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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

MENSONGES & PROPAGANDES

8 Novembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Géopolitique, économie, manipulations

Enquête de Sophie Lacoste publiée dans la revue mensuelle Belle Santé
Thierry Souccar, journaliste scientifique, et Isabelle Robard, avocate spécialisée en droit de la santé, ont publié en 2004 “Santé, Mensonges et Propagande" un livre né après 3 ans d’enquête. Certaines des vérités assénées dans cet ouvrage ne m’étaient pas inconnues. Il y a quelques années, à la suite d'un de mes articles sur les désordres hépatiques où je conseillais de “freiner” la charcuterie, j’ai reçu un courrier assez véhément d’un médecin, par ailleurs membre de L’Académie de médecine et directeur d’une unité INSERM... Son courrier était on ne peut plus clair comment pouvais-je "dire du mal" de la charcuterie, une alimentation trop souvent critiquée et pourtant si intéressante d’un point de vue nutritionnel ... Au début, vous vous demandez si vous rêvez... Mais le fameux professeur est également un membre éminent du comité scientifique du Centre d’information sur les Charcuteries, une structure de communication créée pour mettre en valeur la charcuterie, ceci explique sans doute cela... Plus récemment, c’est en mettant en cause le sel et ses “méfaits” en cas d’hypertension que j’ai déclenché les foudres d’un autre Professeur (qui me traite de “charlatan" dans son courrier), alors même qu’un de ses confrères affirmait haut et fort que "les Français sont empoisonnés de façon chronique par le sel que rajoute en excès l’industrie agroalimentaire au moment de la fabrication de ses produits !"  

Mon correspondant avait-il des liens avec l’industrie agroalimentaire?
À plusieurs reprises, des histoires similaires me sont arrivées. Lorsqu’un "grand” Professeur m’écrit pour me “remettre sur le droit chemin”, m’expliquer que je fais fausse route, que je “désinforme” mes lecteurs, j’ai des doutes... Car les études existent, prouvant mes dires... Alors, pourquoi certains grands noms de la médecine remettent-ils en cause les articles honnêtement écrits et publiés ? Peut-être ont-ils eux d'autres intérêts que ceux du citoyen lambda ?

Comment imaginer que la priorité des médecins et celle des instances qui nous gouvernent ne soit pas notre santé ? Comment peut-on croire que les intérêts financiers de l'industrie agroalimentaire puissent passer avant cette priorité ?

Au début de cet ouvrage, Thierry Soucar et Isabelle Robard citent sans hésitation les noms de ces experts qui sont à la fois mandatés par les pouvoirs publics pour préconiser les meilleurs principes de santé (et de régime alimentaire en particulier), et choisis par les grandes puissances de l'agroalimentaire pour mener des études, défendre un jour les vertus des céréales, le suivant celles de la viande, et un autre celles de la charcuterie et, pratiquement chaque jour, les qualités réputées sans faille des produits laitiers ! Difficile d'être juge et partie ! Mettez-vous à la place des experts concernés... D'un côté, tel gros syndicat de l'agroalimentaire ou telle superpuissance industrielle sponsorise vos études, finance vos travaux... D'un autre côté, vous faites partie des personnes missionnées par le gouvernement pour aider les Français à mieux manger, leur donner votre avis, vos recommandations.... Pour concilier les deux, ne vous sentez-vous pas obligé de mettre en avant les produits de vos sponsors ? Naïvement, on pourrait croire que les experts décidant des programmes de santé gouvernementaux sont libres et indépendants. Il semble que ce soit loin d'être le cas ! Voilà ce qu’en pensent les auteurs de "Santé, mensonges et propagandes” : "Pour pousser leurs produits dans les assiettes des Français soucieux d’équilibre et de santé, l’industrie agroalimentaire enrôle des scientifiques complaisants et les traîne de colloques grand public en salons médicaux, où ils vantent les qualités de leurs produits. Pourquoi pas?
Cela devient gênant lorsque ces experts occupent en même temps des postes-clés dans les institutions gouvernementales ou dans les agences sanitaires et qu’ils sont amenés à émettre des recommandations nutritionnelles..."

