Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Non au mercure dentaire

26 Novembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Medecines, #Recherches, #Ethique

Petite histoire du mercure dentaire

 Au milieu du XIX° siècle ce métal était interdit en raison de sa grande toxicité. Jusque là, seul l'or était utilisé dans le traitement des caries dentaires.

Des praticiens peu scrupuleux ont commencé à utiliser le mercure aux Etats-Unis pour la clientèle qui ne pouvait pas se payer l'or, bien que ce faisant, ils risquaient l'interdiction d'exercer pour mise en danger de la santé de leurs patients.

La pratique s'est malgré cela généralisée, et vers les années 1870, la Société Américaine des Chirurgiens Dentistes dut se dissoudre et faire place à l'Association Américaine de Dentisterie qui militait pour l'emploi du mercure... De là ce procédé s'est généralisé dans les pays "riches".

A noter que les matériaux dentaires (à l'instar des matériaux chirurgicaux) ne font pas l'objet de tests légaux de toxicité, bien que ce genre de test soit obligatoire pour le moindre additif alimentaire. Les autorités se contentent de la norme AFNOR des industriels qui ont tout intérêt à être les moins exigeants possible.

Grâce à un intense lobbying, les autorités dentaires ont réussi au niveau européen, à exempter les amalgames des futurs tests de toxicité qui doivent être mis en place, sous prétexte que ces amalgames auraient fait leurs preuves depuis 150 ans !

Comme dans d'autres domaines, économiquement "sensibles", les autorités françaises désinforment le dentiste de base en passant sous silence, voire en falsifiant toutes les études scientifiques sur ce sujet (en divisant par exemple par 1000 les chiffres de contamination des organes à l'étude de Vimy sur les brebis gestantes et, inversement, en multipliant par 1000 les taux de mercure dans les aliments.

Le Conseil de l'Ordre des dentistes est par contre très actif quand il s'agit de poursuivre en justice des journalistes ayant écrit un article critique sur les amalgames, tout comme l'association nationale "Non au mercure dentaire", qui fait l'objet de pressions inadmissibles dans un pays démocratique : blocage de son téléphone, effacement de son site internet, menaces, harcèlements en tous genres.

Un scientifique membre du Conseil Supérieur de l'Hygiène Publique de France a répondu à un journaliste de Canal+ qui lui demandait pourquoi les amalgames n'étaient pas interdits :

"Cela provoquerait une hystérie collective et ferait exploser la Sécurité Sociale, tout le monde se précipitant chez le dentiste pour faire retirer ses plombages."

 En France donc, les pontes de la faculté dentaire nient toujours les preuves d'intoxication et continuent de le faire.

Sur quoi reposent ces preuves d'intoxication ?

En 1996, un médecin épidémiologiste, le Dr J.J. MELET publiait des études alarmantes, qui mettaient le mercure dentaire en cause dans de nombreuses maladies graves, et confirmaient de fait les études américaines qui dénonçaient des pathologies allant de la simple inflammation chronique aux atteintes les plus graves du système nerveux.

Evidemment le Dr J.J. MELET a subi les pires tracasseries de la part de l'Odre des dentistes et des fabricants d'amalgames.

L'année suivante, en 1997, un rapport d'expertise allemand a été émis par les professeurs O. WASSERMANN et M. WEITZ, et des docteurs A. HEINRICHS, SIBYLLE et MAI de l'Institut de Toxicologie de la Clinique Universitaire Christian ALBRECHTS à KIEL et portant sur 20 000 personnes dont on a mesuré la concentration de mercure dans la salive.

Une autre étude a aussi été effectuée en Allemagne, par un groupe de recherches en analyse de l'environnement de l'Université de Tübingen, encadré par les Dr E. ROLLER, H.D. WEISS, et K.H. MASER qui donnait des résultats sensiblement identiques à ceux de KIEL.

Ce rapport d'expertise de l'Université de KIEL s'appuie sur plus de 420 références bibliographiques internationales qui permettent aux auteurs de démontrer que la toxicité des amalgames dentaires était connue des professeurs conseillers des firmes productrices d'amalgames en Allemagne depuis au moins 1927, et que ce problème a été soigneusement occulté pour des raisons diverses, principalement financières.

Ce travail d'expertise très fouillé et très bien documenté montre par quels mécanismes physiologiques l'effet toxique insidieux connu sous le nom de microhydrargyrisme, souvent insoupçonné par les victimes, mine lentement mais sûrement la santé des personnes porteuses de ces amalgames.

Le mercure est absorbé préférentiellement par certains tissus organiques comme les reins, le foie, cerveau, hypophyse, rate, moelle osseuse... et va y rester fixé pendant plusieurs années (même après l'enlèvement des amalgames) et exercer à partir de ces endroits, une action délétère sur l'ensemble de l'individu ainsi contaminé.

Ils démontrent aussi que l'apport de mercure par l'alimentation normale (même en tenant compte du poisson) est, pour les porteurs d'amalgames, souvent de plusieurs fois inférieur à celui dû à la libération de mercure dans la cavité buccale pour les amalgames dentaires.

Comme pour Tchernobyl quelques années avant et comme depuis toujours pour tout ce qui concerne la vaccination, nos frontières sont des murailles infranchissables, et ceci pour des raisons de bas intérêts financiers.

