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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Les progestatifs de synthèse sont cancérigènes

7 Mars 2011 , Rédigé par motarcs Publié dans #Medecines, Recherches, Ethique

Bérengère ARNAL est gynécologue-obstétricienne, auteure de "CANCER DU SEIN, prévention et accompagnement par les médecines complémentaires (Eyrolles).  Propos receuillis pour la revue Nexus par Hélène HODAC.

Question : Les études sur les dangers de la pilules sont parfois contradictoires, alors, finalement, à qui se fier ?

B.ARNAL : Les essais sont financés par les labos, les enjeux sont colossaux : il m'est arrivé d'entendre dans des congrès des conclusions radicalement opposées selon l'objectif marketing des laboratoires qui mettaient en avant leur produit. Il n'y a pas de transparence, ni de déontologie, parfois. Sur le terrain la première chose recommandée à la femme en cas de cancer du sein, de phlébite, d'embolie pulmonaire, d'infarctus du myocarde, d'accident cardio-vasculaire est de stopper immédiatement la pilule oestroprogestative ou le THM. Cela montre bien le lien négatif. Il devrait en être de même pour la pilule micro-progestative ou pour les progestatifs de synthèse (macro-progestatifs), qu'ils soient donnés en contraception ou en traitement de mastose, de fibromastose, d'endométriose, leur rôle cancérigène étant confirmé par les dernières études françaises.

Il y a encore trtès peu de gynécologues qui intègrent cette donnée dans le cadre de la prévention des cancers du sein.

Le cancérologue Henri JOYEUX et moi-même pensons qu'il faut même retirer le MIRENA (stérilet avec un progestatif de synthèse) en cas de cancer du sein.

Y-a-t-il des femmes plus à risques que d'autres ?

Les grandes tabagiques, les femmes dont la mère ou la soeur a eu un cancer du sein, peut-être aussi les femmes à haut risque cardio-vasculaire familial et les obèses ne devraient jamais prendre la pilule.... ou devraient en limiter les dosages et les temps de prise au maximum.

Et pour les autres, quels conseils ?

Arrêter de la prendre le plus tôt possible, et la prendre le moins longtemps possible (moins de dix ans). Et surtout, informer des risques, donner le choix d'une contraception non hormonale, et notemment de promouvoir la pose d'un stérilet au cuivre, même chez les jeunes filles, en respectant certaines précautions.

Sinon, au moins choisir une pilule peu dosée (15 gammas d'oestrogènes), ou QLAIRA (la nouvelle pilule dite naturelle [ndlr : voir à ce sujet notre article sur la pilule contraceptive], ou l'anneau vaginal (qui est toujours une forme de pilule), qui semblent un peu moins toxiques. Eviter le patch fotement dosé et l'implant bien décevant car occasionnant de forts saignements. Assortir la prise de la pilule d'un complexe homéopathique pour drainer le foie et limiter l'impact négatif des hormones, ainsi qu'une association de vitamines et minéraux pour contrecarrer les carences qu'entraîne la prise de la pilule.

(Les contraceptifs oraux induisent des carences en oligoéléments et vitamines qu'il est essentiel de compenser en prenant du magnésium, du chrome, du sélénium, du zinc, des vitamines E, C, B2, B9, B12. L'homéopathie peut de son côté aider à améliorer le métabolisme hépatique : folliculum, progesteronum, lac caninum, nux vomica.... A étudier avec un médecin homéopathe. [Ndlr : A noter que les prises de vitamnies du groupe B devraient toujours englober la totalité de ce group et non pas seulement certaines d'entre elles qui, isolées, seraient insuffisamment assimilées par l'organisme].)

Pourquoi la pilule est-elle cancérigène ?

Les oestrogènes sont des facteurs de croissance. Ils ne provoquent pas directement le cancer, ils induisent un développement plus raride. Un cancer du sein évolue normalement lentement, en vingt ans. Mais il existe des processus naturels d'élimination que les oestrogènes risquent de court-circuiter.

La pilule est-elle moins nocive si on la prend jeune ?

Non, le risque est le plus important avant la première grossesse (et l'allaitement) car les glandes du sein sont encore "immatures", donc fragiles.

Toutes les femmes réagissent-elles de la même façon aux oestrogènes ?

Non. Noujs ne présentons pas toutes le même métabolisme hépatique des oestrogènes, qu'il s'agissse des oestrogène endogènes (que le corps fabrique), de ceux qui proviennent de la synthèse, ou de ceux contenus dans l'alimentation ou l'environnement.

Il existe au niveau de la transformation hépatique deux voies de dégradation des oestrogènes : la voie du bon oestrogène (2-OH) protecteur par rapport au cancer du sein, et la voie des mauvais oestrogènes (16-OH et 4-OH) qui favorisent la survenue des cancers du sein. Depuis peu on sait doser ces composés via des tests urinaires et salivaires : c'est un outils pour orienter la prévention. Ce test n'est pas pris en charge par la Sécurité sociale; il se fait aisément en Belgique, mais en France, seuls deux laboratoires sont susceptibles de le pratiquer à Paris.

Il faut savoir que des molécules végétales, issues notamment d'espèces de la famille des choux, font basculer tous les oestrogènes (naturels, de synthèse, de l'environnement) vers la voie du bon oestroègne (2-OH).

Les hormones "naturelles", c'est vraiment naturel ?

Il ne faut pas confondre les hormones naturelles fabriquées par le corps et celles que les laboratoires présentent comme naturelles, qui sont le résultat d'une hémisynthèse. Tant pour le 17 bêta oestradiol que pour la progestérone, les labos ont réussi à synthétiser des molécules en tout point identiques à celles produites par les ovaires. Ces molécules sont faussement dites naturelles. Le point de départ d'une hémisynthèse est toujours un produit d'origine naturelle (végétal); chimiquement apparenté à la substance désirée, mais plus facilement accessible et abondant. Une suite de transformations, parfois très longue, conduit à la molécule recherchée. Mais le corps ne l'assimilera pas pour autant comme une hormone endogène.

Un mot sur le THM d'aujourd'hui ?

Les recommandations ne sont plus écoutées : une grande partie des gynécologues recommence à prescrire des THM avec des molécules non recommandées, comme les oestrogènes par voie orale ou n'importe quels progestatifs de synthèse. Rappelons que l'Afssaps a uniquement validé la prescription du 17 bêta oestradiol (oestrogène) par voie percutanée et de la progestérone micronisée (dite faussement naturelle), à dose minimale et le moins longtemps possible.

Interview de Bérengère ARNAL par Hélène HODAC parue dans la revue Nexus 73.

 

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