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Le blog de l'information alternative et de la santé naturelle

Vaccins polio histoire d'un désastre médical - début 1/3

3 Octobre 2017 , Rédigé par motarcs Publié dans #Cancer, Sida, maladies diverses, #Medecines, Recherches, Ethique, #Vaccinations, #Géopolitique, #Medecines, #autisme, #Géopolitique, économie, manipulations

Depuis la gestion calamiteuse de la soi-disant pandémie grippale de 2009 par cette chère Roselyne Bachelot, la grande concertation pseudo citoyenne, on ne peut plus "orientée", lancée par Marisol Touraine et reprise avec  un zèle aveugle par Agnès Buzin, le questionnement du public sur l'utilité et les dangers possibles des vaccins ne cesse de grandir.

Si l'on se tenait à l'obligation française actuelle (jusqu'à fin 2017), on n'aurait légalement que le vaccin DTP (Diphtérie – Tétanos  et Polio) d'obligatoire. Sauf que .... celui-ci a été retiré du marché, parce que, selon son fabricant, il provoquait trop de réactions allergiques....

Certains, comme le Professeur Joyeux ne jurent que par cet ancien DTP, le donnant comme sûr et efficace ! 

Le Professeur Joyeux, comme d'autres, remettent en cause la présence d'aluminium dans les vaccins, et demandent des vaccins, et notamment le DTP, sans aluminium.

D'autres encore demandent que la liberté soit donnée à l'individu de décider de se faire vacciner ou non, quel que soit le vaccin recommandé ou non. Donc la levée pure et simple de l'obligation légale.

Et d'autres enfin, sont totalement opposés à toute vaccination, quelle qu'elle soit, car selon eux le principe même de la vaccination est faux, mensonger, et conduit à rendre les gens malades en affaiblissant et perturbant leur système immunitaire (pour les adultes ou enfants après deux à trois d'âge), et en empêchant la maturation correcte de ce système immunitaire chez les nourrissons, chez qui il n'est pas mature avant l'âge de deux ans au moins. Ceci pour ce qui est de la sur vaccination infantile.

C'est le côté des "opposants"….

Du côté officiel (médical et politique), on prétend actuellement vouloir imposer 11 vaccins différents  aux enfants entre 2 mois et 28 mois…. Dans un premier temps ??? Pour le généraliser ensuite à toute la population ??? Ces inconditionnels arguent du fait que la vaccination généralisée est un acte "citoyen" de responsabilité et de protection envers autrui. Idéalement selon cette théorie, une couverture vaccinale à 100% devrait éradiquer toutes les maladies contre lesquels la population aura été vaccinée…. Sauf que, on est très loin de ce compte simpliste.

Et une toute première question se pose : qu'ont donc à craindre les personnes vaccinées de celles qui auraient choisi de ne pas l'être, puisque les vaccinés sont sensés être protégés par leur vaccin ???

Belle cacophonie !

Dans cet arsenal de 11 vaccins on retrouve bien entendu l'inévitable vaccin polio.

Nous allons, pour les personnes qui pensent du bien de cette mixture, préciser un peu les choses depuis la création du premier vaccin polio, car il est très représentatif de tous les excès et dérives que Pasteur a induit depuis son "péché originel".

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Le nom poliomyélite vient du grec et désigne une atteinte de la moelle épinière. Dans sa forme aiguë elle se caractérise par des symptômes de faiblesse ou de paralysie musculaire affectant les membres ou même dans les cas graves, le système respiratoire ou le cerveau. Dans ce dernier cas, la poliomyélite bulbaire, la paralysie peut toucher le système respiratoire et entraîner la mort.

Après l'éradication de la variole, faussement attribuée au vaccin, la disparition de la polio représente le pilier principal de la dogmatique vaccinale.

Que se cache-t-il réellement derrière cette mise en scène de certains lobbies, qui ont réussi pendant plus d'un siècle à travestir des  échecs en victoires, pour les faire passer pour indispensables.