Et soutenus par leurs experts les industries agroalimentaires nous gavent d’informations en faveur de leurs produits : on mange trop peu de céréales, les produits laitiers sont nos amis pour la vie, la charcuterie ne contient “que” 39 % d’acides gras saturés (et ne mérite pas tant de haine, la pauvre !), etc. Messages télévisés, Livres, dépliants diffusés dans les salles d’attente des médecins... Toutes Les voies de la communication sont utilisées pour distiller la bonne parole !

Lorsqu’un grand spécialiste de la nutrition se prononce en faveur d’un aliment, qui va le contredire ? A prendre le contre-pied, vous passez vite pour un empêcheur de tourner en rond. Pourtant, en lisant l’ouvrage de Thierry Souccar et d’isabelle Robard, vous trouverez tous les arguments nécessaires pour expliquer, avec un maximum d’objectivité, pourquoi vous n’achèterez plus jamais de goûters individuels bien sucrés pour vos enfants, pourquoi vous ne les forcerez plus à manger au moins trois produits laitiers par jour!


Les produits laitiers sont-ils nos amis pour la vie?
Je suis élue au conseil municipal de mon village et la première fois que j’ai eu à voter le budget, j’ai découvert que notre modeste commune recevait chaque année une subvention d’environ 1000 euros octroyée parce que nous donnons aux enfants des produits laitiers à la cantine, au centre de Loisirs... Et, plus nos enfants mangent de produits laitiers, plus la commune reçoit d’argent !
Ayant lu de nombreux ouvrages et bien des études mettant en doute le grand intérêt nutritionnel des produits laitiers, j’ai senti monter en moi la colère. Mon sang n’a fait qu’un tour et je n’ai pas pu m’empêcher de mettre mon grain de set. La Secrétaire Générale de la mairie a confirmé : “Nous recevons de l’argent pour donner des produits laitiers aux enfants". Les membres du conseil municipal se sont empressés de saluer ce geste généreux, cet encouragement à nourrir correctement nos petits ! Lorsque j’ai repris la parole pour expliquer mon désaccord, je suis passée pour une “empêcheuse de tourner en rond”. Eh bien tant pis ! À celles et ceux qui l’ont souhaité, j’ai donné mes arguments et les preuves de ce que j’avançais. Certains ont réfléchi et ne voient plus tes produits laitiers avec leur si belle et si grande auréole blanche.


Ce qu’on nous dit...
Thierry Souccar et Isabelle Robard mettent les choses au point. Les industries du lait travaillent beaucoup à l’information de ses consommateurs, allant même jusqu’à distribuer des kits ludo-pédagogiques dans les écoles maternelles, à mettre en scène un petit garçon transfiguré depuis qu’il accepte de boire du lait... Toutes Les affirmations de ces puissantes sociétés, quels que soient les documents et les médias par lesquels elles passent, sont cautionnées par des “grands noms” de la médecine, bien entendu I Quant aux instances gouvernementales (vous vous souvenez certains experts ont plusieurs casquettes..,), elles encouragent largement et systématiquement la consommation de produits laitiers! Le Programme National Nutrition- Santé, par exemple, recommande un laitage à chaque repas...


Ce qu’on oubLie...
Côté instances officielles, Le discours est donc clair : il faut manger des produits laitiers. Pourtant, comme le soulignent Thierry Souccar et Isabelle Robard, Aux yeux de la plupart des nutritionnistes français, Suède, Norvège, États-Unis, Allemagne,
 Irlande et Finlande ont en commun une enviable caractéristique on y consomme plus de laitages que partout ailleurs.

Les laitages étant nos amis pour la vie, on aurait tendance à croire que l’ostéoporose est inexistante dans ces pays. Bizarrement, la Suède, la Norvège, les États-Unis, l’Allemagne, l’Irlande et la Finlande figurent parmi les pays les plus affectés par l’ostéoporose. La Suède détient même un triste record du monde : une femme sur deux y a des os anormalement fragiles.


En Gambie, à l’inverse, es Laitages sont absents de l’alimentation traditionnelle, et on se contente d’à peine 360 mg de calcium par jour, soit près de trois fois moins qu’en Suède. Si laitages et calcium préviennent l'ostéoporose, les os des Gambiens devraient littéralement s’effriter. En réalité, l’ostéoporose est pratiquement inconnue dans ce pays.

