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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Les risques réels de cancers du sein dus aux mammographies

19 Janvier 2012 , Rédigé par motarcs Publié dans #Cancer, Sida, maladies diverses

Les mammographies sont censées prévenir les cancers du sein.

Peuvent-elles les favoriser ?

En France, la loi du silence, voire de la désinformation règne, et une fois de plus il faut aller chercher des éléments d'information à l'étranger.

Et lorsque l'on entend le PR David KHAYAT interviewé à Télé-Matin par Brigitte Fanny Cohen, on a de la peine à calmer les soupçons.

Décryptage :

Le droit pour les femmes d'avoir une information loyale, débarrassée de tout aspect mercantile devrait être une évidence lorsqu'il s'agit des conséquences possibles d'un acte comme la mammographie que l'on va leur demander de répéter régulièrement pendant des années....

Cette information loyale se trouve dans les études scientifiques INDEPENDANTES sur le sujet, mais il faut bien le constater les leaders d'opinions en France on du mal à se conformer à une traduction fidèle et complète de ces études indépendantes (sans aucun lien avec un quelconque "bénéficiaire" de toute la chaîne du dépistage).

Jeudi 6 octobre, lors de Télé-matin, Brigitte Fanny-Cohen demande au Pr D. KHAYAT : "Une mammographie délivre des rayons X. Est-ce que cela représente un danger pour les femmes qui se font dépister, étant donné qu'il est reconnu que les fortes doses peuvent provoquer des cancers ?"

Réponse du Professeur Khayat : "Vous l'avez bien dit : à fortes doses. Or notamment parce qu'on ne fait une mammographie que tous les deux ans et qu'entre 50 et 74 ans on en fait à peine une dizaine, je peux affirmer qu'il n'y a aucun danger particulier."

Les rayons X, tout comme les rayons gamma font partie du groupe des radiations ionisantes. Ce type de radiations, par son fort pouvoir pénétrant est nocif : en 2005, le National Toxicology Program des USA a classé les rayons X et gamma comme cancérigènes reconnus.

La question qui se pose alors est : y a-t-il une dose sûre ?

Une fois encore, ce n'est qu'en France que l'on affirme qu'en dessous d'un certain seuil il n'y a pas de risque.

Pourtant c'est aux Etats-Unis dans les années 1970, que  le mythe de l'existence d'un seuil en dessous duquel l'exposition aux radiations serait sans danger, fut exposé pour la première fois par le Dr John Gofman. Les principales instances internationales l'ont rejoint depuis la fin des années 1980 et admettent que cette relation est de type "linéraire et sans seuil".

Un rapport du Nationale Research Council des Etats-Unis le confirme en 2005 : "Le risque de cancer progresse de façon linéaire à partir des doses les plus faibles de rayonnements ionisants, sans seuil minimal, si bien que les petites doses ont la capacité de provoquer une légère augmentation du risque chez l'être humain".

Le risque est donc reconnu aux USA, même par certains chercheurs du cancer establishment eux-mêmes qui le reconnaissent, comme le Dr Charles E. LAND du département épidémiologique et génétique du National Cancer Institute (NCI) qui a beaucoup publié sur le sujet qui admet : "Nous en savons plus sur les doses de rayonnement et les risques de cancer que sur tout autre cancérigène; de tous les cancers susceptibles d'être liés aux radiations, le cancer du sein est celui qui est le mieux quantifié.

Pourtant, les cancers radio-induits ne sont plus un sujet tabou dès qu'il s'agit d'en faire un argument commercial.

La brochure de présentation du nouvel appareil de mammographie d'un fabricant nous précise que :

"Les tissus mammaires sont particulièrement sensibles aux rayonnements; le maintien au minimum des niveaux de dose de la mammographie est vital. En outre le risque de cancers radio-induits est lié à l'exposition à la dose au cours de la vie. En conséquence, dans un programme de dépistage incluant une population entière de femmes en bonne santé, l'utilisation de MicroDose sauverait des vies".

http://www.numerix-radiologie.com/MicroDose_brochure_new_cover_2010.pdf

A noter, que le même fabricant dans cette même brochure propose d'effectuer en plus une radiographie de la main de la patiente pour déterminer son niveau éventuel d'ostéoporose : bingo !!! Coup double..... Qui dit mieux ???

La réduction de ce risque nul, selon le Professeur Khayat, sauverait des vies selon le fabricant de MicroDose..... Pas très cohérent....

Jusqu'ici l'estimation des risques liés aux faibles doses était extrapolée à partir des fortes doses. Or deux études tout particulièrement démontrent que les lésions engendrées par les rayons X à faible dose se réparent moins bien que celles engendrées par les fortes doses.  (Dr Hongning Zhou du Centre de recherches radiologiques de l'université Columbia à Manhattan, et celle des chercheurs de l'Université Saarlandes à Homburg en Allemagne, dirigées par le Dr Kai Rothkamm).