Le mercure est un métal dont la toxicité est connue depuis l'Antiquité

  • La concentration maximale "sans risque" pour les cellules vivantes : 0,1µg/l (1g = 1 000 000 µg) selon la norme américaine de l'Environnement Protection Agency
  • Norme E.P.A. Américaine pour les locaux grand public : 1 µg/m3
  • Pour l'OMS dans l'eau potable : 1µg/litre (pour le plomb et l'arsenic ces mêmes normes sont de 50µg/l)

Après mastication, 90% des personnes ont une concentration en mercure dans leur salive supérieure à 5µg/l.

Pour 10% elle est supérieure à 100µg/l ! (4 millions de français environ dépassent ce taux....)

Et 0.1 % des personnes ont un taux supérieur à 1000 µg/l !!!

L'emploi du mercure a donc été interdit dans de nombreux domaines : semences, pâte à papier, peintures, piles, thermomètres au point que sa production mondiale a passé en 30 ans de 10 000 tonnes à 2 000 tonnes.

Un amalgame (plombage gris) contient environ 1 gramme soit 1 million de µg de mercure, ce qui est énorme, sans conter les autres métaux toxiques comme l'argent, l'étain ...

 Quels sont les effets du mercure sur la santé ?

Ils ont été décrits depuis longtemps. Ce métal altère toutes les protéines (enzymatiques, membranaires, du système immunitaire), les organes intracellulaires, le matériel génétique et la division des chromosomes.

Ce qui apporte de multiples conséquences :

  • Troubles psychologiques ou psychiatriques (angoisse, irritabilité, dépression...)
  • Troubles intestinaux
  • Atteintes du système nerveux de divers types
  • Atteinte rénale
  • Allergies
  • Maladies auto-immunes
  • Maladies de la peau
  • Affections buccales
  • Troubles circulatoires
  • Hypertension
  • Atteinte de la vision et de l'audition...

D'autres troubles plus mineurs peuvent aussi être liés à une intoxication au mercure : excès de salive, excès de sueur, fatigue inexpliquée, insomnie, vertiges, maux de tête....

Comment se comporte le mercure d'un amalgame : est-il stable ?

Il subit en permanence une abrasion mécanique, une corrosion chimique et électrochimique. De nombreuses études ont montré qu'il libère les métaux qui le composent. Le mercure est relargué sous forme de vapeurs (mesurable avec l'appareil Jéröme). Ce métal, qui devient de l'ion mercurique, va également dans le sang.

Des quantités importantes de vapeurs de mercure sont libérées lors de travaux dentaires : pose, polissage, meulage et dépose des amalgames.

Les vapeurs sont éventuellement absorbées par les poumons (80%), ou par les sinus. Elles sont ensuite fixées en plus grande partie dans le cerveau. Le mercure ionique est absorbé par le tube digestif, en premier lieu par la bouche. Il peut être méthylé par les bactéries de la bouche et du tube digestif, ce qui va d'autant augmenter son absorption digestive.

Il s'accumule ensuite dans divers organes : reins, mâchoires, foie, cerveau, placenta ....

Comment ne pas s'intoxiquer lorsque l'on se fait retirer les amalgames ?

Il faut pour commencer que le dentiste soit conscient de la toxicité du mercure (il doit d'ailleurs se protéger lui-même) et appliquer à la lettre les mesures préconisées par le ministère de la Santé :

  1. Fraiser le moins possible dans l'amalgame et utiliser un aspirateur chirurgical puissant avec son autre main (il s'agit d'un autre aspirateur que celui à salive habituel)
  2. Il doit utiliser un champ opératoire (ou digue) en latex qui isole la dent et évite d'avaler du mercure
  3. Il doit utiliser son aspirateur chirurgical avec un embout spécial amovible (clean up de Suède)
  4. Lui et son patient doivent porter un masque au charbon.

Il faut être conscient que toute dépose doit être soigneusement réfléchie et pesée. Un manquement aux précautions pourront provoquer de graves troubles de santé. Et il faut des années pour éliminer le mercure stocké à cette occasion, en particulier dans le cerveau.

En tout état de cause, la dépose ne représente qu'une première étape de désintoxication, il faudra ensuite un traitement spécifique par chélateur pendant plusieurs mois, et des tests de contrôle de la décontamination devront être pratiqués.

Les Enjeux politiques

Vu les enjeux financiers, le gouvernement n'en viendra à l'interdiction que sous la pression de l'opinion publique.

En mars 1999 A. ASCHIERI, député vert des Alpes-maritimes a demandé la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur la toxicité des amalgames dentaires.

Les "Verts" ont été déchargés très vite de ce dossier par le PS qui a nommé un rapporteur chargé de préparer un rapport.

Bien que "reconnaissant le problème comme étant un problème sanitaire important", ce rapporteur a demandé le rejet dela demande, au motif "qu'une commission d'enquête n'a pas les capacités techniques d'une telle expertise scientifique".

Parmi les arguments des députés de tous bords de la commission on a relevé cette "perle" :

"Il serait inopportun de créer une commission d'enquête sur chaque produit sanitaire faisant l'objet d'une controverse."

Le rapporteur a d'ailleurs "avoué" avoir été sollicité par de hauts fonctionnaires des ministères de la santé et de l'environnement et par des dentistes.... pour que rien ne soit fait... (France-Soir du 14 mai 1999).

 Références :

"Le mercure des amalgames dentaires. Quels risques pour la santé et l'environnement ? Quels enjeux financiers ?

Association "Non au mercure dentaire"  http://www.non-au-mercure-dentaire.org 

"Amalgames dentaires, un problème de santé publique" de Marco PIETTEUR édité en Belgique

Voir aussi la video du reportage diffusé en février 2015 sur France 5 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article