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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Le poison du fluor et des dentifrices fluorés (suite)

16 Décembre 2010 , Rédigé par motarcs Publié dans #Environnement, pollutions, climat

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TOXICITÉ DU FLUORURE

Dans son Dossier technique sur la fluoration, la Ligue d'Hygiène Dentaire de la Province de Québec nous parle de la Manipulation du fluor. Nous laissons au lecteur le soin de juger le genre de produit chimique utilisé.

"Les composés de fluor sont des substances qui peuvent devenir toxiques, si ces substances sont absorbées en trop grande quantité, soit par ingestion ou inhalation.

C'est pourquoi, dans chaque installation d'un système de fluoration on devra prendre des précautions spéciales dans le but de protéger la santé des opérateurs qui manipulent le fluor.

"Si le composé de fluor utilisé est sous forme sèche, i.e. une poudre de fluorure, chaque opérateur devra porter et utiliser les item suivants chaque fois qu'il manipule du fluorure ou qu'il peut venir en contact avec de la poussière de fluor:

a) une paire de gants, à manches longues, en caoutchouc ou en plastique;

b) un masque respiratoire individuel contre les poussières toxiques, d'un type approuvé;

c) un vêtement protecteur, tel que tablier en caoutchouc, suffisant pour empêcher tout contact des vêtements ordinaires avec le produit manipulé. Ce tablier devra être utilisé seulement pour la manipulation du fluor.

"Lorsque le produit chimique utilisé pour la fluoration est de l'acide hydrofluosilicique, l'opérateur devra être équipé des item suivants, pour sa sécurité:

a) un tablier à l'épreuve de l'acide

b) une paire de lunettes protectrices

c) une paire de gants en caoutchouc

d) une paire de bottes en caoutchouc.

"Tout l'équipement protecteur doit être lavé et nettoyé après chaque usage, puis entreposé dans un endroit à l'épreuve de la poussière de fluor. De plus, des facilités de lavage adéquat, avec eau chaude et eau froide, savon, etc. devront être mises à la disposition des opérateurs de système de fluoration, afin que l'opérateur puisse, après chaque manipulation du fluor, se laver les mains et toute autre partie du corps qui pourrait venir en contact avec du fluor.

"Chaque opérateur devra être informé des dangers que peut causer l'inhalation ou l'ingestion d'une quantité limitée de fluor, ou même une manipulation sans précaution du produit chimique utilisé pour la fluoration.

Tout contact direct avec le composé de fluor, soit sous forme de poudre ou sous forme d'acide, doit être soigneusement évité.

"La poussière de fluor dans l'atmosphère devra être maintenue au minimum afin d'éviter tout danger pour la santé des opérateurs. La concentration maximum de poussière de fluor dans l'atmosphère du lieu de travail ne devra pas dépasser 2.5 milligrammes par mètre cube d'air, pour une exposition continuelle de 8 heures."

Triste vie que celle d'un préposé à la manipulation du fluor toxique, ce poison violent que l'on veut faire boire à tous les Québécois!

 

LISTE DES VILLES DU QUÉBEC OÙ L'EAU EST FLUORÉE

Dans la plupart des villes du Québec où l'eau est fluorée, les citoyens ne le savent même pas. Les conseils municipaux, poussés par quel démon, se sont empressés d'adopter la fluoration à l'insu de la population.

Rappelons ici la recommandation de Frank Bull: "Si vous le pouvez, évitez que la fluoration soit soumise à un référendum." Cette phrase d'un des principaux promoteurs de la fluoration a été appliquée religieusement au Québec.

Aux États-Unis, dans les villes où la fluoration fut proposée aux citoyens, 90% des municipalités se sont prononcées contre, par des majorités écrasantes. D'instinct la population sent que la fluoration est une vaste fumisterie! Voici donc la liste des villes québécoises où l'eau de consommation est empoisonnée par les fluorures:

Acton Vale Ile Perrot

Beauharnois Joliette

Berthierville Kénogami

Brownsburg Lachute

Contrecoeur (village) L'Assomption

Crabtree Laval

Danville Lavaltrie

Dorval Louiseville

Farnham Maskinongé

Mont-Joli

Montmagny

Pierrefonds

Pointe-Claire

Rosemère

Sainte-Adèle

Sainte-Anne-de-Bellevue

Saint-Joseph de St-Hyacinthe

Saint-Eustache

Saint-Lambert

Sept-Iles

Sorel

Trois-Rivières

Roxboro

Dollard des Ormeaux

Sainte-Geneviève

Saint-Raphaël de l'Ile Bizard

Beaconsfield

Baie d'Urfé

Kirkland

Lorraine

Bois-des-Filions

Senneville

Ville Lemoyne

Greenfield Park

Saint-Robert

Yamaska

Saint-Sulpice

Saint-Jérusalem

Saint-Antoine

de la Rivière-du-Loup

Jonquière, par.

Canton Shipton

Maple Grove

Notre-Dame de l'Ile Perrot

Notre-Dame-des-Prairies

Saint-Charles-Borromée

Saint-Paul, mun.

Sainte-Rosalie

Sainte-Anne/Sorel

Saint-Pierre/Sorel

Yamaska-Est

Trop souvent la démocratie au Québec a été une farce lugubre! La façon dont des politicailleurs ignorants et irrespectueux du peuple ont imposé la fluoration chimique et toxique des eaux à leurs électeurs est une preuve flagrante de cet avancé. C'est pourquoi nous recommandons à tous les citoyens qui vivent dans une municipalité dont l'eau est fluorée, de s'organiser en comités d'action visant à dénoncer énergiquement auprès de leur conseil municipal, de même qu'auprès du maire, la fluoration chimique des eaux. Nous les invitons à demander le bannissement de la fluoration chimique des eaux. Nous les incitons également à promouvoir la candidature de conseillers municipaux et de candidats à la mairie anti-fluorationnistes. Nous leur recommandons de se servir à fond du présent ouvrage pour téléphoner aux émissions de radio à ligne ouverte, pour écrire des lettres dans les chroniques offertes aux lecteurs dans de nombreux journaux, le tout visant à dénoncer énergiquement cette vaste fumisterie qu'est la fluoration des eaux.

Nous croyons nécessaire de demander également aux partis politiques qui oeuvrent au Québec de se prononcer catégoriquement dans leur programme contre toute forme de fluoration chimique des eaux. Nous demandons également aux citoyens des municipalités qui ont la chance de vivre dans des villes où l'eau n'est pas fluorée, de faire toutes les pressions légales possibles sur le représentant municipal pour qu'il refuse catégoriquement de fluorer l'eau de leur municipalité. Nous demandons à ces citoyens de s'organiser pour venir en aide aux citoyens dont l'eau est empoisonnée par le fluor chimique. Quant au Mouvement Naturiste Social, il n'aura de cesse qu'avec la disparition complète de la fluoration chimique des eaux et l'édification d'une société naturiste sociale respectueuse des lois de la nature!

 

L'OPINION D'HOMMES DE SCIENCE ÉCLAIRÉS

Voici maintenant une synthèse des principaux arguments des hommes de science contre la fluoration.

Contrairement à ce qu'on veut faire croire en milieu fluorationniste, très nombreux sont les scientistes qui doutent de la fluoration ou qui s'y opposent farouchement.

Mentionnons tout d'abord que le Conseil National des Recherches du Canada publiait le 15 février 1972 un rapport réclamant une enquête minutieuse sur les effets du fluor sur l'homme. Ce rapport laissait entendre que le fait d'ajouter du fluor à celui que l'on trouve naturellement dans l'environnement pourrait avoir des effets néfastes sur la santé.

Préparé par M. J. R. Marier, chimiste attaché à la section de l'environnement du Conseil et par M. Dyson Rose, attaché à la section de la culture des cellules de la division de biologie, ce rapport souligne que les enquêtes scientifiques sur les effets du fluor sur l'être humain ont été extrêmement limitées.

Interrogé par les journalistes, M. Marier a déclaré: "Je ne veux pas être alarmiste, mais je ne peux pas donner d'assurance en écartant la question sous prétexte que le fluor ne nous fera jamais de mal, précisément parce que j'en suis incertain."

L'opinion du Conseil des Recherches du Canada mérite certes qu'on y porte intérêt. Ce Conseil est un organisme prestigieux. Les hommes de science qui y travaillent sont payés, non pas par les gros industriels, mais par les taxes des contribuables. Leurs avis sont nécessairement moins intéressés et plus objectifs.

Les fluorures détruisent les cellules humaines. C'est ce qu'ont démontré les travaux des Drs Roger Berry, fellow en radiologie, et Wilfrid Trilwood, directeur des services pharmaceutiques aux United Hospitals d'Oxford. La presse britannique a fait grand état des expériences de ces scientistes rapportées dans le "British Medical Journal". Leur rapport, en date du 25 octobre 1963, atteste qu'après deux mois de recherches continues dans les meilleures conditions scientifiques, l'eau contenant 20 fois moins de fluorure de sodium que la dose généralement recommandée détruit les cellules humaines. Les Drs Berry et Trilwood font remarquer que leurs découvertes représentent probablement "la première indication de la toxicité du fluorure hautement dilué, pour les cellules humaines et animales, d'après des essais dans des conditions scientifiques."

