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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Le SIDA vu par le Docteur G. HAMER

4 Novembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Cancer, Sida, maladies diverses

 

Le SIDA : Un autre regard

 

 

Dr. Michel Henrard
(n° spécial de la revue Infor Vie Saine de novembre-décembre 92, écrit sous le pseudonyme de Ch. Randier)

Le point de vue du Dr. Ryke Geerd Hamer.

 

Si nos critiques s'avèrent justes, déclarent les chercheurs alternatifs qui viennent de fonder le "Groupe pour la Réévaluation Scientifique de l'Hypothèse HIV / Sida", le lien HlV-Sida sera considéré comme la plus grande bévue médicale de ce siècle. 


Dr Ryke Geerd Hamer

"Il y a des millénaires que l'humanité fait plus ou moins consciemment l'expérience qu'en définitive toutes les maladies ont une origine psychique et c'est devenu un acquis "scientifique" solidement ancré dans le patrimoine des connaissances universelles; seule la médecine moderne fait de nos êtres animés un sac plein de formules-chimiques. "  


AVANT-PROPOS

La théorie officielle du SIDA verra en 93 son dixième anniversaire et reste aujourd'hui la référence dans les milieux médicaux et donc parmi le public. Si elle s'est quelque peu sophistiquée, elle n'engendre toujours que des interrogations et la peur; voire le désespoir pour ceux qui se retrouvent directement concernés.

Le drame du SIDA est bien réel mais son ampleur peut être appréciée de différentes façons. En regardant la mortalité - c'est-à-dire concrètement le nombre de victimes du SIDA - cette ampleur peut paraître très limitée si on la compare à celle d'autres "maladies" comme le cancer ou les affections cardio-vasculaires. En considérant par contre le nombre croissant de personnes seulement séropositives, I'importance du fléau semble déjà grandir mais s'accumulent parallèlement les questions et les lacunes de la théorie. Notamment la question - fondamentale - de comprendre comment et pourquoi passe-t-on de la séroposivité à la maladie ? Si on examine enfin l'impact sur l'état d'esprit des populations, les conséquences deviennent impressionnantes, par la hantise qui s'est répandue un peu partout dans le monde et a modifié les comportements à divers niveaux: personnels, médicaux, sociaux...

Le but de cette brochure est de contribuer à démystifier le fléau. A cette fin, nous relèverons d'abord les carences dans les explications classiques, car malgré toutes les hypothèses qui se succèdent et se multiplient, on ne connaît toujours pas le mécanisme par lequel le virus HIV conduirait au SIDA. Ensuite, nous évoquerons la remise en cause qui commence à s'exprimer plus ouvertement en ce printemps 92 au sein de la communauté scientifique. Enfin, nous proposerons une explication cohérente du phénomène sida mais en suivant une approche fort différente: le SIDA vu comme un simple cas particulier du processus de la maladie en général et pouvant donc être compris avec les mêmes principes que ceux applicables aux autres affections.
© INFOR VIE SAINE novembre 1992.


Chapitre 1 : INTRODUCTION

UN PEU D'HISTOIRE: NAISSANCE D'UNE MALADIE

Le concept de SIDA est né en 81 aux Etats-Unis où furent recensés les premiers cas. Le terme reprend les initiales de la traduction française (en anglais: AIDS): Syndrome d'lmmuno-Déficience Acquise. Syndrome veut dire ensemble de symptômes et on y décrivait ici un tableau associant une altération de l'état général (amaigrissement, fièvre, fatigue...), des gonflements des ganglions et une fréquence anormalement élevée d'infections diverses. Ces deux dernières caractéristiques évoquaient - dans le raisonnement médical traditionnel - une baisse du système immunitaire censé être notre organe de défense contre les attaques microbiennes, d'où l'immuno-déficience. Enfin, le syndrome était constaté comme acquis - par opposition à inné ou congénital - car il apparaissait le plus souvent chez des adultes entre 20 et 45 ans.

A cette époque il n'y avait pas encore d'explication rationnelle à la maladie mais on peut déjà retenir deux éléments d'observation qu'il ne faut pas perdre de vue car ils se révéleront troublants en même temps que hautement significatifs dans l'optique de cette brochure. Le premier est que le syndrome est constaté quasi exclusivement dans une liste de "minorités": homosexuels, drogués, hémophiles, prostitués, immigrés de race noire. Le second est qu'il touche environ neuf fois plus d'hommes que de femmes. D'autre part le syndrome fut rapidement considéré comme infectieux et transmissible par voie sexuelle et sanguine.

Le deuxième - et décisif - jalon de l'histoire se déroule moins de deux ans après dans les laboratoires de l'lnstitut Pasteur à Paris. Envisageant l'hypothèse virale du syndrome, I'équipe de virologie du professeur Montagnier examinait un ganglion hypertrophié prélevé sur un patient diagnostiqué cliniquement comme sidéen. En mars 83 ils en isolent un virus non encore identifié à ce jour et qui sera baptisé HIV 1 ou LAV 1. La découverte fut transmise dans les milieux scientifiques et confirmée: un nouveau virus était retrouvé dans des cas de sida et en était donc l'agent responsable.

Endéans les deux années, suivantes les données et les hypothèses s'accumulent et se précisent. Quelques autres virus proches se trouvent impliqués. La voie de transmission de la femme enceinte à son foetus, via le placenta, est également reconnue. Le virus se repère principalement dans une variété de globules blancs que l'on appelle Lymphocytes T4 et qui est une pierre angulaire de notre système immunitaire, ce qui fut considéré comme ratifiant scientifiquement l'immuno-déficience. Les tests de dépistage sont mis au point mais comme il est techniquement très difficile d'isoler le virus lui-même, on dose plutôt les anticorps correspondants. Ceux-ci sont les protéines spécifiques que fabriquent certains globules blancs quand l'organisme est en contact avec un micro-organisme: ils sont donc la preuve que l'individu a été "contaminé".

Il faut préciser ici la différence entre la séropositivité et le sida proprement dit. Le plus simple est de rappeler les quatre stades que la théorie décrit dans la "maladie due à l'HIV". Le premier stade commence à partir de la contagion, c'est-à-dire dès que l'individu a été contaminé. Il est qualifié de primoinvasion, dure quelques semaines à quelques mois, peut être sans aucun symptôme ou présenter des signes variés et non spécifiques tels que fatigue, fièvre, troubles digestifs ou cutanés, gonflement temporaire des ganglions etc... Le deuxième stade révèle la présence d'anticorps, ce qu'on appelle l'état de séropositivité. C'est le stade asymptomatique, qui peut être avec ou sans anomalies biologiques (diminution de globules sanguins et notamment des T4, modification de protéines), qui peut durer des mois... ou des années. Le troisième stade voit apparaître des gonflements ganglionnaires durables et importants; ceci avec ou sans anomalies biologiques autres que la séropositivité. Il annonce classiquement le quatrième stade qui est lui nettement symptomatique et où l'on parle enfin de SIDA. Ce dernier stade se subdivise lui-même en divers sous-groupes suivant les nombreux symptômes possibles: atteinte marquée de l'état général, signes neurologiques, infections variées, cancers etc...

Parallèlement et progressivement va se mettre en place la plus formidable médiatisation, qui fera du sida la découverte médicale de cette décennie tout en répandant et amplifiant la peur. Car le sida lui-même est mortel, sans guère d'espoir de traitement réellement efficace ou de vaccin sans cesse postposé. Le seul espoir est dans le temps de latence entre le simple état de séropositivité et la maladie. Le pronostic quant à ce délai est imprécis et élastique; il s'allonge avec le recul du temps puisqu'on trouve toujours des séropositifs en bonne santé après des années. En fait, cet espoir est surtout celui d'un sursis et qui n'enlève nullement la menace permanente. On estime aujourd'hui qu'endéans dix ans, un tiers des contaminés peuvent rester toujours "indemnes"; un tiers aura des symptômes plus ou moins importants et un tiers développera la maladie fatale.


DEUX CONTESTATIONSFONDAMENTALES

Devant les sombres perspectives de ces découvertes, I'esprit critique du simple bon sens amène à se poser de multiples questions. Et cela tout en restant dans le cadre d'un raisonnement médical classique. Résumons les principales:

Pourquoi la naissance du sida dans des minorités, notamment sexuelles ? Dans le cas de celles-ci, la notion de transmission du virus a bien sûr été rapidement et logiquement étendue aux rapports plus habituels de l'hétérosexualité, mais les "victimes sexuelles" restent toujours majoritairement homosexuelles.

Pourquoi cette imposante prédominance - toujours observée aujourd'hui - des hommes parmi les malades alors que certaines études portant sur la séropositivité seule montrent que la femme peut tout aussi bien être contaminée ?

