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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

La pilule contraceptive : libération ou vraie bombe à retardement ?

6 Mars 2011 , Rédigé par motarcs Publié dans #Medecines, Recherches, Ethique

Quarante ans après sa mise sur le marché, son usage s'est tellement banalisé qu'on en oublie les risques dus à une prise prolongée : cancers du sein, du col utérin, du foie, accidents cardio-vasculaires.....Nouveau scandale sanitaire en perspective ?

Paroles du Professeur Lucien ISRAËL, en 1980, dans la préface du livre d'Ellen GRANT : "Amère pilule" : "S'agissant d'autres domaines de la médecine, dit-il, il est vraisemblable que des produits entraînant de telles conséquences n'auraient jamais reçu l'autorisation de mise sur le marché".

"Quel journal, quels journalistes oseront reprendre les termes du Pr ISRAËL" , questionne aujourd'hui Bérengère ARNAL, gynécologue obstétricienne, responsable du diplôme universitaire de phyto-thérapie à la faculté de médecine de Paris XIII.

Le Professeur Lucien ISRAËL n'est assurément pas un fantaisiste, illuminé, ou médecin rétrograde, anti-féminsite, ou anti-chimie inconditionnel. Lucien ISRAËL fait partie des grands noms de la cancérologie et Ellen GRANT n'est rien moins que l'un des chercheurs à l'origine de la conception, il y a maintenant près de quarante ans, de la pilule oestro-progestative.

Ce sont des pratriciens qui prônent la prévention du cancer su sein et des maladies cardiovasculaires en toute connaissance de cause. Car le problème est bien là : la prise d'oestro-progestatifs impacte la santé sur le long terme. Les effets dépendent à la fois des doses absorbées et sont aussi cumulatifs avec les xénobiotiques (substances étrangères à l'organisme possédant des propriétés toxiques, même à très faible dose) de l'environnement.

La pilule est devenue un produit de confort, banalisée à l'extrême, prescrite par certains médecins (heureusement pas tous !) pour limiter le syndrôme prémenstruel, réguler le poids, voire tout simplement ne plus avoir de règles....sans mise en garde particulière, notemment aux fumeuses, dont le risque cardiovasculaire est pourtant conséquemment augmenté, et elle est soutenue par un marketing qui donne des noms "sympathiques" aux hormones (Diane, Jasminelle, Mélodia, Leeloo...). Elle est aussi "mini", "micro", de synthèse naturelle....

Objectif : donner l'impression que le produit est anodin pour séduire le plus grand nombre. Et, ça marche ! En France, c'est de loin le premier moyen de contraception, puisqu'il concerne 1/3 des femmes de 20 à 49 ans, soit 58% de femmes qui ont fait le choix d'une contraception.

Elle est adoptée majoritairement par les femmes jeunes, voire très jeunes. "Médicament" privilégié des femmes en bonne santé, ce celles qui ont la "maladie" de la fécondité. Un comble, puisqu'elle peut rendre très malade. Encore faut-il le savoir...

Les enjeux économiques empêcheraient-ils un débat serein sur la question des hormones de la pilule ?

Car elle est lucrative, la pilule ! Non seulement il faut la prendre tous les jours, mais il n'y a même pas "besoin" de patient malade....

La cible ? A peu près toutes les femmes de 15 à 49 ans du monde entier.... Quel beau potentiel de développement, puisqu'au niveau mondial, la contraception n'est le fait que de 8% des femmes. Les records sont surtout en France et en Allemagne ou 50 à 60% de femmes recourent à une contraception, alors qu'aux Etats-Unis nous n'en trouvons que 20% à peine.

En Chine, seules seraient concernées 1% des femmes.... pour l'instant !

On comprend mieux pourquoi BAYER, leader mondial du secteur de la pilule se décarcasse en innovations et en communication.

En 2009, grâce aux nouvelles pilules microdosées, YAZ (en France depuis 2009 et aux USA depuis 2006) et YASMIN (en France JASMINE et JASMINELLE), l'entreprise a généré 1,7 milliards de dollars.