Commentant ce rapport, le Dr Francis A. Arnold Jr., directeur de l'Institut National de Recherches Dentaires à Bethesda, au Maryland, a admis que ces découvertes constituaient une grande surprise.

En Australie, les gouvernements d'Australie-Ouest et de Queensland ont abandonné leur projet de loi sur la fluoration, en apprenant l'existence de ce rapport. Le 5 novembre 1963, la municipalité de Cambridge, Mass., votait l'abandon de la fluoration de ses eaux potables.

Le fluorure est un poison cumulatif. Le Dr Wallace Durbin de l'université de Californie a démontré que la quantité de fluorure absorbée, si petite soit-elle, n'est jamais éliminée complètement par le corps humain. Aussi, petit à petit, ce poison s'accumule dans l'organisme.

Le Dr Théorell, gagnant d'un Prix Nobel, a démontré que les fluorures provoquaient une détérioration des enzymes. C'est à partir de ses travaux que la Suède et le Danemark bannirent la fluoration.

En janvier 1969, le rapport Posen démontrait que l'usage de l'eau fluorée dans la ville d'Ottawa avait provoqué certaines maladies des os, des fractures spontanées, un affaiblissement des muscles, l'irritation des nerfs et des dérèglements métaboliques de divers genres chez les personnes dotées d'appareils de reins artificiels.

Une rapide amélioration s'est faite sentir chez ces personnes dès que l'eau fluorée a été remplacée par de l'eau pure. Les expériences de Taves de Rochester, quatre ans plus tôt, donnaient les mêmes conclusions.

L'eau fluorée stimule la croissance des tumeurs cancéreuses, comme l'ont démontré les travaux de la Société de Biologie et de Médecine Expérimentale en 1965.

Le cancer, transplanté dans des souris, accélère son développement lorsqu'on injecte à celles-ci d'infimes quantités de fluorures. C'est ce qu'a démontré l'expérience du Dr Alfred Taylor de l'université du Texas en 1966. De plus, en donnant de l'eau fluorée à 1 p.p.m. à des souris sujettes au cancer, la moyenne de leur vie devient 9% plus courte que celle des souris absorbant de l'eau pure. Ces découvertes furent confirmées par une deuxième série d'expériences portant sur 645 souris.

Il existe une corrélation entre le mongolisme et l'eau fluorée. Le Dr Rapaport de l'université du Wisconsin a démontré ce fait dans une étude réalisée en 1965. Une autre étude portant sur 5.5 millions de personnes fut rapportée dans le Bulletin de l'Académie Nationale de Médecine de France le 12 mai 1959. Cette étude démontre qu'il y a deux fois plus de cas de mongolisme là où les personnes boivent de l'eau fluorée, 71.59 par 100,000, alors que là où l'eau n'est pas fluorée le taux n'est que de

34.15.

La Société Internationale de Recherches sur la Nutrition et les Aliments Vitaux et les Maladies de la Civilisation, organisme qui compte des membres dans 76 pays, parmi lesquels figurent six gagnants du Prix Nobel, et qui est dirigé par un Conseil scientifique comprenant 400 membres de renom, entièrement indépendants de tout gouvernement, de toute industrie et de tout groupe ayant des intérêts financiers, a recommandé à tous les gouvernements de s'abstenir de fluorer l'eau potable.

Selon le président de cette Société, le professeur H. A. Schweigart, les méfaits du fluorure sont très nombreux et peu spécifiques. Ils peuvent se manifester par des maux de tête récurrents, une raideur et une douleur dans la partie inférieure de la colonne vertébrale, une fatigue excessive, des désordres stomacaux et intestinaux, une sécheresse de la gorge accompagnée d'une grande soif, des lésions superficielles des muqueuses, diverses modifications subies par la peau, une irritation de la vessie, une perte de mémoire et une diminution de l'acuité mentale, divers troubles de la vue causés par des changements dans la rétine, une détérioration des reins, des réactions allergiques diverses, ainsi évidemment que la fluorose dentaire, affection irrémédiable de l'émail des dents.

Le Dr H. K. Box, de l'université de Toronto, et le Dr G. C. Geiger, officier de la santé dentaire de l'État de la Floride, ont noté une augmentation marquée de l'indice de certaines maladies des gencives à la suite d'absorption d'infimes quantités de fluorure dans l'eau potable.

Dans son livre "Hello Test Animals", W. R. Cox, éleveur réputé de Chinchillas aux États-Unis, raconte comment ses animaux de $800.00 chacun mouraient d'un mal mystérieux. Il fit faire des centaines d'autopsies par un pathologiste médical sans que la cause des mortalités ait pu être établie. Finalement, après de longues et ardues recherches, on découvrit que le fluorure était responsable de ces mortalités!

Le Dr Robert Newton, D.Sc, Ph.D., ancien directeur de la division de biologie au Conseil National de Recherches du Canada et au Conseil de Recherches de la Province d'Alberta, de même que président de l'université d'Alberta, écrivait dans un livre intitulé "The Case Against Fluoridation": " . . . il est notoire que plusieurs des plus hautes autorités médicales et scientifiques condamnent la fluoration artificielle de l'eau. C'est d'autant plus significatif que ceux qui recommandent la fluoration n'ont pas fait d'études approfondies ou d'enquêtes personnelles sur la question, mais répètent tout simplement la propagande des promoteurs; tandis que ceux qui s'opposent à la fluoration sont arrivés à leurs conclusions seulement après étude et des recherches indépendantes, malgré les pressions populaires exercées par les vendeurs de fluorure."

Le Dr Marcel Chaput, N.D., Ph.D., biochimiste et co-auteur avec M. Tony LeSauteur de Dossier-Pollution soutient: "Le fluor est un poison, surtout le fluorure de sodium qui sera utilisé. Par ailleurs, ce poison est cumulatif et l'organisme n'arrive pas à l'éliminer. Je ne comprends pas l'attitude du gouvernement à insister à ce point. Je soupçonne qu'il y ait des intérêts financiers très puissants derrière cette décision. On sait que le fluorure de sodium est un déchet de la production de l'aluminium..."

 

L'OPINION D'UN GROUPE DE PROFESSEURS DE LAVAL

Un groupe de professeurs de l'université Laval, de Québec, faisait parvenir au ministre Castonguay une lettre datée du 20 juin 1972 dans laquelle ils laissaient savoir leurs raisons de s'opposer à la fluoration. Cette lettre était signée par 15 professeurs de cette université, spécialistes en biologie, sciences de l'alimentation, de la nutrition, chimie du fluor, bionique, physique et pollution. Nous reproduisons cette lettre ici:

M. Claude Castonguay, Ministre des Affaires Sociales.

Par la présente, nous vous supplions solennellement de retirer votre projet de loi obligeant les municipalités à fluorer leurs eaux potables.

La vérité scientifique, contrairement à ce qui se dit dans la formidable campagne publicitaire actuelle, c'est qu'on sait très peu de choses sur les effets du fluor et qu'il y a autant de sommités scientifiques qui sont pour qu'il y en a contre. Même les partisans les plus chauds de la fluoration admettent que les inconvénients (certains et admis de tous) d'une dose trop forte sont infiniment plus graves (fluorose, mort) que les inconvénients (hypothétiques et se ramenant à une question de caries) d'une dose trop faible. Or, où commence la "dose trop forte"? C'est précisément à cette question que la science n'a pas aujourd'hui de réponse satisfaisante, d'autant plus que l'effet des fluorures dans l'organisme humain est cumulatif, et donc que le danger de surdosage ne dépend pas seulement de la concentration des fluorures dans l'eau, mais aussi de la durée pendant laquelle on l'absorbe, c'est-à-dire de la quantité totale absorbée.

Une autre vérité scientifique indiscutée (même par les partisans du fluor) est que la carie n'est pas causée par une carence en fluor dans la diète. Le fluorure n'a aucune valeur nutritive détectable. Une autre vérité indiscutée est que la marge de sécurité dans la posologie est très faible : 2 p.p.m. (on veut nous gratifier de 1.2 p.p.m.) serait déjà une concentration toxique pouvant causer certaines maladies graves.

De plus, de très hauts fonctionnaires savent dans leur for intérieur (ils nous l'ont dit) que la question est, au fond, très difficile et pas du tout scientifiquement tranchée. Même les autorités scientifiques qui croient à un certain effet bénéfique du fluor sont contre la fluoration généralisée des eaux; car, il est important de distinguer: souhaiter qu'une partie de la population prenne des fluorures individuellement et librement cela est une chose; mais vouloir imposer même à ceux qui ne le veulent pas individuellement, l'usage des fluorures dans leur eau potable, cela c'est tout autre chose.

