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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Réflexions autour du tremblement de terre japonnais

16 Mars 2011 , Rédigé par motarcs Publié dans #Environnement, pollutions, climat

Un article extrêmement intéressant est paru dans la revue bi-mensuelle Nexus n° 73 sous la rubrique "Environnement", et intitulé : "Quand les militaires détraquent le climat". L'auteur, Ben Cramer est chercheur au Centre Interdisciplinaire de recherches sur la paix et d'études stratégiques (CIRPES). Auteur de plusieurs livres sur le sujet du nucléaire, il était aussi producteur de l'émission Fréquence Terre sur les ondes de RFI pendant 17 ans. Consultant auprès de Green Cross sur la sécurisation des désarmements nucléaire et chimique, il a coanimé le premier débat au Parlement européen "Sécurité collective et environnement.

Il ne s'agit donc pas à l'évidence du premier hurluberlu venu....

Beaucoup d'entre nous savent que depuis plus d'un demi-siècle, la plupart des Etats, pour des raisons diverses, la plupat du temps, sous-tendues par des ocnsidérations économiques, envoient dans l'atmosphère de l'iodure d'argent pour "crever" les nuages de pluie, là où ils veulent faire tomber la pluie.

Voici donc quelques extraits de l'article en question :

"..... MAITRISER LA METEO EN 2025

....En guise d'illustration, le rapport publié par l'US Air Force en 1996, intiutlé La météo comme force multiplicatrice : Maîtriser la météo en 2025". Ce rapport constate que le temps peut être un champ de bataille d'une importance telle que nous ne pouvons encore le concevoir. Il disserte sur les meilleurs moyens de contrecarrer les plans de guerre de l'ennemi en déclenchant une tempête ou une sécheresse, ou encore en supprimant l'approvisionnement en eau potable.

Modifier le climat offre une telle ribambelle d'options pour vaincre ou mater un adversaire, une panoplie d'armes plus offensives que défensives, y compris la possiblibité de déclencher une inondation, un ouragan, une sécheresse, la foudre, un tremblement de terre.

Mais peut-on diriger des ouragans sur une cible ?

Le géophysicien qui dirige l'Organisation météorologique mondiale (OMM) à Genève, José Achache répond par la négative, mais ajoute qu'il est théoriquement possible de les intensifier au augmentant les différentiels thermiques par des transferts de chaleur colossaux à la surface de l'océan et de les diriger en agissant sur les vents dominants à moyenne altitude.

Et la foudre ?

Nous savons créer des précurseurs de la foudre en ionisant l'air dans un ciel d'orage à l'aide d'un laser mobile, explique Jérôme Kasparian, de l'université de Genève. Mais il faudrait un laser très puissant pour parvenir à obtenir la foudre. L'attirer ou l'éloigner de sites sensibles est également faisable.

OPERATIONS CLANDESTINES

Ainsi peut-on imaginer des options aussi variées qu'étendues pour modifier des conditions atmosphériques -nuages, précipitations, cyclones, tornades -, modifier et perturber les conditions climatiques, boulverser l'équilibre écologique d'une région, provoquer tremblements de terre et tsunamis, dompter les courants océaniques, ou porter atteinte à l'état de la couche d'ozone ou de l'ionosphère......

C'est là que réside l'atout majeur des guerres à caractère environnemental. Les opérations peuvent être menées clandestinement, dans la mesure où les conséquences relèvent de phénomènes ou catastrophes dits naturels.

PENSER L'EMPENSABLE

En 1957, la commission qui conseille Dwight David Eisenhower, président des Etats-Unis en matière météorologique, reconnaît explicitement le potentiel militaire des modifications météorologiques. Dans son rapport elle note que cela pourrait devenir une arme plus importante que l'arme nucléaire, qui, à l'époque, était considérée comme l'arme absolue.....

.... CAUSES NOBLES ?

....Dans le cadre de l'expérimentation de l'arme nucléaire, beaucoup d'efforts ont été menés pour "civiliser" l'arme, la rendre acceptable en insistant sur son volet utile. Dans l'aventure nucléaire nombreux sont ceux qui nous ont présenté les bienfaits de l'expérimentation à des fins pacifiques. .... Comme par exemple en 1957, d'utiliser l'explosif nucléaire pour le percement du Canal de Panama, projet rejeté in-extrémis....

ESSAIS NUCLEAIRES ET TREMBLEMENTS DE TERRE

D'autre part, il apparaît que les capacités de perturber la nature ont bénéficié des expérimentations nucléaires.

Le meilleur exemple a trait aux tremblements de terre.

