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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Saga Levothyrox suite de la mise au point

8 Octobre 2017 , Rédigé par motarcs

Voici ci-dessous un article paru dans le dernier JIM (Journal International de Médecine) et qui donne quelques éclaircissements intéressants sur la réalité concrète (et les modalités pratiques) de la réintroduction TEMPORAIRE, faut-il le rappeler, d'un ancien "packaging" du Lévothyrox et qui est encore commercialisé à l'étranger sous le nom d'Euthyrox (Allemagne notamment) en attendant que là aussi il soit remplacé par la nouvelle formule.

 

Pour tous ceux qui l'ignorent, et qui sont concernés par les problèmes soulevés par la prise de cette hormone de synthèse, il faut qu'ils sachent que La SEULE ET UNIQUE RAISON de ce changement est que le brevet déposé par Merk de  l'ancienne formule arrive à terme (20 ans) et tombe donc dans le domaine public à partir de mai 2018, ce qui fait que n'importe quel labo générique pourra donc le produire et le distribuer. Voir mon article précédent. (parenthèse pour ce qui est des sites de production de médicaments génériques, il n'y a actuellement que DEUX sites principaux au niveau mondial qui produisent la quasi totalité de ces génériques, l'un situé en Inde et l'autre en Chine....). Toutes les allégations de soi-disante "stabilité" de l'ancienne formule, donc efficacité du produit ne sont destinées qu'à cacher cette ombre réalité mercantile !

 

La disponibilité de ces anciennes formules est donc très limitée dans le temps et aussi en quantité de boîtes disponibles, le brevet arrive aussi à terme pour l'Euthyrox. Il faudra donc tôt ou tard trouver un nouvel équilibre avec le nouveau produit pour les personnes qui ne peuvent pas s'en passer. 

 

Il y a là un scandale sanitaire de plus, car il faut rappeler qu'il y a quelques décennies (jusque vers les années 1980), on ne procédait pas systématiquement à l'ablation totale de la glande thyroïde en cas de découverte de nodules par exemple. On n'enlevait que les nodules en question, ce qui permettait de conserver une certaine fonctionnalité à la glande, et si la partie enlevée n'était pas trop importante se régénérait d'ailleurs, au moins partiellement. Le médicament prescrit à la même époque s'appelait EUTHYRAL et était composé non seulement de T4 comme le Lévothyrox, mais aussi de T3. Cet EUTHYRAL a aussi, au début des années 2000 été remplacé par le Levothyrox.... pour les mêmes raisons d'expiration du brevet. Certains chirurgiens et/ou médecins trouvant qu'il était plus facile de réguler la fonction thyroïdienne en enlevant complètement la glande, et en la remplaçant purement et simplement par la prise de T4, on a donc pendant les années suivantes enlevé allègrement toute la thyroïde, alors que ce n'était pas forcément toujours nécessaire.... Ces dernières années d'ailleurs certains praticiens recommencent à faire marche arrière vers une ablation partielle. La croyance que l'on peut tout simplement remplacer intégralement un organe aussi complexe que la thyroïde par une pilule de synthèse n'est en aucun cas "scientifique"..... 

En attendant combien de personnes on été amputées.... ???

D'ailleurs, combien de nodules non cancéreux ont été enlevés....?

La pratique de l'ablation totale de la thyroïde n'a-t-elle pas été "soufflée" par les labos, pour "fabriquer" des clients à vie ???

 

Toutes ces questions sont soigneusement glissées sous le tapis par les instances officielles.

Il est bien évident que le JIM ne soulève la question des brevets (toute remarque qui pouvait leur être faite sur ce point n'a jamais passé la barrière de la modération du site), ce qui indique clairement pour qui "roule" ce journal....

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Le retour de l'ancien Levothyrox tourne au fiasco !

Paris, le mercredi 4 octobre 2017 –

 

Après l'avalanche d'articles présentant les témoignages de patients décrivant des effets secondaires attribués à la nouvelle formule du Levothyrox, la presse, notamment régionale, multiplie les reportages dans les officines prises d'assaut depuis lundi par des patients impatients de pouvoir retrouver l'ancienne formule.

Des patients qui dans la très grande majorité des cas n’ont pu obtenir satisfaction.

Outre les refus adressés à ceux qui ne remplissaient pas les conditions précisées par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) (présenter une ordonnance postérieure au 14 septembre précisant le nom d'Euthyrox), les pharmaciens ne disposaient le plus souvent pas du produit demandé.