De plus, il n'est pas souhaitable que, pour atteindre les seuls enfants de, disons, zéro à 12 ans, qui justement boivent à cet âge surtout du lait et des jus, on oblige toute la population à prendre de force du fluor. Nous ne parlons même pas ici du fait que 99% de l'eau sert aux bains, lessives, vaisselles, toilettes, etc. ce qui constitue un gaspillage et une pollution inutile de toutes les eaux.

Si l'on veut absolument fluorer ou fluorurer nos enfants avec un bon dosage, qu'on distribue des comprimés de fluor dans les écoles (avec la permission des parents).

 

Enfin, le Conseil National de Recherches du Canada que nous respectons tout autant que d'autres associations ou compagnies moins désintéressées, vient de publier un rapport très prudent, très honnête et très scientifique à la fois. Il est nettement contre la fluoration généralisée des eaux potables.

Il est curieux qu'on nous parle de telle ou telle municipalité américaine qui a adopté la fluoration mais jamais des quelque 180 municipalités de ce même pays qui l'ont essayée e t . . . ensuite l'ont abandonnée!

Monsieur le ministre, la population dans sa grande majorité a confiance en vous; d'autre part, nous ne doutons pas de vos bonnes intentions; mais notre devoir est de vous avertir: personne n'a le droit de prendre des risques avec la santé de la population, qui, de plus, est ignorante des implications, quand elle n'est pas tout à fait hostile à cette mesure qui défie la sagesse.

Pour un groupe de professeurs de l'université Laval, M. Rizk

 

L'OPINION DE LA COUR SUPRÊME DU CANADA

Voici un article tiré du journal "Défi" du 7 juillet 1972.

"La municipalité de Forest Hill, faisant partie du Toronto Métropolitain, intenta une poursuite judiciaire contre ce dernier, pour avoir décrété la fluoration de l'eau de l'aqueduc.

"Ayant perdu sa cause en première instance, par jugement du juge MacKay, Forest Hill alla en appel devant la Cour d'appel de l'Ontario. Celle-ci donna raison à Forest Hill, renversa le jugement du juge MacKay et annula le règlement du Toronto Métropolitain qui avait décrété la fluoration.

"Toronto Métropolitain alla en Cour Suprême. La Cour Suprême renvoya son appel et maintint le jugement de la Cour d'appel de l'Ontario par cinq voix sur sept.

"La métropole prétendait que sa constitution lui donnait le droit d'imposer la fluoration de l'eau de l'aqueduc, puisque la section 41 de la charte spécifiait que le Conseil métropolitain avait le droit de passer les règlements voulus pour fournir continuellement et en abondance de l'eau pure et bienfaisante à ses habitants. "Quand on parle d'eau pure, cela est relatif. Dans la nature, la pureté chimique absolue de l'eau n'existe à peu près jamais. L'eau contient à peu près toujours des éléments minéraux. Et en certains endroits, l'eau trouvée naturellement dans le sol contient du fluor. "On peut donc ajouter du fluor à l'eau sans pour cela qu'elle cesse d'être pure. Et en décrétant la fluoration de l'eau potable, la Métropole agit conformément à sa charte qui lui donne le pouvoir de fournir de l'eau pure et bienfaisante à ses habitants. L'eau fluorée, en effet, passe pour être bienfaisante pour la santé des dents.

"Le Tribunal de la Cour Suprême du Canada était composé des juges Taschereau, Rand, Cartwright, Fauteux, Abbott, Kerwin et Locke.

"Trois d'entre eux, à savoir les juges Rand, Taschereau et Fauteux, ont répondu ce qui suit: une municipalité peut purifier l'eau qu'elle fournit à ses habitants, c'est-à-dire réduire la quantité de matières étrangères qui se trouvent dans l'eau, afin qu'elle ne soit pas dommageable.

Pourrait-on justifier des méthodes synthétiques pour fournir une eau dont la composition équivaut à la composition ordinaire ou normale de l'eau? Si on le fait dans le but d'obtenir une eau dont la composition est conforme à ce que le corps humain est habitué à recevoir en fait d'eau, cela pourrait peut-être se justifier, en autant qu'on a pour but de fournir une eau qui remplisse sa fonction ordinaire. Mais ce n'est pas pour promouvoir la fonction ordinaire qu'on veut y introduire du fluor. C'est dans un but médical.

"Le juge Cartwright appuie l'opinion des juges Rand et Fauteux, et y ajoute l'argument suivant: la fluoration de l'eau ne peut pas être regardée comme ayant pour but de fournir de l'eau pure et bienfaisante. Son but et son effet est de forcer les habitants, qu'ils le veuillent ou non, à absorber quotidiennement de petites quantités de fluor, afin de rendre un certain nombre moins sujets à la carie des dents. On se sert de l'approvisionnement d'eau comme d'un moyen pour ce but. Essentiellement, le règlement de la fluoration n'est pas une mesure d'approvisionnement d'eau; c'est une mesure coercitive de médication préventive. La charte de la Métropole de Toronto ne lui permet pas d'édicter de telles mesures de médication coercitive.

"Le juge Abbott a partagé l'avis des juges Rand, Taschereau, Fauteux et Cartwright, et l'appel du Toronto Métropolitain a été renvoyé.

"Ce jugement de la Cour Suprême a été rapporté dans la revue "Canada Law Reports", 1957, pp. 569 à 581."

 

L'OPINION D'UN ÉMINENT SAVANT FRANÇAIS

Les promoteurs de la fluoration taxent souvent les anti-fluorationnistes d'incompétence et d'ignorance. Voici ici un texte d'un éminent savant français, le professeur Raymond Lautie, D.Sc. On trouvera dans ce texte une argumentation scientifique de toute première valeur.

"Augmenter la dose fluorurée dans le sang par des eaux traitées par des médicaments, par des dentifrices, etc., et par des aliments hyperfluorurés sous l'action d'engrais chimiques, tels que des phosphates trop riches en fluorures, c'est courir le risque de déplacer des équilibres minéraux du sang, de l'appauvrir par insolubilisation du calcium, du cuivre et d'autres oligo-éléments, catalyseurs indispensables qu'il véhicule; de détruire dans les intestins, des ferments et une flore fondamentale dont dépend une digestion correcte, entre autres, de bienfaisantes phytases qui, au bout du compte, assurent l'assimilation de l'anion phosphorique et du cathion calcium des céréales et du pain complet, donc de provoquer à plus ou moins long terme, des décalcifications osseuses.

"L'excès fluoré sanguin ne peut que nuire aux échanges normaux entre le sang et les os. L'état électrique étant perturbé, la texture minérale du squelette évolue; l'anion fluor tend à éliminer l'anion phosphorique, de plus en plus profondément dans la masse, créant pour le moins, un effet de surface dangereux, des points fragiles d'amorce de rupture.

"Pour des raisons assez voisines, on doit redouter les méfaits fluorurés dans les structures de l'A.D.N., où entre en jeu l'acide phosphorique et dans les mécanismes musculaires de l'utilisation rentable du glucose pour libérer des énergies électrochimiques.

"Oui, notre organisme a besoin quotidiennement de fluorures, mais dans un état défini, en association ionique, mais en quantité faible et bien déterminée que nous ne connaissons pas encore, malgré de très nombreuses expériences de laboratoire et de très nombreuses recherches statistiques. Donc, la sagesse exige de ne pas hyperfluorurer l'organisme, tant que notre ignorance sur ce sujet reste fort grande; tant que nous manquons de recul pour juger sainement, sans passion, sans pression d'intérêts, des effets de fluorurations accidentelles, parce que toutes les données électrochimiques et physiologiques rassemblées à ce jour, nous mettent en alerte. D'après elles, il y a danger. Aussi, ayons la prudence de les écouter, pendant que nos chercheurs étudient impartialement ces difficiles et très complexes fluororéactions biologiques. Vouloir aller trop vite; vouloir négliger leurs avertissements, c'est courir à un nouveau désastre humain, d'une ampleur plus grande que les abus d'antibiotiques ou de conservateurs chimiques.

En tout cas, alertés de tout côté par le laboratoire, essayons de déceler autour de nous, si les méfaits de l'anion fluor se manifestent aussi et confirment sans ambiguïté, les conclusions alarmantes des biologistes impartiaux.