Au départ, comme l'affirme le physicien José Achache qui dirige à Genève le Group on Earth Observations (GEO), une organisation internationale en charge d'une mise en réseau des systèmes d'observation de la Terre, "la capacité de déclencher des tremblements de terre terrifiait".

Mais cette vision qui aurait pu relever de la science-fiction s'est affinée au fil des années. La diplomatique atomique a joué son rôle d'éclaircissement : les Soviétiques n'ont pas caché, dans les négociations pour l'interdiction des essais nucléaires souterrains, qu'ils étaient capables de tromper les sismologues.

Les accidents, tel l'essai nucléaire français dans l'atoll de Mururoa du 25 juillet 1979 et les observaions de l'observatoire sismologique de Rarotonga ont permis d'y voir plus clair dans les liens de cause à effet entre des explosions et le déclenchement de tsunamis.

Enfin, une certaine littérature -dont l'ouvrage de Boris Poutko intitulé Les Nouvelles Armes de la fin du monde a tenté de mettre en lumière les liens possibles entre les essais nucléaires et les tremblements de terre. I

nterrogé sur ce point, José Achache déclare aujourd'hui qu' "une explosion nucléaire ciblant une zone de  faille à la limite de la rupture peut sans doute créer un séisme", en ajoutant : "mais il serait difficile à réaliser".

Vraiment ? Cela fait près de quarante ans que la libération de tensions tectoniques par explosions nucléaires souterraines a été étudiée par F. Press et C. Archambeau et publiée dans le Journal of Geophysical Research en 1962..... "  

Fin de l'article.

Il resterait bien entendu à démontrer que "quelqu'un" a, d'une façon ou d'une autre, intentionnelle ou non, déstabilisé la zone particulièrement fragile sur laquelle se trouve le Japon. On espère bien entendu qu'il n'en est rien, mais cette possibilité n'est, hélas, pas a écarter totalement.

Parmi les causes, disons, involontaires, les causes de déstabilisation de notre bon vieux "plancher des vaches" sont multiples, et nous en avons un exemple, controversé, bien entendu, tout près de chez nous, en France.

Voici un extrait de ce que l'on peut lire ici :

http://www.alertes-meteo.com/catastrophes-naturelles/tsunami-nice.php

link

Vague géante à Nice

Le 16 octobre 1979, à 14 heures environ, à Nice comme à Antibes, la mer, tout à coup, se retire à 300 m du rivage. Un quart d'heure plus tard, elle revient tout aussi brutalement. Une énorme vague déferle sur la côte, provoquant des dégâts considérables.

A Nice, le chantier du nouveau port de commerce est alors en pleine activité. Une quinzaine d'hommes sont au travail sur la digue récemment construite : celle-ci mesure 300 m de longueur, 100 de largeur et 12 de hauteur. Les hommes qui y travaillent sont, pour la plupart, des conducteurs d'engins ou de camions.
L'un d'eux raconte: «Je repartais après avoir vidé mon chargement et Jean-Claude arrivait. Nous nous sommes croisés. Soudain, j'ai vu une voiture de service du chantier s'enfoncer dans l'eau à une dizaine de mètres devant moi. Je suis descendu précipitamment de ma cabine. Le sol s'ouvrait sous mes pas comme dans les images de tremblement de terre. Une énorme vague déferlait sur nous. J'ai essayé de courir mais je me suis retrouvé submergé par les flots. Je nageais au milieu des débris, du mazout et de la boue. Je ne suis pas très fort nageur, mais j'ai essayé de tenir le coup. (...) J'ai crié de toutes mes forces et les pompiers sont venus me sauver.»

A Antibes, une vieille femme de 83 ans, qui se promenait près de la mer, a été enlevée par la vague. Une vingtaine d'immeubles ont été ravagés, des voitures ont été emportées, des bateaux projetés sur les quais: ceux-ci furent fissurés en différents endroits. Les pompiers ont eu beaucoup de mal à sauver les hommes enlevés par la vague. Une quinzaine d'ouvriers du chantier avaient été happés par celle-ci. La mer était démontée : il y avait des creux de 2 m.

Des pompiers racontent: «Les vagues charriaient des déchets de toutes sortes et nous avons même vu une baraque flotter avant d'être engloutie. Nous avons entendu des cris et nous avons aperçu un homme qui surnageait. Nous avons réussi à le repêcher. Il était complètement choqué et transi de froid. Il a quand même eu la force de nous dire qu'il avait entendu un autre survivant appeler au secours. Effectivement, nous avons retrouvé un homme à 50 m de là. Il était encore vivant.»

