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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Comment guérir l'autisme (suite)

19 Février 2017 , Rédigé par motarcs Publié dans #autisme

Le début de cet article se trouve ici :

http://infoalternative.over-blog.fr/2015/02/comment-guerir-l-autisme.html

Evaluation biologique de l’autisme

L’autisme n’est donc pas une maladie psychiatrique, mais une maladie susceptible de toucher tous les systèmes de l’organisme.

Avant de mettre en place un traitement il est indispensable d’effectuer des analyses de laboratoires spécifiques, qui, malheureusement, ne sont pas toutes prises en charge par l’assurance maladie. D’où l’importance d’une anamnèse (histoire de la maladie et des antécédents) aussi complète que possible, pour aider le thérapeute à prescrire celles qui apporteront les éclaircissements nécessaires.

Il faudra donc impérativement répondre le plus précisément possible à toutes les questions suivantes :

  • Recherche de problèmes immunitaires chez les parents et leur éventuelle exposition aux toxiques
  • ont-ils des problèmes de santé spécifiques (thyroïde, diabète ou autres) ?
  • La mère a-t-elle des amalgames dentaires et combien ?
  • S’agit-il de plombages en métal susceptibles de contenir du mercure ?
  • A-t-elle suivi des traitements pendant la grossesse et pourquoi ?
  • Quelles ont été les conditions de l’accouchement, y-a-t’il eu souffrance fœtale ?
  • L’enfant a t-il été allaité et si oui combien de temps ?
  • A quel âge sont apparus les premiers signes suspects ?
  • L’enfant a-t-il reçu un diagnostic d’autisme ou de TED et à quel âge ?
  • Y a t-il eu régression et si oui à quel âge et dans quel contexte ?
  • A quel âge l’enfant a-t-il commencé à marcher ?
  • Son développement moteur est-il correct par rapport à son âge (aisance à marcher, courir, sauter, lancer, attraper, pédaler, nager) ? Qu’en est-il de la motricité fine (dessiner, écrire, découper, prendre entre le pouce et l’index) ?
  • A quel âge a-t-il commencé à parler et comment se caractérise actuellement son langage (sons, mots isolés, phrases, conversations dans le but de communiquer ou écholalie -l’enfant répète des mots, des phrases, des passages de dessins animés, sans nécessairement chercher à communiquer) ?
  • Est-il hyperactif ou au contraire apathique, fatigué, peu actif ?
  • A-t-il un bon contact oculaire ?
  • Fait-il preuve d’agressivité envers lui-même (automutilation) ?
  • Observe-t-on chez lui des stéréotypes, comportements compulsifs particuliers tels que répéter des mots, agiter les doigts, déchirer du papier, allumer ou éteindre les lumières ?
  • Est-il scolarisé ou va-t-il dans un centre spécialisé ?
  • Y a-t-il eu une réaction à une vaccination ? Si oui à quel(s) vaccins(s), sous quelle forme et dans quels délais ?
  • L’enfant est-il sujet à des allergies ou des intolérances alimentaires et depuis quand ?
  • A-t-il eu des infections, mêmes anciennes, ou des fièvres inexpliquées ?

Il faut aussi rechercher les symptômes pouvant évoquer une infection froide :

  • Sueurs nocturnes
  • Rhinorrhée (nez qui coule) claire fréquente
  • Toux matinale, sèche ou grasse
  • Éruptions de type rashes (plaques rouges sur la peau), notamment à l’effort
  • Céphalées (maux de tête) qui peuvent passer inaperçues si l’enfant ne maîtrise pas suffisamment le langage
  • Epistaxis (saignements de nez) fréquentes
  • Prurit oculaire (inflammation de la paupière inférieure)
  • Ronflements nocturnes
  • Voix fréquemment enrouée
  • Prurit cutané : fréquence et localisation de ces démangeaisons
  • Peau sèche ou "granuleuse", ou tendance à l’eczéma
  • Fatigabilité physique et intellectuelle
  • Problèmes gastro-intestinaux trahis par des maux de ventre, la consistance des selles (spongieuses, décolorées, graisseuses, contenant du mucus ou des glaires, particulièrement nauséabondes), des ballonnements, des flatulences (gaz), des épisodes de diarrhée et/ou de constipation
  • L’enfant a-t-il eu des crises d’épilepsie ? Si oui à quelle fréquence ? A-t-il eu des traitements anti-épileptiques ? A-t-il lui-même des amalgames dentaires et combien ?
  • Noter également ses habitudes de sommeil et préciser les examens (EEG, IRM, …) qu’il a subis avant la consultation.
  • L’enfant suit-il un régime sans gluten et sans caséine ? Depuis combien de temps et avec quels résultats ?
  • S’il prend des médicaments, lesquels et quel dosage ? Quels en sont les effets ?
  • Lui donne-t-on chaque jour des oligoéléments et des vitamines ? Lesquels et sous quelle forme ?