 

Un délai impossible à tenir

 

Puisqu’on n’apprend jamais de ses erreurs, une fois encore, c'est la communication qui a pêché. Concernant d'abord la date : tous les médias ont affirmé que l'ancien Levothyrox serait de nouveau de retour ce lundi dans les pharmacies sans être frontalement démentis par des autorités sanitaires sans doute désireuses de ne pas être taxées de lenteur. Résultat : ainsi informés par les médias, tous les patients que l'on avait invités dans les officines à "revenir lundi" étaient au rendez-vous à la première heure ce 2 octobre.

Une ponctualité qui n'a pas été récompensée. Pourtant, certains, dès la fin de la semaine dernière prédisaient que la promesse serait difficile à respecter : "Le délai me paraît difficile à tenir. A mon avis, il n'y aura pas de Levothyrox en pharmacie avant le 15 octobre" remarquait ainsi dans les colonnes de La Dépêche du Midi Michel Laspougeas, président du Conseil régional de l'ordre des pharmaciens de Midi-Pyrénées.

 

Des pharmaciens mieux informés par les réseaux sociaux que par les autorités

 

Outre cet illusoire respect du timing, l'information des pharmaciens par les autorités de tutelle, à l'instar de ce qui a été observé depuis le début de la "crise" par une majorité d'entre eux, n'a pas été sans faille. Au-delà du changement à la dernière minute de la date à partir de laquelle les ordonnances pouvaient être acceptées, la plupart des pharmaciens ignoraient lundi qu'il leur était exceptionnellement possible de transmettre directement les ordonnances de leurs patients à leur grossiste pour bénéficier des dosages adaptés. Une possibilité méconnue et dont il était qui plus est difficile de jouir en raison de l'état de débordement de la plupart des grossistes, dont témoignaient les bugs en cascade des outils informatiques. Heureusement, les réseaux sociaux continuaient à fonctionner : ils sont depuis le début de la crise une source de renseignement bien plus rapide que les autorités sanitaires comme l'ont remarqué ironiquement certains pharmaciens.

 

Des prescriptions trop rapides ?

 

La situation de panique qui a été observée dans les officines ces deux derniers jours paraît par ailleurs mettre en évidence une sous-estimation du nombre de patients désireux de troquer la nouvelle formule contre l’ancienne. Le rappel fait aux médecins de ne prescrire l’ancien Levothyrox qu’en dernier recours pourrait ne pas avoir été un garde-fou suffisant pour éviter une pénurie prématurée. « Nous avons des remontées qui montrent que ce n’est pas forcément ce qui se passe » a ainsi indiqué sibyllin le patron de l’ANSM, Dominique Martin.

Il semble donc probable que la situation quasiment ubuesque à laquelle doivent faire face les pharmaciens soit destinée à se prolonger dans le temps. « Le plus incroyable, c’est que l’on gère une pénurie d’Euthyrox, un médicament qui ne sera même plus disponible dans quelques mois », résume cité par le Figaro Jean-Philippe Thil, pharmacien en Seine-et-Marne.

Pour beaucoup d’officinaux, les évènements de ces derniers jours les confortent dans l’idée que le retour de l’ancienne formule, au-delà du signal paradoxal envoyé aux Français, était une mauvaise solution car elle ne prépare nullement les patients à l’idée que ce médicament est destiné à disparaître. D’ailleurs, déjà, une association de patients critique le caractère temporaire de la réintroduction de l’ancienne composition.

 

Perquisition

 

Parallèlement aux difficultés que rencontraient les pharmaciens pour répondre aux demandes des patients, le volet judiciaire connaissait hier une nouvelle étape avec une perquisition organisée au siège du laboratoire Merck à Lyon.  L’opération a été menée par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour « tromperie aggravée, atteintes involontaires à l’intégrité physique et mise en danger de la vie d’autrui ». Pour les officinaux qui ont pris connaissance de cette intervention alors que se multipliaient les demandes de malades inquiets, l’information a été plutôt considérée comme positive. « Les patients qui étaient en souffrance et que l’on n’écoutait pas assez vont se sentir enfin reconnus » a ainsi analysé un pharmacien interrogé par La Voix du Nord.

Aurélie Haroche

 

 

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Michel 08/10/2017 18:39

Pas étonnant l'enquête du Vidal montre que la majorité des médecins enquêtés comptent parmi leurs patients sous lévothyrox, au moins 11% de personnes ayant eu des "symptômes inhabituels"