Au total, le bilan de la catastrophe sera de sept morts et de trois disparus.
C'est un spectacle de désolation qui s'offre aux yeux le long du littoral. A la Salisse, des bateaux sont encastrés dans des vitrines. A Antibes, les dégâts sont évalués à 10 millions de francs. Le ministre des transports, Joël Le Theule, envoie à Nice un membre de son cabinet accompagné d'un inspecteur général des Ponts et Chaussées. Pour sa part, le préfet des Alpes-Maritimes demande à la population d'éviter de s'approcher du littoral.

Mais que s'est-il passé exactement?

La mer, nous l'avons dit, a baissé brusquement pour revenir brutalement sur le rivage. A Port-Saint-Laurent-du-Var, elle a ainsi baissé de près de 2 m, puis a envahi le littoral en bouillonnant. A Marina-Baie-des-Anges, l'amplitude du phénomène ne fut que de 1,20 à 1,50; dans le port de Nice, elle fut du même ordre, ou un peu inférieure.

Immédiatement, on pense aux menaces de séisme qui pèsent sur la Côte d'Azur. Quelques mois auparavant, une rumeur, colportée par une certaine secte, affirmait: «Nice sera rayée de la carte le 22 juin.» Des habitants envisagèrent même de quitter leur ville avant le jour fatidique. Celui-ci se passa sans que rien de fâcheux survînt.

En fait, c'est un bien petit raz de marée, un «mini tsunami» qui a frappé ce jour-là la Côte d'Azur.

Mais il n'était certainement pas d'origine sismique: aucun tremblement de terre ne fut alors enregistré.

Pour tenter d'expliquer le phénomène, il faut connaître la configuration des lieux.
Le Var se jette dans la Méditerranée à l'ouest de Nice. Son delta se continue sous la mer. Le delta sous-marin ainsi formé se présente comme une masse de matériaux meubles, galets, sables et vases. Il atteint de deux à trois kilomètres de longueur pour plusieurs centaines de mètres de large. Ce delta descend en pente douce jusqu'à une vingtaine de mètres de la surface. Ensuite, sa pente devient beaucoup plus brusque. Elle va rejoindre le canyon sous-marin du Var, qui atteint de 1 000 à 2 000 m de profondeur.

Or, c'est sur ce delta sous-marin, plus précisément sur son plateau «sommital», qu'a été construit l'aéroport de Nice. C'est aussi là que l'on installe le nouveau port de Nice.

Lorsque la catastrophe s'est produite, les travaux du port étaient en cours, tandis que la construction d'une nouvelle piste de l'aéroport avait été achevée un an auparavant.
Des «enrochements» avaient donc été déversés sur le delta sous-marin. Une partie a roulé au fond du canyon, une autre a dû rester accrochée aux parois de celui-ci, une autre encore a sans doute été entraînée au large par les courants.

Dans quelle mesure ces travaux sont-ils à l'origine de la catastrophe ? Certains experts pensent qu'il faut chercher une autre cause. Ainsi M. Peterschmidt, du Centre européo-méditerranéen de Strasbourg, déclarait : « Ce mouvement de la mer a pu être entraîné par un affaissement du fond de la baie des Anges. Le plateau continental a pu céder sous le poids des crues du Var, démesurément grossi par les pluies et qui charrie de grandes quantités de limons. D'un point de vue scientifique, ce phénomène est peu important. Les ondes de choc à travers l'écorce terrestre n'ont pas été décelées par nos stations. Le danger est uniquement venu de la violence de la houle. Ces vagues de plusieurs mètres peuvent causer d'énormes dégâts.»

Le commandant Alinat, du Centre océanographique de Monaco, a une opinion assez semblable: «La cause de ce raz de marée, dit-il, est un éboulement de terrain à l'embouchure du Var qui a précipité des masses importantes de sédiments dans la mer. On peut comparer ce phénomène à un «effet de baignoire». Quand vous vous plongez dans votre baignoire, l'eau déplacée par votre corps fait automatiquement monter le niveau à l'autre extrémité de la baignoire».

Au laboratoire de détection et géophysique du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) on déclare: «Ce petit raz de marée pourrait être lié à un glissement de terrain créant une ou deux vagues «erratiques». Ce phénomène, qui n'est pas si exceptionnel et qui n'est pas lié à la sismicité, provoque une ou deux vagues en général, dont l'origine est souvent liée à des glissements de terrains ou à des éboulements sous-marins aux causes souvent inexpliquées.»

Les services météorologiques de l'aéroport de Nice mettent en cause les tempêtes qui, peu de temps auparavant, auraient sévi au large de la Côte d'Azur.