Pourquoi tant d'imprécision et de modification dans le délai entre la contamination et la maladie ? D'abord pour l'individu lui-même où l'échéance fatale peut arriver aussi bien après quelques mois qu'après de nombreuses années; voire n'être toujours pas constatée, ce qui donne lieu à toutes les spéculations sur le pronostic. Ensuite dans la théorie qui - s'adaptant à l'observation des faits - reconnaît la possibilité de son allongement de façon quasi proportionnelle au recul d'observation dont on dispose avec les années: on ne peut ignorer les séropositifs toujours en bonne santé à long terme; mais leur cas est loin d'être une des préoccupations essentielles de la recherche (ce qui est aussi curieux que regrettable).

Pourquoi un tel revirement dans l'approche classique du phénomène des anticorps ? Jusqu'à présent ceux-ci étaient considérés comme une preuve de saine réaction à une attaque microbienne. On étudiait les modifications de taux sanguins de ces anticorps via des prélèvements successifs tout en regardant l'état clinique des patients, ce qui permettrait de conclure soit à une infection évolutive ou régressive, soit à une simple mémoire d'infection ancienne. Cette dernière éventualité était même jugée favorable puisque confortant une bonne immunité... comme celle que l'on cherche à obtenir par la pratique des vaccinations. Avec le sida par contre, la présence d'anticorps - même si elle n'est plus synonyme de condamnation à court terme - signifie être porteur du virus mortel avec la menace potentielle pour soi et pour les autres. Notons en passant qu'un revirement analogue avait déjà eu lieu il n'y a pas si longtemps avec la tuberculose: "virer sa cuti" signifiait danger, traitement anti-tuberculeux voire quarantaine. A cette question la science répond que la spécificité du HIV étant de détruire notre immunité, sa présence attestée par les anticorps correspondants légitime pleinement le risque. Il n'empêche que le phénomène d'un micro-organisme - en l'occurence un rétrovirus - pouvant nous tuer des années après avoir stimulé notre immunité est un fait sans précédent dans l'histoire médicale et que cela justifierait au moins de réévaluer soit la liaison HIV-SIDA soit la conception-même du système immunitaire.

Pourquoi un tel manque d'originalité, de caractéristiques propres dans les symptômes de la maladie ? Il s'agit en fait d'un mélange très hétéroclite de nombreuses affections préexistantes à la découverte du HIV mais qui - combinées à l'état de séropositivité - témoignent maintenant d'une maladie nouvelle et qui plus est, d'un véritable fléau.
Un dernier ensemble de questions pourra sembler secondaire ou même hors de propros au lecteur car il concerne les implications socio-économiques du phénomène sida plutôt que le débat scientifique. Mais son ampleur mérite qu'on relève au passage cet aspect. Pourquoi tant de disputes entre les français et les américains au sujet de la paternité de la découverte ? Tant de discussions juridiques et de royalties ? Cette réunion au sommet en mars 87 pour concilier officiellement les revendications des deux équipes ? Le black-out par les médias de toute contestation à la théorie régnante ? Bien sûr tout ceci est une autre histoire. Ou plutôt les coulisses de l'histoire...

Aucune des questions sus-mentionnées n'est suffisante pour réfuter la théorie qui s'est solidement ancrée dans le monde scientifique ces dix dernières années. Mais leur ensemble a de quoi faire réfléchir et investiguer davantage plus d'un chercheur. Parmi les rares échos de ces démarches isolées, nous en avons retenu deux. L'une pour son milieu d'origine car elle émane du cénacle hautement spécialisé gravitant autour du sida, I'autre pour la cohérence et la profondeur de son explication. Les deux chercheurs ne furent pas en rapport l'un avec l'autre. Ils évoluèrent chacun dans un contexte géographique et professionnel bien séparé. Leurs conceptions médicales et leur approche de la maladie sont également toutes différentes. Leur seul point commun est de contester le lien de causalité entre le virus et le sida et d'essayer d'alerter l'opinion publique depuis plusieurs années.

Peter Duesberg est américain, professeur de biologie moléculaire à l'université de Berkeley. Membre de l'Académie Nationale des Sciences, sa renommée est internationale et sa spécialité en virologie l'a amené à participer au décodage chimique du HIV. Familiarisé avec la pathologie virale et les rétrovirus en particulier, il prend sérieusement en compte les lacunes et les incohérences liées à ce qu'il considère être devenu un dogme aveugle: le sida engendré par ce rétrovirus. Il relève encore d'autres arguments: I'HIV atteint moins de Lymphocytes que le taux naturel de renouvellement de ces cellules; I'absence de maladie chez les chimpanzés artificiellement infectés; le pourcentage infime de (para) médicaux contaminés qui développent par après la maladie; la proportion beaucoup plus grande de séropositifs qui passeront au stade sida en Occident par rapport à cette même proportion en Afrique; parmi la grande variété de symptômes attribués à la maladie, les prédominances très diverses de ces symptômes suivant les régions, les "groupes à risques" et les modes de vie; le nombre important de cas diagnostiqués cliniquement de sida se développant sans présence ni de virus ni même d'anticorps, ceci contrairement à la doctrine de l'étiologie spécifique qui nous enseigne qu'afin de pouvoir établir un lien de causalité entre un germe et une maladie infectieuse, il est indispensable que cent pour cent des individus atteints de cette maladie aient été contaminés par le germe responsable; le profil d'épidémie ne correspondant pas aux prédictions logiques dans l'éventualité d'une réelle infection etc...
Il en arrive à la conclusion que l'équation HIV-SIDA est fausse, que le virus est probablement très ancien, nouvellement décrit mais inoffensif en soi. De tradition orthodoxe, il continue à croire à une atteinte immunitaire mais il la relie à d'autres facteurs et notamment à la montée des drogues utilisées par les homosexuels masculins, les diverses formes de toxicomanie et la malnutrition. Plus grave encore dans ses affirmations: le principal médicament anti-sida qu'est l'AZT provoquerait des dégâts majeurs dans l'organisme et notamment sur le système immunitaire et comme ce produit est déjà massivement utilisé à titre préventif (c'est-à-dire au stade de séropositivité), il participerait directement à la propagation du "sida".

Les répercussions théoriques sont lourdes de conséquences: le sida n'est pas une maladie infectieuse et n'a rien à voir avec la sexualité. Quant au traitement préconisé, il s'apparente davantage à un "génocide thérapeutique". Les conséquences personnelles de sa prise de position seront tout aussi lourdes: mis au ban de ses pairs, il sera écarté des débats et des médias et les subventions lui seront retirées pour ses recherches concernant le cancer.

Ryke Geerd Hamer est allemand et commença ses travaux sur le cancer dans les années 80. Sa démarche diffère fondamentalement de l'étude scientifique habituelle dans la mesure où il prendra aussi en considération le psychisme de l'individu et le fonctionnement de son cerveau sans se limiter au seul aspect organique et symptomatique de la maladie. En cela il intègre des notions déjà acquises dans les plus vieilles traditions mais l'originalité de son œuvre est d'avoir codifié les interrelations entre le psychisme et les connaissances descriptives de la médecine contemporaine.
Parti du cancer, il étendra ses études à toutes les pathologies y compris le domaine des infections où il expliquera le rôle biologique précis des divers microbes. La force de sa théorie réside dans sa simplicité (elle se résume à quelques grandes lois biologiques constantes), sa cohérence, son universalité d'application et son caractère parfaitement vérifiable si l'on prend le temps d'examiner l'individu dans sa globalité. C'est cette approche qui sera poursuivie dans les deux chapitres suivants.

Ici aussi, les récompenses ne se sont pas fait attendre: radié à vie en 86, il sera souvent menacé d'internement psychiatrique et systématiquement ignoré des médias. Son œuvre est déjà considérable mais très peu répandue tant est bouleversant le changement de pensée qu'une telle conception engendre inévitablement.

 

LE DÉBUT D'UNE REMISE EN CAUSE

C'est la dissidence américaine qui focalisera en 92 le mouvement de contestation. La bombe médiatique explose le 26 avril où la une du Sunday Times britannique livre au public le "challenge" sur la théorie officielle. L'article réserve une large part aux arguments de Duesberg et révèle la création d'un "groupe international de réévaluation scientifique de l'hypothèse HIV-SIDA" regroupant plusieurs dizaines de scientifiques. D'autres articles suivront' également dans d'autres journaux et pays. Ce n'est que le tout début d'une polémique qui promet d'être aussi ardente que longue mais le mouvement était lancé.