Chez nous, le Dr Khayat claironne qu'une femme n'aurait à passer à peine une diziane de mammographies (entre 50 et 74 ans)... sauf que, vu le matraquage promotionnel, une femme pas trop contrariante et qui se laissera influencer, risque, la quarantaine passée de faire ses premières mammographies, pour arriver, à l'âge de 74 ans à une bonne quinzaine, voire plus....

Le nombre d'examens est à prendre en considération puisque les doses sont cumulatives, chaque dose venant s'ajouter aux précédentes. Chaque mammographie, même de façon infime, contribue ainsi à l'augmentation du risque global de cancer radio-induit.

Sans oublier d'environ 1 à 2% de la population féminine est porteuse d'une mutation du gène Ataxia Telangesctasia Mutated (ATM) qui les rend 4 fois plus sensibles que le reste de la population aux effets délétères des radiations ionisantes.

Les médecins du FORMINDEP (Association pour une formation et une information médicales indépendantes de tout autre intérêt que celui de la santé des personnes. www.formindep.org ) interpellent le Dr Khayat dans une lettre ouverte et lui demandent : "Où sont vos preuves?". En l'espace de quelques jours 176 médecins apposent leur signature au bas de la requête. L'un deux précisait : "J'ai rarement entendu autant de contrevérités en si peu de temps", à propos des interviews du Dr Khayat.

Réponse de ce dernier dans un courrier du 26 octobre "Eu égard au ton polémique et comminatoire de votre courrier, je ne pense pas qu'il soit nécessaire que je perde du temps à vous répondre".

Pour en "remettre une couche", tout en essayant de quelque peu redresser la barre quelque peu tordue par la contestation ambiante, Télématin du 13 octobre revient sur le sujet, toujours éclairé de la compétence éblouissante du Dr Khayat, dont on ne manque pas de rappeler qu'il est, (excusez du peu !) un spécialiste reconnu du cancer du sein, chef de service de cancérologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, qu'il a fondé l'institut national du cancer dont il est Président d'honneur, et, qu'à ces titres, il est invité pour aider les femmes "à y voir plus clair"....

Dans l'interview filmée qui suit, ce brave Dr Khayat tente de nous rassurer et dit : " Faire entre 10 et 12 mammographies dans sa vie (la semaine précédente il parlait d'une petite dizaine) ça n'induit pas de cancer du sein. La quantité de rayons que les seins vont recevoir est extrêmement faible, parce que les appareils sont vérifiés aujourd'hui en France, (merci, c'est la moindre des choses...mais on a vu que les surdosages ne sont pas si rares....) et on sait qu'ils irradient très très peu. Ils sont très modernes et de très bonne qualité. Ce qui fait que la quantité de rayons que vont recevoir les seins avec ce type de mammographies est finalement très peu à risques". Il poursuit : "Même si on fait un peu plus de mammographies, même si on commence vers 40 ans, le risque d'induire un cancer du sein est extrêmemnt faible, voire pratiquement nul".

La communication de ce cher Docteur a donc quelque peu varié en une semaine.

De "pas de risque", on en arrive à un risque "pratiquement nul".

Ce qui est loin d'être pareil..... Un risque est nul ou il ne l'est pas !

Pas très cohérent le Docteur.....

Qu'en est-il des femmes à risques ?

Pour celles qui sont porteuses d'une mutation des gènes BRCA1 et/ou BRCA2 ou du gène ATM, le réflexe de corps médical sera de recommander des mammographies plus précoces et plus fréquentes, parfois dès 30 ans.

Même si cela part d'une bonne intention, il n'y a en aucune façon une garantie de ne pas nuire. Les chercheurs qui ont étudié les sujet en apportent une preuve impitoyable. Parmi toutes les études disponibles, celle de février 2009 du Dr Amy Berrington de Gonzales de l'université John Hopkins de Baltimore a démontré que les porteuses de mutations des gènes BRCA1 / 2 étaient plus sensibles que le reste de la population au risque de cancer radio-induit par les mammographies de dépistage.

Une autre étude de septembre 2011 du Dr Catherine Colin des hospice civils de Lyon a mesuré in-vitro les effets des radiations ionisantes sur les cellules de l'épithélium mammaire en recréant au plus près les conditions d'une mammographie de dépistage standard avec deux clichés par sein, et ce, sur des cellules prélevées sur des femmes à risques et sur des femmes à risque normal.

La conclusion est que les mammographies entraînent des lésions de l'ADN et une instabilité génomique, et que ces lésions sont plus prononcées chez les femmes à risque. De même chez ces dernières, le système de réparation de l'ADN fonctionne plus lentement et de façon moins performante.