Le professeur Mangin, géologue à la Faculté des Sciences de Nice, s'en tient aussi à une explication essentiellement naturelle du phénomène. Pour lui, une avalanche (autrement dit un courant de turbidité) s'est produite dans le canyon sous-marin creusé par le Var. D'énormes masses sédimentaires se sont écroulées : cet affaissement fut peut-être dû à la crue du Var. Il aurait provoqué un effet de «succion» qui aurait «aspiré» la mer. C'est ainsi que la digue aurait été emportée. En effet, des pluies diluviennes s'étaient abattues les jours précédents sur la région niçoise.
Toutefois, le professeur Mangin admet que le compactage du remblai gagné sur la mer a pu contribuer à une telle «déstabilisation.»

Les travaux mis en cause

D'autres voix, cependant, mettent en cause les travaux d'une façon plus catégorique. D'abord, les barrages construits au cours des dernières années dans la basse vallée du Var pourraient être responsables de la catastrophe. Ces barrages étaient destinés à faire remonter la nappe phréatique située sous le fleuve. Lorsque cette nappe est remontée, sa circulation s'est accélérée: or, l'eau douce de cette nappe passe sans doute à travers les sédiments du delta sous-marin pour sortir en mer, entre la surface et une profondeur de cent mètres.

Mais ce sont surtout les travaux du nouveau port de commerce de Nice qui sont mis en accusation. La question est de savoir si l'effondrement de la digue a précédé, et peut-être même provoqué le glissement de terrain (sur lequel tout le monde est d'accord), et donc le tsunami, ou s'il l'a suivi.

Les écologistes de la région accusent formellement les travaux. Ils sont approuvés par Alexandre Meinesz, assistant de biologie marine à la Faculté des Sciences de Nice. Dès 1977, le Groupement des associations de défense des sites et de l'environnement de la Côte d'Azur (GADSECA) avait attiré l'attention sur les risques entraînés par l'extension de l'aéroport de Nice et la création du nouveau port de commerce.

Les écologistes s'appuyaient notamment sur la thèse soutenue en 1976 par un jeune géologue, Laurent Sage.1 Dans cette thèse, consacrée à «la sédimentation à l'embouchure d'un fleuve côtier méditerranéen, le Var», l'auteur montrait que l'aéroport de Nice, une fois agrandi, formerait un cap artificiel séparant la Baie-des-Anges en deux parties. Le régime des courants serait alors très modifié. «Actuellement, écrit L. Sage, les houles, qui abordent la digue de l'aéroport, sont considérablement amorties par le plateau deltaïque du Var. Il n'en sera pas de même une fois le nouvel aéroport construit.»

Trois régimes de houle sont à distinguer dans la Baie-des-Anges. Le plus fréquent est celui de la « houle test », à période courte (six secondes) et à faible amplitude (trois mètres); elle est dangereuse pour le littoral, et susceptible de perturber fortement le plateau du delta.

Le choc provoqué par la houle entraîne «une rupture de cohésion dans le sédiment», qui glisse alors sur le talus. Celui-ci, après la construction du port, ne jouerait donc plus ce rôle d'amortisseur.

Un ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Claude Pradon, qui était responsable au service des bases aériennes à la direction de l'équipement des Alpes-Maritimes, déclare de son côté: «Par ailleurs, au voisinage du talus du delta sous-marin du Var, se posent de graves problèmes de stabilité. Des remblais effectués sans précautions risqueraient de provoquer de grands glissements aux conséquences irrémédiables.»

Il faut savoir, à cet égard, que pour obtenir une «consolidation dynamique» du talus, celui-ci avait été pilonné au moyen d'une masse de 176 tonnes lâchée d'une hauteur de vingt-trois mètres...
Quant aux responsables de l'aéroport de Nice-Côte d'Azur, ils déclarent: «Les travaux de construction de la piste sud ne sont pas en cause dans cet accident: ils ont été achevés à la fin de l'année dernière. En revanche, les travaux du port sont dans une phase délicate; les travaux de remblayage ont été terminés au mois de juillet dernier, mais le damage n'a pas encore été fait.»
En tout cas, les travaux du port de commerce sont interrompus.

.....

Nous voyons donc que notre "plancher" est loin d'être aussi stable que nous le croyons bien naïvement.... et que comme pour l'air que nous polluons "allègrement" depuis le début de la "révolution" industrielle, notre sol peut aussi se dérober sous nos pieds avec tout ce que nous lui faisons subir.... et avec des catastrophes à la clé comme celle que nous vivons "en direct" actuellement au Japon.

 

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