Du 14 au 16 mai, à Amsterdam, est organisé un symposium international: "AIDS, A DIFFÈRENT VIEW". Parmi les centaines de participants - en majorité américains et anglais - des chercheurs, des praticiens, des témoins feront des exposés et diverses tables rondes s'articuleront autour des grands axes de réflexion: I'épidémiologie, les hypothèses multicausales, la psycho-neuro-immunologie, les survivants à long terme, les thérapies non toxiques, le rôle médiatique etc... Rendre compte en détail de ce congrès fort animé serait trop long mais en dégager les grandes lignes est intéressant pour se rendre compte que la remise en cause est bien réelle même si elle reste encore très hétérogène, contradictoire et limitée.

Dans ce symposium, le découvreur officiel du virus était également venu pour exposer les récentes précisions et rectifications à sa théorie. Il explique que le HIV, tout en restant primordial, n'est pas seul en cause dans l'effondrement immunitaire menant au sida. Il lui faudrait un cofacteur, c'est-à-dire un autre facteur qui, combiné au HIV, amènerait une situation en quelque sorte suicidaire de l'immunité qui se retournerait contre elle-même. Pour Montagnier, ce cofacteur serait d'autres attaques microbiennes.
Face à cette notion de cofacteur, les points de vue vont diverger avec plus ou moins de force. Les plus radicaux comme Duesberg soutiennent qu'il ne s'agit que d'une nouvelle hypothèse non démontrée et gratuite, axée autour de l'équation HIV-SIDA qu'ils considèrent comme fausse et incohérente.

Mais si beaucoup nieront ''importance du virus en soi, I'hypothèse multicausale du sida sera aussi largement défendue et dans des sens divers. La conception la plus exprimée est celle d'une approche plus globale de l'individu où il faut tenir compte de son mode de vie et notamment de la prise de substances toxiques comme les drogues ou l'AZT, des répercussions d'autres affections et notamment des infections, de paramètres nutritionnels, héréditaires et psychiques (comme en témoignent les exposés sur la relation entre le psychisme et l'immunité). En fin de compte, on parle toujours de déficience immunitaire mais où le fameux virus ne serait à la rigueur qu'un simple rouage dans toute la machinerie et souvent même au seul titre de conséquence plutôt que de cause.

Quelques exposés insisteront sur des facteurs plus spécifiques comme le tréponème de la syphilis ou un micro-organisme encore méconnu mais doué de polymorphisme et dénommé "somatide". Les arguments en faveur de la syphilis s'articulent autour des analogies troublantes avec le sida: modes de transmission, groupes à risques, profils des stades de l'affection, symptomatologie, affinité pour les Lymphocytes T4 etc... Quant au somatide, il changerait de forme et d'activité en fonction des nombreuses agressions de notre équilibre écologique interne et serait le vrai responsable du désordre profond de notre biologie et donc de notre immunité.

Citons enfin des exposés sur le témoignage des survivants à long terme dont le cas est interpellant car il devrait logiquement amener à étudier scientifiquement non seulement pourquoi et comment le HIV tue mais tout aussi bien pourquoi il ne tue pas. Des tables rondes traiteront de l'attitude des médias qui ignorent quasi unanimement les points de vue divergents et du colossal enjeu socio-économique du fléau.

Quant au psychisme - qui nous intéressera particulièrement dans les deux chapitres suivants - son rôle fut souligné à diverses reprises, notamment dans une table ronde traitant de son influence sur l'immunité et quand on parlait de la terreur engendrée par le dogme du sida. Dans les exposés en faveur de l'hypothèse multicausale, il se trouvait par contre le plus souvent cantonné dans une liste de causes multiples. Par ailleurs, dans les interventions du public et les conversations hors salles, plusieurs praticiens ayant une grande expérience des sidéens affirmaient son rôle prépondérant.
C'est ce psychisme que nous considérons comme le "chaînon manquant" dans la compréhension profonde du sida et de la maladie en général. Dans la suite du texte, nous allons essayer de lui restituer la place qui lui revient depuis l'aube de l'humanité si pas de la vie elle-même.


CHAPITRE 2: LE PROCESSUS DE LA MALADIE

Ce chapitre résumera - de façon très simplifiée et donc vulgarisée - I'essentiel des découvertes du Dr Hamer dont la plupart des ouvrages ont déjà été traduits en français. Il ne s'agit pas à proprement parler d'une théorie de la maladie mais bien plutôt d'une explication empirique de celle-ci et dont la valeur réside dans son côté communément vérifiable. Ainsi les lois biologiques que nous allons développer ne sont pas des hypothèses mais résultent de l'observation minutieuse et répétitive d'une succession de faits. Ces lois n'expliquent pas tout mais sont suffisantes pour comprendre l'évolution de la maladie. On peut y ajouter autant d'hypothèses que l'on veut pour tenter de "boucher les trous" mais l'intérêt d'une hypothèse est seulement de stimuler le chercheur pour faire d'autres expériences, ou mieux encore: de nouvelles observations naturelles qui viendront confirmer ou modifier les lois déjà mises en évidence. Dans cette approche concrète de la médecine - c'est-à-dire sur le terrain, face au malade - on ne soigne pas avec des hypothèses mais avec des faits.

Les quatre premiers paragraphes reprendront respectivement les quatre principales lois biologiques. Le cinquième en montrera une application importante en évoquant l'impact des conceptions médicales classiques. Enfin le dernier envisagera les changements nécessaires dans le diagnostic et la thérapeutique.


PREMIÈRE LOI. LES RELATIONS ENTRE LE PSYCHISME, LE CERVEAU ET LES ORGANES; ORIGINE PSYCHIQUE DE LA MALADIE

Le psychisme, le cerveau et les organes sont en interrelation constante et cette triade parfaitement synchronisée est toujours modifiée dans les affections diverses, des plus petites aux plus graves.

Mais c'est par son psychisme que l'individu aborde la réalité de l'existence et de ses difficultés: il s'agit donc de sa réalité à lui, de la façon dont lui ressent les événements de sa vie. Tant qu'il peut "gérer" mentalement ces difficultés - par exemple en les anticipant ou en disposant d'assez de ressources acquises dans son histoire antérieure - il ne sera pas malade. Il vivra éventuellement des émotions plus ou moins fortes et désagréables mais qui se résoudront vite avec comme seules conséquences quelques perturbations fonctionnelles et temporaires. C'est par exemple une période d'insomnie par surcroît de préoccupations; un estomac noué après une dispute banale; un besoin plus fréquent d'uriner, des transpirations ou des battements de cœur dans l'appréhension d'une rencontre etc... Rien que des "secousses" autour d'un centre de gravité qui reste stable mais qui entraîne déjà des répercussions sur le système nerveux et donc un "langage du corps".

Si par contre l'expérience douloureusement vécue revêt l'aspect d'un choc psychique qui peut être brutal au point de laisser l'individu dans un état mental durable de ressassement, d'obsession, c'est alors immédiatement le début de ce qu'on peut qualifier - avec tout le côté ambigu et réducteur des mots - de conflit. Pour qu'il y ait véritablement conflit, il faut donc un processus de rupture - un effet de contre-pied, un aspect imparable - où nous n'avons pu réagir par un comportement habituel ou cohérent pour nous.

Le conflit est toujours quelque chose de très personnel et donc d"'impliquant". En d'autres mots il n'intéresse pas les événements que nous interprétons seulement comme des coups du destin mais bien des situations où nous nous sentons directement concernés et plus exactement déchirés. Il peut être apprécié sous divers paramètres: son importance, sa durée et sa " teneur subjective ". L'importance et la durée du conflit déterminent l'ampleur des dégâts dans le corps car ceux-ci commencent dès l'instauration du conflit et s'accumulent tant que le conflit n'est pas résolu. C'est toute la différence entre un petit rhume, une bronchite ou une grosse tumeur du poumon. Par teneur subjective, nous entendons la façon personnelle dont le choc est ressenti, ce qui va nous amener à préciser le rôle du cerveau.

Le système nerveux comprend le cerveau qui peut être conçu comme le super-ordinateur gérant l'ensemble du corps et ses multiples terminaux que sont les nerfs. Pour tous les fonctionnements automatiques - c'est-à-dire indépendants de notre volonté consciente - le système nerveux possède deux grands circuits qui sont l'orthosympathique et la parasympathique (encore appelé vagosympathique) et dont le tandem se nomme système neurovégétatif. L'orthosympathique stimule tout ce qui est biologiquement prévu pour nous tenir dans un état d'éveil et de combativité potentielle. Il est donc prédominant pendant notre journée d'activité. Quant au parasympathique, il stimule nos fonctions de repos et de récupération et est donc prédominant dans notre phase de sommeil. La santé implique une optimalité et une alternance harmonieuse de ce rythme tout à fait fondamental à la totalité de notre organisme.