Et Les Chinois? Ils ne boivent pas de lait, reçoivent deux fois moins de calcium que les Américains, et pourtant les fractures d’ostéoporose sont cinq fois moins fréquentes après 50 ans en Chine qu’aux États-Unis.
Dans la plupart des pays en voie de développement ainsi qu’au Japon, où l'on consomme peu ou pas de laitages, et en tout cas pas plus de 300 mg de calcium, l’ostéoporose est très rare.”


Une hypothèse avancée pour expliquer l’ostéoporose serait que l’organisme utiliserait Le calcium osseux pour neutraliser l’excès de charge acide apporté par l’alimentation. Or, "le régime alimentaire moderne, riche en céréales, en laitages, en sel et en sucre est fortement acidifiant.”
En ce qui concerne les produits laitiers, non seulement leur incidence positive en matière de santé osseuse semble peu étayée, mais on suspecte qu’ils aient des effets néfastes sur la santé globale : Thierry Souccar et Isabelle Robard font le tour des nombreuses études scientifiques et citent  Roland Weinsier qui dirige te département Sciences de la nutrition à l’université de L’Alabama (Birmingham) et qui a fait le point sur 57 études menées sur l’incidence des produits laitiers sur La solidité osseuse : “Même en ne retenant que les études qui prouvent que les laitages améliorent la santé de l'os, dit le chercheur, on a du mal à voir l’intérêt pour la population parce que le bénéfice sur la densité osseuse y est extrêmement faible.”
En revanche, les auteurs de l’ouvrage nous montrent que nos experts et conseilleurs en matière de consommation de produits laitiers sont très liés à l’industrie concernée.., et que les études montrant que les produits laitiers ne sont pas forcément nos amis pour la vie semblent ignorées malgré leurs conclusions parfois alarmantes:

- Du côté du diabète   "Plusieurs études ont explicitement accusé l’introduction du lait de vache dans l’alimentation" du petit enfant d’être à l’origine du diabète”.
- Du côté de l’infarctus: “L’étude des Sept Pays, qui a duré vingt-cinq ans et portait sur 12 763 hommes d’âge moyen recrutés aux États-Unis, en Finlande, aux Pays-Bas, en Italie, en Yougoslavie, en Grèce et au Japon, a trouvé que la mortalité coronarienne était étroitement associée à ta consommation de beurre et de lait.”
- Du côté du cancer : “Selon plusieurs études, les personnes qui consomment de grandes quantités de lait présentent un risque plus élevé de cancer des ovaires, de lymphomes non hodgkiniens et de sarcomes des tissus mous.” [...] "En résumé, au moment où nous écrivons ce livre, toutes les études de consommation par pays et quinze études épidémiologiques sur vingt-deux ont rapporté une association entre laitages et risque de cancer de la prostate”
- Du côté des maladies dégénératives : “L’étude des professionnels de santé, conduite à Harvard, a mis en évidence un autre effet potentiellement inquiétant des Laitages : Ils conduiraient à un risque plus élevé de maladie de Parkinson, au moins chez l’homme (ce lien n’a pas été retrouvé chez la femme)."
Au royaume des laitages, Les experts sont divisés... Tout dépend, visiblement, de leurs liens avec l’industrie des produits laitiers. Thierry Souccar et Isabelle Robard en concluent qu’ “en matière d’ostéoporose, il est temps de sortir de la caricature “laitages = os solides” qui nous est servie sous prétexte que le consommateur ne peut comprendre que des arguments simples. Au moins peut- il comprendre qu’il est l'enjeu de puissants intérêts économiques...”


Le grignotage encouragé

Début mars, L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a préconisé la suppression des en-cas à l’école. Le verdict est sans appel : l'en-cas du matin, du lait accompagné parfois de biscuits, n’est pas justifié. Les conclusions sont claires : “Cette prise alimentaire supplémentaire est à l’origine d’un excès calorique qui ne peut que favoriser l’augmentation de la prévalence de l’obésité constatée depuis trente ans chez les enfants d’âge scolaire.” Comme par hasard, l’association Amalthée, structure composée de nutritionnistes et de représentants des producteurs de lait, pense, elle, que “supprimer le lait à l’école, c’est couper le dernier lien qui unit la jeunesse à une alimentation saine et traditionnelle”. Ça alors !
Depuis de nombreuses années, les fabricants de “goûters” soutenus par de grands nutritionnistes rabâchent aux mères de famille l’intérêt nutritionnel de tous les en-cas possibles et imaginables... En réalité, ces habitudes de consommation de glucides entre les repas semblent très néfastes et peut-être faudrait-il se tourner un peu de ce côté pour expliquer l’augmentation affolante de l’obésité chez les enfants.