"Ce n'est pas d'aujourd'hui que les fluorures sont mis en cause. Il y a deux mille ans le poète latin Martial constatait que les Italiens du Sud ont des dents moins belles et moins solides que celles des Italiens du Nord. Or, le Dr Fiorentini, en 1947, a pu attribuer ces différences aux eaux qui, dans le premier cas, contiennent jusqu'à 2.1 mg de fluorure au litre. Dans les régions volcaniques où les fluorures abondent, Takamou découvre que les fonctions glycogéniques sont perturbées et les malformations fœtales plus nombreuses. Le professeur Velu vérifie que les ouvriers marocains travaillant aux mines de phosphates, donc riches en fluorure de calcium, présentent très vite de sérieuses anomalies dans la texture dentaire. Commak Smith et son époux rendent l'eau fluorée responsable des bigarrures des dents des Texans. Bartolucci décrit de graves déficiences osseuses parmi le bétail d'une ferme avoisinant une fabrique de superphosphates.

"Le Dr Waldbott, le plus sérieux, le plus acharné accusateur des fluorations, cite entre autres cas, celui d'un adolescent sujet à de violentes crises épileptiques. On élimine l'anion fluor de son eau de boisson. Aussitôt, il guérit. Weekers, en 1941, prouve que le fluorure de sodium altère peu à peu le métabolisme des hydrates de carbone, même simples. Le Dr Rapaport, en 1959, s'aperçoit que de petites quantités de fluorures, introduites artificiellement dans l'eau, causent une recrudescence de mongolisme.

Gordonoff et Minder observent une altération de la glande thyroïde chez des gens buvant tous les jours, une petite ration de fluorures.

"La liste est longue des méfaits plus ou moins graves, parfois mortels dont les fluorures en excès sont responsables sur la santé, conformément aux prévisions du laboratoire, et il serait vite fastidieux de l'étendre davantage.

"J'ai dit plus haut qu'à mon avis, l'anion fluor est nécessaire à toutes nos cellules; mais qu'il doit impérativement être absorbé à dose diluée. Dès qu'il est administré trop concentré; dès que son total quotidien s'avère élevé et que cette erreur est maintenue longtemps, de bienfaisant il devient toxique et vite dangereux.

 

"En 1963, le Dr Berry, d'Oxford, constatait un ralentissement de mitoses cellulaires dans des solutions de fluorures alcalins à 0.1 mg au litre. Mes propres recherches, depuis 1965, semblent confirmer en partie ses conclusions.

Actuellement, j'estime que la concentration maximale d'anion fluor d'une eau, d'un sérum, etc. ne doit pas trop dépasser le milligramme par litre, faute de quoi les mitoses cellulaires se ralentissent trop ou dégénèrent. Mon nombre est dix fois plus fort que celui de Berry et correspond sensiblement à la valeur maximale dans le sang humain.

Cette différence tient à ce que cet auteur a le tort d'expérimenter sur l'anion fluor seul qui, en pratique biologique n'existe pas, sauf associé à d'autres ions.

"Reprenant et étendant aux fluorures d'anciennes expériences de Jacques Loeb, sur mes élevages de grammarus pulex, sorte de crustacés amphipodes, voisins des grammarus simplex, ou "puces d'eau" de nos eaux courantes, mais qui, eux, vivent aussi bien dans les eaux marines que dans les eaux douces, j'ai constaté dans des solutions où la pression osmotique saline reste isotonique pour l'animal, que tous les fluorures solubles leur sont néfastes tant qu'ils sont seuls ou exclusivement associés au chlorure de sodium, ou de calcium ou de potassium ou des trois cations à la fois. Pour parvenir à une "colonisation" normale, par de nombreuses générations successives, il faut à la fois que la concentration des anions fluor reste inférieure à 0,005 g au litre et mieux à 0,002 g et qu'ils soient associés aux anions chlore, brome et iode d'une part et aux cations sodium, potassium, calcium, magnésium, cuivre, manganèse et aluminium, d'autre part. Si un des quatre premiers cations est supprimé, la colonie meurt plus ou moins rapidement. Si un des trois derniers est retiré, elle se développe moins bien.

"À mon avis, l'anion fluor n'est efficace et sans toxicité que s'il se trouve en équilibre avec d'autres ions, tout en restant au-dessous du milligramme par litre. Dans de telles associations minérales, il ne se comporte plus comme un anticatalyseur biologique. Selon moi, des fluoroses proviennent de ce que l'anion fluor paralyse ou stoppe des processus enzymatiques, bloque des vitamines, telles que, A et D ou inactive des oligo-éléments nécessaires aux chimismes cellulaires. Des fluoroses entraînent des fragilités osseuses, parce que la vitamine D est automatiquement rendue inerte par l'anion fluor; parce que le cation calcium sanguin est insolubilisé par lui. En définitive, il y a carence calcique, bien que la nourriture apporte largement du calcium; mais les divers catalyseurs minéraux et organiques qui permettent sa fixation, tout présents qu'ils soient, deviennent impuissants dans l'accomplissement de leur mission, par la présence excessive de l'anion fluor, non contre balancée par celle d'autres ions.

"Des fluoroses entraînent des faiblesses musculaires, des dégénérescences musculaires, parce que l'anion fluor dérègle l'oxydation complète du glucose. Il en résulte des acidités de plus en plus anormales, des accumulations de substances irritantes pour les fibres musculaires et nerveuses, d'où les tétanies. Un tel affaiblissement du rendement des processus énergétiques, une pareille production de corps toxiques, voire cancérigènes à la longue, est cause de lassitudes progressives, de toxémie et finalement de sénescence précoce.

"Introduire des fluorures dans les eaux est un nouveau droit que certains se donnent, pour des raisons diverses où trop souvent la santé d'autrui n'intervient guère. Introduire des fluorures sous le prétexte de juguler ou d'éviter des caries et des maladies osseuses, voilà une erreur supplémentaire de personnages officiels qui prennent l'organisme humain pour un trop simple appareil de laboratoire. À leur avis orgueilleux, c'est la Nature qui doit obéir à leurs théories d'un jour et non pas eux qui ont le devoir de s'appliquer scrupuleusement à la suivre! Si j'en crois mes observations, les aliments issus d'une terre normale et bien cultivée, les aliments bien apprêtés et bien digérés résolvent presque toujours le problème des fluorures. En pratique, la carence fluorée n'existe pas pour qui mange correctement des mets très variés, très simples, crus ou cuits convenablement. Quand cette carence se manifeste, il existe de très fortes probabilités pour qu'une faute alimentaire ait été commise, pour qu'une hygiène n'ait pas été respectée. Il peut suffire que l'on ne sache pas respirer ou que l'on subisse trop la sédentarité pour que des digestions incorrectes éliminent des fluorures apportés suffisamment par la nourriture. Du pain trop blanc, résultant de blés mal cultivés et de la farine trop blutée, peut provoquer des caries, à la fois par défaut de fluorures, par proliférations microbiennes anormales dans la bouche et par transit intestinal aberrant qui provoque la perte d'oligo-éléments indispensables à la fixation du calcium dentaire ou au développement de l'émail.

"Certes, il existe des terres trop fluorurées, des eaux trop fluorurées qui conduisent aux hyperfluoroses. On doit éviter de cultiver les premières et de consommer les secondes. Cependant, dans les cas les plus fréquents, la carence fluorurée ne se pose pas pour qui se nourrit bien.

En conséquence, la dangereuse et coûteuse fluoration artificielle n'est jamais recommandable et ne résout pas la carence fluorée parce qu'elle ne s'attaque vraiment pas au vrai problème.

"Quand un organisme trop délabré par des erreurs alimentaires étalées sur des années, souffre de fluorose, malgré un apport suffisant de cet halogène, il faut le mettre au plus tôt au régime et parfois au jeûne hydrique.

Il faut le rééduquer. En attendant que la nouvelle diète l'épure et le dynamise, il se trouvera bien de consommer chaque jour pendant quelques semaines, un peu de sérum de Quinton où l'anion fluor apparaît comme transformé, équilibré et activé par la présence de tous les ions de l'eau de mer.

"L'anion fluor, indispensable à la Vie, devient nocif dès qu'il est en excès et dès qu'il n'est pas en harmonie avec un complexe ionique qui lui donne comme de nouvelles propriétés biochimiques.

"Le plus souvent, caries et anomalies osseuses ne proviennent pas d'une carence fluorée, mais de fautes alimentaires et hygiéniques, où l'anion fluor peut n'être pour rien. On les évite ou on les guérit, très simplement, en instaurant un régime naturel, sobre, équilibré, aux nourritures saines et très variées.

"Additionner les eaux potables d'anions fluor ne prévient pas ces maux, mais risque tôt ou tard de provoquer des intoxications supplémentaires, des maladies de dégénérescence peut-être héréditaires.

"La fluoration est donc une menace imminente, grave et coûteuse, contre laquelle nous devons nous élever, ne serait-ce qu'au nom du droit de boire des eaux potables naturelles et de protéger soi-même sa santé."

 

L'OPINION DU MAIRE DE MONTRÉAL, ME JEAN DRAPEAU

Le maire de Montréal, Me Jean Drapeau a maintes fois exposé son opinion sur la fluoration. Essentiellement, son argumentation repose sur la liberté du citoyen de choisir lui-même les soins de santé qu'il désire. On ne peut pas imposer à tous la fluoration sans violer les droits de l'individu.