Dès le début du conflit, il y a deux conséquences sur le système nerveux. D'abord une rupture de l'équilibre neurovégétatif avec une prédominance orthosympathique qui va déjà entraîner tout un cortège de symptômes: diminution du sommeil, de l'appétit, du poids; augmentation de la tension artérielle, des sécrétions surrénales; de l'agitation et de la " nervosité " etc... La complexité et l'intensité de ce tableau symptomatique sont bien sûr proportionnelles à l'ampleur du conflit: ce peut être un léger état d'insomnie et d'énervement, associé même à une " boulimie compensatoire "; mais un conflit très grave peut amener le patient dans un état d'hébétude en lui faisant perdre une dizaine de kilos en quelques semaines. Cette rupture de l'équilibre nerveux est l'état dit de stress et dont il faut comprendre la nature profonde. Les manifestations peuvent en être très désagréables mais elles ont un sens: c'est l'expression dans notre corps d'un surcroît d'éveil nécessaire à la solution du conflit. Sans le stress, la race humaine n'aurait sans doute pas survécu à ses affrontements dans l'existence. mais il y a un revers à la médaille, qui est le commencement d'un compte à rebours: le déséquilibre neurovégétatif a ses limites, celles qui correspondent en fait à notre capacité à vivre un conflit.

Parallèlement au déséquilibre neurovégétatif, une aire précise du cerveau est touchée et c'est cette perturbation cérébrale qui - en modifiant les informations émises par le cerveau - va entraîner la maladie dans l'organe dont le bon fonctionnement dépend de ces informations. C'est le ressenti subjectif, la coloration du conflit qui va déterminer l'aire précise au cerveau et donc l'organe malade. Cette coloration se ramène à des émotions fondamentales, au delà du contenu anecdotique de l'événement: peurs, dégoût, rejet, souillure, combat, rivalité, dépossession, dévalorisation, etc... Prenons deux exemples pour bien faire comprendre ce point capital de la première loi biologique. Un individu a dû essuyer une réflexion très vexatoire à laquelle il n'a pu faire face et qu'il va ressasser quelques jours, semaines ou mois. Parmi tous les ressentis possibles, prenons-en trois. Cela peut-être un sentiment de rejet par l'autre - ce que nous pouvons appeler une forme de conflit de séparation - et dans ce cas la région touchée au cerveau sera la zone du cortex sensoriel qui gère le bon fonctionnement de la couche superficielle de la peau; c'est donc cet organe qui sera malade. Mais l'individu pourrait en quelque sorte reprendre à son compte cette vexation et entamer un processus de dévalorisation de lui-même. La région cérébrale est alors la moelle cérébrale et l'organe malade sera le système osseux. Il pourrait enfin vivre cela comme une chose inacceptable et en faire un conflit de type indigeste avec répercussion sur la zone cérébrale et organique correspondante: atteinte de la gorge, de l'estomac, du colon, etc... (suivant les multiples nuances propres à ce genre de conflit).

 

SCHÉMA RÉCAPITULATIF: LA TRIADE PSYCHISME-CERVEAU ORGANES


Une femme apprenant son infortune conjugale peut être blessée dans son espoir du foyer et ce conflit du nid touchera la partie latérale du cervelet d'où résultera une atteinte au sein. La blessure peut être une frustration sexuelle et la partie temporale de l'hémisphère cérébral gauche entraînera une lésion du col utérin. Elle peut être ressentie comme une dévalorisation d'elle-même avec répercussion osseuse. Ou encore cette femme, par suite des conséquences sociales et matérielles, peut se sentir plongée dans une situation insupportable dont elle ne peut s'enfuir; et la maladie - via le cortex cérébral péri-rolandique - sera une sclérose en plaques. La liste complète des éventualités serait bien plus longue. La femme peut n'avoir aucune atteinte organique si d'emblée elle surmonte le choc. Elle peut avoir aussi plusieurs impacts du même choc dont certains plus faibles se marqueront peu tandis que l'un ou l'autre amènera un cancer. SEULE COMPTE LA COLORATION SUBJECTIVE DU CONFLIT POUR COMPRENDRE L'ATTEINTE CÉRÉBRALE ET ORGANIQUE.

Cette loi biologique est la première qu'a énoncée son auteur, en la baptisant de "loi d'airain du cancer"; airain par allusion à la solidité de sa constante vérification et cancer pour des raisons historiques car c'est par ce type de maladie qu'il a commencé ses recherches. Elle est le pivot de tout le système explicatif: en reliant le vécu psychique et les multiples symptômes du corps, elle fait de la maladie non pas le fruit du hasard et des agressions externes mais une histoire personnelle avec une chronologie et un sens à l'échelle humaine. Cette approche exclut bien sûr les cas où notre organisme a subi une agression externe évidente (traumatismes, intoxications, radiations...), un vice de fabrication (maladies génétiques) ou une carence nutritionnelle grave. Mais même dans le cas d'une cause manifestement extérieure, elle n'empêche pas de considérer comment l'individu va ressentir cette agression et donc les conséquences propres à ce ressenti.


DEUXIÈME LOI. LES DEUX PHASES DE LA MALADIE

La première loi biologique nous a enseigné que la maladie est une perturbation simultanée des trois niveaux - le psychisme, le cerveau et les organes - mais dont l'origine réside dans un choc émotif. La "loi des deux phases de la maladie" va introduire la notion de réversibilité dans cette triple perturbation: dès que le conflit est résolu, la zone du cerveau qui était touchée va se réparer et cette reprise d'activité cérébrale normale va entraîner la restauration de l'organe malade. C'est donc ici la deuxième partie de la maladie, celle qui est en fait la phase de guérison. Nous verrons dans le paragraphe suivant comment la troisième loi explique les grandes différences de symptômes que nous rencontrons dans chacune des deux phases mais arrêtons-nous d'abord sur les implications de cette deuxième loi.

La solution du conflit est donc l'élément charnière qui fait basculer naturellement dans un mode de guérison l'ensemble de la triade. Comme dans la première phase qui suit la naissance et l'évolution du conflit, cette solution est d'abord un changement d'ordre psychique et sa coloration subjective revêt tout autant d'importance. Sur un plan concret, elle peut être amenée de multiples façons, du moment qu'elle mette fin à l'état de ressassement qui entretenait le conflit. Si l'on prend par exemple un conflit de devoir se battre, la solution peut être dans la victoire, I'abdication, la fuite, la négociation, la relativisation ou la disparition de fait de l'enjeu etc...; I'importance est que l'individu ne ressente plus le conflit de devoir se battre.

On peut maintenant dépeindre le canevas général de toute affection. La première phase conflictuelle commence dès le début du conflit. Sur le plan psychique, le malade témoigne de son conflit par ses pensées, ses sentiments, ses comportements; en un mot par son ressenti douloureux et persistant. Son système nerveux est globalement modifié (phase d'orthosympathicotonie) et montre les signes de ce qu'on appelle l'état de stress: il en perdra plus ou moins fort le sommeil, I'appétit, la joie de vivre etc... et aura des symptômes généraux de nervosité. En outre la perturbation d'une zone précise du cerveau provoquera la détérioration de l'organe correspondant à cette zone. La solution du conflit stoppe l'évolution des perturbations aux trois niveaux. Mais la maladie complète ne s'arrête pas pour autant: à ce stade l'organisme se retrouve avec diverses dégradations et c'est tout aussi spontanément que vont se mettre en route les processus de réparation prévus par la nature bien avant l'avènement de la médecine. Le système nerveux se branche sur un rythme de récupération (phase de vagesympathicotonie, encore appelée vagotonie): sensation de fatigue et besoin de se reposer; reprise du sommeil et de l'appétit s'ils étaient perturbés, d'une meilleure circulation sanguine. Au niveau cérébral, le foyer préalablement atteint va se congestionner et cet oedéme va déjà expliquer plusieurs symptômes propres à cette deuxième phase mais toutes ces modifications cérébrales sont temporaires et le tissu nerveux non seulement reste fonctionnel mais redevient performant: il gère à nouveau l'intégrité des organes correspondants qui vont se réparer. Enfin sur le plan organique, cette autoguérison se traduira par un cortège de symptômes qu'il faut bien savoir décoder.

Cette notion d'autoguérison spontanée après la solution du conflit remet en question la portée réelle d'un traitement médical: le traitement ne vise plus à guérir une maladie mais à accompagner, favoriser, moduler, soulager cette deuxième phase souvent plus inconfortable, que la première. Il est donc essentiel de savoir dans laquelle des deux phases de la maladie complète on se trouve pour choisir adéquatement les mesures thérapeutiques. Nous reparlerons plus loin de ces aspects bien pragmatiques de l"'art de guérir".