Pour ce qui est de la variole, il suffit de consulter le rapport final de l'OMS sur l'éradication de cette maladie pour se rendre compte qu'en réalité de nombreuses campagnes de vaccination furent de réels échecs, conduisant à une augmentation des cas plutôt qu'à une diminution, et qui si l'on est venu à bout de la maladie, c'est grâce à une politique exemplaire de détection et d'isolement des malades (1)

Dans le cas de la polio, c'est un peu plus compliqué, bien que la stratégie reste identique : manipulation des données statistiques, jeu sur la terminologie, absence de prise en compte et décrédibilisation  des facteurs susceptibles de favoriser ou d'endiguer la maladie, le contrôle des comités d'approbation et de recommandation, et surtout l'utilisation des médias pour invoquer l'urgence d'une mise sur le marché accélérée ou l'imposition d'une obligation.

Idéologie pasteurienne

La polio, contrairement à une idée souvent répandue, n'est pas apparue plus ou moins soudainement au XIXème siècle. Il semble qu'elle est en circulation depuis de millénaires….. sans avoir provoqué des épidémies de paralysies jusqu'ici.

On estime que 95% des personnes infectées par le virus de la polio ne développeront aucun symptôme. Près de 4% présenteront des symptômes mineurs : douleurs articulaires, fatigue, état grippal. Moins de 1% développeront une paralysie permanente, généralement des  jambes, et parmi de 1 pourcent, environ 10% pourront être atteints d'une paralysie du système respiratoire susceptible d'entraîner la mort.

Lorsque les premières "épidémies" de paralysies se sont déclarées dans les pays industrialisés, la vision de l'idéologie pasteurienne du méchant microbe agresseur s'est immédiatement imposée. Dès 1908, Karl Landsteiner relaye ce postulat, en détectant des virus polio dans les nerfs de cadavres victimes de paralysies. L'année suivante, l'institut Rockefeller de New York s'impose déjà comme principal pôle de recherche sur la polio, se concentrant sur cette piste virale en vue de développer un vaccin. A noter d'ailleurs que l'on parle et "identifie" des virus sans pour autant pouvoir les visualiser, puisque ce n'est possible qu'avec  un microscope électronique, dont les premiers n'ont fait leur apparition que vers 1939 ! A partir de cet instant, toute la lutte contre la polio se fera comme un effort d'élimination de microbes étrangers cherchant à conquérir et pervertir nos organismes.

Une épidémie "anormale" sème la panique

Les premiers foyers de polio sont observés aux Etats-Unis et ai Canada, ainsi qu'en Australie et en Nouvelle-Zélande, avec quelques centaines ou parfois milliers de cas. C'est en 1916 qu'a lieu l'épisode le plus meurtrier à New-York avec 23 000 cas dont près de 6000 décès, l'épidémie se propageant à plusieurs Etats. (3) Contrairement aux épisodes précédents, celui-ci se déclare "hors saison" et affiche un record de 25% de mortalité, alors que jusqu'alors ce taux se situait autour de 1 à 2%. Officiellement cette nouvelle souche était importée par des enfants issus de l'immigration italienne, débarqués par bateaux.

Combat national

En 1921, à 39 ans, le futur président Franklin Roosevelt est lui-même atteint par la maladie (rediagnostiquée  plus tard comme syndrome de Guillain-Barré, maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique). La lutte contre la polio devient un combat national, parrainé par le Président via la NFIP (National Fondation for Infantile Paralysis). Celle-ci, via des milliers de bénévoles, collecte des fonds pour la recherche principalement effectuée à l'Institut Rockefeller, puisque le Directeur Thomas Rivers était le principal conseiller scientifique de la NFIP.

Souche de laboratoire

Pourtant, d'après les registres de l'immigration, on sait aujourd'hui que les premiers cas de cet épisode se sont déclarés avant l'arrivée des premiers enfants incriminés en provenance d'Italie. Dans ce pays d'ailleurs, aucun cas n'avait été signalé … En 2011, le Dr Wyatt jeta le trouble en suggérant que l'épidémie de New-York avait probablement été provoquée par une souche de laboratoire particulièrement virulente. Contrairement aux souches naturelles, celle-ci a démontré des effets semblables aux virus que le Dr Flexner développait alors dans les locaux de l'Institut Rockefeller…. Situé à trois kilomètres du foyer de l'épidémie ! Il expérimentait à l'époque la transplantation des souches virales d'une moelle de singe à une autre, y additionnant même des souches prélevées sur des patients, de sorte à obtenir des virus mutants "surpuissants" (4). Ce fut en tous cas le début de la "terreur de la polio", pendant laquelle on ne manquait pas d'agiter l'épouvantail du poumon d'acier. Toutes les hypothèses et pratiques alternatives ont été bien entendu écartées par la NFIP aux Etats-Unis, tout comme l'académie de médecine en France.

