privées.... tout en favorisant les intérêts de ces dernières.

L'Agence Française du développement (AFD), soutient PlaNet Finance de Jacques ATTALI en lui offrant une enveloppe de 500 000 Francs en 1998.

La même année, Jean-Michel SEVERINO prend la tête de l'AFD, après avoir officié pour la Banque Mondiale, et devient administrateur de Danone communities.

Cet organisme, lié à la Société Danone, dans laquelle Michel DAVID-WEILL alors dirigeant à la banque Lazard, obtient un siège au conseil d'administration, fait partie des pionniers du concept d'entrepreunariat social, cher à Jacques ATTALI.

Jean-Michel SEVERINO est également membre du conseil d'évaluation de Veolia Environnement, aux côtés de Philippe Lévêque, actuel directeur de Care France, ONG partenaire de Veolia.

Comme "club privé", et mélange de genrees, on ne peut guère faire mieux !

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article