Un bilan biologique de base devra être réalisé (tous les laboratoires le font) pour rechercher les carences nutritionnelles fréquentes dans l’autisme (déficit en fer, en folates, en vitamines B12, A, D en zinc globulaire, en magnésium globulaire).

Le taux de ferritine est un indicateur des réserves en fer, généralement très bas chez les enfants autistes du fait du dysfonctionnement intestinal.

Le taux de calcium doit être surveillé.

La vitamine B12 est essentielle au fonctionnement du système neurologique. Sa carence peut être due à une insuffisance d’apport (ex. régime végétarien) ou à un problème d’absorption.

L’acide urique est un puissant antioxydant à un taux normal. Toute baisse notable oriente les soupçons vers un stress oydatif.

Tous les laboratoires ne pratiquent pas les analyses qui visent à déceler un stress oxydatif (surtout en France …), des pathologies gastro-intestinales, des intolérances alimentaires, des infections chroniques ou des intoxications aux métaux lourds. Elles sont pourtant indispensables pour ajuster précisément le traitement.

Le déficit en oméga 3 est une constante chez les enfants autistes.

Le test des peptides urinaires met en évidence l’intolérance au gluten et à la caséine. Un taux élevé conduit à l’éviction du gluten et des produits laitiers. Une peptidurie 2 à 3 fois supérieure à la moyenne oriente le diagnostic vers l’autisme.

La détection dans le sang d’anticorps de type IgG indique que ces antigènes sont entrés dans la circulation sanguine. Il faut donc en chercher la nature et supprimer l’aliment concerné.

La présence de métabolites organiques urinaires (MOU) produits microbiens intestino-coliques dans les urines ou les selles est indicatrice d’une dysbiose d’origine fongique ou bactérienne.

L’analyse des selles permet de révéler dans la flore intestinale la présence de parasites, de levures ou de bactéries toxiques, mais très peu de laboratoires sont équipés pour déceler tous les éléments pathogènes. Des laboratoires très spécialisés étudient la flore intestinale dans sa globalité (analyse méta-génomique de selles).

L’effondrement des Natural Killer (CD57) est retrouvé quasi systématiquement chez les enfants autistes. C’est aussi un signe de l’existence d’une infection froide.

La nagalase est une enzyme (alpha-N-acétylgalactosaminidase) est un marqueur viral de l’immunodéficience acquise. Elle inhibe une protéine la Gcmaf, impliquée dans l’activation des macrophages. Sur 1500 enfants autistes testés les résultats montrent une augmentation significative dans prsè de 80% des cas du taux de nagalase. Si son activité n’est liée ni au sida ni à un cancer, elle a clairement une origine inflammatoire bactérienne ou virale.

Des laboratoires spécialisés seront nécessaires pour évaluer des substances comme :

  • le glutathion réduit (GSH) qui ne peut actuellement être effectué que par le laboratoire du Dr Catherine Garel à Grenoble et l’échantillon de sang doit être congelé à -80°C avant d’être envoyé
  • une intoxication aux métaux lourds peut être décelée dans les cheveux, l’urine ou le sang.

TRAITEMENT BIOMEDICAL DE L’AUTISME

Diminuer la contamination chimique

  • manger des aliments produits localement, de saison et dans toute la mesure du possible biologiques, donc sans pesticides, antibiotiques, exhausteurs de goût, édulcorants de synthèse, colorants et agents de conservation.
  • Eviter les mets tout préparés : prendre l’habitude de lire la liste des ingrédients et si le nom d’un ingrédient est inconnu, éviter de consommer le produit que le contient.
  • Utiliser une eau purifiée
  • utiliser des détergents naturels, biodégradables et sans parfums de synthèse.
  • Choisir des vêtements en fibres naturelles
  • Utiliser un dentifrice non fluoré
  • Proscrire l’aluminium de la cuisine (ustensiles de cuisine, canettes, papier alu)
  • éviter herbicides et pesticides au jardin ou à la maison.
  • Diminuer l’exposition aux radiations électromagnétiques
  • éliminer les sources de contamination par le mercure