Une remarque encore sur le passage d'une phase à l'autre car ce passage dépend uniquement de la solution du conflit et ici tous les scénarios sont possibles. Un conflit court et clairement résolu se soldera par une maladie dite aiguë. Mais la solution peut être progressive ou retardée par des restimulations du conflit et ce sera alors des affections fluctuantes ou récidivantes. Ou même chroniques si la reprise du conflit a lieu chaque fois avant la fin de la phase de guérison; et dans ce cas, les divers symptômes seront fluctuants comme la vie psychique elle-même. Le conflit peut enfin être en balance ou latent, c'est-à-dire peu ou pas actif mais pas vraiment résolu et l'état psychique sera encore toujours l'arbitre de la reprise des dégâts ou de l'amorce de la guérison. La complexité d'une pathologie sera aussi souvent liée au fait qu'un individu aura fréquemment plus d'un conflit dont l'un peut être encore actif tandis qu'un autre est déjà en solution. La démarche à suivre est toujours la même: prendre en considération les trois niveaux concernés, y opérer des recoupements pour être sûr du stade atteint dans l'ensemble du processus biphasique et prendre des mesures cohérentes avec cette compréhension globale de la maladie.


TROISIÈME LOI. LA NATURE DES SYMPTÔMES EN FONCTION DES DEUX PHASES

Cette troisième loi biologique a été appelée par son auteur le"système ontogénétique des tumeurs et équivalents”: Ontogénétique car les critères de compréhension s'appuient sur le développement embryonnaire de l'organisme (ce qu'on appelle l'ontogenèse); tumeurs et équivalents par allusion aux diverses pathologies que l'on rencontre au niveau des organes.

Mais avant d'aborder ces pathologies, nous reviendrons d'abord sur la nature des modifications qui se déroulent au niveau du cerveau car les symptômes qui peuvent en découler font partie intégrante des "maladies" et varient tout autant en fonction des deux phases. Pendant la première phase conflictuelle, on observe les manifestations liées à l'orthosympathicotonie mais la perturbation du foyer cérébral correspondant au conflit se traduit essentiellement dans les organes périphériques : au niveau du foyer lui-même, il s'agit seulement d'un dysfonctionnement. Par contre dans la deuxième phase, outre les manifestations liées à la vagotonie, la réparation du foyer cérébral y entraîne des conséquences qui justifient quelques précisions.

Concrètement, dans le foyer cérébral en restauration, il se forme un oedéme transitoire ainsi qu'une prolifération de la glie. Cette glie est un autre tissu du cerveau; elle n'a pas les propriétés d'emmagasiner et de véhiculer l'information comme les cellules nerveuses (neurones) mais possède un rôle de soutien, de nutrition, d'isolement et de réparation du tissu nerveux proprement dit. La "congestion" du foyer en phase de solution est liée à l'importance du conflit et peut donc aller jusqu'à présenter l'apparence d'une "tumeur cérébrale", bien visible à un examen d'imagerie médicale comme le scanner ou la résonance magnétique nucléaire. Mais outre l'oedème qui en compose la majeure partie, les proliférations diagnostiquées ne concernent que les différents types de cellules gliales puisqu'un neurone ne peut plus se reproduire. Ces "tumeurs" témoignent de la deuxième phase réparatrice de la maladie complète, et plus précisément de la réparation au niveau cérébral; elles suivent le cycle de cette deuxième phase au terme de laquelle elles peuvent laisser des cicatrices inoffensives. Pendant leur développement par contre, elles peuvent entraîner diverses complications.

Vu les limites spatiales imposées au cerveau par la structure du crâne, I'oedème du foyer peut donner lieu à des phénomènes de compression du foyer lui-même et du tissu nerveux environnant; cette dernière éventualité expliquant la possibilité de troubles fonctionnels dans des organes qui n'ont pas de lien direct avec le conflit d'origine. Cette compression est à l'origine de toute une série de symptômes que l'on observe dans toutes les affections mais qui peuvent énormément varier suivant la localisation et l'ampleur du phénomène: maux de tête, vertiges, fièvre, troubles de la vue et d'autres sens, sensations étranges dans la tête etc... Dans les cas plus importants: syncopes, comas, crises épileptiques, "thromboses" etc... C'est ici par exemple l'origine de la mort dans l'infarctus du coeur où l'arrêt cardiaque est dû à une compression trop forte dans la zone cérébrale touchée par un conflit de devoir se battre. Mais insistons sur le fait que l'oedème et ses complications sont proportionnels à l'ampleur du conflit. Et pour garder l'exemple de l'infarctus, celui-ci peut être minime voire même passer inaperçu si le conflit a été peu important.

Malgré le grand nombre d'organes de notre corps, les tissus qui les composent se ramènent seulement à quelques grands types ayant chacun son mode de détérioration (pendant la phase conflictuelle) et son mode de réparation (pendant la phase de guérison). En simplifiant quelque peu, une maladie complète peut présenter trois cas de figure.

Dans le 1° cas. Ia phase conflictuelle amène une prolifération des cellules. L'organe atteint développe donc une tumeur dont l'évolution est proportionnelle à l'intensité et à la durée du conflit. La distinction classique entre tumeur bénigne et maligne ("cancer") est seulement descriptive. Rappelons que la première serait plus modérée tout en restant toujours sur son site d'origine tandis que la seconde serait plus rapide et avec une tendance à se généraliser par essaimage. En réalité la tumeur se développe plus ou moins vite suivant l'intensité du conflit et aussi longtemps que celui-ci n'est pas résolu. Cette tumeur concerne seulement l'organe dont la zone directrice du cerveau est perturbée et la notion classique de "métastase" n'est qu'une des nombreuses hypothèses destinées à combler l'incompréhension dans l'origine de ce qu'on appelle cancer: si un patient présente plusieurs localisations tumorales, cela signifie qu'il a eu plusieurs conflits et donc plusieurs atteintes cérébrales.

Après la solution du conflit, il y a deux possibilités. Comme nous le verrons dans la quatrième loi, si l'organisme dispose des microbes adéquats, il y aura réduction de la tumeur avec tous les signes d'inflammation et d'infection que cela suppose, y compris les nombreuses modifications sanguines qui témoignent simplement de cette destruction. Sinon la partie saine de l'organe procédera à un enkystement de la tumeur qui restera à jamais inactive sauf si le conflit est à nouveau restimulé.

Une liste exhaustive de tous les organes et des conflits correspondants dépasseraient largement le cadre de ce très court résumé mais citons quelques exemples de ce mode pathologique: la plupart des muqueuses digestives, la couche profonde de la peau, les alvéoles pulmonaires, la partie glandulaire du sein etc...

Dans le 2° cas. on se trouve devant un schéma quasiment inversé. Pendant la phase conflictuelle, I'organe subit une destruction (ulcération, nécrose, perte de substance) et ici la guérison va entraîner une prolifération cellulaire destinée à combler les pertes de substance; cette prolifération peut consister en une simple cicatrisation ou avoir l'aspect d'une véritable "tumeur" parfois très volumineuse. Les microbes (dont nous reparlerons à propos de la quatrième loi) interviennent également pour déblayer les lésions préalablement à la reconstruction et accélérer cette reconstruction. Ici la tumeur a donc une signification tout à fait favorable puisqu'elle témoigne d'une réparation et ne se développe qu'après la solution du conflit. Elle peut être tout aussi rapide et importante que dans le premier cas de figure et dans une conception médicale selon laquelle toutes les tumeurs sont pathologiques, le phénomène de guérison sera alors apprécié comme peu grave si la tumeur est jugée bénigne ou très grave si son ampleur amène le diagnostic de cancer. La tumeur de réparation dépasse souvent en proportion la destruction préalable de l'organe mais elle est toujours à terme, c'est-à-dire que sans récidive du conflit, elle est toujours destinée à s'arrêter. Elle s'accompagne également de phénomènes inflammatoires (et notamment d'adhérences aux tissus voisins) qui s'estompent complètement quand le processus est terminé.

Quelques exemples: I'os et la moelle osseuse, la couche superficielle de la peau, les muscles, les ganglions, les conduits excréteurs des glandes (y compris le sein où il est donc important de savoir à quel cas de figure on a affaire), les bronches, etc...

Au vu de ces deux premiers cas de figure, on peut déjà saisir les tragiques conséquences que peut avoir la prise en considération des seuls symptômes organiques : annoncer au patient qu'il est envahi par un cancer dans le cas où il est en fait dans la phase, souvent pénible, de réparation et encore moralement fragile après la solution de son conflit, c'est risquer de le voir plonger dans un vécu encore bien plus dramatique que celui qui était à l'origine de l'atteinte initiale.