Le paradoxe de la polio

Contrairement aux autres maladies, la polio semblait résister aux mesures d'hygiène préconisées par les organismes de santé publique. Elle touchait plutôt les familles bénéficiant des progrès de la vie moderne, bien plus que les couches pauvres de la population. Des études ont d'ailleurs démontré que certaines populations et tribus indigènes étaient "100% contaminées par les trois souches naturelles et 100% immunisées" Il y avait bien un taux élevé d'anticorps, mais aucun cas de paralysie (5).

Le père du vaccin polio oral, Albert Sabin s'est trouvé intrigué par cette question. Il entama même une étude pour déterminer pourquoi "on voyait des taux records de polio parmi les corps armés à l'étranger, alors que les autochtones au service de ces garnisons semblaient résister à la maladie (6).

Ce paradoxe confirmait bien qu'il fallait chercher au-delà de l'hypothèse virale et si Sabin avait osé se pencher sur d'autres facteurs susceptibles d'entraîner des paralysies, cela aurait peut-être changé le cours de la médecine et de l'histoire.

Les vraies causes ignorées de la polio

Il faut rechercher la raison de la virulence de la polio dans la combinaison de trois problématiques essentielles : la baisse de l'immunité générée par les "nouvelles habitudes de vie moderne", les intoxications chimiques et la mauvaise prise en charge des patients.

Premier facteur favorisant la maladie : l'ablation généralisée des amygdales, qui de 1900 à 1950 était la première opération chez les enfants. Vers 1950, près de 80% des enfants bénéficiant d'une prise en charge médicale régulière avaient subi l'intervention. On a observé que dans cette catégorie, les taux de polio étaient seize fois plus élevés que dans la population générale. L'association était si évidente que l'on recommanda finalement d'éviter l'opération durant la saison de la polio (automne et hiver). L'explication avancée était que le virus pénétrait trop facilement une plaie fraîche, car le rôle de barrières immunitaires des amygdales était inconnu à l'époque. On les tenait donc pour inutiles. (7)

Deuxième facteur, le remplacement de l'allaitement par les laits de croissance contribua lui aussi à diminuer l'immunité des enfants, qui ne pouvaient plus bénéficier de la protection naturelle acquise par la mère avec les virus sauvages.

Enfin, la consommation de sucre n'a cessé d'augmenter. Cette hypothèse avait été avancée et confirmée apr le Dr Sandler, qui conduisit une expérience en proposant aux habitants de la Caroline du Nord, où sévissait la polio, de diminuer leur consommation de sucre. En désespoir de cause, la recommandation dut suivie par la population et l'incidence de la polio diminua de 95% en un an. Selon Sandler, l'hypoglycémie  postprandiale (après le repas) suivant une consommation de sucre diminuait la résistance au virus (8).

Intoxication et mauvaise prise en charge médicale

L'ère industrielle entraîna une augmentation massive de l'utilisation des métaux lourds. L'arsenic, le plomb, le mercure ou l'amiante, pour ne citer que les principaux, se trouvaient en abondance dans toutes sortes de produits, notamment les teintures, cosmétiques, pesticides, papirs peints, amalgames et produits dentaires, désinfectants, médicaments et préparations pharmaceutiques. On sait aujourd'hui que ces métaux peuvent provoquer des paralysies. L'usage de calomel (chlorure de mercure) pour le traitement de la syphilis fut responsable des états de parésie (paralysie partielle associée à cette maladie, dont les complications furent parfois diagnostiquées comme "polio").