On ne peut donc affirmer, en toute honnêteté que "le risque est pratiquement nul"... La prudence et le principe de précaution devraient donc être de mise.

Enfin on présente ce risque comme "négligeable comparé aux bénéfices escomptés".

On ne peut s'empêcher de se demander pour les béénfices de QUI, puisque ceux de la patiente semblent pour le moins incertains ???

Cette attitude n'est pas défendable, car la candidate au dépistage ne participe en aucune façon à ce calcul bénéfice/risque et n'a d'ailleurs pas, la plupart du temps, conscience qu'il a lieu; et les dits bénéfices/risques sont  actuellement très débattus dans la communauté scientifique.

Faire donc courir le risque de provoquer une maladie chez une femme saine ne constitue en aucun cas une démarche défendable !

 

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nikopol 22/01/2014 17:03

Un humble commentaire:
>"Un risque est nul ou il ne l'est pas "
J'admire votre curiosité mais je pense qu'il faut raisonner sans a priori et avec prudence.
Par définition un risque est relatif.

1) Voir mon article : extrait :

"Comme l’explique clairement Hubert Flocard,
http://sauvonsleclimat.org/audio/ue_2013/Hubert%20FLOCARD.MP3

même si on peut prétendre que "L’absence d’évidence n’implique pas l’évidence d’absence",

on ne fait jamais de choix uniquement sur des données absolues, mais plutot sur des données probabilistes.

Ne pas observer un phénomène accroit de façon calculable la probabilité qu’il n’existe pas."

2) Des Mammo répétées augmentent les détections, dont certaines sont abusivement interprétées comme dangereuses. Faussant ainsi l'effet direct supposé des rayons.

3) Certain rayons sont délétères, d'autres bénéfiques. Tout dépend de l'individu, de la dose. C'est plus complexe qu'on le suppose de prime abord.

Voir page 34 : l'hormesys :
http://www.mabiodiv.cnrs.fr/RubriquesEnFrancais/Theses/Dalpan%202010%20PhD%20thesis.pdf

Motarcs 23/01/2014 09:58

Tout à fait d'accord que tout risque est toujours relatif.
Sauf que :
En matière de santé d'une population entière, sachant que chaque individu est différent, et réagira donc forcément différemment à tout son environnement, il convient donc d'être d'autant plus prudent lorsque l'on veut inciter, par exemple toute la population féminine d'un pays, à se soumettre à un dépistage systématique dont on sait qu'il "produit" (vu son approximation) un pourcentage non négligeable de faux diagnostics avec tout ce que cela comporte comme conséquences (potentiellement désastreuses pour le sujet, et financièrement très rentable pour "système"....). Selon certaines statistiques, le cancer ferait en France, environ 150 000 morts par an....... mais il en fait vivre bien plus !.....
Encore d'accord que certains rayons sont bénéfiques et d'autres délétères. Question : Qui peut affirmer que le "smog" électromagnétique dans lequel nous baignons soit délétère ou pas ? Et dans quelle mesure ? Personne. On parle beaucoup de l'effet supposé nocif des téléphones portables et autres WiFi, mais on oublie complètement que, depuis que la télévision a passé à la TNT (transmission numérique), nous avons aussi un champ extrêmement puissant d'ondes pulsées émises par chaque réémetteur de télévision. A titre d'info, pour qu'un émetteur puisses "couvrir" un rayon d'environ 50 kms, il faut qu'il ait une puissance d'émission AU MOINS de 50 kW (50 000 WATTS !!!) PAR CANAL !!!! D'autant que des recherches récentes démontrent que toute onde électromagnétique engendre aussi des ondes scalaires dont les propriétés sont seulement en train d'être découvertes.
Enfin, la science actuelle ne résonne, lorsqu'elle parle de l'effet de tel ou tel "produit" (médicament, rayons, etc. ...) qu'en terme de "doses". Et pour déterminer le seuil critique, on décrète que si l'on ne constate pas de symptômes apparents chez un certain nombre de sujets (résultat que l'on extrapolera ensuite à l'ensemble de la population) que ledit produit (rayons, additifs, etc. ) est sans danger. Ce qui est un mode de réflexion totalement réductionniste, parcellaire et "mécaniste", qui ne prend en compte qu'une toute petite partie du fonctionnement du vivant, et qui donc est, à la base, totalement faux !
Et dans toutes ces considérations, on ne parle pas des causes réelles de ces cancers (la médecine officielle en est incapable), ni des conséquences engendrées par l'écrasement mécanique des seins lors des mammographies (micro-lésions, qui pourraient "dégénérer" et qui seraient ainsi causées directement par ce "dépistage").
Dernier point : abus de langage des instances, dépistage ne signifie en aucun cas prévention !!!