Voici un texte du maire Jean Drapeau où sont exposées des idées d'une grande justesse.

"La question de la fluoration de l'eau à Montréal revient de temps à autre d'actualité. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de faire connaître ma pensée sur ce sujet. Il y a lieu d'y revenir, semble-t-il, de préciser une fois de plus

mon attitude et éviter tout malentendu.

"Tout d'abord il importe de redire que personnellement je n'ai jamais contesté la valeur des motifs d'ordre médical mis de l'avant par les sociétés et institutions d'hygiène publique ou de santé en faveur de la fluoration de l'eau. Je n'ai pas la compétence souhaitable pour trancher le débat sur le mérite même de la question médicale. Je voudrais bien que l'on tienne compte de cette position très nette et qu'on n'insinue pas que je veuille me substituer à ceux qui "connaissent ça".

"La vraie question qui se pose à moi comme administrateur public n'est pas "pour ou contre la fluoration", ce n'est pas de décider si la fluoration de l'eau est un bien ou un mal. Prenant pour acquis que c'est un bien, un avantage pour les citoyens auxquels elle s'applique, la question fondamentale d'ordre général pour moi, à titre d'administrateur public, c'est de savoir si j'ai le droit d'imposer un bien ou un avantage à la personne physique d'un individu sans son consentement, voire même contre sa volonté.

"Je dis bien à la personne physique de l'être humain.

Il serait stupide de nier l'existence d'un très grand nombre de limitations à la liberté individuelle. Accepter de vivre en société, c'est en effet accepter un certain nombre de contraintes dont les conséquences dans l'ensemble tendent à faciliter le bonheur de l'homme, en échange de son consentement à renoncer à l'exercice de certaines formes de la liberté.

"La limitation imposée dans certains cas à la liberté d'un individu est une conséquence de la vie collective. Si un être humain vit seul dans la forêt ou sur une île déserte, il jouit théoriquement de la liberté individuelle la plus totale, pour le mieux ou pour le pire, il est absolument libre de vivre comme il l'entend, sans aucune réglementation ou restriction imposée par la volonté d'un autre ou d'une majorité des autres.

"C'est parce que l'homme s'est laissé fort justement séduire par les avantages de la vie en société qu'il a accepté une réglementation de l'exercice de certains droits et privilèges qui commandent des limitations à la liberté individuelle.

"Telles limitations ont été admises graduellement, lentement. Il en est même qui sont encore repoussées victorieusement. Quelles qu'elles soient, il y a lieu de reconnaître plusieurs variétés de limitations à la liberté.

Elles sont fondamentalement de deux ordres.  

Il y a celles qui portent sur l'exercice de certains privilèges, même de certains droits propres à chacun quant à l'organisation de la vie collective. Puis il y a les limitations à la liberté humaine, c'est-à-dire celles qui sont de nature à affecter directement la personne physique (le corps), ou la personne morale (l'esprit), de l'être humain.

"Réglementer la circulation sur terre, sur eau ou dans l'air constitue un exemple courant parmi bien d'autres de limitation acceptée comme nécessaire à l'organisation de la vie collective contemporaine.

"Quant aux limitations à la liberté humaine qui sont de nature à affecter la personne physique, elles sont aussi de deux ordres principaux. Celles dont le refus constitue une menace de danger plus ou moins grave pour les autres, et celles dont le refus prive d'un avantage.

"Des exemples illustreraient mieux ces catégories.

Une personne atteinte d'une maladie contagieuse constitue une menace de danger grave pour les autres: dans ce cas "les autres" peuvent isoler le malade et le soigner contre son gré. Le malade contagieux ne peut prétendre à la liberté de causer une épidémie aux conséquences fatales. Si la maladie n'est pas contagieuse personne ne peut imposer au malade de se faire soigner.

"La prévention de la maladie contagieuse à l'aide de la vaccination ou de la pasteurisation constitue aussi un moyen de combattre un danger qui menace directement "les autres": — quand des visiteurs arrivent d'autres continents au Canada, ils doivent faire preuve de leur immunisation contre certaines maladies. La contrainte imposée à la personne physique du visiteur, ou du Canadien qui rentre au pays, n'est pas ordonnée dans le but de procurer un avantage au vacciné, mais de l'empêcher de menacer "les autres" de devenir ses victimes directes.

"Pour en arriver à justifier l'atteinte à la personne physique d'un être humain, pour pouvoir disposer de sa personne au point de le forcer à boire ou à manger une substance qu'il refuse d'absorber, ou de le soumettre malgré lui à un traitement, à une opération, à une injection, il faut une situation réellement grave pour les autres. La gravité de la situation dans laquelle une personne se trouve elle-même importe peu. Elle a le droit de refuser. On ne peut lui procurer aucun avantage sans son consentement ou le consentement de quelqu'un, autorisé ou présumé autorisé, à consentir pour elle.

L'interdiction et l'internement pour alcoolisme, prodigalité ou maladie mentale, font l'objet de dispositions très précises dans nos lois. Et les tribunaux sont sévères dans l'examen de chaque requête tendant à priver la personne physique de sa liberté.

"De plus, pas un médecin n'osera pratiquer un traitement auquel son patient s'objecte. Pas un dentiste n'arrachera une dent à un patient contre son gré, quel que soit le bienfait qui en résulterait.

"Même en cas de mort prochaine, une transfusion de sang qui seule pourrait sauver sa vie ne peut se faire contre la volonté du malade ou de ceux que la loi autorise à consentir pour lui.

"Même par référendum, une majorité écrasante en faveur de la généralisation des transfusions de sang ne suffirait dans l'état actuel de la philosophie des droits de l'homme à donner le droit à la majorité d'imposer une transfusion de sang à ceux qui la refusent.

"C'est encore le droit strict de chacun de s'opposer à toute mesure qui affecte sa personne même. Un consentement collectif majoritaire, même bien fondé, ne peut suppléer au consentement individuel quand il s'agit de mesure affectant la personne physique.

 

"La fluoration de l'eau, disent des médecins, dans le jugement desquels j'ai foi, apportera un grand bienfait à ceux qui feront usage de cette eau. Admettons-le. Il s'agit d'un bienfait individuel que chacun est libre et a le droit formel de souhaiter ou de rejeter. Car s'il est vrai que celui qui refuse de boire de l'eau fluorée s'expose ou expose ses enfants à des troubles dentaires, ceux-ci ne sont pas contagieux et ne menacent pas directement les autres citoyens. Ils les privent peut-être d'un avantage, mais ils ne sont pas la cause d'un mal, d'un danger grave.

"Les avantages ou les bienfaits recherchés par les tenants de la fluoration peuvent être obtenus par d'autres moyens s'ils y tiennent vraiment. La fluoration générale de l'eau n'est qu'un moyen parmi d'autres. Un excellent moyen, mais un moyen. Cette situation me paraît très loin de justifier l'imposition d'une mesure que certains citoyens ont tort, si l'on veut, de rejeter, mais qu'ils ont le droit de rejeter. Le droit à l'intégrité de la personne physique humaine n'est sûrement pas le fait d'une somme, même majoritaire, de désirs ou de souhaits. Il ne doit pas non plus disparaître sous le poids d'une addition mathématique de désirs ou de souhaits.

"D'aucuns invoquent les moyens de purification de l'eau comme précédent. Les distinctions développées ci-haut auront permis de saisir la différence réelle entre les moyens utilisés pour tuer les éléments dangereux qui se trouvent dans l'eau et la rendre propre à la consommation, et tous les autres moyens suggérés ou qui pourraient l'être dans l'avenir et tentant à médicamenter l'eau à l'avantage des usagers.

"Toute l'histoire, et plus encore l'histoire des cinquante dernières années continue d'être l'histoire de la libération et de la protection de la personne physique de l'être humain, et tout autant de son esprit: lutte contre l'esclavage, contre l'emprisonnement pour dette, contre les châtiments corporels, contre la peine de mort, la tendance vers la suppression de toute censure dans le domaine de l'esprit, sont autant de manifestations de l'affirmation de la liberté de chaque personne humaine. Il me paraît bien contradictoire, au moment même où la liberté humaine et le droit de chacun à l'intégrité de sa personne physique et morale sont le plus et le mieux réclamés et défendus, que l'on s'étonne que je veuille respecter le caractère absolu de ce droit humain.

"J'ajoute que si les objections à la fluoration doivent être ignorées et une réglementation adoptée, il serait beaucoup plus simple et beaucoup plus probant et efficace de la rendre obligatoire par une loi d'application générale dans toutes les municipalités. J'ai bien la conviction qu'aucune Assemblée Nationale du Québec n'oserait adopter une telle loi, même si elle a pleine juridiction pour agir. Qui pourrait l'en blâmer? Sûrement pas ceux qui placent la personne humaine individuelle au-dessus des conventions d'ordre social, si louable qu'en soit leur inspiration.