TEVA, le leader de la pilule générique fait état de chiffres tout aussi mirobolants.

Toutefois ces profits semblent quelque peu ralentis, en raison d'un rapport de la FDA signalant à la fois des "incidents" indésirables et une communication tendencieuse sur cette nouvelle génération de pilules microdoséées.

Le progestatif tout beau tout nouveau de ces spécialités, la drospirénone, possède un léger effet diurétique, ce qui permet à BAYER d'entretenir l'ambiguité sur l'effet "amaigrissant" de son produit. Au pays du surpoids, l'offre est alléchante : la pilule "deux en un" fait recette, mais coûte gros en matière de santé. A tel point que les procès outre-atlantique se multiplient, affectent les ventes, et le capital confiance.

Au Canada, un collectif de femmes a assigné BAYER en justice en mars 2010. Elles réclament des dommages et intérêts au motid que ce pilules contraceptives ne sont pas distribuées avec une information suffisante quant aux risques de santé qu'elles font courir à leurs utilisatrices. La firme juridique canadienne SISKINDS LLP a recueilli des éléments montrant que lesdites pilules microdosées entraîneraient des ostéoporoses, des embolies pulmonaires, des infarctus et des troubles affectant la vésicule biliaire ayant nécessité une chirurgie. Seraient recensés 25 000 cas de femmes présentant des troubles graves, et plusieurs cas mortels documentés.

BAYER est notemment accusé d'avoir minimisé ces problèmes, et d'avoie insuffisamment testé celles contenant de la drospirénone.

En Europe, seule l'agence suisse de contrôle de sécurité des médicaments, SWISSMEDIC, a souligné les effets secondaires potentiellement dangereux de YAZ et de YASMIN, à la suite de la mort d'une jeune femme et du handicap permanent d'une autre à la suite d'une ambolie.

On ne peut que s'étonner du manque de réactivité des instances de santé : dès 2003, le très respecté British Medical Journal révélait que JASMINE, contenant cette drospinérone, commercialisée depuis 2000, prescrite à quelque 500 000 femmes en Europe, était à l'origine de 40 cas de phlébites, dont deux mortels, chez les utilisatrices de cette pilule combinée.

Bien entendu "business is business" : BAYER contre-attaque avec la mise sur le marché début 2010 d'une nouvelle pilule encore plus révolutionnaire : QLAIRA, la "première pilule contraceptive naturelle" peut-on lire sur le site de BAYER SCHERING pharma.

Qu'en est-il ? Est-elle vraiment naturelle ?

L'éthinylestradiol (EE), l'oastrogène de synthèse habituellement utilisé, a été remplacé par du valérate d'oestradiol.

Joseph SOPKO de Bayer Suisse SA explique "qu'il découle, après plusieurs stades de fabrication, d'une molécule végétale, le stérol, présent par exemple dans les betteraves ,le soja ou le bois."

OUI, mais.... il y a un mais :

"Il s'agit d'une hémisynthèse rétorque Bérengère ARNAL, comme c'est le cas depuis toujours pour tous les progestatifs et oestrogènes de pilules et des THM!".

[Ndlr : l'hémisynthèse est un procédé d'élaboration mixte associant une fermentation à une synthèse chimique.]

Rien de nouveau sous le soleil, donc côté fabrication ! Aussi l'argument phare mis en avant par les délégués médicaux est-il surtout centré sur la structure du valérate d'oestradiol qui - nous dit-on - est identique à celle de l'hormone féminine. Faut-il croire sur parole ? est-ce vraiment mieux ? A-t-on le rcelu nécessaire pour clamer que les risques sont vraiment moindres? Que sait-on sur le progestatif associé, le Diénogest, qui possède des effets anti-androgéniques. Il est intéressant de lire la notice du QLAIRA et son impressionnante liste de contre-indications pour s'assure que le fabricant ne paraît pas lui non plus tout à fait certain de la parfaite inocuité de son produit, présenté comme presque "bio"....