Et le reste
Dans leur ouvrage, Isabelle Robard et Thierry Souccar font aussi le point sur les effets réels des céréales dans notre assiette (et dans le bol du petit- déjeuner de nos enfants), ceux des différents sucres, mais aussi de l'huile de colza (injustement bannie au profit de l’huile de tournesol)... L'huile de colza, très riche en acide alphalinoléique (oméga 3), aurait sans doute pu sauver bien des Français (tout comme l’huile de lin toujours interdite à la consommation en France). Isabelle Robard et Thierry Souccar citent le cas de la Finlande:
“Au cours des vingt-cinq dernières années, ce pays s’est lancé dans une campagne d’intervention sur le plan diététique pour faire reculer la mortalité. L’une des principales mesures a consisté à promouvoir la consommation d’huile de colza, riche en acide alphalinoléique. En vingt-cinq ans, la mortalité coronarienne y a reculé de plus de 65%. Chez les hommes de 40 à 50 ans, elle a même baissé de 80 %."

 
À ceux qui ne veuLent plus “avaler n’importe quoi”
Outre une première partie consacrée à l’alimentation et la santé, les auteurs font le point sur la guerre menée par la France contre les compléments alimentaires et les plantes et complètent leur enquête en proposant ‘Leurs” solutions pour que notre santé passe avant (l'économie... ils donnent également les recommandations alimentaires des meilleurs spécialistes du monde. Si vous voulez vraiment mettre toutes les chances de votre côté pour vieillir (longtemps et en bonne santé, mettez en pratique le SMS (Guide pour Manger Sainement) basé sur de nombreuses études conduites depuis plus de 20 ans à Harvard et ailleurs (sans pression économique !). Vous augmenterez alors votre consommation de graines (surtout végétales), baisserez celle des féculents et céréales (à préférer complètes et sans pesticides, donc bio), celle de la viande rouge et de la charcuterie (tiens, je vais peut-être recevoir un courrier..,), vous vous contenterez d’un laitage par jour si vous en avez envie (pas d’obligation)... L’ouvrage vous donne le programme alimentaire “idéal” à suivre en détail!


Battons-nous

Thierry Souccar et isabelle Robard nous invitent à manifester notre mécontentement sur les manières dont nous sommes informés ou désinformés en matière de santé en écrivant au Premier Ministre, au ministre de la Santé et à votre député. Voici (les principaux points de réforme sur lesquels ils nous proposent d’appuyer:
“1° il faut que les déclarations d’intérêts des experts soient obligatoirement envoyées et à jour avant toute prise de position au sein des agences sanitaires et/ou ministérielles.
2° Il faut que les déclarations d’intérêts soient faites une fois par an systématiquement.
3° il faut qu’en l’absence de ces déclarations d’intérêts, les experts ne puissent pas siéger.

[...]

6°il faut que les consommateurs soient représentés de façon importante et systématique dans les diverses formations scientifiques des agences et commissions.
7° il faut que les avis contestés ou minoritaires émis par certains experts soient portés à La connaissance du public et des scientifiques par tous les moyens.
8° Il faut que soient privilégiés des experts compétents ayant peu ou pas de liens avec l’industrie

[...]
10° il faut que la réforme en matière de plantes et de compléments alimentaires aboutisse et que cessent les poursuites inadmissibles engagées à l’encontre des fabricants, des distributeurs et même des consommateurs que nous sommes pour avoir osé consommer des compléments alimentaires.”

Enquête de Sophie Lacoste publiée dans Belle-Santé

 

Malgré les noms et fonctions citées dan cet ouvrage, aucune des personnalités citées n'a tenté de poursuivre les auteurs pour "diffamation". Ce qui prouve à contrario l'exactitude des informations publiées....

 

A tel point qu'en 2007, Thierry Souccar "enfonce le clou" et publie un deuxième ouvrage dans la veine du précédent, à savoir :

LAIT, MENSONGES et PROPAGANDE, cette fois, comme son titre l'indique, sur les mensonges véhiculés à longueur d'années sur les produits laitiers par les médias et les divers pouvoirs économico-politiques.

 

 

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