Dans le 3° cas. il n'y a ni prolifération ni destruction pendant la phase conflictuelle mais seulement arrêt de fonctionnement, réversible après la solution du conflit. Ce mode concerne surtout les tissus ayant une activité nerveuse: dans les organes des sens, dans les tissus corticaux responsables de la sensibilité et de la motricité etc...

Ces trois premières lois donnent déjà une tout autre dimension au concept de maladie. Jusqu'à présent on entendait par ce terme un ensemble de symptômes concomitants et qui étaient toujours jugés défavorablement. En d'autres mots, être malade, c'était présenter des anomalies objectives (gonflements, nécroses, inflammations...) et/ou subjectives (douleurs, sensations inhabituelles, malaises divers...); anomalies qui n'avaient que des origines inconnues, hasardeuses ou statistiques et qu'il fallait combattre pour guérir. Il s'agit maintenant d'interpréter correctement le sens de tous les symptômes en les rattachant à l'une des deux phases de la maladie complète, en fonction du tissu atteint. L'inconfort proprement dit peut accompagner la première phase (par exemple l'estomac qui nous fait souffrir pendant la phase conflictuelle) mais c'est plus souvent dans la deuxième phase réparatrice que le patient consultera et que son vécu sera "complété" par un diagnostic du mal dont il est victime.

Cet inconfort plus fréquent dans l'autoguérison s'explique physiologiquement par tous les processus d'inflammation (gonflements, oedémes, tumeurs de réparation...), de nettoyage microbien, de compression du tissu cérébral, de lassitude etc... Ce "décalage" entre conflit et inconfort est même un "atout" dans le mécanisme de la maladie. Car le déclenchement d'un conflit majeur est en somme celui d'un sursis et d'un compte à rebours: I'individu doit résoudre son conflit pour survivre. S'il avait toujours la perception de la souffrance physique de ses organes en plus de la douleur psychique de son ressassement (où il cherche la solution), il aurait beaucoup moins de chance de s'en sortir. Quand il est par contre soulagé de son conflit, il peut alors mieux se consacrer à la réparation laborieuse.

SCHÉMA RÉCAPITULATIF: LES DEUX PHASES DE LA MALADIE COMPLÈTE ET LA NATURE DES SYMPTÔMES DANS CHAQUE PHASE. RÔLE DES MICROBES

 


QUATRIÈME LOI. LE RÔLE DES MICROBES

Les hypothèses relatives à l'aspect infectieux de nombreuses maladies se sont tellement bien établies dans la pensée courante qu'elles sont devenues des dogmes tout aussi inviolables que ceux du cancer. Il peut donc être utile de rappeler les grandes étapes qui ont permis d'ancrer cette théorie de l'infection et de constater qu'ici aussi, le malade est étudié et abordé comme une machine sans âme.

Les microbes furent "scientifiquement" découverts dans la seconde moitié du siècle dernier et décrits comme des êtres vivants de taille microscopique mais doués de la plupart des propriétés de la vie: mobilité, nutrition, respiration, excrétion, reproduction etc... On les reconnut vite comme responsables de phénomènes banals tels que fermentations et putréfactions mais c'est l'aspect médical qui nous intéressera ici. On les voyait en effet pulluler chez de nombreux malades présentant entre autres de la fièvre et des sécrétions purulentes. Divers tableaux pathologiques furent ainsi reliés à l'infestation de microbes spécifiques. Plus tard, le perfectionnement de la microscopie électronique permit d'observer des micro-organismes encore plus petits qu'on appela virus. Ceux-ci, contrairement aux autres microbes (champignons, bactéries), sont considérés à la frontière du règne vivant dans la mesure où ils possèdent bien un matériel génétique mais sont incapables de se reproduire sans utiliser le système de reproduction d'une autre cellule.

Entre-temps le progrès incessant de la biochimie apporta des renseignements de plus en plus complexes sur les réactions de nos cellules - et particulièrement les globules blancs - face à ces microbes: quand ceux-ci pullulaient chez des malades, on assistait à un énorme remue-ménage dans ces globules blancs, accompagné de la synthèse de nombreuses substances et de phénomènes de destruction des microbes. Il en résulta la conception du système immunitaire qui est notre défense naturelle contre des ennemis invisibles et d'autant plus dangereux qu'ils se transmettent d'un malade à un bien portant qu'ils risquent de contaminer.

La dernière étape qui viendra "confirmer" la théorie infectieuse est l'avènement des médicaments destinés à épauler notre système immunitaire jugé quand-même trop souvent défaillant: les antibiotiques et produits assimilés. Ces médicaments tuaient les microbes ou empêchaient leur multiplication in vitro, c'est-à-dire dans les cultures de laboratoire et soulageaient souvent des symptômes in vivo, c'est-à-dire chez les malades infectés. Les développements du catalogue des micro-organismes, de la biologie moléculaire et de la médiatisation du savoir médical ont fait le reste: aujourd'hui, la culture de l'homme civilisé est complètement imprégnée de celle des microbes... pour sa plus grande peur.

Cette vision du phénomène infectieux peut sembler très logique mais de nombreux chercheurs y ont pourtant relevé des incohérences, des lacunes et des questions troublantes. Résumons-les très brièvement. Si beaucoup de microbes sont responsables de nos maux, infiniment plus nombreux sont ceux inoffensifs et même indispensables à la vie comme les milliards de germes qui peuplent en permanence notre corps: il y a donc des bons et des mauvais microbes. Dans beau coup de maladies infectieuses, ce sont nos propres microbes habituels qui se mettent à proliférer: des bons microbes peuvent donc devenir méchants. Il y en a même qui deviennent "résistants" aux antibiotiques. Beaucoup de bactéries et surtout de virus changent de conformation et de propriétés: pourquoi ces mutations, dont le HIV notamment est un champion ? La contagion obéit plus au hasard des statistiques qu'à des règles constantes et la présence dans le corps de germes réputés dangereux ne conduit pas nécessairement à la maladie: pourquoi une telle différence de "sensibilité" et de "virulence" d'un individu à l'autre ? Quelques audacieux au début de ce siècle ont même ingéré des cultures de germes prélevés sur des patients morts de choléra sans pour cela être malades eux-mêmes.

La tendance générale à laquelle aboutit ces considérations critiques rejoint la citation de Claude Bernard: "Pasteur s'est trompé. Le microbe n'est rien. C'est le terrain qui est tout". Et de discourir sur l'équilibre écologique entre le microbe et son hôte et tous les facteurs susceptibles de perturber cet équilibre. Face à ces constatations "sur le terrain", la science décrit toujours plus à fond les heurts et malheurs d'un système immunitaire censé avoir le monopole de la défense et donc de cet équilibre. Mais tout ceci ne consiste qu'à déplacer le problème: pourquoi la faiblesse ou la force de notre immunité ?

Dans le cas du sida, la théorie du HIV permettrait à priori de renouer avec le dogme pasteurien du coupable unique puisque ce virus attaquant l'immunité elle-même, la question de l'équilibre passait à l'arrière-plan. Malheureusement, I'observation des faits vient encore et toujours déranger les hypothèses de laboratoire comme nous l'avons vu dans le chapitre précédent: il devient nécessaire de recourir à des cofacteurs et l'on reparle de causes multifactorielles et d'équilibre virus-hôte...

C'est la quatrième loi biologique qui va nous permettre de sortir de ce labyrinthe théorique. Ceci en intégrant toujours ce chaînon manquant qu'est le psychisme - ou plus exactement la triade psychisme, corps, cerveau - et en se basant uniquement sur des faits d'observation vérifiables. "Le système ontogénétique des microbes" nous montre deux réalités: les microbes n'interviennent qu'en deuxième phase et se répartissent suivant l'origine embryonnaire des tissus (I'ontogenèse).

Les microbes ne se mettent à proliférer qu'après la solution du conflit et donc sur ordre du cerveau qui a dès lors inversé son mode de fonctionnement désormais orienté vers la réparation. Ils participent donc à la guérison des organes préalablement atteints pendant la phase conflictuelle. Leur "travail" consiste à détruire, nettoyer ou colmater les lésions; ceci bien sûr dans un climat inflammatoire dont l'inconfort sera proportionnel au travail à réaliser. A défaut de ces collaborateurs, la guérison sera seulement plus lente et/ou incomplète. Si on les neutralise artificiellement par des médicaments, ils reprendront par après leur activité si la deuxième phase n'est pas terminée; ce qui sera alors diagnostiqué comme une "récidive". La contagion pure n'est qu'une expérience limitée de laboratoire: un individu ne peut être contaminé tout en développant une infection qu'en deuxième phase de sa maladie et l'ampleur de son infection sera déterminée par l'ampleur des dégâts acquis au terme de sa phase conflictuelle et non par la virulence du germe en soi ou de l'infection observée chez le "contaminateur". Le plus souvent ce sont nos propres microbes qui vont proliférer à l'endroit et pour le temps déterminés par notre ordinateur cérébral. Mais de nombreux germes sont latents à l'état endémique, prêts à nous "envahir" dès que nous en avons besoin.