"Quant à l'avis du Service de Santé de la Ville de Montréal, il s'ajoute au témoignage d'autres sources, mais il ne demande pas son adoption sur le plan législatif, car il ne peut créer ni supprimer un droit naturel. Les services municipaux fournissent les avis requis sur le mérite des questions. Leur compétence n'est pas mise en doute dans ce cas, pas plus que dans d'autres cas qui se présentent régulièrement. Il est bien évident qu'aucun gouvernement ne peut donner suite à chacune des recommandations qui leur sont faites par chacun de ses services spécialisés.

"De telles législations, qu'il s'agisse de mesure d'urbanisme, de santé, de police, de prévention d'incendie ou autres, doivent s'insérer dans l'ensemble des droits fondamentaux du citoyen. Tous les gouvernements sont dans la même obligation: rejeter parfois des mesures suggérées et souhaitables, mais dont l'adoption, heureuse par certains côtés, constituerait un mal par certains autres qui ne sont pas de la juridiction ou du domaine des spécialistes qui les recommandent.

"En conséquence, il importe que les associations et les personnes intéressées à obtenir la fluoration continuent de faire l'éducation du public, ou obtiennent l'adoption d'une législation d'ordre général. Je n'ai personnellement, je le répète, aucune objection. Il ne s'agit pas de mener une lutte contre ce procédé si la question fondamentale se règle à savoir le droit d'imposer une mesure qui affecte la personne physique de l'être humain. Si les gouvernements, qui ont une juridiction indiscutable en matière de santé publique, ont jugé à propos de ne pas imposer la fluoration de l'eau par une loi d'ordre général, il y a lieu de conclure qu'ils préfèrent n'avoir pas à trancher eux-mêmes la question de droit qui se pose. Et il y a encore une immense majorité d'administrations municipales à travers le Canada qui continuent d'attacher de l'importance au respect de ce droit naturel."

 

Ce texte du maire Jean Drapeau a été écrit en juillet 1969.

Depuis ce temps, Me Drapeau a rectifié sa position quant au mérite même de la fluoration. Le 19 juillet dernier, alors que les dirigeants du Mouvement Naturiste Social étaient reçus dans les bureaux de la Mairie, Me Drapeau a souligné pour la première fois son opposition à la fluoration quant au mérite même de la question. Me Drapeau a alors fait remarquer que le Conseil de Recherches du Canada, formé d'hommes de science sérieux, a présenté une étude fouillée sur la fluoration, étude qui conclut à une extrême prudence en cette matière considérant que les effets du fluor sur le corps sont encore peu connus. Toujours à l'occasion de cette visite des Naturistes Sociaux à l'Hôtel de Ville de Montréal, qui présentaient au Maire leur mémoire contre la fluoration, Me Jean Drapeau a déclaré aux journalistes qu'après s'être très sérieusement documenté sur la question de la fluoration, Il en était arrivé à la conclusion que cette mesure était loin d'être sans danger.

 

L'OPINION D'UN MÉDECIN, LE DR K.A. BAIRD

"La revue "Canadian Doctor" de juillet 1969 publiait un article fort intéressant du docteur K. A. Baird. Cet article signé d'un médecin éminent démontre bien que la profession médicale est loin d'être unanime sur la question de la fluoration. Voici cet article:

"Plusieurs croyaient la thalidomide sans danger. Les faits ont prouvé le contraire.

"Avant de laisser votre médecin devenir un instrument de propagande à l'appui des projets de fluoration de l'eau potable présentés comme étant sans risques, il serait bon que vous puissiez répondre affirmativement aux questions suivantes:

"Ai-je lu un seul article scientifique au sujet des aspects médicaux de la fluoration? Les promoteurs de ce mode obligatoire de traitement des masses sont-ils munis de tous les faits qu'ils devraient connaître? Ont-ils fait une recherche sérieuse sur la possibilité d'effets nuisibles de la fluoration?

"À ces deux dernières questions, d'éminents savants, biochimistes, enzymologistes, docteurs en médecine et dentistes répondent NON. Ils ont des preuves qu'il n'est pas recommandable de traiter au fluorure l'eau potable destinée au public. Environ 200 spécialistes de Londres ont formulé leur opinion dans une lettre officielle qu'ils signèrent en 1966. Un des alinéas se lit comme suit: "Notre opinion est la suivante. La recherche dans ce domaine a fourni des résultats publiés qui montrent clairement les effets toxiques des fluorures, même en très petite quantité. La fluoration de l'eau potable peut donc être nocive et même dangereuse pour plusieurs personnes, surtout si l'on envisage les effets à longue échéance dont on n'a pas suffisamment étudié la nature. Il est donc mal de forcer une population entière à consommer une eau traitée artificiellement au fluorure".

"Ces mêmes savants proposaient qu'en cas de besoin, et les médecins devraient alors le prescrire, les enfants pouvaient être traités individuellement au fluorure.

D'autres secteurs de la société se sont exprimés de la même manière sur le sujet. Par exemple, la Société Internationale de Recherche sur la Nutrition et les Aliments Vitaux et les maladies de la Civilisation, qui compte des membres dans 76 pays, parmi lesquels membres figurent six gagnants du Prix Nobel, qui est dirigée par un conseil scientifique comprenant 400 membres de renom, et qui est entièrement indépendante de tout gouvernement, de toute industrie et de tout groupe ayant des intérêts de gain dans ce domaine. Cette société, à deux reprises, en 1967 et en 1968, a voté en faveur d'une résolution No 39 où elle demandait à tous les gouvernements "de s'abstenir de la fluoration de l'eau potable, ce qui constitue un traitement médical, aussi longtemps que n'auront pas été étudiés de façon satisfaisante les aspects scientifiques de ce problème".

Des centaines de rapports scientifiques montrent que les fluorures sont des poisons à l'effet sélectif et cumulatif.

Nous en tirons les quelques notes qui suivent.

"Huit fabricants de produits pharmaceutiques qui mettent sur le marché des comprimés contenant un milligramme de fluorure indiquent sur leurs contenants que ce fluorure peut affecter la peau, l'estomac, les intestins et les nerfs sous forme de mal de tête, vomissement, eczéma, dermatite atopique, urticaire et retard dans la croissance des dents. Le bureau fédéral américain de l'Administration des Produits alimentaires et pharmaceutiques (F.D.A.) ne permet la vente de ces comprimés que s'ils sont prescrits. Au cours de 14 années de surveillance de l'usage de ces produits, les faits ont révélé que dans 1 pour cent des cas étudiés, les usagers avaient souffert de l'un ou de plusieurs des maux contre lesquels on les avait mis en garde. (Rapport de Feltman et Kosel).

"Le docteur Theorell, gagnant d'un prix Nobel, a réussi à lui seul à persuader la Diète Impériale de Suède qu'elle devait déclarer la fluoration illégale: il s'était contenté de décrire la détérioration des enzymes causée par les fluorures. En 1964 le Danemark rendit illégale la fluoration artificielle et défendait la vente d'aliments, de boissons ou de produits de beauté contenant des fluorures. "Selon le rapport Rapaport, le nombre de naissances mongoloïdes serait plus élevé dans les communautés humaines où l'eau contient du fluorure; ce fait a été corroboré chez des travailleurs français.

"Le cancer transplanté dans des souris accélère son développement lorsqu'on injecte à celles-ci d'infimes quantités de fluorure. (cf. l'expérience Taylor, 1966).

"Il existe un film fait de prises de vues à intervalles réguliers qui montre la détérioration des cellules humaines causée par la présence du fluorure dans la proportion de 1 partie à 20 millions.

"L'usage de l'eau "fluorée" de la ville d'Ottawa dans les appareils de reins artificiels a eu comme résultats certaines maladies des os, des fractures spontanées, un affaiblissement des muscles, l'irritation des nerfs et des dérangements métaboliques de divers genres (rapport Posen, janvier 1969). Une rapide amélioration se faisant sentir dès que l'eau "fluorée" était remplacée par de l'eau pure. Les expériences de Taves de Rochester en 1965 donnaient les mêmes conclusions, qui illustraient le phénomène des effets cumulatifs du fluorure.

"Douglas, Shea et autres spécialistes ont démontré au cours d'essais cliniques que l'eau "fluorée" et les pâtes dentifrices au fluorure causaient des ulcères de la bouche.

"Shea, Gillespie, Waldbott, Frada, Mentesana et autres ont attribué à la consommation de fluorure la présence du sang dans les selles, certaines hémorragies gastriques, des gastrites et des spasmes intestinaux.

"D'autres enquêtes ont permis d'établir ce qui suit.

Des personnes atteintes gravement de fluorose peuvent sécréter une urine à très faible teneur en fluorure; car les fluorures s'accumulent dans les os et les tissus mous. Si les fumées et émanations d'usines contiennent du fluorure dans une proportion de 40 à 1,000,000,000 les humains qui vivent à proximité de ces usines peuvent en quelques mois seulement subir les effets nocifs de ce fluorure.