Parmi tous ces agents toxiques c'est sans doute le DDT qui joua le rôle le plus important dans l'histoire de la polio. Durant des décennies, les insectes étaient suspectés de transporter le virus. Dès lors on pulvérisait du DDT partout : du papier peint au matelas et aux draps, jusque sur les sandwichs et on en tartinait les enfants. L'action paralysante et asphyxiante du produit sur les insectes entraînait bien évidemment des symptômes similaires chez les humains. L'empoisonnement au DDT à lui seul est identique aux symptômes de la polio (9). Pire, en combinaison avec la présence du virus, il en double la multiplication. En 1967, le Dr Gabliks observe une augmentation du taux viral intracellulaire, qui passe de 43 à 90% pour les virus polio soumis au DDT. (10)

 On sait, d'après les travaux de Lwoff, que la multiplication des poliovirus cesse lorsque le corps atteint une température de 39°C. Dans ce contexte, les traitements antipyrétiques (contre la fièvre) appliqués pendant la phase initiale de la maladie ont probablement contribué à l'augmentation des cas de polio paralysante (11).

Toutefois c'est sûrement le traitement aberrant de l'immobilisation des membres qui fut le plus susceptible de provoquer l'aggravation des cas et d'induire la paralysie. Certains enfants restaient pendant des mois voire des années, immobilisés dans des plâtres et des attelles, ce qui les amenait de toutes façons à une perte de fonctionnalité, virus ou pas. (12)

Traitements alternatifs

A l'opposé de ces pratiques officielles, un traitement performant qui consistait en une sorte de physiothérapie mobilisant et rééduquant les muscles fut pourtant mis au point par sœur Elisabeth Kenny. Simple et peu coûteux il se montrait d'une grande efficacité et rapidité de récupération de la mobilité des malades. Sœur Kenny fut invitée à travers le monde pour enseigner sa technique. Apparemment les responsables du programme polio de l'Institut Rockefeller, et notamment le Dr Rivers, firent tout pour l'en empêcher, lui proposant même des sommes importantes en échange de l'arrêt de ses activités (13).

De même le Dr Klenner obtint des guérisons de polio remarquables avec des injections de vitamine C à haute dose, y compris dans les cas graves de polio bulbaire. Bien que ses travaux fussent confirmés par plusieurs collègues, il fut également discrédité par la communauté médicale (14).

En France, le Dr Delbet (et ensuite le Dr Neveu) avait développé un traitement efficace à base de chlorure de magnésium qui, lorsqu'il était appliqué dès les premiers symptômes, permettait de stopper le développement de la maladie. Le Professeur Lépine, concepteur du premier vaccin polio chez Pasteur, n'hésita pas à le traiter d'escroc, tout en refusant d'assister à une démonstration d'efficacité par "une mise à l'épreuve devant un jury d'honneur constitué de médecins choisis par les deux parties". En 1944, l'Académie de médecine interdit à Delbet de publier les communications concernant son protocole, lui répondant "qu'en faisant connaître un nouveau traitement, on empêchait les vaccinations [alors que] l'intérêt général est de généraliser les vaccinations" (15).

La regrettable négligence de ces traitements prometteurs coûta peut-être la vie ou la santé à de nombreuses personnes. Elle permit en tout cas de paver une voie royale au vaccin (16).

L'incident Cutter, ou comment les premiers vaccins ont transmis la polio !

Le 12 avril 1955, la presse américaine l'annonce à grands cris : "Le Vaccins Salk fonctionne !". La foule est en liesse : Fini la polio ! Sa mise sur le marché est approuvée en procédure accélérée (fast tracking), soit en deux heures seulement, par une commission que ne recevra le dossier complet des essais cliniques que deux ans plus tard. Les experts ayant émis des doutes quant à la sûreté du vaccin et l'inactivation du virus par le formaldéhyde n'eurent pas voix au chapitre. Immédiatement plusieurs labos entreprirent sa fabrication massive. Trois mois plus tard, le drame éclata : après avoir injecté à 400 000 personnes un vaccin contenant une souche encore active, 260 développèrent la maladie, dont la moitié par simple contamination de contact. Paul Offit, le chantre de la vaccination, estime que ce tragique incident infecta 220 000 personnes, avec 70 000 cas de faiblesse musculaire, 165 paralysies définitives et 10 décès. Le laboratoire Cutter fut tenu responsable de l'incident, mais en 1990, on déterra un rapport confidentiel établi à l'époque apr le CDC (Center for Disease Control, Centre épidémiologique), intitulé "The Wyeth problem" (du nom de l'entreprise pharmaceutique américaine), qui confirma que d'autres laboratoires avaient également produit des vaccns "non (mal) inactivés" (17).