Chacun de nos tissus dérive d'un des grands feuillets embryonnaires et c'est cette origine qui est le critère de choix des différents types de microbes. Sans entrer ici dans les détails, précisons quand-même que les champignons et mycobactéries détruisent les proliférations qui ont lieu en phase conflictuelle; c'est par exemple le rôle du bacille tuberculeux qui élimine les tumeurs intestinales, pulmonaires ou hépatiques. Les bactéries assument - suivant les tissus - un rôle analogue de destruction en cas de prolifération pendant le conflit ou un rôle de restauration dans des cas de nécrose pendant le conflit. Enfin les virus contribuent à combler les pertes de substances dans les tissus ulcérés pendant la phase conflictuelle.

Avec cette quatrième loi, que reste-t-il du système immunitaire ? Seulement les faits incontestables que sont les nombreuses modifications biologiques observées mais qu'il faut recadrer dans une vue plus globale: le système immunitaire est un mécanisme de modulation du travail microbien. Pendant la phase conflictuelle, il est au repos, quels que soient les dégâts et l'affaiblissement de nos organes. Dès la solution du conflit, il laisse proliférer et oeuvrer les microbes pendant la phase réparatrice pour les "congédier" quand celle-ci est terminée. C'est donc seulement dans cette deuxième phase que l'on assiste à cette intense activité des globules blancs qui "accompagnent et contrôlent les micro-ouvriers".

Un tel système de modulation est nécessaire car les microbes sont des organismes vivants autonomes et prolifèrent donc naturellement. L'équilibre hôte-microbe, c'est la convivialité entre les grands organismes et les micro-organismes, qui date de l'émergence du monde vivant et ne peut se maintenir qu'en fonction des lois biologiques qui règlent le fonctionnement des ensembles vivants. Cette convivialité n'est qu'un cas particulier de l'équilibre existant dès qu'il est question d'une population de cellules: sans même parler de microbes, les cellules de nos tissus sont déjà soumises à des règles ancestrales de reproduction. Pendant notre développement embryonnaire, nous passons de la taille microscopique d'une seule cellule à trois ou quatre kilos et cela en neuf mois: pourquoi à cinquante ans, n'atteignons-nous pas la taille d'une maison ? Au lieu d'un tel prolongement, notre courbe de croissance s'infléchit jusqu'au sortir de la puberté pour ne permettre finalement que le remplacement des cellules mortes de par leur cycle propre de vieillissement ou la destinée de leur fonction. Or ces ordres de régulation (y compris ceux de la maturation pubertaire) émanent des cellules du système nerveux (qui sont d'autre part les seules à ne plus pouvoir se reproduire !). Comment peut-on alors encore ignorer le rôle du cerveau dans cette "reprise" de multiplication qu'est le phénomène tumoral ? C'est en observant la constante relation entre le fonctionnement des microbes, des organes, du cerveau et du psychisme que le Dr Hamer a pu retrouver les grandes lois biologiques qui montrent toute la cohérence de la santé, de la maladie et du passage réversible de l'une à l'autre.


L'IMPACT DES SYMPTÔMES ET DES CONCEPTIONS MÉDICALES

Si les manifestations physiques de la maladie ont comme origine le vécu psychique et si la guérison commence après cette modification du vécu qu'est la solution du conflit, il n'en reste pas moins que la vie psychique ne s'arrête pas et que le "ressenti" du patient demeure sensible à tout nouveau choc éventuel. Il s'agit donc de porter attention à la fac,on dont le patient va vivre sa maladie et notamment sa phase de réparation souvent plus pénible que la phase conflictuelle.

Une première possibilité concerne l'impact sur le malade de ses propres symptômes qu'il vivrait donc de manière conflictuelle. Si le vécu subjectif de ces symptômes est de même nature que le conflit initial, il peut y avoir un cercle vicieux plus difficile à résoudre. Exemples: I'impotence d'une affection articulaire qui ravive le conflit de manque d'agilité; les paralysies qui ravivent le conflit de ne pas pouvoir fuir sa situation; I'apparition d'une lésion cutanée qui ravive le conflit de souillure ou de séparation etc... Et si le vécu amène des chocs d'une autre nature et donc d'autres symptômes, cela rajoutera alors à la complexité du tableau clinique. Ce risque de cercle vicieux n'a guère de rapport direct avec l'impact médical proprement dit mais il peut être influencé par les croyances du patient en la matière.

Bien plus fréquent et important est l'impact des conceptions médicales sur le psychisme de l'individu. Les populations les plus civilisées qui héritent des connaissances scientifiques couvent déjà toute une série de hantises médicales: artériosclérose, accidents vasculaires, dégénérescence cérébrale, microbes divers avec le HIV en tête de liste etc... Et surtout le cancer: cette tumeur irréversible, d'origine inconnue, anarchique dans sa tendance à envahir d'autres organes et qui justifie les thérapeutiques les plus incisives. Toutes ces craintes constituent une toile de fond sur laquelle prendront naissance les pires conflits à la suite de certains diagnostics.
Il faut bien saisir que des mots comme "cancer" n'ont pas du tout la même coloration subjective pour le médecin et le patient. Pour le médecin dans l'exercice de sa profession, c'est d'abord un diagnostic parmi d'autres dans le catalogue descriptif des pathologies. Mais sa bonne foi dans l"'objectivité" de ce diagnostic et son désir d'aider le patient à l'assumer n'empêche pas que pour le patient, le cancer est synonyme de menace grave, de souffrance, de mutilation, de mort.

Prenons comme premier exemple l'itinéraire aussi triste que fréquent, d'une femme ayant une tumeur mammaire suite à un drame conjugal. Si cette tumeur a entraîné l'ablation du sein et que la femme ne surmonte pas le choc de cette amputation, le conflit de dévalorisation dans sa féminité se traduira par un cancer osseux. Celui-ci n'a donc rien à voir avec la lésion du sein mais procède d'un nouveau conflit d'une tout autre nature. Vu le suivi intensif dont bénéficie cette patiente, ces lésions osseuses seront souvent découvertes avant même que la solution de ce deuxième conflit ne provoque les douleurs caractéristiques de l'os qui se répare. On lui justifie un traitement complémentaire pour cette extension de son cancer que sont ces "métastases osseuses". C'est alors un troisième choc encore différent: la peur de mourir devant la progression d'un mal pour lequel tout ce qu'elle a déjà enduré se révèle inutile. Ce conflit de peur induit des proliférations dans les alvéoles pulmonaires. Si elle n'a pas la chance de faire rapidement une pneumonie qui témoignerait du nettoyage microbien de ses lésions après la solution de ce dernier conflit, le diagnostic de nouvelles métastases, à présent pulmonaires, sonnera le commencement de la fin: c'est ici une réactivation du troisième conflit qui verra flamber les lésions correspondantes aux poumons.

La fin de ce premier exemple introduit à une règle simple que le lecteur aura sans doute déjà déduite: si l'impact psychique du diagnostic est de même nature que le conflit initial à l'origine de la maladie diagnostiquée, ce diagnostic aggrave la maladie en question (sinon il provoquera d'autres conflits et donc d'autres affections). Prenons ici un deuxième exemple très typique: la sclérose en plaques. A l'origine de cette pathologie, il y a un conflit de ne pas pouvoir supporter une situation et surtout de ne pas pouvoir y échapper. La fréquence et l'intensité des accès dépendent des aléas du conflit et le patient récupère en général totalement. Comme le diagnostic n'est souvent posé que plus tard, cette première période peut durer des années. Mais au jour de la révélation, et au delà des grands discours, le vécu du patient peut se résumer en quelques mots: "Je suis atteint d'une dégénérescence progressive de mon système nerveux. On ne sait pas d'où ça vient. C'est incurable". Et c'est bien ici un conflit de même nature: comment supporter le spectre de la chaise roulante et comment y échapper puisque la science est unanime ?

Nous avons surtout évoqué l'impact iatrogène (du grec iatros, c.à d. dû à la médecine) à propos des pathologies graves mais il doit être pris en considération dans tous les cas: sentiment d'amoindrissement de se voir étiqueté "arthrosique" alors qu'on a seulement résolu quelques conflits de dévalorisation; crainte pour son cœur parce qu'on a réchappé d'un infarctus qui est le dernier stade après un conflit de devoir se battre; inquiétudes morbides à propos de son immunité parce qu'on a passé une période de conflits chaque fois résolus et ayant fait appel à l'aide microbienne etc... Cet impact iatrogène étant au cœur du phénomène sida, nous y reviendrons dans le dernier chapitre.