Grands principes alimentaires

  • Une dysbiose nécessite l’adoption d’un régime pauvre en sucres et en féculents, car ils favorisent la prolifération des levures et des bactéries
  • les fruits et crudités étant en cas de dysbiose souvent mal digérés il vaut mieux les consommer cuits ou passer au régime GAPS
  • une fatigue hépatique incite à limiter la consommation des aliments riches en phénols (pomme, raisin, fraise)
  • Eviter les exitotoxines (caféine, glutamate monosodique, aspartame, nitrites, sulfites)
  • Utiliser des huiles de qualité biologique, vierges et de première pression à froid (olive, colza, noix, pépin de raisin, carthame, lin)
  • Le sucre (blanc surtout), les sodas, phosphates, colorants et conservateurs sont à exclure.

LE REGIME SANS GLUTEN ET SANS CASEINE (SGSC)

Pour ce qui est du gluten :

Supprimer tous les aliments contenant du gluten : blé, orge, seigle, avoine, kamut, épeautre, pâtisseries, viennoiseries, gâteaux de toutes sortes, confiseries, céréales et mueslis, pizzas, quiches, toute préparation du commerce non vérifiée, et les produits contenant du malt (orge) et de l’amidon.

En revanche le sirop de blé et l’arôme de malt sont autorisés. La dextrose et la maltodextrine le seraient aussi, mais ces derniers sont à éviter car ils servent souvent de "support" à de l’aspartame, beaucoup moins recommandable...

Le régime sans gluten consiste à remplacer les céréales potentiellement toxiques par le quinoa, le sarrasin, le millet, le riz, l’amarante, le tapioca, le manioc.

Cette exclusion alimentaire semble contraignante surtout au début. Il est bien évident que dans le cas d’un enfant scolarisé ou qui mange à l’extérieur (en cantine scolaire ou périscolaire) la seule possibilité consiste à préparer le repas la veille au soir et de le lui donner avec. Car aucun restaurant d’entreprise ou cantine scolaire ni à l’hôpital (!) ou autre ne peut garantir que ses préparations ne contiennent aucune trace de gluten.

Il existe des associations qui fournissent régulièrement à leurs adhérents des listes mises à jour d’ingrédients et de préparations qui sont garantis sans gluten et qui portent depuis peu un sigle en forme d’épi de blé barré. Il s’agit en France de l’Association Française Des Intolérants Au Gluten (AFDIAG).

Dans un régime strict, il faut tenir compte d’une possible contamination par le gluten d’aliments pourtant autorisés. Par exemple une farine de riz moulue et emballée dans un atelier travaillant aussi le blé pourra contenir des traces de gluten. C’est par exemple le ca des céréales du petit déjeuner, des galettes de riz, de sarrasin, etc.

Aujourd’hui on trouve de plus en plus de produits sans gluten autant en grande surface qu’en magasins bio, voire par correspondance (attention au sérieux du fournisseur!). Attention aussi, car certains produits sans gluten ni caséine contiennent du soja ou du maïs qui dans certains cas peuvnt être déconseillés, le premier à cause d’un risque d’allergie croisée avec le lait de vache, le second à cause de ses propriétés inflammatoires.

Pour ce qui est de la caséine :

Il faut supprimer TOUS les aliments contenant de la caséine : lait animal, margarine, crème fraîche, fromages, crèmes desserts, yaourts, crèmes glacées, et tout produit fini à base de lait (gâteaux, viennoiseries, confiseries diverses, chocolat même "noir", etc.)

Les laits végétaux qui peuvent être utilisés sans problème sont ceux au riz, noix de coco et amande. Attention le lait d’avoine contient du gluten et doit donc être évité.