"Les gaz "fluorés" peuvent pénétrer dans le feuillage de toute plante vivante et s'accumuler jusqu'à une proportion de 1,000 sur 1,000,000. Toute vie végétale ou animale à proximité d'usines d'aluminium et de phosphates est plus ou moins affectée par la fluoration de l'air.

"Des surintendants d'aqueduc ont rapporté que la fluoration cause une accélération de la corrosion dans les conduits et les réservoirs d'eau chaude. Ils soulignent un autre phénomène: à savoir la distribution inégale du fluorure dans le système d'aqueduc d'une même ville.

L'habitant d'une ville "fluorée" absorbe en moyenne de 2 à 5 milligrammes de fluorure par jour (rapport Rose et Marier d'Ottawa). Les diabétiques et les travailleurs en absorbent davantage.

"Aussi l'eau fluorée peut causer une soif excessive qui fait boire encore plus de la même eau. Or, les spécialistes jugent que l'absorption de deux milligrammes de fluorure est déjà toxique.

"Les associations médicales-dentaires n'ont pas entrepris de recherches sur les effets du fluorure sur le corps humain. C'est du moins ce qu'a déclaré un porte-parole de l'Association Médicale Américaine. Le professeur H. A. Schweigart, président de la Société Internationale de

Recherche sur la Nutrition et les Aliments Vitaux et les Maladies de la Civilisation, a bien résumé la question dans un article publié en avril 1969:

"S'il est facile de constater les progrès d'une fluorose, il est très difficile de faire le diagnostic précis des méfaits du fluorure dans l'organisme parce que leurs formes sont trop peu spécifiques, comme par exemple: les maux de tête récurrents, la raideur et la douleur dans la partie inférieure de la colonne vertébrale, la fatigue excessive, les désordres stomacaux et intestinaux, la sécheresse de la gorge accompagnée d'une grande soif, les lésions superficielles des muqueuses, les diverses modifications subies par la peau, l'irritation de la vessie, la perte de la mémoire et la diminution de l'acuité mentale, les divers troubles de la vue causés par des changements dans la rétine, la détérioration des reins, les réactions allergiques les plus diverses, la fluorose dentaire qui affecte irrémédiablement l'émail des dents.

"Ces malaises et maladies sans caractère spécifique sont d'autant plus dangereux qu'ils portent atteinte de façon permanente à la capacité de résistance de l'organisme dont l'activité diastasique ne peut être troublée impunément. Bien qu'il y ait de solides preuves des mauvais effets permanents du fluorure même en quantité minime sur le système vital de l'organisme, et que les effets à long terme en soient à peu près inconnus, de nombreux médecins et dentistes appartenant à des groupements fort répandus y compris même des organisations responsables des sciences qui touchent l'alimentation humaine — demandent autant maintenant que par le passé la fluoration de l'eau potable.

Nous trouvons cela bien imprudent."

 

L'OPINION DE QUELQUES ORGANISMES PRESTIGIEUX

Un certain nombre d'organismes indépendants se sont prononcés contre la fluoration. Ces organismes ont fait connaître officiellement leur point de vue. Voici d'abord l'opinion de la Fédération des Femmes du Québec, qui groupe 16 associations regroupant 238,000 personnes.

Dans une lettre adressée au ministre des Affaires sociales, M. Claude Castonguay, la présidente de la Fédération déclare ce qui suit:

"Alors que votre ministère prépare un projet de loi visant à répandre le plus passible la fluoration de l'eau potable au Québec, nous nous permettons de vous rappeler que cette mesure est encore controversée dans la littérature scientifique et médicale. Soucieuses du bien public, nous croyons qu'il serait imprudent de prendre une décision à ce sujet avant que des études expérimentales plus concluantes viennent trancher la question.

"Vu que votre ministère possède sûrement beaucoup de données favorisant la fluoration de l'eau, nous résumons ici les principaux arguments scientifiques militant contre la généralisation immédiate de l'eau artificiellement fluorée.

"La toxicité des fluorures serait reliée au degré de malnutrition (1-5) (voir la bibliographie ci-jointe, pages 4 et 5) et à l'état de santé (6-13) des individus. Or, selon certains résultats, il existerait des carences alimentaires sérieuses au Québec (14-16). Il se pourrait donc qu'une augmentation de la consommation de fluorures comporte des risques assez graves.

"Les scientifiques ne sont pas d'accord sur la dose maximum qui réduirait la carie dentaire le plus possible sans danger. Il faut considérer non seulement les quantités présentes dans l'eau potable, mais, aussi, celles qu'on trouve dans les autres breuvages, dans les aliments et, souvent, dans les comprimés de vitamines, sans oublier le contenu en fluorures de l'air que nous respirons et celui des tranquillisants.

"Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), (17), une dose quotidienne de fluorures supérieure à 2 mg risque d'être toxique. Or des études récentes (18-21) démontrent que, quand l'eau potable est fluorée à une partie par million (1 p.p.m.), la consommation moyenne est de 2 à 5 mg par personne et par jour. Même là où l'eau n'est pas fluorée, la consommation moyenne dans les aliments, à l'exclusion des breuvages, est déjà de 0.2 à 0.7 mg par jour. Elle s'élève à 1 ou 2 mg quand l'eau est

fluorée à 1 p.p.m. Si l'on ajoute à ces données, les quantités de fluorures contenues dans les breuvages (22) et autres sources de fluorures, on arrive facilement à dépasser largement la dose recommandable. Dans ces conditions, il nous semble dangereux d'ajouter du fluorure de sodium à l'eau que nous buvons. Notons en passant, que le thé, la bière et les eaux gazeuses contiennent souvent des quantités appréciables de fluorures, surtout s'ils sont préparés dans des localités où l'eau est fluorée à 1 p.p.m. ou plus.

"Sutton (23) a trouvé que chez les enfants le taux de progression de la carie dentaire est le même avec ou sans fluoration, sauf que le point de départ est retardé de deux à trois ans quand l'eau est fluorée. Cette observation est corroborée par plusieurs chercheurs (24-26).

"Plusieurs mises au point énumérées par Burgstahler (27) ont démontré la nocivité de l'eau potable fluorée, même aux concentrations recommandées (7-11, 28-29).

Aussi, les variations individuelles sont grandes. Par exemple, certaines personnes boivent beaucoup plus d'eau que la moyenne ou, encore, une concentration donnée de fluorures dans les tissus peut être dommageable pour certains, même si elle ne l'est pas pour la majorité.

"Taylor et Taylor (30) ont aussi trouvé que l'ingestion d'eau potable fluorée dans les proportions jugées recommandables pour la consommation humaine, soit 1 p.p.m. produit une accélération de la croissance de tissus cancéreux transplantés, chez les souris.

"Il est clair que ces études mériteraient d'être contrôlées et poursuivies, car il est possible que l'augmentation de la consommation individuelle de fluorures soit préjudiciable à une partie importante de la population. Il est, d'ailleurs, intéressant de noter que plusieurs pays, dont le Danemark, l'Espagne, la France, l'Italie, la Suède et l'Union Soviétique refusent de fluorer leur eau potable, tandis qu'aux États-Unis un bon nombre de villes et plusieurs États ont cessé de le faire.

"Nous vous prions donc de retarder le projet de loi concernant la fluoration de l'eau potable jusqu'au moment où il aura été démontré que cette mesure est sans danger.

"Il nous ferait plaisir de vous rencontrer afin de discuter de cette question si tel était votre désir.

"Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l'expression de nos sentiments respectueux."

Yvette Rousseau, Présidente.

 

La revue "La Consommatrice" de juillet-août 1972 publiait un article intitulé "Non, à la fluoration de l'eau".

Signé par Georgette Grenier, directrice générale de la revue, cet article est particulièrement intéressant:

"Parmi leurs exigences voici un extrait touchant l'eau potable: Lutte contre l'incorporation d'additifs nocifs et douteux à l'eau potable. Réduction de la javellisation de l'eau à un minimum nécessaire. Renoncement à une fluoration générale de l'eau en faveur d'une prophylaxie individuelle au fluor.

"La fluoration est un sujet de controverse à l'heure actuelle, non seulement au Québec mais à l'échelle mondiale.

"On est pour ou on est contre. Je pense qu'il serait sage de se poser des questions et d'aller au fond du problème de l'eau potable.

"Actuellement on veut fluorer l'eau dans le but de combattre la carie. Ne vaudrait-il pas mieux combattre les causes de la carie?

"L'une des causes de la carie est la trop grande consommation de sucre blanc. Le manque de calcium est aussi une cause. Faudrait-il mettre du calcium dans l'eau?