Les premières campagnes de vaccination antipolio répandirent donc de nouvelles souches virales de la maladie dans le pays. Heureusement, l'immunité partielle due aux virus sauvages circulant déjà dans la population permit de limiter les dégâts.

Virus mal inactivé

Selon le Dr Sven Gard, le problème était inhérent à la conception du vaccin Salk, dont le formaldéhyde ne suffisait pas à inactiver le virus. Il avait ainsi testé nombre de lots quelques semaines après leur mise sur le marché, pour découvrir que dans 30% de ceux-ci les virus avaient repris une forme active. Les campagnes de 1955 avaient sans doute provoqué autant de cas de polio qu'elles n'en avaient évité (18). Bien qu'ayant été informées de la situation, les autorités dissimulèrent les faits et laissèrent les autres vaccins en circulation de nombreuses années. A la suite du rapport ordonné sur ces premières campagnes, Percy Priest, un membre du congrès américain, conclut : "Si l'on révélait que le Service de santé public (NHI – National Health Index) a porté atteinte à la santé du peuple américain, les conséquences seraient désastreuses…. Cela nuirait à la crédibilité de l'Institution et ne servirait ni la science ni le public".

A noter que la France semble avoir été au courant de cette erreur, car lorsque le professeur Lépine développa le premier vaccin polio à l'Institut Pasteur, il y ajouta une procédure d'inactivation supplémentaire !

Injection musculaire + aluminium

Après l'introduction du vaccin Salk, on nota une augmentation importante des cas de polio aux Etats-Unis. Un autre facteur ayant pu contribuer à une augmentation des cas tient aux conséquences de l'injection intramusculaire. Cette association avait déjà été remarquée du fait que les paralysies se déclaraient plus souvent à partir du site d'injection. Ainsi, plus de la moitié des cas de paralysie de déclarant dans le mois qui suivait le vaccin polio apparaissaient typiquement dans le bras ou la jambe inoculés. Le problème des injections était présent avec le vaccin contre la coqueluche et la diphtérie depuis 1949. Une étude détaillée publiée dans le Lancet en 1956 confirma ces observations pour la polio. L'hypothèse principale était que, par l'entrée musculaire, le virus trouvait plus facilement l'accès vers le système nerveux que par la voie orale naturelle. L'étude relève déjà une plus grande incidence pour les vaccins contenant de l'alun (aluminium) (19).

La question des adjuvants à base d'aluminium a récemment fait l'ojet de vingt années de travaux approfondis, par l'équipe du Pr Romain Gherardi, à l'Inserm, notamment en lien avec la myofaciite à macrophages, autre maladie qui affecte les muscles, le système nerveux et peut déclencher des paralysies, comme la polio. Dans une interview au journal Le Monde, le professeur déclaraen toute franchise "comprendre qu'en matière de sécurité [des vaccins] tout était faux fut un choc" (20).

Pharmacovigilance sous influence

Juste après l'introduction des vaccins, on modifia les critères de signalement de la polio à plusieurs reprises.

Avant 1954, un tel signalement était encouragé, car il permettait de faire entrer des subsides et d'intervenir dans la prise en charge financière des traitements. Pour diagnostiquer un cas de polio, il suffisait de constater à deux reprises dans un intervalle de 24 heures un symptôme de paralysie musculaire.

En 1955, le terme "polio" fut réservé aux paralysies maintenues au-delà de 60 jours et non plus 24 heures. On distingua aussi "polio" et "polio paralytique", seuls cas finalement retenus pour le signalement. Indépendamment de la vaccination, ces modifications ont bien entendu entraîné une diminution considérable du nombre de cas répertoriés.