Pour pouvoir assurer ces deux exclusions, une seule solution : lire les étiquettes. Si jusqu’ici ce n’était pas votre habitude, vous serez probablement surpris de tout ce que l’on vous fait ingurgiter "en douce" …. D’autre part, ne croyez pas qu’en voyant la liste des exclusions qu’il ne "vous restera plus rien à manger". Cette réaction peut être compréhensible si vous avez l’habitude de faire vos courses au super ou hyper-marché du coin. Mais lorsque vous commencerez à fréquenter des boutiques dites "bio", vous découvrirez des quantités insoupçonnées de nouveaux mets et saveurs. Une autre réaction fréquente, en voyant le prix des aliments bio et qui plus est ceux sans gluten, on risque de reculer devant le prix. Pourtant, lorsqu’on se rend compte qu’en laissant de côté tout ce qu’il faut éviter ….. on dépense nettement moins d’argent que l’on peut "réinvestir" dans des aliments de qualité et surtout adaptés à nos organismes. La santé de nos enfants, donc la nôtre vaut bien ça ?

Le régime entéropsychologique (GAPS)

L’ouvrage GAPS (Gut and Psychology Syndrome) publié en 2005 par Natasha Campbell-McBride, déplômée en neurologie et en nutrition humaine propose un traitement inédit de l’autisme. La version française est disponible depuis 2011 sous le titre Le Syndrome entéropsychologique.

Outre l’autisme, le syndrome GAPS regroupe d’autres pathologies parmi lesquelles :

le déficit d’attention, l’hyperactivité, la dyspraxie, la dyslexie, certains troubles du comportement et de l’apprentissage, certaines formes d’épilepsies, les allergies, l’eczéma, l’asthme, la fatigue chronique, la dépression.

Généralement les sujets présentant ce syndrome souffrent simultanément de plusieurs de ces pathologies, et n’entrent plus dans les schémas de classement de la médecine moderne, qui est impuissante à proposer un traitement aboutissant à la guérison.

Toutes ces maladies ont pour dénominateur commun un déséquilibre du macrobiote appelé "dysbiose".

Le régime vis à restaure une perméabilité intestinale "normale", à baisser la toxicité de l’organisme, à rééquilibrer la flore intestinale et à réguler de ce fait tout le métabolisme.

Ce régime doit être mis en place par un thérapeute qui saura l’adapter le plus parfaitement possible au cas du sujet, en fonction des allergies et intolérances éventuelles qui se surajoutent à l’exclusion du gluten et de la caséine. Il y a différentes phases à respecter, et les prescriptions évolueront en fonction de chaque situation et des réactions individuelles au protocole alimentaire.

L’hygiène de vie

Les patients doivent faire attention aux toxines qu’ils ingèrent, respirent, touchent, ou mettent sur la peau. Il faudra donc choisir avec soin les produits d’entretien de la maison, la literie, les textiles et les cosmétiques où l’on préférera les produits "naturels" et bio.

Sachant que pour guérir une paroi intestinale, en fonction de son état au départ du traitement, il faudra en moyenne deux ans de régime strict, et en fonction de l’âge et de la ou des pathologies, il faudra éventuellement le maintenir plus longtemps … Plus le patient est jeune quand il commence à le suivre plus les chances de guérison seront grandes et les progrès rapides.

Parmi les autres traitements qui pourront être nécessaires en plus du régime GAPS, il faudra veiller à :

  • une exposition minimale aux toxiques y compris dans l’habitat
  • des traitements antiparasitaires, antifongiques, etc.
  • l’ostéopathie
  • le traitement par biorésonnance qui permet de corriger les anomalies électromagnétiques des organes
  • les thérapies énergétique
  • une éducation adaptée, fondée sur le comportementalisme et valorisant les réussites, si petites qu’elles puissent être.

D’autres régimes existent aussi comme celui dit "LOX FODMAP".

FODMAP est l’acronyme anglais pour désigner les "oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides er polyols de nature fermentescibles. Il s’agit de sucres qui sont mal absorbés par l’intestin grêle. La présence de ce genre de sucres dans l’intestin déséquilibré chez l’autiste va amplifier ce déséquilibre, donc augmenter le risque inflammatoire et la perméabilité intestinale.

Ce régime consiste donc à éliminer les produits alimentaires contenant trop de ces saccharides.

On peut vérifier si les aliments potentiellement néfastes causent effectivement problème en mesurant les taux d’hydrogène et de méthane dans l’haleine après ingestion du sucre suspect.

Le régime de FEINGOLD vise lui à aider plus spécifiquement les enfants hyperactifs avec déficit de l’attention en supprimant les phénols et salicylés de l’alimentation et en augmentant la part des sulfates.

La fin de l'article se trouve ici

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