Un lancement de nouveau produit est toujours assorti d'avantages mirifiques. Il y a moins de 10 ans, lorsque la drospirénone a été mise sur le marché, c'était aussi l'argument de vente : un progestatif de synthèse qui se rapprochait de la progestérone naturelle, dotée en prime de propriétés spécifiques très avantageuses. Une étude packagée sur mesure pour le lancement du produit montrait ainsi que ce contraceptif atténuait manifestations physiques et physiologiques des troubles dysphoriques prémenstruels (TDPM), améliorait significativement la productivité, les relations sociales et l'humeur chez 51% des patientes traitées contre 31% sous placebo (sic). L'usage sur le terrain n'a par la suite pas confirmé les bénéfices attendus de cette progestérone presque "naturelle". Dans la réalité, elle a surtout provoqué ambolies, crises cardiaques et atteintes de la vésicule biliaire, fait nouveau dans le cas de contraceptions orales.

Les anciennes pilules font courir un risque certain, maintenant assez bien défini, aux femmes qui les utilisent tandis que les nouvelles formulations présentent un certain risque, mal évalué par les laboratoires qui les commercialisent. Notamment à moyen et long terme. Cependant on sait que les risques sont majorés avec des doses fortes d'hormones (c'est pourquoi les labos planchent sur des formules de moins en moins dosées) et avec un temps d'exposition prolongé. Même principe qu'avec le tabac, l'amiante........

Contraception et Ménopause : même combat !

Le cadre n'est pas le même, puisque dans le premier il s'agit de contraception et dans le second de lutte contre les troubles de la ménopause.

Mais dans les deux cas il s'agit d'hormones de synthèse associant des oestrogènes et des progestatifs.

Appelé THS (Traitement Hormonal Substitutif) jadis, maintenant THM (Traitement Hormonal de la Ménopause maintenant.

Le Centre International de Recherche sur le cancer (CIRC) ne fait d'ailleurs pas la différence entre les deux, il classe la pilule et le THM parmi les substances cancérigènes du groupe I, c'est à dire dans celles dont l'action cancérigène est certaine.

Et en 2005, il revalide fermement sa décision précédente.

Cette position a débuté, avec le cancer du sein, suite à l'affaire du THS qui a démarré en 1997 avec la méta-analyse du Lancet mettant en évidence une discrète augmentation du cancer du sein sous THS.

Par la suite, les études américaines WHI, anglaise MWS et française de la MGEN ont confirmé indiscutablement l'augmentation du risque.

En France, l'AFSSAPS a procédé à différentes évaluations du bénéfice/risque avant de limiter la THS à la seul insication des troubles climatériques résistant à tous les autres traitements, et de le dispenser -le cas échéant- le moins dosé, et le moins longtemps possible.

On est donc passé d'une presciption débridée à une recommandation très limitée.

En 2008 les experts confirment une augmentation du risque de cancer du sein, du cancer de l'ovaire, d'AVC, d'infarctus, d'accidents thromboemboliques veineux, de troubles cognitifs et de démence.

Sur la pilule, en revanche, rien.

Pas de débat scientifique, pas d'évaluation, pas de communication des autorités de santé.

- Comment admettre que ces hormones données après 50 ans influent sur les cancers hormonaux dépendants, les maladies cardiocasculaires, les thromboses et la mémoire, mais pas avant 50 ans ?

- Comment comprendre les études qui indiquent une augmentation des cancers de l'ovaire sous THM, mais qui la diminuerait sous pilule ?

Où est la cohérence ?

Qu'est-ce qui empêche de prendre en compte la relation évidente entre une imprégnation prolongée aux hormones oestro-progestatives de synhtèse, un effet délétère et cumulatif et l'augmentation de ces risques ???

A suivre .....

article tiré de Nexus n° 73

 

 

 

 

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