Ceci nous amène à réfléchir sur le sens et le danger d'un diagnostic purement descriptif. Des diagnostics comme infarctus, cancer, accident vasculaire cérébral, sclérose en plaques et surtout aujourd'hui sida nous font automatiquement plonger dans notre mémoire pour en repêcher les cas les plus terrifiants que l'on aura vus, lus ou entendus; ce qui ne fera qu'amplifier toujours la crainte de la maladie. Avec un bon sens élémentaire, on devrait au moins compléter un diagnostic classique avec une cotation de gravité suffisamment précise. Et dans ce cas, on préférerait de loin avoir une sclérose en plaques ou un "cancer" dont le conflit n'a duré qu'une semaine plutôt qu'une crise d'arthrose ou une bronchite dont le conflit a duré six mois... et à la condition toutefois d'avoir compris le processus de la maladie en général.

Une remarque encore sur le dépistage pour lequel les campagnes de publicité augmentent dans le corps médical, ce qui amène donc le public à y recourir de plus en plus fréquemment. Cette pratique est logique quand on considère que la majorité des tumeurs restent longtemps sans manifestations cliniques et qu'une tumeur jugée cancéreuse - et donc ne pouvant s'arrêter d'elle-même - doit être extirpée du corps pour avoir une chance de guérir. Mais les lois biologiques nous font comprendre d'autres réalités: les cancers sont parfaitement réversibles dès que le conflit est résolu et se transforment alors souvent en tumeurs bien enkystées, inoffensives et inactives. De même, la présence d'anticorps témoigne bien du contact avec un micro-organisme mais ce contact, qu'il ait donné lieu à un travail infectieux ou qu'il n'ait été qu'un simple passage sans conséquence, n'est le plus souvent qu'une mémoire de notre organisme qui identifie tous les visiteurs. D'autre part, parmi les gens qui ont déjà vécu quelques dizaines d'années, qui n'a pas vécu l'un ou l'autre conflit important de quelques semaines ou quelques mois et passé à l'époque plus ou moins inaperçu ? Et qui ne possède donc pas quelque part dans son corps un polype, un kyste ou une tumeur quelconque qui a le même signification... qu'un cratère de bombe cinq mois ou dix ans après l'explosion qui eut lieu pendant une guerre. Pour ces patients qui ont souffert à une époque de leur vie mais qui ont retrouvé leur rythme de croisière, le dépistage (de plus en plus performant dans la détection des "anomalies") les plonge brutalement dans un cauchemar d'anxiété et souvent de mutilation et de traitement astreignant. Concrètement, les tumeurs qui évoluent en phase conflictuelle active finiront par se manifester cliniquement et dans ce cas le geste essentiel est d'aider le patient à résoudre son conflit. Et la majorité des tumeurs se manifestent surtout en phase de solution par suite des phénomènes inflammatoires et/ou infectieux qui accompagnent cette réparation. Si l'on tient à se faire dépister, autant le faire lucidement en cherchant d'abord à savoir si l'anomalie éventuellement détectée est vraiment évolutive ou s'il s'agit seulement d'une simple séquelle résiduelle. Le meilleur dépistage est encore de faire un tour d'horizon de l'existence actuelle du patient et d'explorer son état psychique, nerveux et général.


LE DIAGNOSTIC ET LA THÉRAPEUTIQUE

La médecine s'exerce concrètement sous ses deux facettes que sont le diagnostic et la thérapeutique et les deux aspects sont reliés: quelles que soient les méthodes employées, on traite une maladie suivant la conception qu'on en a. Et sous cet angle, toute approche médicale est logique et cohérente. Ainsi il est logique de suivre un régime ou de prendre des médicaments pour faire baisser le cholestérol à partir du moment où l'augmentation de cette graisse dans le sang est vue comme un facteur de risque de l'infarctus cardiaque. Il est logique de proposer un traitement complémentaire de chimiothérapie après l'ablation d'un cancer dans la mesure où celui-ci est considéré comme pouvant essaimer partout dans l'organisme. Il est logique aussi de prescrire au patient des examens de contrôle pendant les années qui suivent cette ablation puisque ne sachant d'où vient ce cancer ni où il en est (est-il en évolution ? y a-t-il des métastases en route ?...), on ne peut que traquer une récidive tout aussi inexpliquée. Il est logique enfin de dépister les séropositifs censés être en danger de mort et surtout vecteurs de mort pour les autres.

Mais ces thérapeutiques apparaissent comme totalement inadaptées dès le moment où les postulats sur lesquels elles s'appuient s'avèrent inexacts. La compréhension des lois biologiques et leur maniement amène à une toute autre attitude. Le cholestérol est un mécanisme de réparation des fissures vasculaires qui apparaissent en phase conflictuelle et il ne monte qu'en deuxième phase. Un "cancer" est soit une tumeur en phase conflictuelle et l'essentiel est alors d'aider le patient à résoudre son conflit soit une tumeur de réparation qui se stoppera d'elle-même. Et on peut savoir avant même d'opérer si le patient récidivera en examinant l'état de son conflit. Enfin dépister un séropositif, c'est surtout risquer de provoquer un Syndrome Iatrogène de Dévalorisation et d'Angoisse.

Le diagnostic classique est comme l'examen de la partie surnageant d'un iceberg: I'examen - essentiellement descriptif - de tous les symptômes apparents mais sans tenir compte de leur origine, de leurs liens dans l'histoire du patient et de la globalité de l'être souffrant. Le changement consisterait à investiguer les trois niveaux de la triade pour bien comprendre toutes les, manifestations et voir dans quelle phase de la maladie on se trouve. Précisons ici que dans l'examen du cerveau, le scanner est un élément très utile car les foyers perturbés y sont marqués, avec des images différentes suivant les stades du conflit.

La thérapeutique découle de la compréhension complète du cas, ce qui permet de mieux savoir ce que l'on fait exactement. Notre propos n'est pas de discuter sur la valeur intrinsèque de telle ou telle technique et à priori tous les moyens thérapeutiques sont envisageables. Il s'agit d'abord de savoir dans quelle phase de sa maladie se situe le patient et ensuite de le "traiter" aux trois niveaux psychique, cérébral et organique.

Sur le plan psychique, c'est l'aider à résoudre son conflit si cela n'est pas déjà fait. Et ici, il n'y a pas de "recettes" toutes faites: face à la situation psychique unique et personnelle du patient, c'est aussi en tant que simple être humain que le praticien interviendra. Au lieu de technique, on pourrait plutôt parler de relation humaine avec tout ce que cela implique de bon sens, d'explication, d'information, de conseil ou suggestion, de discussion mutuelle pour trouver une solution pratique, de disponibilité etc... Mais dans la scène spontanée de la vie, la plupart des conflits se résolvent et cela par suite de plusieurs facteurs entremêlés: I'individu a trouvé en lui les ressources nécessaires; il a bénéficié d'une aide dans son entourage; les circonstances ont changé en sa faveur etc... Et vu l'inconfort plus fréquent en phase d'autoguérison, ce sera plus souvent à ce stade qu'il consultera. L'attitude sera alors de lui faire comprendre, de le rassurer et de l'aider à assumer son nouveau vécu.

Sur le plan cérébral, on veillera aux complications éventuelles dues aux phénomènes de compression du tissu nerveux par suite de l'oedème transitoire dans le foyer qui se répare.

Sur le plan organique, il peut être nécessaire de recourir à divers médicaments pour soulager mais en évitant de trop contrarier des processus réparateurs. Dans le domaine de l'infection, son ampleur étant proportionnelle à celle de la réparation (et donc de la détérioration survenue pendant la phase conflictuelle), il peut parfois être justifié de la "freiner" pour cause de trop grand inconfort, voire de danger si l'organisme ne peut la supporter. C'est ici par exemple la différence entre une tuberculose qui passerait inaperçue après un conflit mineur et celle qui voit le malade "cracher ses poumons" pendant des mois suite à un conflit très prolongé. D'autre part, une aide médicale peut être nécessaire quand l'infestation a eu lieu avec des microbes non prévus par notre écologie propre, comme les germes tropicaux pour un européen.

Hormis l'urgence vitale, et aussi bien dans les deux phases, I'intervention chirurgicale est le plus souvent contre-indiquée voire dangereuse par l'affaiblissement organique et les conflits de mutilation qu'elle provoque. Le plus haut risque est après la solution d'un conflit majeur car l'anesthésie générale peut gravement compromettre les capacités de récupération cérébrale (en aggravant l'intense vagotonie, normale dans cette situation). Ce n'est qu'après l'achèvement complet de la guérison qu'une opération, pour des raisons d'esthétique ou de confort, peut être effectuée sans risque.


 

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