"Les statistiques nous disent que la consommation annuelle moyenne de sucre raffiné par personne équivaut à son poids. Plus de 100 lbs. de sucre par année, par personne. Dans le sucre blanc, il ne reste aucun sel minéral après sa fabrication, c'est un produit chimique pur de formule C12H22O11.

"Dans les usines de filtration on met de l'aluminium à la poche dans le but de donner une meilleure transparence à l'eau. L'empoisonnement par l'aluminium est-il moins grave que l'empoisonnement par le fluor? Quels sont les effets de l'aluminium sur le cœur ?

"Dans l'eau potable, on met aussi du sodium, et ce, pour empêcher "les tuyaux de rouiller"... Quels sont les effets du sodium sur le corps humain?

"On ajoute aussi "à la poche" du polyélectrolyte lequel est un aide-coagulant.

"N'est-ce pas le temps pour nous de nous poser des questions sur tous les produits chimiques ajoutés à l'eau potable et d'empêcher nos gouvernements d'ajouter un autre produit chimique: le fluor.

"Moins de 1 % de l'eau est utilisée pour la consommation.

Plus de 99% de l'eau est utilisée pour laver le linge, la vaisselle, les autos, éteindre les incendies, etc.

"On dit que l'eau fluorée serait dommageable aux jeunes enfants, aux vieillards et aux malades? Où ces personnes prendront-elles leur eau lorsque l'eau du robinet sera fluorée?

"Quel pourcentage de la population ont des prothèses dentaires?

"Si on prouve, hors de tout doute, que le fluor combat la carie, qu'on le fournisse gratuitement dans les pharmacies à ceux qui le désirent et on protégera ainsi les Droits de l'homme.

"Nous demandons donc à tous nos membres, à tous nos abonnés et à tous ceux qui lisent cet article:

1— de visiter leur usine de filtration au cours de l'été et de se renseigner sur le nombre et la quantité de produits chimiques ajoutés à l'eau potable. 2— de monter une documentation au sein de chaque Club local de

Consommatrices concernant les conséquences de la fluoration de l'eau et autres additifs dans l'eau potable.

3— faire pression auprès de leur municipalité, de leur député et du gouvernement afin qu'il n'y ait pas de décisions hâtives.

 

"De notre côté, nous allons continuer notre enquête sur le sujet afin d'éviter que nous soyons obligés, un jour, de payer notre eau potable au gallon comme cela se pratique actuellement par plus d'un million d'Américains qui achètent de l'eau de source "non polluée" à $1.00 le gallon parce que l'eau du robinet n'est plus buvable."

La ligne anti-pollution STOP s'est aussi penchée sur la question de la fluoration. Dans un rapport rédigé par M.D. Helmeste, J. Birnie et C. Farkas, on apprend que la fluoration de l'eau est inutile puisque la dose minimale recommandée de fluor pour la protection dentaire est déjà absorbée quotidiennement par tout le monde dans l'alimentation. Pourquoi fluorer l'eau alors que nos aliments nous fournissent tout le fluor nécessaire, sans compter que ce fluor est de provenance naturelle et non pas un déchet toxique de certaines industries?

 

CONCLUSION

Que reste-t-il à conclure devant l'ensemble des faits et opinions exposés dans ce dossier? En ce qui nous concerne, les points suivants nous paraissent devoir être soulignés:

1— Nous demandons à tous les citoyens de lutter par tous les moyens possibles contre la fluoration chimique des eaux. Ecrivez au Ministre des Affaires sociales du Québec, de même qu'au Conseil municipal de votre ville pour leur laisser savoir votre opposition à la fluoration.

2— Nous faisons appel au sens moral des dirigeants municipaux, des conseillers, des échevins et des maires.

Nous demandons aussi au Ministre des Affaires sociales de même qu'à tous les députés de respecter la liberté des individus.

3— Nous demandons au Gouvernement du Québec de ne pas, d'aucune façon, favoriser la fluoration étant donné les dangers qu'elle représente. Un Gouvernement ne doit pas s'aventurer dans des sentiers douteux. Il doit éviter tout particulièrement toute mesure qui risque de mettre la

santé publique en danger.

4— Nous demandons au Gouvernement de s'occuper plutôt de problèmes beaucoup plus importants et beaucoup plus prioritaires comme l'éducation de la nation québécoise concernant l'alimentation, des législations visant à empêcher les véritables poisons physiologiques que sont les eaux gazeuses, les colas, les chocolats, les sucreries, le sucre blanc, d'être consommés en grande quantité par la population. Ce sont surtout ces poisons alimentaires qui sont responsables des nombreuses caries dentaires et de troubles de santé généraux graves.

5- Nous demandons que soit bannie toute publicité à l'égard de ces produits,

6- Nous demandons la nationalisation intégrale des fabriques d'eaux gazeuses et leur transformation en fabriques de jus de fruits et de légumes organiques.

7- Nous demandons l'établissement d'un code québécois de la publicité visant à empêcher toute réclame en faveur des anti-calciums que sont le chocolat, les sucreries, les eaux gazeuses, etc.

8- Nous demandons des législations visant à empêcher le raffinage excessif de l'alimentation.

9- Nous demandons la création de chaires de naturopathie

dans les universités québécoises pour que soient enseignées les sciences préventives et curatives de santé naturelle.

 

Le problème de la carie dentaire chez nos enfants se réglera par la correction de leur mode de vie, et tout particulièrement par l'amélioration de leur alimentation.

La fluoration chimique des eaux potables ne peut que détériorer davantage la santé générale de la population, comme nous l'avons démontré hors de tout doute dans cet ouvrage. Ne laissons pas à des profiteurs de l'industrie et de la finance la possibilité de polluer nos eaux de consommation.

La solution aux problèmes de carie dentaire et de santé générale se trouve dans une alimentation saine, parce que organique et naturelle et dans la pratique quotidienne du naturisme individuel et collectif!

 

BIBLIOGRAPHIE

THE GRIM TRUTH ABOUT FLUORIDATION, Robert

M. Buck.

THE PREVENTION METHOD FOR BETTER HEALTH,

J. I. Rodale and Staff.

ABOUT FLUORIDATION, Harvey Day.

FLUORIDATION THE POISONER, Compiled by Mira Louise.

FACTS YOU SHOULD KNOW ABOUT FLUORIDATION.

A STRUGGLE (FORCES BEHIND FLUORIDATION)

WITH TITANS, G. L. Waldbott.

FLUORIDATION, A compilation of valuable information on fluoridation prepared by The National Health Federation for the lay and professional person.

OUR POISON EARTH AND SKY, J. I. Rodale and Staff.

THE AMERICAN FLUORIDATION EXPERIMENT, F. B.

Exner, M.D. and G. L. Waldbott, M.D.

 

Note: On peut obtenir les ouvrages scientifiques cités plus haut de même que de nombreuses brochures de renseignements contre la fluoration chimique des eaux en écrivant à

Nutri-Books, Health Research,

1523,19th Street, 91 Lafayette Street,

Denver, Moke Lumne Hill,

Colorado 80202, California 95245,

U.S.A. U.S.A.

National Health Federation,

211 West Colorado Boulevard,

Monrovia,

California 91016,

U.S.A.

159

Lithographié en octobre mil neuf cent soixante-douze

sur les presses de Saint-Jean, Montréal et Granby, Qué.

Président du puissant Mouvement Naturiste

Social, le docteur Jean-Marc Brunet, N.D. est un naturopathe dont la réputation dépasse maintenant les frontières du Québec.

Polémiste remarquable par son énergie et l'étendue de son savoir, il a donné au naturisme une expansion sans pareille dans son histoire. Il défend avec une rare maîtrise les méthodes naturelles de santé.

Chef de file du naturisme québécois, il s'oppose énergiquement à la fluoration chimique des eaux.

Selon lui, elle n'a aucun fondement scientifique sérieux et repose sur des intérêts tort douteux.

De plus, le docteur Brunet estime que la fluoration représente un grave danger pour la santé des Québécois.

Écrivain au style précis et incisif, le docteur Jean-Marc Brunet, N.D. nous livre un dossier de faits scientifiques qui constitue la plus dure charge jamais portée contre la fluoration chimique des

eaux potables!

Le docteur Jean-Marc Brunet dirige à Montréal la Clinique Naturiste Brunet.

 

EN CONCLUSION, dans deux pays européens, il semblerait que la fluoration des eaux de robinet ne soit pas officiellement d'actualité... Bien que, par expérience, on sait que rien n'est jamais vraiment acquis en ce domaine...

 

ALLEMAGNE; "La fluoration de l'eau potable est défendue, afin d'éviter une médication compulsive de la population"
(Gerda Hankel-Khan, ambassade de la République fédérale d'Allemagne, sept 1999)


FRANCE: "Les composés chimiques fluorides ne sont pas inclus dans la liste des produits de traitement de l'eau, en raison de considérations autant éthiques que médicales" (Louis Sanchez, Directeur de la Protection de l'Environnement, août 2000).

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