A partir de 1958, on restreignit l'appellation aux cas pour lesquels les analyses virologiques et sérologiques décelaient la présence d'un des trois types de poliovirus, ce qui pouvait réduire drastiquement le nombre de cas antérieurement appelés "polio". (Lors de l'épidémie de poliomyélite du Michigan, on ne retint finalement qu'un quart des paralysies comme spécifiquement polio, après avoir procédé à ces analyses, les autres cas étant soit d'origine "non identifiée", soit dus à d'autres virus, par exemple coxsackie ou Guillain-Barré).

Diagnostics approchants

Aujourd'hui, les cas de poliomyélite présentant des paralysies et atteintes similaires pour lesquels on ne décèle pas de poliovirus, mais d'autres virus, peuvent être diagnostiqués comme myélite transverse, myélite flasque aiguë, méningite aseptique ou syndrome de Guillain-Barré (21).

Certains chiffres sont inquiétants : en France, entre 2008 et 2014, on a déclaré 9391 cas de syndromes de Guillain-Barré, au point que les auteurs de ce rapport estiment que "ces données doivent être prises en compte dans la conception d'études pharmaco-épidémiologiques portant sur la sécurité vaccinale" (22).

Avec une moyenne de 1500 cas par an, on en parle peu, comparé à une maladie comme la rougeole qui n'a entraîné qu'un seul décès les cinq dernières années.

Dans de nombreux pays, on nota une augmentation des cas de polio dans l'année ou les deux ans qui ont suivi les premières campagnes ou des campagnes de vaccination intensives. On prendra à titre d'exemple le rapport de l'OMS de l'année 1996 commenté par le Professeur Lépine, concepteur du premier vaccin polio (injectable) en France : "24 des 34 pays utilisant le vaccin polio oral ont vu l'incidence de la polio augmenter en flèche, le nombre global de polio pour 70 pays d'origine tropicale ou subtropicale ayant tout simplement triplé" (23).

Vaccin Lépine et record épidémique

En France comme dans le reste de l'Europe, c'est dans la période d'après-guerre que l'on vit apparaître de réelles épidémies et que les chiffres grimpèrent. Ici à nouveau, l'année qui suivit l'introduction du vaccin injectable Lépine afficha un record épidémique de plus de 4000 cas en 1957. Si 1958 fut une "bonne année", 1959 connut à nouveau une épidémie importante, alors que la couverture vaccinale s'était considérablement étendue. La diminution fut ensuite continue, et on l'attribua à la vaccination (24).

L'adaptation des critères de pharmacovigilance suivit le même parcours qu'aux Etats-Unis, avec la même complaisance pour la politique vaccinale. Michel Georget, notant que le taux de décès de la polio avait augmenté de manière significative après l'introduction du vaccin, avait interpellé le ministère de la Santé sur cette question. Il n'obtint pas de réponse, mais remarqua que l'année suivante tous les chiffres de décès par poliomyélite avaient été "rectifiés à la baisse", avec la mention suivante : "Non compris les séquelles tardives; la série a été reconstituée depuis 1963 en excluant les séquelles de façon à donner une meilleure signification épidémiologique à cette mortalité" (25).

Seulement 10% des effets secondaires graves sont recensés

Plus récemment, en juillet 2009, la revue médicale française Prescrire s'indignait de ce que l'Agence européenne du médicament "censure les données de pharmacovigilance", car à de nombreuses reprises il n'a été répondu que partiellement aux demandes d'information à ce sujet ou même avec des documents dont les noms étaient caviardés pour éviter de mettre en cause les produits ou les firmes concernées.

Seuls 1 à 10% des effets secondaires graves seraient recensés et comptabilisés (et pas seulement dans le domaine des vaccins, mais dans tout le domaine médical), de l'aveu même des services de pharmacovigilance (26). C'est également l'estimation faite par Sophie Guillot, modératrice du groupe Facebook Info Vaccin Prevenar : "Nous avons près de 45000 membres et des centaines de témoignages spontanés concernant des effets secondaires, souvent graves. Pourtant, la plupart expliquent n'avoir pas été entendus par le corps médical et leur cas n'est tout simplement pas recensé. Dans la pratique il est d'ailleurs très difficile pour un médecin de rapporter des effets secondaires vaccinaux. Cela peut demander près de huit heures de travail pour une démarche qui ne lui rapportera que des ennuis".

La suite ici

 

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